Chapitre 8

Voici un autre chapitre ! Il y aura seulement un petit changement à partir de celui-ci, vous rencontrerez quelques passages qui ne sont pas POV Naruto mais que j'ai décidé d'ajouter pour que vous puissiez avoir une meilleure compréhension des évènements. J'espère que ça ne vous déroutera pas trop et que vous saurez apprécier quand même^^

Qui a dit que le premier jour de classe devait être un Mercredi ? Et qui a décidé, trop inquiet d'arriver en retard à cette dite journée, de mettre son cadran deux heures à l'avance ? Je suis donc assis au bord de mon lit, les yeux ensommeillés et le moral plutôt à plat à l'idée que je sois debout avant que les oiseaux n'aient commencé à chanter et à fusiller mon cadran du regard comme s'il était le seul responsable de ce désagrément. Du coup, j'ai toutes les raisons du monde de me prendre pour une fille et de me pomponner jusqu'à ce que soit l'heure de partir. Un petit tour à la douche, j'en ressort uniquement vêtu d'une serviette autour des hanches et ouvre mon dressing-room. Si seulement j'avais su devant quel dilemme je me retrouve, j'aurai ajouté une demi-heure de plus à l'heure de mon réveil. La question existentielle qui à l'ordre du jour est à savoir comment je vais m'habiller.

Oui, je sais. Penser ainsi me fait davantage ressembler à une fille mais quel mal y a-t-il à vouloir faire bonne impression le premier jour de classe ? Bon d'accord, je ne me donne certainement pas autant de mal pour plaire aux professeurs mais…pourquoi je me justifie moi ? Je veux être beau, c'est pas un crime que je sache ! Donc une demi-heure plus tard, après avoir passé et repassé toutes les combinaisons possibles, j'opte pour un jeans cobalt, une chemise blanche que je ne boutonne évidement pas jusqu'en haut et mon éternelle longue veste noire sans manche. Un petit anneau en or au lobe, mon collier porte-bonheur et le tour est joué. Je descends en quatrième vitesse les escaliers au pied duquel, mon père m'attend avec un grand sourire.

'' Je dois partir plus tôt que prévu mais si tu veux toujours m'accompagner, Jiraya t'a préparé un déjeuner pour emporter, dit-il en me tendant un sac en papier.

Je le saisis, remonte la bandoulière de mon sac d'école sur mon épaule et suis mon père jusqu'à la sortie. En chemin, je sens son regard sur moi, il a l'air inquiet mais n'ouvre la bouche qu'une fois à destination.

- Jiraya et moi partons pour le week-end alors si tu veux inviter quelques amis pour fêter la rentrée libre à toi, propose-t-il avant d'enserrer mes épaules de son bras quelques instants. Nous reviendrons Dimanche en soirée alors ne nous attend pas pour souper.

- C'est gentil Papa.

- Allons ! Il n'a pas de quoi. J'ai moi aussi eu ton âge et fais la fête à la fac. Quoi que je ne me souviens pas d'avoir autant aimé que toi mais…

- Hey ! Mais ça veut dire quoi ça ?, je m'offusque gentiment en sachant très bien que mon père connaît mon goût plutôt prononcé pour les fêtes de ce genre.

- Tout ce que je demande, commence-t-il avant que je ne complète par moi-même le reste de sa phrase.

- C'est de retrouver l'endroit tel qu'il était à ton départ. Papa, je n'ai plus quinze ans.

- AHAHAH j'espère bien. Tu t'es assagi avec le temps et je ne voudrais pas devoir revivre cette année là encore une fois, rigole-t-il avant que je ne sorte de la voiture, un peu vexé par ces paroles.''

Bon d'accord, je n'ai pas toujours été un ange mais tout de même, je n'étais pas un diable non plus ! J'avoue que le choc doit plutôt être dur à encaisser pour un père qui apprend dans la même année que son fils n'est plus vierge, que ce n'est pas grâce à une fille et qu'il recommence presque tous les week-end depuis. Ajouté à ça quelques échecs en cours et plus d'une convocation pour discorde avec un ou plusieurs élèves de ma classe. Je ne lui ai pas donné la vie facile c'est certain. Heureusement que maintenant je me suis calmé, faut dire, entretenir une relation pendant presque deux ans, être accepté malgré tout dans le prestigieux programme de Politique et Langues de la Fac la plus réputée qui soit…je n'ai pas vraiment eu le choix.

Je franchis enfin le portail du pavillon principal et un sourire indéchiffrable éclaire mon visage lorsque j'aperçois au loin Kiba et Shikamaru qui viennent à ma rencontre. Une chaleur réconfortante monte en moi et je réalise à quel point mes amis m'ont manqué au court de ce stage à l'étranger. Kiba ne fait pas de façon et me prend dans ses bras à grand renfort de tapes dans le dos, je reconnais très bien là mon ami bruyant et démonstratif, tout comme moi. Shikamaru se contente de me tendre la main mais je vois dans son regard qu'il est tout aussi heureux que Kiba de me revoir.

'' Où sont les autres ?, je demande après les salutations d'usage.

- Il n'y a que Gaara et il est à la Fontaine.

- Où ça, je demande à nouveau.

- Ah mais c'est vrai, s'exclame Kiba. T'étais pas là à l'Inter, c'est la première fois que tu viens ici alors.''

Oui, il a raison. L'année Intermédiaire, c'est-à-dire celle qui sépare le lycée et la Fac, dans le système scolaire de Konoha, se donne dans le même établissement que les études supérieures donc celui où je suis mais puisque mon année Inter était en fait le stage auquel j'ai participé avec Sasuke, je n'ai encore jamais mis les pieds ici. C'est sous les râlements de Shikamaru que nous nous dirigeons vers la dite Fontaine un endroit plutôt calme, un peu en retrait de brouhaha des couloirs qui possède son propre comptoir de service où on peut se procurer café, croissants, brioches et autres trucs à grignoter. Gaara est assis à une table et malgré le malaise qui me prend soudain de le revoir après notre dernière rencontre, je ne peux m'empêcher de le trouver drôlement beau. Vêtu de noir avec un pantalon droit et un pull à col roulé, ses yeux verts semblent briller de milles feux lorsqu'ils se posent sur moi.

'' Bonjour Naruto, prononce-t-il gravement en me tendant la main.

J'en reste un peu surpris d'ailleurs. Lui qui ne s'est pas gêné pour m'embrasser devant mon père, voilà qu'il joue les parfaits gentlemans avec une poignée de main. Et puis…non mais pourquoi est-ce que ça me dérange tout à coup ? Je devrais être plutôt content qu'il refreine enfin ses pulsions au lieu de quoi, je m'en plains. Non mais franchement, j'ai besoin qu'on me remette les idées en place moi. Et comme pour m'exaucer, qui est-ce que je ne vois pas se diriger vers nous avec une classe et un magnétisme hors du commun…

- Sasuke, s'étonne Kiba avant de le saluer de la même manière qu'il l'a fait avec moi.

Gaara va faire de même à mon grand étonnement, pourquoi lui a-t-il droit à un câlin alors que je n'ai eu que sa main !, alors que Shikamaru reste un peu en retrait. Ces deux-là ne se sont jamais vraiment sentit et allez savoir pourquoi, je n'en ai aucune idée. Quand son regard sombre se tourne enfin vers moi, je me sens comme une souris devant un serpent prêt à bondir. Ma respiration devient difficile et mon cœur frôle la crise quand il s'approche peu à peu de moi, une chose est sur, il a fait fort sur ses habits ce matin. Pantalon noir, chemise blanche judicieusement déboutonnée sur le haut, veste rouge sans manche et ceinture de cuir de la même couleur, il porte son éternelle chaîne d'argent au bout de laquelle pend le médaillon de son père au symbole de sa famille, le fameux éventail blanc et rouge.

- Sakura commence seulement à midi, déclare Gaara en me sortant de mes rêveries, je remarque au passage que Sasuke a disparu. Elle m'a téléphoné hier soir pour me le dire, continue-t-il et une fois de plus, je m'en étonne.''

Bien que Gaara soit devenu mon meilleur ami, je connais Sakura depuis l'enfance et je n'aurais jamais pensé qu'ils puissent s'entendre si bien. Peut-être mon départ pour le stage les a-t-il rapproché ? Quoi qu'il en soit, l'heure avance et je ne veux surtout pas être en retard, je me lève donc, suivit par Gaara qui est dans le même programme que Sasuke et moi. Il est aussi en première année donc à défaut de devoir me torturer à l'idée de partager la même classe que mon ex, je me réjouis d'être dans celle de mon meilleur ami. Le premier cours passe rapidement, c'est le premier jour et le professeur, Kurenai Yuhi, ne semble pas vouloir nous retenir bien plus longtemps que ce que le nécessaire l'oblige. Présentation de la personne, explications du contenu du cours de Langues - Débutants et c'est tout. Nous finissons donc une heure en avance sur l'horaire établi et j'en profite pour retourner à la Fontaine qui, je le sens, deviendra notre point de ralliement à tous. Je ne m'attendais toutefois pas à ce qu'il y est autant de monde dans notre groupe plus si petit que ça.

Gaara sur mes talons, nous rejoignons Sakura qui est assise à côté de Tenten. Elles nous saluent en même temps que Sai et Deidara qui arrivent de l'autre côté du couloir, ces derniers partageant le même programme à la différence que Deidara se trouve en troisième année et que Saï réalise sa seconde. Le blond s'assoit alors sur les genoux d'Itachi qui fait signe à Sasuke, derrière moi, d'approcher. Kankuro lui jette un regard et a droit à un sourire en réponse avant que Temari ne rappelle l'heure à son frère qui file à son cours. Tout ce petit monde réunit, je vois Shikamaru et Neji s'y ajouter, Itachi lançant un regard mauvais au premier lorsqu'il s'approche de la grande sœur de Gaara, visiblement il n'a pas digéré qu'elle retourne dans les bras de ce 'gamin' comme il l'appel. Je me plante ensuite en plein milieu du cercle formé par les tables et demande l'attention de tous.

'' J'organise une petite fête ce week-end et vous y êtes tous invités. Amenez qui vous voulez ce n'est pas la place qui va manquer, je précise avec un grand sourire devant les têtes réjouies de mes amis.

- Nous on vient c'est sur, s'empresse de répondre Sakura en prenant la main de Saï. Tu veux de l'aide pour organiser la soirée ?, me demande-t-elle.

- Pas la peine je m'en charge, je réponds. Il y aura des encas mais apportez vos consommations !

- J'y serai aussi, répond Neji en s'approchant pour me faire un câlin avant de se diriger vers son prochain cours.

- Ajoute deux places, renchérit Shikamaru. J'en parlerai à Kiba, continue-t-il plus bas en me désignant Neji qui s'est légèrement crispé à l'entente du nom, c'est vrai que s'ils viennent faudra faire attention mais ils sont tous les deux mes amis donc…

- Faites passer le message moi je file à mon cours, je leur lance par-dessus mon épaule avant que Gaara ne m'entraîne dans la bonne direction.''

Je m'étonne toujours de voir les salles aussi grandes, c'est vrai qu'au Lycée, ce n'était pas vraiment la même chose… Je m'installe au milieu des gradins, ni trop près, ni trop loin de la sortie, Gaara à ma droite. Beaucoup d'élèves sont arrivés dont Sasuke que je repère au premier rang et le professeur ne tarde pas à faire son entrée. L'homme se présente, Iruka Unimo, avant que quelqu'un ne toque à la porte de la classe.

'' Désolée de vous interrompre au début de votre cours professeur mais Sasuke Uchiwa et Naruto Uzumaki sont demandés au bureau de la directrice immédiatement, annonce l'adjointe alors que je me raidis sur mon siège le première journée ne fait que commencer et je n'ai pas encore eu le temps de faire des bêtises, que peut bien nous vouloir la directrice ?''

Inquiet, je me lève de mon siège et me dirige vers la femme aux cheveux bruns, Sasuke devant moi que j'ai vu froncer les sourcils à l'entente de son nom. Où était-ce parce que je suis également interpellé ? L'adjointe nous mène jusqu'au bureau, à l'étage principal, toque pour nous annoncer et attend que l'on nous autorise à entrer. Nous nous retrouvons devant une femme aux longs cheveux blonds qui nous invite à nous asseoir dans les deux fauteuils devant elle. Involontairement, mes yeux s'abaisse au niveau de la forte poitrine de la femme, loin d'être dans mes habitudes, je suis toutefois incapable de ne pas la remarquer. Je crois bien que je n'ai jamais été aussi crispé de toute ma vie, d'abord la convocation et ensuite l'air trop sérieux de la directrice me font redouter le pire.

'' Sasuke Uchiwa et Naruto Uzumaki, commence-t-elle d'un ton grave. Vous avez tout les deux participé au stage à l'étranger dans le cadre de l'année Intermédiaire du programme de Politique et Langues est-ce exacte ?

- Oui Madame, répondons-nous à l'unisson.

- Dans ce cas, félicitations à vous ! J'ai reçu, un peu plus tôt cette semaine, les résultats de vos évaluations qui devaient déterminer si vous aviez ou non les qualifications requises à l'entrée du programme de cet établissement. Je n'ai que de bons commentaires à vous transmettrent, en particulier sur l'acharnement exemplaire dont à fait preuve Monsieur Uzumaki.

Je me sens légèrement rougir est-ce en réaction à la façon plus que singulière dont la directrice m'a appelé ou bien pour le compliment lui-même. Un bref regard à Sasuke m'indique que lui n'en a rien à faire et que je ferais mieux de garder la tête froide pour ce qui suit. Il n'a pas tout à fait tord, la directrice ne nous aurait pas fait sortir de notre cours si c'était simplement pour nous féliciter.

- Cette bourse dont Monsieur Uchiwa a pu profiter ainsi que ce stage qui a été une grande réussite, n'était en fait qu'un essaie d'une année. Le programme n'étant pas entièrement reconnu par les membres du Conseil, nous organisons une grande conférence en milieu d'année, soit à la fin de votre actuel trimestre, pour faire valoir nos objectifs aux autres dirigeants de faculté des environs.

- Ce sont de bien nobles causes, Madame, mais en quoi cela nous concerne-t-il ?, demanda enfin Sasuke avec un ton à la fois calme et désintéressé, à la limite de la provocation.

- Il vous concerne d'autant plus pour la simple raison que c'est vous qui devrez organiser non seulement la conférence mais son contenu.

- Quoi ?, je m'exclame.

- Puisque vous représentez, pour ainsi dire, les pionniers de ce projet, vous êtes les mieux placés pour nous exposer tous les bienfaits que cela a pu vous apporter. De ce fait, la réalisation de ce projet représentera un pourcentage non négligeable de chacun de vos examens finaux de ce trimestre. En d'autres mots, vous ne pouvez vous permettre d'échouer, termine-t-elle avec le sourire de quelqu'un qui vient de conclure l'affaire du siècle. Des consignes vous seront remises en temps et lieu et je compte sur vous pour faire honneur à cette faculté. Sur ce, veuillez m'excuser mais j'ai d'autres importantes choses qui m'attendent aujourd'hui.''

Je reste comme pétrifié par les paroles de cette femme que je commence à redouter de plus en plus. Non seulement elle vient de nous assigner à un projet qui, selon moi, ne nous concerne pas si directement que ça, mais en plus les échecs possibles seront répercutés sur notre année scolaire ! À la sortie du bureau, ce que je redoute le plus arrive au galop, Sasuke se tourne vers moi, le regard méprisant.

'' Je refuse de travailler avec toi, lâche-t-il tout simplement.

Du coup, je fige. Bon, bien sur je m'attendais à ce genre de réaction mais ne peut-il pas comprendre mes propres motivations ? Je tente de lui faire entendre raison.

- Sasuke s'il te plaît…

- C'est hors de question que je perde mon temps avec un projet aussi ridicule que celui-là.

- Mais tu n'écoute pas quand je parle bon sang !, je m'emporte.

Quelques têtes curieuses se retournent après mon éclat de voix mais je m'en moque complètement, trop absorbé par ma colère qui monte en flèche.

- J'en ai rien à foutre de cette bourse, je continue en ne baissant pas le ton d'un cran. C'est pas l'argent qui manque mais à la différence de toi, je ne suis pas un génie. J'ai besoin de ce projet comme du stage pour m'assurer de bonnes notes et une place en deuxième année ! Ce programme j'y tiens beaucoup plus que tu ne le crois et je ne veux pas risquer de tout faire foirer à cause de toi !''

C'est d'un pas rageur que je vais récupérer mon sac au bureau de la secrétaire et en ressort aussitôt sans même un regard pour cet imbécile. Alors que je marche le long du couloir, je sens mon cœur qui se serre douloureusement dans ma poitrine et je réalise trop tard que mes pas m'ont mené à l'extérieur du pavillon principal. Je ne suis pas fier de moi et mon père sera certainement profondément déçu de mon attitude mais je ne peux rester plus longtemps dans cet endroit, surtout en sachant que dès le moment où je remettrai le pied dans la classe, mon regard se portera sur Sasuke et là… Je refoule les larmes qui menacent de s'écouler de mes yeux et prend la direction du terminus. Autant me faire une raison, il ne changera pas pour si peu et son refus de collaborer en est la preuve, il doit désormais me considérer comme une véritable nuisance.

POV Extérieur

Sasuke pénètre dans l'amphithéâtre, légèrement essoufflé du pas précipité qu'il a dû emprunter pour ne pas se retrouver dernier arrivé au cours intitulé Konoha en Histoire et en Politique qui ne tarde pas à commencer. Bien entendu, les seules places encore disponibles se trouvent tout en haut des gradins et il se presse pour y accéder. Heureusement pour lui, cet emplacement lui donne une vue d'ensemble sur la classe et il ne peut retenir son regard de parcourir les têtes devant lui alors que le professeur, un certain Hashirama Senju, fait distribuer le plan de cours. Toute à son observation, l'Uchiwa passe d'une main distraite les quelques papiers restants à son voisin, prenant bien soin d'en prélever un pour lui, et conclut rapidement que Naruto n'est pas dans la classe.

Un léger pincement lui serre alors le ventre se pourrait-il que cette absence ait un lien avec leur dernière discussion ? Le mot juste est plutôt dispute mais n'était-ce pas normal compte tenu du fait qu'ils ne soient désormais plus ensemble ? Non cela n'a aucun rapport, il s'est délibérément montré agressif dans l'espoir de faire partir Naruto au plus vite. Mais pourquoi ? Parce qu'il ne supporte pas sa présence ? Ou le fait de se retrouver près de lui l'affecte-t-il au point de lui faire perdre son sang-froid et qu'il doive ainsi tout faire pour le faire partir ? Irrité de devoir réfléchir à cela dans un moment pareil, Sasuke se penche vers son sac à bandoulière pour y prendre son portable et un bloc-notes quand sa main s'immobilise. Depuis quand un livre se trouve-t-il dans la pochette intérieure ? Étonné, le jeune homme ouvre en grand le sac et en vient vite à la conclusion qu'il s'agit de celui de Naruto. Mais alors…où est-il, le sien ?

Certain que c'est le blond qui les a interchangés lors de leur altercation, il soupire de découragement. Pourquoi aussi avait-il acheté le même sac que lui lors de leur première semaine de stage ? Parce qu'il l'avait trouvé classe et n'avait pas supporté l'idée que ce soit Naruto qui le porte s'il ne pouvait pas lui non plus en avoir un parfait exemplaire. Et regardez où ça le menait maintenant…fichu fierté ! Les présentations terminées et le plan de cours expliqué, l'homme libère ses étudiants, au grand soulagement de Sasuke qui n'aurait pas été en mesure de prendre de notes, faute de ne pas avoir son propre matériel. Bien décidé à régler cette histoire au plus vite, il quitte l'endroit et se dirige vers le terminus d'autobus d'où il prend le seul qui puisse le mener à l'autre bout de la ville. Naruto ne serait certainement pas heureux de le voir débarquer chez lui après avoir quitté l'établissement par sa faute mais la confrontation est inévitable et ne peut attendre au lendemain.


Dans le prochain chapitre :

[…] Un doute me saisit soudain nous avons les mêmes cours, étant dans le même programme, et donc les mêmes livres alors comment a-t-il pu savoir qu'il avait mon sac à moins de l'avoir fouillé ? Je vide brusquement son contenu sur mon lit à la recherche de l'élément manquant qui m'indiquerait qu'il a bel et bien osé violer mon intimité. La pochette interne est vide et la fermeture est ouverte; pas de doute possible, il a pris mon journal ! […]