L'école eut quelques visites des médias et Mic était super content d'avoir manquer de gel, au matin. Il passa quasiment inaperçu mais des journalistes lui coururent après.
-Monsieur! Dites-nous, avez-vous assister au combat? On raconte que l'école s'est fait attaquer, la veille!
-Il semblerait même qu'un élève a été blessé par l'aggresseur!
-All Might affaiblit, n'avez-vous pas peur de ne pas être en sécurité, avec tous les criminels qui se baladent lousse?
Mic prit un grand respire, cessant d'avancer, avant de se tourner et de mettre sa main dans la face du journaliste le plus collant et insistant du groupe.
-… Muet…? lit-il, les journalistes secouant la tête, certains se demandant quel genre d'école acceptait un prof muet.
-Laissez-le, malgré sa tenue, ça doit être un concierge…! commenta une femme, Mic hocha les sourcils, mais poursuivit sa route jusqu'à l'école.
Il alla directement à l'une de ses classes préférés… La A-1…! Étrangement, Bakugo était le premier arriver.
Cela ne dérangea pas vraiment Mic. Un prof qui aurait peur d'un étudiant aurait un souci d'autorité, mais le gamin était un peu spécial… Mais ce dernier grimaça, s'accotant sa tête contre son bureau. Il s'était encore disputé…? Yamada avait beau être curieux, il ne forçait pas les gens aux confidences.
Aizawa passa dans le couloir, Yamada leva sa main mais il ne sembla pas le remarquer.
« Comment va Eri? » lui texta-t-il, Aizawa freinant sa marche et revint sur ses pas.
-… Bien… Elle était inquiète pour toi, quand elle a apprit que tu as affronté le bandit qui t'a prit ta voix…, commenta-t-il tout bas, croisant les bras, sur le bas de la porte, Mic se prenant les joues, avant de texter.
« Cette gamine est adorable! Quand est-ce que tu l'adoptes? »
-… Il faudrait que je sois en couple pour adopter…, répliqua Aizawa en détournant la tête et réalisant du coup qu'ils n'étaient pas seuls.
Bakugo était un peu rouge mais il plongea ses yeux sur son bureau, grimaçant.
-… Tu es partie bien tôt du dortoir… Un souci, Bakugo…? demanda Aizawa, le jeune grognant avant de répondre.
-J'en avais marre… Tout le monde parle de cet idiot, alors qu'il…! commença le jeune rebel mais se taisant, Mic écarquillant les yeux mais garda le sourire.
-… Qu'est-ce qu'il a fait, encore…? demanda Aizawa, sachant que Mic se faisait sans le savoir des ennemis, à force d'être exubérant, sans filtre et parfois cinglé, mais il préférait savoir de quoi il était question.
Bakugo devint plus rouge et il serra ses poings.
-Cet imbécile m'a embrassé! Je vais le tuer!
Aizawa ne sembla pas surpris et Mic fit juste se prendre le visage d'une main.
« Sérieusement?! C'est tout ce qu'il a à me reprocher? Merde, il en faut plus grand-chose aux jeunes pour s'énerver…! »
-Yamada, qu'est-ce que tu lui as fait, exactement…? demanda Aizawa, Mic appréchant son soutient et sa confiance.
Visiblement, il savait qu'il n'était pas gai ni du genre à passé ses déviances sur ses élèves. Heureusement, parce que sachant combien il était stricte sur les règlements, il aurait passé un mauvais quart d'heure.
Sans la moindre arrière passé, sans remarquer le regard horrifié de Bakugo, il se leva, prit Aizawa par les joues tout en douceur et lui donna un baiser sur le front, avec la tendresse d'une mère.
-… On appelle ça en anglais un « Healing Kiss ». Quasiment toutes les mères le font. Même le père de Mic en fait, j'ai longtemps pensé qu'il était bizarre pour ça. Mais ça explique pourquoi Mic le fait, même à ses élèves. S'ils n'aiment pas ça, tu arrêtes, compris, Yamada? demanda Aizawa quasiment d'une traite, Yamada hochant la tête, Bakugo les dévisageant.
-… Il est pas… gai…?! demanda Bakugo, Aizawa regardant face à lui, comme si l'idée ne lui avait jamais vraiment effleurer l'esprit.
-… Même s'il l'était, en quoi c'est ton problème…? C'est ton prof et jusqu'à ce qu'il te manque de respect ou baisse tes notes sans raison, personne ne peut le remplacer. Je te vois au dîner, Yamada?
Le commentateur hocha vigoureusement la tête, un peu rouge.
Pour… Pourquoi il n'avait pas dénié? Bien sûr, il n'était pas homophobe, et il aimait l'idée qu'Aizawa le respecte même s'il aurait été intéressé par les gars…! Mais il pensait sérieusement que depuis le temps, il aurait du savoir qu'il voyait des filles, comme il devait en voir des fois…!
C'était la barrière invisible qui les séparait encore, et Mic n'était pas malheureux de ne pas avoir de détails sur sa vie privée. Ça ne le concernait pas, pas tant qu'Aizawa ne lui parlait pas d'un « mariage ». Alors, la candidate devrait subir une gamme de test…! On ne pouvait pas penser à marier Eraser Head sans être bien préparé et capable de relever le défis! Mais il ne semblait pas le type à se marier, et Mic avait sûrement le cœur trop grand pour se suffire d'une seule fille. Ça n'en faisait pas une mauvaise personne, même si Bakugo ne semblait pas plus l'apprécier.
Les autres élèves arrivèrent et Mic leur donna des conjuguaisons de verbe au futur, présent…
All Might passa par là et s'arrêta, semblant écouter à la porte. Mic sourit en coin et alla ouvrit celle-ci. Toshinori sembla surpris et nerveux, mais Mic était content de le voir.
« Tu étudis pour pouvoir donner les cours d'anglais quand je tomberais vraiment en vacance…? » demanda-t-il, profitant que les élèves aillent des exercices pour texter avec l'autre prof.
-Euh… Oui… Je voulais encore m'excuser… Je pensais juste qu'un dessin animée serait une manière amusante d'apprendre l'anglais…! avoua-t-il, Mic hocha la tête avant de le prendre par l'épaule.
« On fait tous des erreurs quand on commence, mon grand! Tu n'as pas à t'en faire…! » répondit-il, avant de lui demander son programme prévue pour son cours d'héroïsme, dans les prochains jours.
Pour ne pas déranger les jeunes, ils textèrent avant que Mic ne lui demande si en fin-de-semaine, il n'aimerait pas prévoir une sortie.
« Un ciné, juste pour se distraire… Disons que j'aime pas être tout seul, dans… le silence…! » commenta-t-il, Yamada sentant une pointe de honte dans son aveux.
Il n'avait pas non plus envie d'achaler Aizawa en étant toujours dans ses pattes. Déjà qu'il s'était sentit un peu de trop quand il s'était inviter à dormir à l'école, cette semaine…!
-Bonne idée…! Ça me ferait très plaisir…! … Faudra juste qu'on choisisse un endroit pas trop achalandé…! Tu sais, depuis que les gens ont vus… mon vrai visage… Ah ha…! fit Toshinori, semblant lui aussi gêné.
Mic cligna des yeux mais lui assurant que ça lui allait. Il comprenait que pour sa part, être reconnu était dérangeant, surtout qu'il n'avait plus « tout ses pouvoirs »… C'était quand même triste…! Lui n'avait pas au moins l'espoir que ça changerait dans l'avenir proche…!
« Viens chez moi! Je t'envoie l'adresse toute suite! »
-… Euh, tu es… sérieux…?
« Je vais chez Aizawa tout le temps…! Même quand il est à l'école! Ce sera pas pire que tu viennes chez moi quelques fois, d'autant que c'est plus propre que chez Midnight. Et ne me demande pas comment j'ai eu une invitation… C'était juste parce qu'elle a trouvé un système de son pas cher et qu'en échange, je transportais pour elle sa nouvelle bagnoire. J'avais plus de bras pendant deux semaines…! »
-… Oh… D'accord…! Si ça ne dérange pas à la politique de l'école, pourquoi pas? fit Toshinori, un sourire timide, Mic claquant des doigts et hochant la tête.
« It's a date! » écrivit-il, avant que la cloche ne sonne, certains élèves les dévisageant, se demandant de quoi ils avaient discuté.
-À Samedi, alors…! commenta All Might, laissant la classe et Mic hochant la tête, avant de donner conger de devoir à toute la classe.
Bakugo se leva dans les premiers et souffla « Gai » à son niveau, Mic sursautant mais ne levant pas les yeux.
« Si je dois me fâcher à chaque fois que ses jeunes rebelles me poussent… » songea-t-il, mais tira de sa poche de pantalon un élastique à cheveux et le lança dans le dos.
-Quoi?! s'énerva-t-il, se tournant et prenant son bureau dans ses mains, le déplaçant presque, Mic grimaçant, n'ayant pas voulu l'attaquer mais étant juste pas capable de laisser certaines insultes passé.
« J'ai enregistré ton devoir dans mon téléphone… Alors, soit tu continues à dire des trucs faux sur moi et le directeur sera au courant de tes pensées négatives, soit on oublie tout les deux ce qui vient de se passer… d'accord…? » demanda Mic en lui textant d'une main, empêchant de l'autre le bureau d'aller l'écraser au mur.
Bakugo dut lâcher pour lire son message et pâlit en réalisant qu'il pouvait le menacer de la sorte. Il gronda, donna un coup de pied au bureau mais s'en alla, Mic expirant bruyamment, n'ayant pas souhaité en aller là, mais parfois…
-Ça va? demanda Deku, semblant toujours complexer quand Bakugo dépassait les bornes.
Mic balaya l'air de la main, comme pour dire qu'il en avait vu d'autres. Mais être incapable de parler et attirer peu à peu le mépris de ses propres élèves commençaient à sérieusement le peser. Heureusement, la fin-de-semaine s'en venait…!
Il dina cette fois dans la salle des profs. Par un étrange hasard, Aizawa était là. Non, ce n'était pas vraiment un hasard, il passait ses pauses et ses dîners toujours ici, soit à dormir ou se sustenter…
Il ne pipa mot, se contentant de corriger quelques unes de ses copies et parfois s'arrêtant pour écouter les derniers médias et scandales sur le web, ayant mit un écouteur.
-… Des projets, pour ce soir…? demanda négligemment Aizawa, Mic faisant comme s'il était absorbé et répondit au bout de quelques secondes.
« J'étais pas encore sûr… Peut-être un film, du resto, ce genre de plan… Et toi…? »
-Je t'avais promis de faire quelque chose spéciale pour toi… Vendredi, tu l'as oublier…? demanda Aizawa, Mic levant ses yeux de son téléphone, les clignant.
« Tu penses avoir eu cette chance?! » pensa-t-il, ricanant mentalement, mais Mic fit juste sourire en coin, le textant de nouveau pour lui demander ce qu'il avait envie de faire.
-Disons… que j'ai aucune idée… Alors, je me suis dit que le meilleur cadeau que je pourrais te faire, c'est te laisser le choix de nos activités… Avec quelques limitations…
« Il veut bien qu'on passe la soirée ensemble…? » songea-t-il, ayant des étoiles dans les yeux mais se força à simplement lever les pouces.
« Excellent! J'ai plein d'idée en tête! On en discutera après les cours, ok? » demanda-t-il, voulant le taquiner en le laissant dans l'inconnu.
Aizawa était généreux, mais il lui donnait quand même des restrictions…! Il avait si peu confiance en son compère?
L'après-midi passa à toute vitesse, Mic avait l'air tellement joyeux que les élèves se demandaient s'il n'avait pas retrouver sa voix.
Le directeur de l'école réussit à l'interpeler avant qu'il ne s'en aille, dans le grand hall menant à la porte d'entrée.
-Mic! Je tiens encore à te remercier pour ta participation et à l'arrêt de ce jeune délinquant… A-t-on eu des nouvelles pour la jeune fille de la classe A-1?
Yamada afficha un sourire en coin, semblant un peu agacé, avant de lui écrire qu'après une bonne nuit de sommeil, la pétillante Uraraka avait retrouver ses sens et surtout, son don d'anti-gravité.
« Il semblerait qu'il lui suffit de dormir pour se détendre complètement...! » rajouta-t-il, souriant, mais le directeur pouvant voir un nerf tressauter rapidement sur son front, sûrement jaloux que son élève soit bien et non lui.
-C'est une bonne nouvelle… Si tu as besoin de quoi que se soit, n'hésite pas à me contacter, Yamada… Je propose qu'on fête en grand ton retour de ton Quirk, le soir précédent un conger… Ça te va…?
Mic hocha la tête, trouvant le directeur bien généreux. Il n'osa pas lui demander s'il pouvait demander conger, lundi. Il pourrait prétendre qu'une fin-de-semaine de 3 jours lui donnerait le top détente qu'il avait besoin pour retrouver son quirk…!
Mais il essayait de ne pas trop profiter de sa situation. Et il n'avait pas une minute à perdre…!
Il prit un taxi, se lava et se changea, se battant avec ses cheveux mais finalement se faisant juste une petite toque, comme quand il était en civil. Il voulait sortir avec Aizawa comme un pote, c'était pas le moment d'attirer l'attention sur eux…!
Il finissait de se mettre un peu de pommade sur le visage, inspectant les pores pour être sûr qu'il n'y avait pas d'imperfections avant qu'on ne sonne à la porte.
Il manqua se cogner la jambe contre la table basse mais cessa de courir, rajustant ses vêtements et lui ouvrit. Il était habillé proprement, mais juste d'un pantalon noir et d'une chemise. Ces cheveux n'avaient pas changé, il ne s'était pas non plus rasé, il ressemblait à un gars de bureau qui n'aurait pas trouvé son rasoir depuis une semaine. Mais Yamada l'invita à entrer, lui présentant le salon, parfaitement ranger et sentant la cannelle.
-… Tu as…? demanda Aizawa, Mic mettant sa main dans la poche et en retira son téléphone, mais l'ancien espion le lui piqua et le glissa dans sa propre poche. Non, ce soir, pas de téléphone… J'ai penser à ta façon de communiquer… Tiens…
Mic grimaça, un peu frustré qu'il le prive de son appareil fétiche mais il réalisa qu'il lui avait acheter un petit carnet noir, ainsi qu'un stylo pouvant y être rattacher avec un élastique.
-C'est rien de spéciale, mais je suis vieux jeu… Ce soir, tu me communiques seulement par ce carnet et par tes expressions… Je pense que depuis le temps, on aura pas de mal à se comprendre… Tu ne crois pas…?
Yamada cligna des yeux, malgré lui ému qu'il les considère assez proche et intimes pour ne pas se texter et juste communiquer à l'ancienne.
-… Bon, il n'y a que 100 pages… Alors, choisis tes mots avec soin… Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse?
Yamada sourit et fit sortir la mine du style, écrivant :
« Les limitations? »
-C'est rien de terrible… Je ne veux pas être humilier. Je ne veux pas quitter la ville. Et mon offre s'arrête à minuit et demi… Parce que sinon, tu aurais fait des blagues sur Cendrillon, et je déteste cette histoire… Bon, on fait quoi?
Yamada rangea le carnet dans sa poste de sa veste, se leva et lui offrit sa main pour qu'il se lève. Ils quittèrent l'appart, prirent un taxi et Yamada les emmena dans un restaurant 4 étoiles. Le blond montra sa carte de crédit, Aizawa sourcillant mais souriant brièvement.
-… Tu veux payer…? Je ne commencerais pas à me battre avec toi… Surtout que ça fait un moment que je n'ai pas eu un repas complexe…
Ils eurent un service irréprochable et on présumait de loin qu'ils étaient deux travailleurs en très de discuter affaires. Qui pourrait croire qu'ils étaient prof de la célèbre académie d'héros de la région?
Après le repas, Yamada marcha jusqu'à un bistro coloré mais aussi de bon goût. Certains festoyaient bruyamment mais Yamada avait choisi une alcove plus recluse, montrant une page qu'il avait utiliser auparavant.
« Parle-moi »
Cela agaça Aizawa, n'étant pas le plus communicatif, mais il finit par parler de lui, essayant de ne pas être un rabat-joie et de lui rappeler l'école. Parfois, il lui posait une question où il pouvait faire oui ou non, un geste de la main, pour le joindre à la conversation. Il n'aimait pas être le seul à discuter, avec comme seul réponse Yamada qui lui souriait tendrement, semblant s'amuser de le voir hors de son slipping bag, hors de son appart.
Enfin, la conversation toucha Eri, avouant qu'il était inquiet pour l'avenir de la petite.
« Tu vas l'adopter? » demanda Yamada par son carnet, semblant ingénu, Aizawa sourcillant.
-… même si je le voulais, ce qui n'est pas vraiment le cas, qui laisserait un célibataire comme moi s'occuper d'une petite fille comme Eri…? Elle a besoin de stabilité… Excepté qu'avec son Quirk, elle ne trouvera sûrement pas une famille assez forte et aimante pour faire abstraction de sa dangerosité… Personnellement, elle ne m'a jamais fait de mal… Cela aide que j'aille le don d'enlever le quirk d'une personne… Mais je doute qu'elle puisse contrôler son pouvoir avant quelques années… Certains adultes ont du mal à se contrôler, on a qu'à penser à toi…!
Yamada hocha les épaules. Il se sentait un peu nu sans son collier lui servant de micro et émetteur, lui permettant d'avoir plus de contrôle sur sa voix surpuissante… Mais il était capable de se contrôlé… Il agaçait parfois Shouta en lui criant dans les oreilles, sachant qu'il pouvait en supporter plus… Il savait les décibels à ne pas dépasser pour ne pas rendre quelqu'un sourd…!
-Je me rappelles très bien de comment mon enfance s'est passé… J'aurais pu devenir aussi rebelle que n'importe quel de ses enfants au puissant Quirk… Capable d'effacer celui des autres… Même mes voisins avaient peur de moi.
« Mais tu restais silencieux, dans ton coin, replier sur toi-même… Obstiné à ne pas faire de vague…! » écrivit Yamada, l'ayant bien cerner, Aizawa finissant tranquillement son verre avant d'appeler la serveuse, demandant la même chose, Yamada faisant signe qu'il voulait un autre aussi.
-… c'est vrai… J'ai vite compris à ne pas me faire remarquer… Ça n'empêche que très peu de gens me comprenaient ou voulaient m'intégrer dans leur cercle d'amis. Je m'en fichais… C'était… calme… Et je suis rentré à U.A., après que mon père aille changer de job et que nous aillons du déménager. C'est à ce moment-là qu'on est devenu voisin de classe…
« Oh yeah…! J'avais tellement hâte de me faire ami avec toi! » écrivit avec enthousiasme Yamada, Aizawa sourcillant, sentant l'alcool faire effet, sans pour autant le rendre malade.
-… Tu n'essayais pas de te faire ami avec… tout le monde…? soupira-t-il, Yamada prenant une grosse gorgée.
« Si, mais avec toi, c'était particulier…! » répliqua-t-il, Aizawa étant au moins content qu'il noircisse les pages.
Il espérait qu'avant la fin de la soirée, il l'aille tout remplie. Ce serait marrant de le voir incapable de communiquer…!
-… C'est vrai… Tu es une des rares personnes qui m'agaçaient autant qui me rendait curieux… Je me demande pourquoi les profs nous mettaient si souvent en équipe…!
« C'est parce qu'on faisait une bonne équipe! » écrivit Yamada, Aizawa en doutant.
-J'étais le cerveau ET les bras…! Tu n'es pas de mon niveau…! répliqua Aizawa, sa bière le rendant plus crue.
Yamada fit un O avec sa bouche, avant de secouer la tête en serrant ses bras autour de lui, semblant trouver ça très drôle.
-… Vrai ou faux…? fit Aizawa, mais Yamada fit un signe à une personne derrière lui.
-Mic?!
Une fille avec une robe ultra-courte s'avança et Yamada se leva pour la prendre dans ses bras, la fille rigolant, semblant pompête.
-Ça fait longtemps qu'on ne te voit plus ici! Oh, tu es avec ton fameux Eraser Head! Vous voulez de la compagnie? demanda la fille, Eraser jetant un regard noir mais Yamada prit son calepin et se mit à écrire à toute vitesse.
En lisant le message, la fille brune pimpante parut triste.
-Oh, c'est pas vrai? C'est trop bête! Pauvre chou! Heureusement qu'il est là pour te remonter le morale…! Tu es sûr, vous êtes correct? Je pourrais trouver une copine pour ton coéquipier, Mic-chéri!
Yamada secoua la tête, avant de l'embrasser sur la joue, la fille soupira avec un sourire avant d'embrasser Aizawa sur le front, exactement comme le « Healing Kiss » qu'avait pratiquer le prof d'anglais sur Bakugo, dérangeant le loup solitaire.
-C'est bon, alors, je laisse les hommes entre eux. Prenez bien soin de notre petit rossignol, Eraser? Merci, vous êtes chou!
-… Qu'est-ce que c'était que ça…? grogna Aizawa alors que la fille allait rejoindre son cercle d'ami, Present Mic croisant les bras derrière la tête, faisant une tête sur de lui.
Il n'eut pas besoin d'autre chose pour comprendre que les capacités sociables de Yamada pouvait lui être très, très utile…! Chose que lui laquait gravement…
-… Bon, d'accord… J'ai compris, tu as des choses que je n'ai pas…, avoua Eraser, Yamada prenant son verre et le levant comme pour rendre honneur à ses sages paroles, prenant ensuite une gorgée. Tu as des copines à pelleter et pas moi…
Yamada recracha sa gorgée, s'étouffant, Eraser Head roula les yeux.
Non mais, pour qui il se prenait…? Ce n'était pourtant pas un secret qu'il était un célibataire endurci… En plus, avec une gamine à surveiller, un dortoir de jeune à gérer, c'était extrêmement difficile d'avoir un semblant de vie sociable. Malgré tout, Yamada lui jeta un regard effaré, comme si c'était une histoire trop dramatique pour ses oreilles.
« Tu es sûr que tu es correct?! » lui écrivit Yamada, avant de rajouter sur la même feuille. « Je peux demander à Tamis d'aller chercher son amie, tu sais…! »
-Non! s'énerva Aizawa. On passe la soirée ensemble, tu ne mêles personne à ça…! Si tu te sens seul, tu vois des gens, filles ou gars, je m'en fiches… Mais tu ne te mêleras pas de ma vie privée… Ça ne concerne que moi et c'est encore la seule chose que tu n'oses pas t'incruster…
« Ah… Ah ha ha ha ha…! » songea Mic, mal à l'aise, n'ayant pas réaliser qu'Eraser n'avait pas de copine, ni depuis un certain temps…
Il devait vraiment se sentir seul! Enfin, selon son point de vue, il faisait pitié. Mais il tenta de se convaincre que Shouta ne se laisserait pas souffrir, il était assez grand pour savoir comment rencontrer des gens…! Ce n'était pas sorcier…!
Il était capable de venir avec lui en boîte, il serait capable de se faire une copine s'il en avait besoin… Non?
Le doute le creusait mais il demanda plus d'info sur Eri, Aizawa semblant plus à l'aise, expliquant que la gamine s'ouvrait lentement mais qu'elle était bien mieux qu'à ses tout débuts.
-Encore désolé pour l'autre soir… Elle fait encore des cauchemars, c'est normal, avec les criminels qui la retenaient prisonnières… J'espère qu'un jour, elle en aura moins… Qu'elle pourra se sentir en sécurité…
« Tu fais tout ce qui est en ton pouvoir pour l'aider, Shota. Et c'est déjà merveilleux… Si tu as besoin que je la garde, ça me ferait très plaisir… Quand j'aurais retrouver ma voix… » écrivit Yamada, une expression au visage.
Aizawa lit deux fois le texte et regarda la tête de son ami, semblant incertain.
-… Toi…? Babysitter? Tu aimes tant les enfants…? Depuis quand…?
Yamada sourcilla, expirant bruyamment, semblant agacé.
« Tu te moques de moi?! » pensa Yamada, se rappelant pourtant qu'il lui avait parler de nombreuses fois qu'il rêvait d'une ribambelle d'enfants.
Une des raisons qu'il était à l'école était pour être en contact avec les jeunes, sans parler d'une job stable et de la popularité que ça lui apportait… Non, les jeunes étaient précieux, si riches en rêve et en imagination.
Aizawa ne l'obligea pas à s'expliquer, disant que s'il avait vraiment besoin d'aide pour Eri, il l'utiliserait, mais seulement s'il venait dormir à l'école.
-Je ne veux pas qu'elle quitte l'enceinte ou sa chambre… Tout changement peut la troubler encore plus, et même si je ne doute pas que tu peux la protéger, il y a déjà assez eu de Yakujas qui l'utilisaient… Je ne veux pas qui lui arrive rien de fâcheux… Ni à toi…
Yamada finit son verre, pleurant presque, extrêmement ému. Le cœur de pierre d'Aizawa se ramollissait, c'était merveilleux!
-… Bon, la soirée passe… On va chez toi…? demanda Aizawa, Yamada avalant un peu de travers sa dernière gorgé, rougissant.
« … Pour quoi faire? » songea Yamada, nerveux.
Finalement, chez lui, Aizawa lui laissa le choix des activités. Mic sourit, contenté et curieux de voir jusqu'où il irait pour le récompenser d'être venu tout la semaine.
Il prit un film d'animation, Eraser Head ne pipa mot, mais quand il fut fini, il demanda où était les toilettes.
Yamada lui montra les cabinets avant de se rassoir au salon, regardant l'horloge. 11 heures et demi… La soirée avait passé si vite…! Personnellement, il était content, mais il n'avait pas envie d'abuser d'Aizawa et le forcer de boire ou de faire quelque chose qu'il n'avait pas envie. L'entente était qu'il lui restait une heure, mais il songeait qu'après ces aveux et cette semaine difficile pour lui aussi, il devrait le laisser retourner chez lui.
Mais quand Aizawa sortit des toilettes, Yamada se demanda d'un coup qu'il ne rêvait pas. Il avait enlever sa chemise pour être juste en T-Shirt sans manche, super sexy, les cheveux attachés et une bouteille d'huile en main.
« Qu'est-ce que ça signifie?! » pensa-t-il, recula sur le sofa, Aizawa s'agenouillant et commençant à déboutonner sa chemise, semblant insensible à sa tête paniquée.
-… Je me rappelle que tu m'as confié un jour que tu adorais les massages… Je me suis dit que ça ne te dérange pas que je t'en donne… Je ne suis peut-être pas bon, mais si… ça peut te détendre…, proposa Aizawa, levant ses yeux noirs sur les siens, verts et brillant, Yamada ne sachant pas quoi dire.
S'il pouvait dire quelque chose. Enfin, il était muet et soufflé par cette attention si charmante et tendre de son ami. Un sourire se dessina sur sa bouche et il prit Aizawa par les épaules, le forçant à se coucher sur le sofa, lui prenant la bouteille d'huile.
-… Qu'est-ce que tu fais?! demanda un peu brutalement Aizawa, rougissant, faisant comprendre à son partenaire qu'il ne s'attendait pas à ce retournement de situation.
Yamada se contenta de coller un doigt sur sa bouche pour l'intimé au silence, finissant d'enlever sa chemise et coulant un peu d'huile dans sa paume, la réchauffant.
-… Tu veux en premier ME masser…? demanda Aizawa, Yamada hochant la tête. … J'imagine que c'est plus juste… Mais si tu me fais mal, je ne serais pas tendre…
Yamada n'avait pas peur, le laissant se dévêtir du top avant de commencer. Il prenait soit de masser ses muscles endoloris, ne se gênant pas pour masser ses bras, ses épaules, la base du coup, faisant des petits cercles. Aizawa soupira, sentant qu'il était en très de sombrer. C'était si confortable, si bon…
-… Tu as fait des cours ou quoi…? Hum, oui, là… C'est ça, Yamada…, fit Aizawa, fermant les yeux, accotant sa tête sur un coussin, laissant tomber ses défenses.
S'il avait vu la tête de son collègue, peut-être qu'il ne se serait pas sentit si à l'aise. Yamada appréciait cette situation. Un peu trop à son propre goût! Le dos si pâle de son partenaire, cette cicatrice terrible sur son bras, c'était tragique, mais ça le rendait encore plus charismatique et séduisant. Il devait se retenir de baiser son épaule, partager un peu de sa douleur. Il savait que ce serait assez pour faire braquer son collègue. D'autant qu'il n'était pas intéressé à une relation plus que de l'amitié…!
Mais combien d'amis vous offrait un massage? Si ce n'était pas de la perte de sa voix, Yamada aurait penser qu'il voulait le draguer. Et avec les drinks dans le corps, ça ne l'aurait pas fâcher…!
Au bout d'une demi-heure, Aizawa gémit, réalisant l'heure et bougeant.
-… Arrête… C'est à moi de te faire du bien… Tes mains doivent être en feu…, commenta-t-il, s'assoyant, roulant les épaules avant de pousser Yamada à se coucher sur le ventre, ce dernier étant rouge. T'en fait pas… Si je te fais mal, juste secoue une de tes mains et j'arrête… Tu ne prends pas beaucoup de soleil, hum…?
« Tu es pas mieux pla-ahhh! » pensa Present Mic, ouvrant la bouche.
Il aurait gémit mais heureusement, aucun son ne pouvait sortir. Les mains d'Aizawa était en très de le masser. Il avait moins d'expérience que lui, mais il faisait de son mieux. Ça ressemblait à des caresses mais juste un peu plus vigoureuse. Aizawa était un peu intimidé. Yamada ne bougeait pas, il sentait sa peau se réchauffer sous ses doigts. C'était bon signe…? Ses oreilles étaient rouges et Aizawa souffla dessus, juste comme pour les refroidir. Il sentit son ami tremblé, Aizawa sentant qu'il commençait lui aussi à rougir. Mais il voulait vraiment l'aider à se détendre. Et selon ce qu'il lui avait dit par le passé, rien ne lui faisait de mieux qu'un bon massage exécuté par de douces mains.
« Et bien, mes mains ne sont pas les plus douces, mais c'est tout ce que tu auras gratuitement… » pensa Aizawa, prenant ses côtes, testant brièvement la résistance de celles-ci, Yamada inspirant.
-… Tu es tendu… Je te fais mal…? Et si tu te tournais pour…? demanda Aizawa, écarquillant les yeux en l'aidant à se tourner et voyant sa tête.
Hizashi était quasiment en larmes, semblant honteux mais il avait un filet de bave sur le coin de la bouche. Aizawa resta surpris un instant avant d'avoir un petit sourire en coin.
-… Ça te fait tant de bien…? Hé, fait pas cette tête…, répliqua Aizawa, lui prenant le menton, le forçant à le regarder dans les yeux. Si ça te gêne trop, je peux arrêter… Mais soit sincère… Tu veux que je continues…?
Yamada hésitant, avant d'hocher la tête, Aizawa souriant d'une manière un peu prédateur, coulant un filet d'huile sur son torse avant de le caresser, le pauvre blondinet se couvrit le visage, serrant les dents.
-… Avec la lotion, tu es tellement doux, Hizashi…, murmura Aizawa dans les oreilles rouges de son compagnon, ce dernier respirant rapidement.
-… shouta… Shouta…
Aizawa voyait les lèvres bouger de Yamada mais il avait du mal à en croire ses oreilles. Et il devinait ce qui allait suivre. Juste s'il devait arrêter maintenant ou attendre que-
-Oh oui, SHOUUUUTA! s'écria Mic, criant et la pièce parut s'ébranler sous l'onde de choc.
Mais Mic avait louer un appartement dont la structure pouvait résister à des séismes…! Dont, sa voix n'était pas une grande menace…!
Par contre, quand il rouvrit les yeux et vit Aizawa, le dévisageant, les mains sur ses oreilles, il afficha un sourire désolé.
-… Pardon, Shouta, je voulais… pas…, oh… Oh! Ma voix?! réalisa-t-il, s'assoyant, se prenant la gorge, Aizawa enlevant lentement ses mains huileuse de sur ses oreilles, grimaçant.
-… Je me doutais que ça serait arriver… Mais peut-être pas après juste 10 minutes de massage…
-… Tu appelles ça un massage…? souffla Yamada, encore gêné qu'il l'aille autant toucher mais ne voulant surtout pas lui dire qu'il avait mal fait.
Étrangement, il s'était jamais si bien sentit avec l'une de ses conquêtes. Peut-être parce qu'elles ne le massaient pas…
Ou peut-être pourrait-il ouvrir les yeux et comprendre que c'était Aizawa qui lui faisait cet effet-là.
Il s'excusa encore pour avoir crier, Aizawa répliquant qu'il était habituer.
-Ça fait juste bizarre… après tout ce temps que tu étais silencieux…, commenta Aizawa, prenant un mouchoir pour s'essuyer le visage de l'huile qu'il avait mit.
Mais Yamada ne lui laissa pas le temps. Il entreprit de lui lécher ses oreilles fragiles, donnant un frisson à son collègue.
-… Qu'est-ce que tu penses que…?
-Tu t'es couvris les oreilles pour te protéger tes tympans de ma voix, non…? C'est ma faute si tu es couvert d'huile… Laisse-moi te nettoyer… Prendre soin… de ses petites oreilles…, commenta Yamada, faisant rougir Aizawa.
Il réalisa que le massage qu'il avait reçu et l'alcool prit plus tôt en soirée devait faire tomber ses inhibitions. Ce qui expliquait sa conduite. Ça ne voulait pas dire qu'il appréciait que son collègue de travail le traite ainsi. Mais avait-il vraiment une raison de chialer ou le repousser…? Il l'avait tripoté et donner des sueurs froides.
« J'avais une bonne excuse… C'était pour le détendre pour qu'il retrouve sa voix…! » songea Aizawa, avant de regarder l'heure. « Il… lui reste 15 minutes… Après quoi, s'il n'arrête pas, je lui balance un direct dans la fraise…! » songea-t-il, le laissant lui lécher ses lobes, baissant la tête, finissant par se couvrir la bouche, frémissant, sentant sa chaleur corporelle augmenté.
Lundi suivant, Mic se présenta à l'école, semblant être plus enjoué et enthousiasme que jamais.
-Salut la compagnie! s'écria-t-il, déstabilisant les jeunes plus proches de lui dans le hall, les profs présents se tournant, semblant joyeux.
Seul Aizawa et Toshinori ne semblèrent pas surpris d'entendre sa voix mélodieuse raisonné dans l'école.
-Oh! Félicitation! Vous avez enfin retrouver votre voix, Present Mic! s'écria Izuku.
-Par quel miracle…? demanda Iida, le prof d'anglais souriant mais Asui sourcillant, étant une fin observatrice.
-… Vous avez un œil au beurre noir…? déclara-t-elle, les élèves se taisant.
Personne d'autres n'avaient remarquer, avec ses lunettes flashy, le contour de son œil gauche encore un peu bleu d'un solide coup qu'il avait du recevoir, quelques jours plus tôt.
-Euh… Ce n'est pas aussi pire que Samedi…, commenta Toshinori, les élèves sourcillant.
Pourquoi ils s'étaient vus durant le Week-end.
-Ouais…! C'est un fait. Et ça fait presque plus mal… Toshi! On se finit Maccross ce soir, comme prévue? demanda Yamada, All Might joignant ses mains.
-Je ne manquerais pas ça pour tout l'or du monde…!
-… Present Mic… Vous aimez aussi…?
-Les animes avec des chansons et des jeunes gens pilotant des robots transformables? Pour sûr! Surtout que la version anglaise est pas si pire...! expliqua Mic, roulant ses index avant de prendre une pose classe. Maintenant, tout le monde en classe! Je dois aller voir les deuxièmes années, non? C'est partie!
Il ne donna pas d'explication clair, sauf au directeur qui demanda à le voir dans la salle des profs.
-… On vient de me rapporter que tu as été blessé… Est-ce que c'est par un autre criminel…? Je me fais du souci…
-Oh, pas du tout…! répliqua Mic, un sourire gêné, avant de se râcler la gorge.
Il finit par pointer Aizawa, n'ayant pas fait de vague mais l'ayant observer de coin, baissant les yeux en remarquant que tous les regards étaient sur lui.
-Vendredi soir, Eraser Head m'a offert un moment top détente…! Sans lui, je serais sûrement incapable de parler… Mais quand j'ai retrouvé ma voix, je lui ai quasiment briser les oreilles…! L'un de ses réflexes a été de me frapper…! Fin de l'histoire! C'est pas trop brillant pour moi, mais vous me connaissez, ah ha ha, quand je suis excité…!
« Trop de détails! » pensa avec Aizawa, embarassé, Midnight affichant un sourire curieux, Toshinori se prenant le menton, soucieux, mais le directeur hocha la tête.
-Si vous vous êtes mutuellement pardonner, c'est ce qui compte… Mais j'apprécierais que vous ne vous battiez plus à l'avenir…, commenta-t-il, avant de replacer des documents. Voici la copie que j'ai reçu des devoirs des élèves… Très intéressant, Mic, mais j'aimerais aussi que tu restes centré sur le manuel… C'est mieux de communiquer avec tes collègues pour savoir qui fait quoi. Je vois que certaines syntaxes sont à travailler. Je comptes sur toi…!
« Tiens, il est moins gentil maintenant que j'ai retrouvé ma voix… » songea Mic, mais afficha son éternel sourire, récupérant les copies et lui assurant que cela ne se reproduirait plus.
Les jours suivant, Mic était toujours super occupé. Il revint enfin à la radio, fit quelques rondes en soirée, rencontrant plusieurs de ses fans et arrêtant deux cambriolages. Il réussit entre ça à prendre rendez-vous avec Jiro senior. C'était mercredi soir et ils passèrent proche de trois heures à chanter et à inventer de nouvelles musiques ensemble. Bien sûr, Yamada n'était qu'un amateur, comparé à l'expert, mais le père de Kyoka aimait beaucoup ses idées, sans parler de sa voix perçante.
-J'aimerais bien vous demander de faire quelques unes de mes musiques… Votre voix pourrait vraiment bien balancer mon accent plus grave…! commenta-t-il, Mic ayant du mal à croire et éclata de rire. Non, je suis sérieux…!
-Merci! Avant d'étudier pour être un héros, j'aurais trop voulu être un chanteur…! Si, si vraiment vous avez personne d'autre, ça me ferait vraiment plaisir de participer…! Vous êtes tellement sympa, et votre femme est tellement mignonne…! Kyoka est son portrait cracher version miniature…!
-Ah ha ha…! Merci! Bon, on se rappelle alors pour faire encore de la bonne musique?! demanda Kyotoku, lui tendant la main, la mère souriant en arrière fond, Mic lui serrant sa main avec énergie.
-Et comment! Merci encore pour la soirée!
-Merci pour les bières et de bien prendre soin de nos enfants, Mic…!
Le héros leur fit signe de la main avant de marcher vers le métro.
Avec le resto et les consommations au bar, il fallait qu'il surveille ses dépenses. Une petite marche ne lui ferait pas de tort, surtout après ses heures à chanter de la douce mélodie. Le rock était assez doux pour ses oreilles, vous comprenez? :D
Il vit une ombre sur un édifice et plissa les yeux, mettant sa main en visière. Il reconnue le foulard gris battant au vent d'Eraser Head et s'en allait pour lui faire signe de la main, mais arrêtant son geste. S'il était en filature, ce n'était pas le moment qu'on dénote son emplacement. Il se dit qu'il le texterait bien pour lui dire qu'il le voyait, plongeant sa main dans sa poche négligemment, avant de réaliser…
-Mon téléphone! s'écria-t-il, se prenant la tête.
-JE L'AIIIII!
Mic se courba en deux, surpris, mais souriant en reconnaissant la voix rock and roll de Monsieur Jiro, l'ayant poursuivit et arrivant à son niveau à bout de souffle.
-Dé… Désolé…! J'ai pas de voiture, ma femme l'a trouvé sur la vanité des toilettes…!
-Ah…! Merci, j'en ai vraiment besoin…! C'est vraiment gentil, un autre dude l'aurait garder pour se faire un peu d'argent de poche…! commenta Mic, Kyotoku secouant vigoureusement la tête.
-Comment?! Faire ça à un gars aussi vertueux et talentueux? Jamais! s'écria-t-il, lui donnant son téléphone tout en lui serrant les mains.
Une voiture les éclaira de ses phares un bref instant, Mic affichant un sourire gêné, ayant l'impression de s'être fait un autre fan.
Mais il sentit un regard brulant lui mitrailler la tête et il releva ses yeux sur la tour où il avait apercu Aizawa. Il avait disparu.
Il sourcilla mais remercia encore Kyotoku pour lui avoir ramené son bien, s'excusant de ne pas pouvoir rester plus longtemps.
-Demain, école…! C'est pas toujours facile…!
-Oh! Pas de souci! Je comprends tout à fait…! Je dois revenir aussi à la maison…! Ma femme serait bien capable de partir à ma recherche avec quelques hauts parleurs… Et croyez-moi, je peux être bruyant, mais quand elle s'y met, elle est pire que moi…!
-Si son Quirk ressemble à celui de sa fille, j'en doutes pas une seconde! s'écria joyeusement Mic, les deux hommes se serrèrent une dernière fois la main avant de se laisser, agitant la main.
Mic aimait ce genre de personne. Quand ils baissaient leurs armures, ils étaient super ouvert et émotif. C'était les gens qu'il préférait…!
Alors, pourquoi il était toujours avec Aizawa, depuis si longtemps…?
« … C'est un hasard…! » tenta-t-il de se convaincre, un sourire nerveux sur les lèvres, pressant sa marche.
Il n'espérait plus revoir Aizawa ce soir, encore moins lui texter. Il voulait d'un coup être un peu seul.
Durant ce temps, Aizawa releva la tête du rebord du building, voyant que Present Mic marchait seul vers le métro. Il ramena ses yeux sur une soi-disante planque de criminels, s'attendant à entrer en action. Mais d'avoir vu son compère avec un autre l'avait déconcentré. Heureusement que les villains n'étaient pas rentrés en action à ce moment-là, sinon, il se serait maudit lui-même pour son manque de professionnalisme. Est-ce que ça le touchait vraiment, qui il voyait, quand? Il avait été aussi très surpris que Toshinori soit venu à son appart, juste le lendemain. Il avait craint qu'il se soit confié sur ce qui s'était passé, mais Mic avait décidé de ne pas tout dire. Pour une fois…! Il avait une réputation à tenir, et déjà il n'était pas fier de l'avoir laisser le dorloter si longtemps, pas plus de l'avoir frapper après qu'il l'aille embrasser dans le cou. Il était un peu soul, sensible aux dernières péripéties. Un vrai ami aurait du simplement le repousser et lui expliquer qu'il ne pouvait pas lui faire ça. Le frapper était le genre d'action qui pourrait révéler… que ça lui avait fait quelque chose. Plus qu'un ami devrait ressentir.
Et ça l'écoeurait presque de voir qu'il ne semblait nullement atteint par son mustime, ayant tellement d'amis et de facilité avec le sociable qu'il avait rarement une minute à lui. Même les gens acceptèrent ses explications pour son œil au beurre noir comme monnaie comptante.
Aizawa n'avait pas envie qu'il crie sur les toits qu'il s'était « presque » passé quelque chose entre eux, mais il se serait attendu qu'il se moque de lui sur le sujet, le faisant alors sentir moins coupable d'avoir été violent.
Mais non, rien! Comme s'il avait oublier l'épisode depuis des siècles… que ce n'était pas si important…
L'héros en noir savait que c'était pourtant la plus sage chose à faire. De garder ça mort, de ne plus en parler, ni y penser, poursuivre sa route et rester ce qu'ils étaient. Collègues, alliés, amis, selon les situations, et parfois rivaux. Ça avait été leur lot depuis toujours…!
Ce serait toujours plus facile à oublier si quand il sortait de la douche ou dès qu'il enlevait son foulard et son chandail, il ne voyait encore la marque sur la base de son cou. Comme le beurre noir de Mic, la peau avait changé de couleur. Pas terriblement, mais Aizawa était déchiré entre l'envie de trouver son compère pour le frapper et celle de s'excuser et tenter de mettre leur relation au clair.
Il n'était pas à l'aise avec la distance que Mic prenait de lui. Il lui avait semblé qu'ils s'étaient entraidés durant la dernière semaine, vu qu'il était muet. Il avait plus parlé de lui qu'il ne l'avait fait en 5 ans…!
Aizawa mit ses pensées en veilleuse, se jetant sur les malfrats et les arrêtant avant qu'ils n'aillent sur la banque qu'ils voulaient dévaliser.
