Chapitre 7
Voilà la suite ! Petit chapitre en perspective et peut-être aussi un peu faible au niveau du contenu si vous n'aimez pas l'architecture et le design intérieur mais il faut parfois des intermédiaires comme celui-ci pour pouvoir mieux attaquer ce qui vient alors j'espère que cela vous plaira. Un grand merci à ceux/celles qui me font l'honneur de partager leurs impressions avec moi, ça fait toujours plaisir de vous lire^^
- C'est gentil Papa mais je n'ai pas très envie de ramens, je préfèrerais rentrer tout de suite.''
Un lourd silence s'abat sur le salon, la tête basse, je ne vois pas les regards ébahis et surpris de tous, mon père y compris, qui doivent à leur tour redouter un cataclysme devant mon refus. Je quitte la pièce sans un mot, monte à l'étage pour y chercher mes valises et redescend sans grand entrain, je m'étonne mon père est enfin de retour et je trouve le moyen d'avoir une tête d'enterrement. On nous raccompagne dans le hall, mon père près de la porte remercie Itachi d'une poignée de main, Deidara se tient en retrait aux côtés de, ô miracle, Sasuke qui n'a pas profité de mon absence pour s'éclipser.
J'évite judicieusement son regard et rejoint mon père à la porte pour remercier à mon tour l'aîné de la famille qui se crispe en me voyant me retourner vers Deidara. Lui me sourit gentiment alors que je vois Gaara s'approcher de moi et me serrer dans ces bras. Je reste un peu surpris mais lui rend son étreinte au moment où sa voix parvient à mes oreilles.
'' Prends soin de toi, Naruto et s'il y a quoi que ce soit, tu peux m'appeler, me dit-il en se reculant quelque peu pour…m'embrasser ?''
Enfin non, pas tout à fait mais c'était là…juste là au coin des lèvres, trop près pour qu'on puisse confondre avec une simple bise sur la joue et pas assez pour parler de vraie embrassade mais tout de même ! J'ouvre grands les yeux et me retourne subtilement pour savoir si quelqu'un nous a vu, la réponse ne tarde pas tout le monde nous a vu. Je crois même voir l'espace d'un instant un regard noir de la part de Sasuke envers Gaara mais je n'ai pas le temps de le confirmer qu'il retrouve son masque impassible et monte à l'étage. Mon père ne dit rien, il se contente d'ouvrir la porte par laquelle je sors sans plus attendre.
Il ne dit pas un mot de tout le trajet et même si ça me peine un peu, après un an d'absence je m'étais attendu à un peu de conversation de sa part, je ne lui en veux pas, trop content de pouvoir repousser l'inévitable moment des questions. Je vois à peine la façade du domaine, je n'y porte pas vraiment attention en fait, et avec le soleil couchant, on y voit pas aussi clair qu'en plein jour. Je remarque la grille, l'allée qui mène aux marches de pierres, la grande porte d'entrée double…et comme si tout ça n'était qu'un rêve, je me retrouve soudain assis à table dans une pièce qui aurait pu être une salle à manger si elle n'avait pas été aussi grande.
'' Un problème Naruto ? Tu n'as pas faim, me demande Jiraya en me faisant sursauter.''
Je baisse les yeux sur mon assiette et réalise qu'en effet, je joue avec le même morceau de panais depuis plusieurs minutes déjà. Je prends une bouchée qui me roule sur la langue quelques instants, en réalité, je n'ai pas très faim…même que, je n'ai plus faim du tout alors que j'ai à peine touché à mon assiette. Je lève les yeux vers Jiraya et m'excuse d'un regard, je ne lève jamais le nez sur sa cuisine normalement mais ce soir…je ne me sens pas très bien, la preuve, j'ai refusé un souper chez Ichiraku ! Pire, je ne m'en sens aucunement triste !, seulement soulagé de ne pas avoir à jouer la comédie pour ne pas inquiéter davantage mon père.
Le dessert suit assez rapidement et j'apprécie beaucoup plus les petits biscuits au gingembre qui, au moins, me permettent de ne pas m'endormir l'estomac vide. Jiraya nous sert le thé, à travers la brume de mes songes, je ne peux que remercier bien bas cet homme qui fait désormais parti de notre vie depuis plusieurs années déjà. Contrairement à ce que je croyais, il n'a jamais essayé de jouer les remplaçants, que ce soit dans le rôle de ma mère où celui de mon père à ses absences. Il s'est toujours contenté de me montrer la voix comme l'aurait fait un maître à son élève. Mon père a bien des raisons de l'aimer autant et je suis heureux que lui le soit à nouveau.
'' J'ai cru comprendre que tu n'es plus avec Sasuke, commence mon père alors que j'avale de travers ma gorgée de thé.
- Je n'ai pas vraiment envie d'en parler, je lui réponds calmement.
- Oui bien sur… J'aimerais seulement savoir si toi et Gaara avez une relation.
Cette fois, c'est immanquable, je recrache violement mon thé.
- Non mais ça va pas ?, je m'exclame aussitôt. Je suis revenu depuis trois jours à peine comment veux-tu qu'il y ait eu…
Je me tais soudain, victime d'images qui se succèdent en rafale dans mon esprit. Ma nuitée chez Gaara…ma sortie de douche…lui s'approchant…ces mains sur ma peau…la serviette tombant au sol… Je me lève brusquement de ma chaise, les bras largement écartés et les mains prenant appui sur la table comme si j'allais m'écrouler d'un instant à l'autre. Jiraya rie sous cap, marmonnant que pour quelqu'un qui n'a rien à cacher, je réagis plutôt brusquement. Et il a parfaitement raison, rien n'est pire que de nier un fait avec empressement pour camoufler la vérité, il l'a compris et mon père aussi semble-t-il. Il n'insiste pas et je lui en suis reconnaissant, je n'ai aucune envie d'avoir cette conversation maintenant et même si je ne doute pas qu'il reviendra à la charge demain, je préfère encore aller me coucher pour ne plus y penser.
- Je…suis vraiment fatigué…je peux savoir où est ma chambre ?, je demande en réalisant que je n'ai vu jusque là que le hall et la salle à manger.
- La porte au fond du couloir de gauche après l'escalier. T'es bagages y sont déjà, ajoute-t-il.
- Merci Papa. Bonne nuit à vous deux.
- Bonne nuit, me disent-ils avant que je ne quitte la pièce.''
Je trouve l'escalier, insensible au décor qui m'entoure, le gravit avant d'ouvrir la porte de ma chambre. Je ne prends pas la peine d'allumer la lumière, je marche jusqu'au lit, me déshabille, glisse sous la couette et m'endors aussi sec, simplement vêtu d'un boxer.
Un grondement me sort de mon état léthargique j'ai la désagréable impression d'être une coquille vide et je me demande bien pourquoi jusque le grognement ne se fasse entendre à nouveau. J'ouvre un œil en souriant bêtement c'est mon ventre qui gargouille bruyamment mais aussitôt je ne m'en soucis plus car mon regard s'immobilise sur de brefs ondulations de tissu, juste au-dessus de moi. Depuis quand ai-je des rideaux au-dessus de mon lit ? Je me redresse soudain, toute trace de sommeil définitivement enrayée de mon esprit, et observe attentivement ce qui aurait pu être ma chambre si elle n'avait pas, à elle seule, la superficie d'un petit appartement.
Une douce lumière éclaire mon lit aux draps couleur tan que je repousse lentement pour me redresser et détailler ce qui m'entoure. Mon lit, bien évidemment, une table de chevet sur laquelle repose une petite lampe et un cadran numérique, une commode en bois sombre et un secrétaire qui attire mon attention. Je m'en approche d'un pas traînant, malgré ma surprise de découvrir un tel endroit, il est encore tôt et mon corps ne me répond pas encore entièrement. Un ordinateur portable est posé sur le meuble ainsi qu'une pile de livres et manuels divers que j'identifie comme étant mes fournitures scolaires. Mon regard glisse sur la peinture des murs qui m'entoure et un indéchiffrable sourire me vient aux lèvres quand je reconnais la ma palette fétiche tous les dérivés inimaginable du orange, passant par le très léger beige crème à l'accrocheur caramel brûlé. Sourire qui s'étire encore plus si possible lorsque j'aperçois deux grandes portes-fenêtres que j'ouvre sans plus attendre.
Un petit balcon surplombe une cour intérieure dans laquelle une immense piscine creusée prend place. Loin d'être la seule installation d'eau, un spa frétille non loin, à demi caché par un paravent en treillis. De retour dans ma chambre, un miroir plein mur me fait hausser un sourcil est-ce vraiment possible ? Je le fais lentement glisser vers la gauche et une lumière s'allume automatiquement sur…un walk in ! Je reste tout simplement bouche bée devant les deux rangées de vêtements allant du simple pull au complet veston cravate. Je choisis au hasard un pantalon, une chemise orange brodée du logo familiale au dos et des sous-vêtements propres avant de me diriger vers la porte de ce qui doit être ma salle de bain personnel. Petite, m'enfin…c'est relatif, mais très fonctionnel un miroir au-dessus d'un comptoir en céramique nervurée, une douche italienne en verre floué, une toilette et…un bidet ?
'' AAAHHH mais pourquoi c'est là ÇA !, je m'écris en reculant prestement comme si la chose en question pouvait se mettre à bouger à tout moment.''
J'avoue, du coup, je n'aurais jamais pensé avoir ÇA dans ma toilette un jour et même si selon les dires de mon père c'est bien pratique, je ne suis pas prêt à m'en servir un jour. Mal à l'aise, non !, pour tout dire…terriblement gêné par le fait que ce soit certainement une idée de mon père, j'évite judicieusement la chose, me déshabille en vitesse avant de me glisser sous l'eau chaude de la douche. Propre, vêtu et maintenant parfaitement réveillé, je descends à l'étage pour satisfaire la demande plus que pressante de mon estomac qui, je crois bien, commence à s'auto digérer.
Une fois le déjeuner terminé, la voix de mon père qui doit être dans la cuisine me propose de découvrir les lieux, après tout, c'est maintenant ma maison et je n'ai pas vu grand-chose hier soir en raison de mon humeur disons…plutôt difficile. Je pense appeler Gaara pour partager avec lui ce moment particulier mais l'image de son baiser et le souvenir de ma réaction face aux questions de mon père la veille me font changer d'idée. Pas que j'ai quoi que ce soit à lui cacher, d'ailleurs, il n'y a réellement rien eu entre lui et moi mais je préfère tout de même éviter de lui donner une vraie raison de ramener le sujet. Je pars donc explorer la maison et en viens vite à la conclusion que si l'ancienne était déjà très bien, celle-ci est carrément mortelle !
La cuisine, adjacente à la salle à manger, est parfaitement équipée pour répondre aux milles et un caprices du plus pointilleux des maîtres du manoir, évidemment j'ai nommé, moi-même ! Un réfrigérateur d'inspiration américaine, un poêle au gaz, un grand comptoir en céramique noire et un îlot en retrait devant lequel mon père est assis avec une tasse de café. Il sourit en me proposant de poursuivre mon exploration en commençant par le hall, historie que je ne tourne pas en rond et manque quelque chose. Une fois en place, je remarque automatiquement une porte sur la gauche et comprend qu'il s'agit du quartier des domestiques en apercevant une vielle dame au tablier en sortir. L'aile Ouest du manoir leur est donc exclusivement réservée et je ne me donne pas le droit d'y entrer pour seule raison de satisfaire ma curiosité.
À droite, un petit boudoir, une pièce d'attente sans doute et un peu plus loin, l'accès principal au reste du manoir vers laquelle je me dirige. Il y a d'abord un salon d'affaire directement relié à un bureau. Je reconnais tout de suite l'antre de mon père un bureau de bois blanc, des fauteuils en cuir devant lesquels je dois résister pour ne pas m'y asseoir quelques instants et des lampes ça et là pour un éclairage tamisé en tout temps. Je retourne dans le couloir et continue mon chemin jusqu'à rencontrer la pièce qui fait le coin Nord-Est de la demeure. Je devine rapidement de quoi il s'agit un salon…mais quel salon ! Le vrai, le seul et l'unique. Celui dans lequel je prévois passer beaucoup de temps, en d'autres mots, la salle de son. Au fond de la pièce, un meuble dans lequel repose l'écran plasma beaucoup trop grand pour que je puisse le mesurer ainsi que toutes les caisses et emplis digne de ce nom…de quoi faire pâlir les salles de ciné j'en suis certain.
Après le salon, la cuisine que je connais déjà, la salle à manger et…un solarium ? Je m'approche de l'entrée que je n'avais pas vue et contemple les vitres qui font office de murs à travers lesquelles j'aperçois les plates-bandes du jardin qui se trouve à l'arrière du manoir. Je ne m'y attarde pas trop, me contentant de profiter de la chaleur du soleil avant de gravir l'escalier en bois d'acajou qui me mène au deuxième étage. Je sais où se trouve ma chambre, au fond du couloir de gauche, et découvre une autre chambre au début de celui-ci une chambre d'invités certainement. Une autre quasi identique se trouve dans le couloir de droite et je déduis donc que la porte au fond est celle des appartements de mon père.
En revenant sur mes pas, je poursuis dans l'autre sens du couloir et découvre deux autres portes. J'en ouvre une au hasard et pénètre dans la pièce.
'' Tiens, Naruto, bonjour, me dit Jiraya en levant les yeux d'un parchemin.
- Jiraya je…je suis désolé je ne voulais pas te déranger, dis-je en me demandant bien pourquoi je n'avais pas pensé à une telle situation, je viens d'entrer dans son bureau sans même prendre la peine de frapper…j'ai honte.
- Ne t'en fais pas, j'allais descendre de toute façon. Tu as vu la bibliothèque ?, me demande-t-il et j'en déduis aussitôt qu'il s'agit de la dernière porte que je n'ai pas visitée.''
J'hoche négativement la tête en m'excusant à nouveau de l'intrusion et vais voir la dite pièce. Si j'avais su ce qui m'attendait, j'y serais allé tout de suite. De toute la maison, je crois bien préférer cet endroit à tous les autres, le grand salon y compris. Des livres…Kami-sama qu'il y en a ! Mais bien plus que ça, je réalise que la bibliothèque fait le coin Sud-Est de la maison et qu'il s'agit en fait d'un espèce de tourelle avec baie vitrée donnant sur la partie avant de notre domaine. Je me sens soudain comme la princesse de ce film pour enfant que Sakura m'avait obligé à regarder il y a quelques années et où elle découvre une immense pièce remplis de livre sur plusieurs étages. Bien que celle-ci ne soit que sur un étage, la quantité de livres est vraiment impressionnante et je suis ravi d'y retrouver quelques ouvrages de politiques qui, j'en suis certain, me seraient d'un grand appuie pour mes cours. Je m'arrache douloureusement à ce petit paradis et descend d'un étage pour retrouver le solarium et la porte qui donne accès à l'extérieur.
Je pénètre enfin dans les jardins, dernier arrêt de mon exploration, et ne peux que m'émerveiller devant tant de beauté. Des arches de fleurs, des fontaines, un bassin et un petit chemin qui mène un peu en retrait où je découvre un lieu de repos. Une sculpture de pierre rouge représentant un animal mythique que j'identifie comme étant celui que je porte désormais sur mon dos, trône au centre d'un cercle composé de bancs graniteux. En m'y assoyant, je ferme les yeux, m'emplissant du chant des oiseaux et de celui, un peu moins distinctif, de l'eau qui coule des fontaines avoisinantes. Je soupçonne d'ailleurs Jiraya d'être pour quelque chose dans la confection de ce jardin qui me rappelle la description que faisait mon père dans ces récits des lieux de repos du temple où ils se sont rencontrés.
'' Tu aurais pu appeler Gaara si tu avais voulu, déclare une voix dans mon dos qui me fait sortir de mes rêveries.
- Et pour quoi faire, je demande en me tournant vers mon père qui s'installe à côté de moi sur le banc de pierre.
- Tu te serais peut-être senti moins seul aujourd'hui…
- Papa ! Je ne sors pas avec Gaara, je m'énerve un peu.
- Oui mais c'est un bon ami n'est-ce pas ? Tu aurais pu préférer qu'il soit avec toi aujourd'hui c'est tout.
- Je…non je ne crois pas, dis-je en regrettant de m'être emporté si facilement contre lui. C'est que…je n'ai pas très envie de voir des gens…j'ai besoin…d'être seul.
- C'est à cause de Sasuke c'est ça ?
Je me surprends qu'il soit si insistant, normalement, il aurait laissé passer et aurait attendu que je vienne lui en parler mais d'un autre côté…je ne peux pas lui en vouloir de s'inquiéter pour moi. J'hoche doucement la tête pour lui indiquer qu'il a vu juste, il le sait déjà sans doute mais je confirme tout de même. Je n'ajoute rien d'autre, visiblement, je ne suis pas encore prêt à aborder le sujet mais une question me revient alors à l'esprit et je profite du moment pour obtenir une explication.
- Papa, je reprends au bout d'un moment. Pourquoi tu ne m'as pas appelé ?
Je fais évidemment référence à cette année entière où je n'ai eut aucune nouvelle de lui. Bon d'accord j'étais en stage et je n'avais pas beaucoup de temps mais tout de même! C'est à son tour de garder le silence et j'en suis d'autant plus surpris; il est du genre à répondre spontanément que ça plaise ou non à son interlocuteur. Au lieu de quoi, il cherche mon regard et ce que je lis dans le sien me laisse sans voix. Un léger voile le rend trouble me faisant aussitôt comprendre sa peine mais quelque chose que je n'avais jamais encore vu dans ces yeux m'apparaît soudain. Il semble…inquiet, non c'est bien plus que ça, il a l'air effrayé. Mon père a peur !, mais de quoi impossible de le dire avec certitude.
- Mes contacts à l'étranger sont étroitement surveillés et…je ne voulais pas prendre le risque qu'il puisse t'arriver quelque chose, lâche-t-il après un moment.''
Je ne suis pas du tout convaincu, d'autant plus qu'il a légèrement baissé les yeux au lieu de me regarder en face et même si je n'aime pas le dire, j'ai l'impression qu'il me cache quelque chose. Je n'insiste pas, certain que la réponse me viendra en temps et lieu et lui propose de retourner à l'intérieur le vent vient de se lever, mon estomac gargouille depuis plusieurs minutes déjà et si je ne mange pas bientôt je risque d'être encore plus de mauvaise humeur…
Le souper se déroule sur une note un peu plus joyeuse, le repas est délicieux et Jiraya ne manque pas de sourire devant mon retour d'appétit. Il est vrai qu'il s'est surpassé avec ce pavé de saumon à l'orange et j'en viens à me demander si ce ne sera pas entièrement lui qui prendra le rôle de cuistot à partir de maintenant. Le dessert ne tarde pas mais je me contente d'une simple tasse de thé tellement j'ai l'impression d'être rempli. Un silence s'installe dans la pièce, chacun dégustant à sa façon la fin du repas, moi avec mon thé et mon père avec…les lèvres de Jiraya… Ça ne me choque pas mais les voir ainsi me rappel que je n'ai maintenant plus cette chance de pouvoir partager avec quelqu'un mon affection et mon amour.
'' Ce stage était bien au moins ? me demande mon père après avoir rompu le baiser et s'être levé de table pour s'asseoir à mes côtés.
- Oui, c'était bien.
- Tu dois être impatient de recommencer les cours, tu as tout ce qu'il faut pour demain ?
- Oui j'ai vérifié les livres ce matin, tout y est.
- Parfait dans ce cas si tu te lève assez tôt demain je pourrai peut-être t'amener puisque ta moto n'est pas encore arrivée.
À ces mots, mes yeux s'écarquillent et ma bouche s'ouvre en grand. Est-ce que j'ai bien entendu ? Une moto ? Non, pas seulement une moto, ma moto ! Je ne comprends pas, j'ai vendu la mienne pour m'assurer un peu de liquide en cas de besoin avant le stage alors comment ce fait-il que mon père me parle d'un tel engin ? Un large sourire éclaire son visage alors qu'il me scrute attentivement, semblant suivre le cours de mes pensées.
- Quoi ? Je ne te l'avais pas dit ?, demande-t-il bien inutilement juste à voir ma tête c'est évident que je n'étais pas au courant de la chose.
- Mais…pourquoi ? Comment ?
- Oui et bien on ne s'est pas vu depuis toute une année et comme je ne pouvais pas te l'envoyer par la poste prend-le comme un cadeau d'anniversaire en retard.
- Tu as onze mois de retard Papa, dis-je en faisant la moue.
- AHAHAH, s'esclaffe-t-il en m'ébouriffant gentiment les cheveux. Disons plutôt un cadeau de rentrée.
- Elle arrive quand ? Elle est comment ?, je demande tout de même excité par la nouvelle.
- Tu verras bien, conclut-il avec un sourire en posant sa main sur mon épaule.''
Je comprends par là qu'il ne m'en dira pas plus jusqu'au jour où je serai en mesure de le voir par moi-même. Je lui souhaite donc bonne nuit et ne tarde pas à prendre le chemin de ma chambre pour me mettre en pyjama. Il n'est pas très tard mais la journée a été longue et je veux être frais et dispo pour la première journée de cours qui aura lieu demain. J'ose espérer que tout se passera bien.
Dans le prochain chapitre :
[…]
'' Désolée de vous interrompre au début de votre cours professeur mais Naruto Uzumaki et Sasuke Uchiwa sont demandés au bureau de la directrice immédiatement, annonce l'adjointe alors que je me raidis sur mon siège le première journée ne fait que commencer et je n'ai pas encore eu le temps de faire des bêtises, que peut bien nous vouloir la directrice ?''[…]
