Je suis très contente d'avoir terminé ce troisième chapitre. J'espère qu'il vous plaira autant que j'ai pris de plaisir à l'écrire.
Bonne lecture
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Je me vois au dessus de la bataille qui fait rage. Je vois Ada (papa) se battre avec une rage dont je n'avais jamais soupçonné. Il tue, il extermine les orcs il rejoint mon corps. Il tombe à genou, il serre contre lui mon corps ensanglanté. J'avais la lame de l'orc dans mon estomac. Je poussais de profonds gémissements mais très vite mes complaintes de douleurs s'arrêtent signifiant que j'ai perdu connaissance.
Je vois mon vrai Père porter secours à Gilgaladrim me tenant pleurant. Je remarque que même si mon Père ne prend pas le temps d'être présent, il est là si le danger se présente. Il pose sa main sur Ada, il commence à caresser mes cheveux, le sang coule dans mes cheveux de flammes mais la bataille continue et il couvre Gilgaladrim qui m'emmène à la tente des blessés. Mon Père se retourne dans la bataille quand mon mentor est entré dans sa tente. Les orcs tombent, ces insectes repoussant vont perdre la partie. Je suis heureuse, la forêt va être sauvée.
Je veux rester avec eux mais je pars. Je m'envole vers le soleil encore brûlant. Je vais rejoindre les étoiles, je les aime tant. Je laisse tout pour les rejoindre. Mon père, Ada, ma forêt et tout ce qui me tenait en vie. Je vais rencontrer les lumières des cieux. Je n'ai pas peur, je vais mourir, j'ai espoir que je les rencontrerai, ces lumières des cieux avant descendre dans les cavernes de Mandos.
Je me réveille sur le sol d'un palais. Le palais est somptueux, j'ai mon cœur qui se trouble et se réchauffe à la vue cette beauté. La pièce parait simple mais elle tellement incroyable. Les murs sont faits d'or et de diamants. Les vitraux reflètent des millions de couleurs, je ne les avais encore jamais vues. La lumière du jour transperce mes os et réchauffe mon corps, cette lumière m'inonde de pensée positive. Il me semble inimaginable que des humains aie put construire une tel bâtisse.
Je vois que à mes cotés, une jeune fille dort. Elle me ressemble tellement, on a les même cheveux couleur de feu, le même âge. On dirait ma jumelle mais elle porte une tunique verte et des bandages lui entourent son corps. Entre ses mains, se tient un sabre souillait par du sang. Sa lame est belle. Elle a l'air si sale mais l'argent est magnifiquement sculptée.
Soudain, elle se lève brusquement. Prête à aller aux combats, elle est en position offensive. Elle pointe son sabre que quelques instants plus tôt, je trouvais si belle. Je dus bouger brusquement car elle joue avec sa lame avec force et dextérité. Elle m'empêche de bouger au moindre mouvement, elle positionne sa lame vers la moindre parcelle qui a eu l'audace de frémir. Je l'observe. Elle a du s'entrainer toute sa vie pour le combat pourtant elle est si jeune. Elle doit avoir le même âge que moi. Elle ne doit avoir que 11 ans.
Elle m'observe, elle place sa lame proche de mon cou. Tout doucement, je lève mes mains l'air signe de soumission. Elle se calme un peu mais laisse sa lame sur mon cou. Elle est tendu mais moins.
Je ne sais pas si j'ai peur ou si c'est un élan de courage. Mais je demande avec assurance.
« - Peux-tu enlever ta lame ?
Pardon, m'interroge-t-elle interloquée
Oui, réponds-je, je ne suis pas armée et je ne veux pas te faire du mal. Si j'avais voulu te tuer, je t'aurais tué pendant que tu dormais. »
Elle me regarde un instant. Elle semble choquée, elle ne dit rien. La gêne s'installe. Je veux l'arrêter. Ai-je dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Je m'embrouille pour savoir ce qui se passe. J'aimerai savoir ce qu'elle pense.
L'autre me regarde gênée, je me demande pourquoi elle semble si nerveuse. Certes au début, j'ai été choquée que l'on puisse avoir autant de courage, je remarque vite qu'elle me ressemble. Elle doit avoir le même âge, on a les mêmes yeux et les mêmes cheveux, couleur feu pourtant peu commun. Je repère ma lame qui commence à blesser son cou. J'enlève précipitamment ma lame avec précaution pour ne la couper plus.
Elle part de mes bras et caresse doucement son cou mutilé. Je suis si confuse. Je m'excuse honteusement.
Je suis tellement désolé.
Ce n'est pas grave, répondit-elle. Je ne me suis pas présenter. Je m'appelle Ménélia Pott…
Pardon ? je m'appelle aussi Ménélia. Coupai-je. J'ai 11 ans. Mon père Gilgaladrim m'a appris à me battre et j'ai des réflexes dont tu as fait les frais. Je suis vraiment désolée.
Ce n'est pas grave, me sourit-elle. »
Je ne sais pas pourquoi je me sens bien avec elle. J'ai l'impression que nous sommes liées comme unies contre vents et marées.
Je n'en reviens pas, elle s'appelle comme moi, Ménélia. Elle me ressemble, je me sens reliée avec elle. J'ai la sensation d'être comme elle, je ressens ses peurs et joies. Je ressens ce qu'elle ressent. On devine nos souvenirs d'un simple regard. On perçoit nos pensées. Nous sommes jumelles, j'en suis certaine.
On entend derrière nous, le bruit de pas. Ménélia se retourne et présente sa lame prête à tuer tout ce qui bouge. On entend une voix rieuse qui s'amuse en nous voyant une jeune fille avec un sabre et moi, derrière avec mes mains comme défense mais avec une détermination sans faille. On protègera quoi qu'il arrive.
La voix rieuse nous calme en nous expliquant pourquoi nous sommes ici et nous sommes exactement. On est dans l'entre-monde. Ménélia et moi sommes de deux mondes différents.
Ménélia vient de la Terre du Milieu. Ce qui ne manqua pas de m'interpellé. La Terre du Milieu, c'est le lieu où mes rêves se cachaient pour créer des histoires. Elle vivait là-bas.
La douce voix m'expliqua en quelques phrases simples d'où venez Mélénia Pott. Le monde des sorciers comme dans une vieille légende que Giladrim me racontait souvent. Je m'imaginais vivre dans ce monde où la paix est paix. Elle vivait là-bas.
Elle prononça une prophétie. La prophétie des jumelles des deux mondes.
Dans deux mondes, deux sœurs
Deux jumelles naitront
Avec elles, naitra une fille
La déesse aux cheveux de feu
Les deux jumelles et la déesse
Donnerons ce qui a été
Perdu autrefois.
Elle descendit, ses cheveux couleurs du feu de l'espoir flottant dans le vent. Elle nous sourit en nous regardant les yeux remplis de joie. Elle voyait des jumelles et une prophétie.
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