Tous gay ou presque!
Chapitre 10
Voici donc (une partie de) la suite de cette fiction. Le prochain chapitre est déjà en écriture mais j'ignore quand il sera disponible. Merci tout de même pour ceux qui liront celui-ci, j'espère qu'il vous plaira autant que les autres !
FlashBack
Les matins avaient toujours eu quelque chose de spécial depuis notre rencontre, depuis ce baiser –volé ?- dans l'escalier après le cours de chimie. Ils étaient un rituel quotidien qui n'avait rien de monotone et qui, au contraire, me motivait chaque jour à prendre une heure d'avance sur le réveil habituel rien que pour l'accomplir. Il y avait chaque fois cette chose, ce désir, cette pensée qui me plongeait constamment en combat intérieur et orchestrait mes choix dans le walk in: comment lui plaire ? Je devenais Narcisse –c'est ainsi que mon frère m'avait surnommé une fois en me surprenant en pleine contemplation passive- devant la large glace de plain-pied que possédait ma chambre. Je trouvais à redire sur le mauvais pli de ma chemise, le duvet mal brossé de ma veste, l'ourlet trop bourré du pantalon… Tout devenait sujet à complexe depuis mes souliers mal polis aux mèches rebelles de mes cheveux pas assez sombres, tout n'était jamais assez parfait pour l'égaler, lui. Comment le standard de beauté et la classe légendaire des Uchiwa en étaient réduits à ne pas égaler la bêtise d'un être brut et sans raffinement ? Je n'avais même pas cherché de réponse après ce jour. Celui-là particulier ou j'avais précisément vu tout ce que je devais voir.
C'était le dernier lundi avant les vacances, celui suivant la soirée organisée par Ino et le premier que je vivais en tant « qu'officiellement casé et encore moins accessible ». Un petit groupe d'amies que je soupçonnais avoir le béguin pour moi depuis la petite école m'avait jalousement étiqueté de la sorte après l'annonce –ou plutôt la démonstration à grand renfort de profondes embrassades devant public- de mon engagement avec Naruto. Ce lundi où nous n'avions pas les mêmes cours en raison d'un certain blond qui devait prendre cours de rattrapage et où je dus –feignant le je-m'en-foutisme comme je savais si bien le faire pour préserver les apparences- dénicher l'endroit où il s'était planqué pour l'heure du midi. Le toit. Le toit de l'école ? Lui franchement… J'avais grimpé là-haut, déjà peu content d'avoir perdu tout ce temps le chercher d'un bout à l'autre de l'école pour qu'il faille en plus que j'use de muscles pour monter ces escaliers de mer…marbre ? C'était peu dire que la porte « Accès au toit, passage réservé » se fracassa contre le mur quand je l'eus poussée de toute ma frustration et mon impatience mêlées.
Le soleil m'avait ébloui, faisant danser devant mes yeux des points de lumière vive qui m'aveuglèrent pendant un instant. Non loin au-devant, une voix m'avait interpellée, m'appelait sans que je ne puisse encore bien distinguer son propriétaire même si son identité ne faisait aucun doute. Je savais qu'il était là, quelque part devant moi… À mesure que mes yeux s'habituaient à la clarté extérieure, ils cernaient aussi sa silhouette, ses habits certes ordinaires mais lui seyant parfaitement : son pantalon d'inspiration cargo, large et aux multiples poches discrètes, sa taille sanglée par sa ceinture de cuir et son duo haut-survêt. L'un parfaitement blanc, l'autre de ce orange trop criard à mes yeux qui se tempérait néanmoins avec la blondeur de ses cheveux. Je distinguais maintenant les contours de son visage rayonnant, son sourire aux lèvres pleines. Et ses yeux… Ses yeux si grands, ses yeux si bleus que le ciel aurait pu en être jaloux. Je l'avais été un bref instant. J'avais été jaloux de cet homme si beau que j'avais vu dans son regard. De ce miroir qui me renvoyait cette image d'un moi magnifié…et désiré ? Cette étincelle qui remplaçait tous les mots inutiles qui sortirent de toute façon en cafouillage de la bouche du blond : il me trouvait beau.
Depuis ce jour, je ne contemple plus la glace de ma chambre. Je n'en ai plus besoin car seul compte désormais ce que je lierai chaque jour dans le miroir de ces yeux d'azur. Un reflet sublime dans lequel je ne me suis jamais senti aussi beau.
Fin FlashBack.
Ce matin est fade et morne et, à peine réveillé, je sais déjà qu'il en sera de même pour mon humeur. Les autres le seront sans doute aussi, comme ceux qui avaient suivi notre retour à Konoha, tous ces matins depuis…notre séparation.
« Sasuke lèves-toi. Tu vas être en retard. »
Je me sens épuisé avant même d'ouvrir les yeux. Je sais que le réveil a sonné depuis trop longtemps déjà pour que ce soit la voix d'Itachi qui me tire une seconde fois de ma torpeur depuis l'autre côté de la porte de ma chambre. Je n'ai pourtant aucune envie de me lever, pas de motivation, pas d'énergie pour le faire. Je me sens vidé de toutes forces avant même que la journée ne soit commencée et vide…de l'intérieur.
« Sasuke ne m'oblige pas à te tirer du lit comme hier. »
Il m'agace. Sa voix est comme le grésillement d'un entre-deux d'une mauvaise chaîne de radio et ses mots… Il ne comprend pas. Il ne peut pas comprendre le pourquoi, personne ne le peut. Sauf peut-être Lui ? Ressentait-il comme moi ce froid de la nuit qui ne me quittait pas même quand le soleil se levait enfin pour illuminer le jour ? Percevait-il ce vide douloureux que je m'efforçais tant de camoufler face à ses yeux bleus ?
« Sasuk… »
PAF
Cette fois je ne l'ai pas raté. Mon oreiller a filé droit comme un missile et achevé sa trajectoire pour s'écraser violement sur sa cible : en plein visage d'Itachi qui avait eu la bonne –ou mauvaise selon les points de vue – idée de se permettre d'entrer dans ma chambre pour mettre ses menaces à exécution. Il faut dire que c'est là aussi le premier matin où je me rebelle contre ce frère-poule qui en était arrivé aux mains pour m'épargner chaque jour un retard en cours. Dernièrement, je trouvais encore le moyen de trainer au lit même en pouvant désormais dormir une heure de plus que ce que je ne m'étais autorisé dans la dernière année et demi. Moi qui d'ordinaire était si ponctuel et investit d'une tâche devenue presque sacrée à l'heure du réveil… Plus rien ne m'y oblige maintenant. Plus rien de personnel du moins. Seuls les cours restent et ils devraient suffire à me servir d'excuse pour poursuivre les bonnes habitudes que je n'ai déjà plus. Ils auraient dû suffire à alimenter mon assiduité, à justifier mon attitude irréprochable…alors qu'à vingt minutes du début des cours, je me décide seulement à enfin quitter mon lit.
Je n'ai que faire de savoir que le transport pour me rendre au campus me prendra au moins la moitié de ce temps, je n'ai besoin que de quelques minutes désormais. Si peu de temps pour me tirer hors du lit, tout juste assez pour me laver le visage et mouiller mes cheveux. Un coup de peigne, à peine de gel et je pige aléatoirement ce qui traine à l'entrée du dressing-room, m'habillant littéralement les yeux fermés. Je connais assez bien ma garde-robe pour savoir que tout ira plus ou moins bien ensemble et cherche davantage à sauver les apparences en ne me laissant pas complètement sombrer. Je dois donner le change car après tout, je ne devrais pas être tant affecté par cette histoire, pas alors que j'ai autant –sinon plus- à me reprocher que lui qui est déjà dans un état pitoyable. Je dois me porter mieux, faire bonne figure à défaut de pouvoir tromper par d'autres habits hasardeux ce qui peut se lire dans mes yeux. Je ne peux les cacher, seulement ignorer ce qu'ils expriment et ce que cela signifie : une froideur glaciale. Une différente du simple dédain ou du jugement auquel les autres doivent être habitués. Une de l'indifférence feinte faisant écho à mon propre intérieur maintenant vide de sens…et d'émotion ? Combien de temps parviendront-ils encore à y croire…
« 'Suis prêt. »
J'ai mis cinq minutes à tout faire et il m'en faut moins d'une pour sortir de ma chambre et trouver mon frère dans la cuisine, paisiblement assis en plein petit-déjeuner. Sa blondasse de copine n'est heureusement pas dans les parages car il n'aurait fallu que ça pour empirer mon état du matin…
« Tu as une tête à faire peur. »
…ou d'entendre mon frère réinventer aussi mal qu'à l'habitude ce concept complètement abstrait qu'était pour lui les compliments.
« Va chier Itachi. Tu m'déposes j'vais être en retard… ? »
Et moi de lui répondre avec ma propre vision de ce qu'on aurait pu appeler l'amour fraternel et à laquelle il ne manquait jamais une occasion de répli…
« Okay mais ne traines pas. »
Il me répond en se levant pour quitter la table comme si c'était la chose la plus naturelle du monde et l'espace d'un instant je redoute presque qu'il ne fasse une attaque, là, juste devant mes yeux. Depuis quand encaissait-il mes vacheries sans broncher ? Pire encore de se plier à me demande si grossièrement envoyée. D'accord je n'allais pas me plaindre qu'il me sauve, une fois de plus, la mise à m'emmener en cours - dans le super bolide qu'il s'est payé pendant mon stage soit dit en passant- étant donné que je suis effectivement déjà en retard mais… Il y a de quoi s'inquiéter même si je ne sais pas pour qui m'en faire le plus en ce moment. Lui avec son cerveau soudain dysfonctionnel en prenant le volant ou moi avec ce livre à reliure que j'avais caché comme un gosse entre deux manuels dans mon sac après l'avoir délibérément ouvert et lu dans son entièreté. Moi avec ce livre qui ne m'appartenait absolument pas et dont je ressentais à peine les scrupules d'en avoir violé de mes yeux les lignes intimes et dérangeantes.
Moi et…
POV Naruto
« Mon journal… ! »
Je n'ai pas besoin de miroir pour savoir que si un regard pouvait tuer en un instant, Sasuke Uchiwa serait déjà raide mort devant moi. Ou plutôt la main arrachée/coupée/rongée/brûlée de tenir entre ses doigts me semblant soudain répugnants et sales mon si précieux journal ! Je le foudroie du regard –je l'ai déjà dit je crois mais tant pis, je le déteste, je le hais de tout mon être à l'instant qu'il est- en tendant le bras dans un geste rageur et possessif.
« Rends-le moi ! TOUT DE SUITE ! »
Je ne m'inquiète pas que mon éclat de voix attire l'attention sur nous. Si seulement ils savaient combien ils peuvent tous aller se faire fou… Je n'ai d'yeux que pour lui à l'instant et d'une manière très différente de celle qui aurait pu être le cas avec ces mêmes mots. Je m'impatiente, tape presque du pied en agitant vivement les doigts de ma main tendue vers lui. Mais qu'est-ce qu'il attend pour me le donner ! Je m'étonne à peine de le voir hésiter, un pu plus et il ferait un pas à reculons mais c'est complètement hors de question que je le laisse s'en tirer à si bon compte avant qu'il ne me rende mon bien ! Il ouvre la bouche en me dévisageant, s'apprêtant visiblement à prononcer quelque chose avant que ses lèvres ne se closes à nouveau. S'il pense à inventer une excuse bidon pour me tempérer il se moque bien de moi, je ne flancherai pas ! Seulement le temps semble s'éterniser et il ne bouge toujours pas, gardant ce regard d'idiot sur moi en tenant toujours mon journal contre lui. Je n'en peux plus et fais un pas vers lui, lui arrachant littéralement le livre des mains avec une injure sifflante entre les dents à son attention. Il n'était qu'un sale con…
Un sale con qui va tout comme moi être convoqué au bureau de la Directrice un peu avant la pause du dîner. À peine ais-je le temps de m'être refroidis vis-à-vis de lui qu'il faut déjà que je me tienne à ses côtés, assis dans un fauteuil en face d'une Tsunade aux airs beaucoup trop graves pour que je ne m'en inquiète pas. La rencontre sera de courte durée -mais Ô combien désespérante lorsque j'apprends que la date de présentation du projet-stage a été devancé- en entendant cette femme déclarer en tout bien tout honneur espérer que nous avons déjà débuté la planification de tout cela. Ce à quoi nous ne répondons évidemment pas mais j'ai cette impression qu'elle n'attendait pas vraiment de réponse de notre part. Elle prend d'ailleurs rapidement congé de nous en ajoutant qu'il faudra mettre les bouchées doubles pour que la réussite de cette présentation soit impeccable. Je sors aussi vite que je peux du bureau en lâchant un soupir vibrant de désespoir. Vraiment, il manquait quelque chose pour que cette journée soit encore plus mauvaise ? Je ne pensais pas que ce soit possible, et avoir su, je me serais tu alors que je fais un effort surhumain pour prendre sur moi et demander à mon « compagnon de projet » à côté de moi s'il ne veut pas commencer tout de suite venir chez moi après les cours pour en être rapidement libéré.
« Je peux commencer à rassembler nos contrats et le descriptif du stage ça nous fera un bon point de dép…
-Fais ce que tu veux j'en n'ai rien à faire de toute façon, me coupe-t-il alors.
Pour quelqu'un qui ce matin encore semblait avoir donné sa langue au chat au moment de me rendre mon journal, il l'a bien retrouvé dis donc et c'est une langue de vipère celle-là ! J'inspire lentement en m'efforçant de rester calme. Ne pas le prendre personnel, il s'agit de l'école et il n'a aucune raison de refuser parce que…
-C'est une évaluation Sasuke. Tu peux peut-être te priver d'études avant un examen mais moi pas. Fais un effort…s'il-te…, allais-je même ajouter avant de me faire couper une nouvelle fois.
–Pense un peu à moi. J'ai pas envie de te voir tous les jours en plus du temps ou je dois te supporter en cours, dit-il.
Mais là s'en est trop. J'explose il ne peut pas sérieusement penser ce qu'il vient de me dire.
- Penser à toi ? Penser à toi hein ? Je n'ai fait que ça pendant un an et demi alors pardonne-moi si pour une fois j'ai porté de l'intérêt à quelqu'un d'autre qu'à ta petite personne ! »
Je ne le vois pas sursauter de mon soudain emportement, ni même me dévisager en se demandant certainement quelle mouche m'a piquée. Elle est bonne celle-là ! Penser un peu à lui ! Il n'est pas sérieux là ! C'est la première –et sans aucun doute la dernière- chose que je lui demande depuis notre retour et il avait autant de raison que moi d'accepter étant donné l'enjeu en question. Mais non, Môsieur trop fier pour accepter de piler sur son orgueil et m'accorde cette infime faveur ! Je ne lui accorde pas un regard avant de tourner les talons, heureusement cette fois avec mon sac bien en main, et me dirige à grands pas vers la sortie des bureaux administratifs puis vers celle de l'établissement. Je n'ai pas envie de croiser qui que ce soit mais de toute évidence, Kami-sama se fiche bien de ce que je peux désirer que Gaara est déjà placé sur mon chemin. Il m'interpelle.
« Naruto ? »
Je me serais arrêté, il doit bien le voir parce qu'il marche vers moi quand une autre voix derrière moi se fait entendre, celle-ci qui n'a pourtant rien pour m'enchanter et plutôt renforcer mon envie de fuir aussi loin et vite que possible.
« Naruto…attends ! »
C'est Sasuke qui presse le pas derrière moi et il me suffit de le savoir pour dépasser Gaara en continuant ma route vers la sortie. Seulement avant d'y arriver, je me tourne brusquement et hurle à celui qui doit encore me poursuivre.
« JE T'EMMERDE SASUKE UCHIWA ! »
Je n'attends pas de réponse, pas plus que je n'entends –ou ne veux entendre- la voix de Gaara qui tente de me rappeler à lui ou qui s'adresse avec autant de fureur que je ne viens de le faire au concerné.
« Qu'est-ce que tu lui as encore fait ? »
Je vais rentrer chez moi, ignorer royalement Jiraya qui m'a entendu arriver pourtant bien avant l'heure prévue, monter à ma chambre pour m'y enfermer et m'écrouler sur mon lit en bourrant rageusement mon oreiller de coups de poings. Je finis par m'endormir, épuisé.
POV Extérieur
« Résidence Uzumaki ?!, répond la voix du maître des lieux.
-Oh…euh…Bonsoir c'est…c'est Sasuke.
De tout évidence il ne s'attendait peut-être pas à tomber sur le père de son ex petit-ami avec qui il s'était violemment engueulé un peu plus tôt en journée. D'un autre côté, il appelait sur le fixe de la maison alors les chances que Naruto décroche alors qu'il ne jurait que par son portable…
-Tu veux parler à Naruto ? Ce ne sont pas mes affaires mais il me semble qu'il n'a pas très envie d'entendre parler de t…
-En fait…c'est à vous que je voulais parler Minato.
Silence au bout du fil pendant un instant. Il se racle la gorge et reprend finalement de sa habituelle.
-Je t'écoute Sasuke. Que puis-je faire pour toi ?
Nouveau silence. On inspire un grand coup de l'autre côté avant que la voix de se fasse entendre à nouveau, tendue.
-Je voulais savoir si…Naruto était à la maison ?
-Si tu veux lui parler je te le passe.
-Non !, insiste-t-il. Je veux juste… (Nouveau soupire) Je l'ai…un peu bousculé aujourd'hui et…
-Et tu voulais savoir s'il allait bien après ce que tu lui as dit %
-Vous…il vous en a parlé ?!
-Sasuke, je suis son père. Je n'ai pas besoin qu'il me raconte ce qui s'est dit pour que je constate à quel point ça l'affecte. Tu voulais autre chose ?, demande-t-il un peu brusquement.
Il y a un nouveau silence, plus long celui-là, au point que Minato croit que son interlocuteur a raccroché. Puis il entend une toute petite voix. Un murmure presque.
-J'ai vraiment merdé avec Naruto mais j'aimerais… (Il s'interrompt, visiblement pas prêt à aller jusqu'au bout de cette pensée.) Je dois l'aider pour cet exposé, la Directrice nous a annoncé l'avance de la date aujourd'hui et…
-Oui j'ai déjà été convoqué pour y assister, je t'en ai glissé un mot hier il me semble.
-En fait il va falloir résumer notre expérience et…mais je ne veux pas le faire. Je veux dire, je veux pas faire que ça et c'est la raison de mon appel.
-Je ne suis pas bien certain de comprendre, Sasuke. Si tu veux des points supplémentaires, pourquoi tu n'en parles pas avec Naruto ?
-Non surtout pas ! On sera évalué sur la présentation et les points c'est pas pour moi mais pour Naturo comme il…
Comme il est un cancre. C'est le premier mot qui lui vient à l'esprit mais il ne peut bien évidemment pas dire ça devant Minato. Enfin devant…façon de parler.
-Comme il ne réussit pas très bien, propose alors le père, parfaitement conscient des difficultés de son fils. Cela ne répond toujours pas à ma question, Sasuke, en quoi je peux t'aider ? »
POV Naturo
Je vais raccrocher après ça, incertain de savoir comment réagir, quoi dire ou penser. Sasuke avait l'air tellement…tellement… Il t'a traité d'idiot, ne peut s'empêcher de me murmurer ma conscience et pourtant… Pourtant j'ai presque envie de le croire. Pas sur le fait que je sois idiot, ça, ça semble être une vérité absolue pour tous. Non, j'ai envie de croire qu'il veut bien m'aider, qu'il…regrette…peut-être ? Ce qu'il m'a dit ou ce qu'il a fait depuis notre retour à Konoha ? Je n'ai pas le temps de tenter une réponse que mon père apparait dans l'encadrement de la pièce. D'abord surpris, je me rappelle que je ne suis pas du tout à l'abri des murs de ma chambre mais en pleine cuisine et la main encore sur le combiné raccroché. C'est ce qu'on appelle être pris en flagrant délit…
« …
- Qu'est-ce que tu en penses, me demande-t-il.
- Il mérite qu'on lui donne une deuxième chance, je réponds après un moment.
- C'est ce que tu aimerais qu'il te dise n'est-ce pas ?''
Cette fois je ne réponds pas. De toute façon, que pourrais-je bien lui dire ? Qu'il se trompe sur toute la ligne ? Ç'aurait été un mensonge éhonté. Il a visé dans le mile et il le sait.
Dans le prochain chapitre :
[…]Je ne croyais pas au coup de foudre mais la voir, là, à m'attendre dehors en me faisant de l'œil et encore plus belle que ce que j'aurais pu l'imaginer…
J'en tombe aussitôt amoureux.[…]
