Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.
Note : Bonjouuuur !
Je sais, j'avais dit que je postais le lundi ! Mais c'est à cause de caloueg13 qui m'a menacé de manière pas menaçante, alors j'ai eu envie de vous faire plaisir plus rapidement.
Un grand merci pour tous vos retours, malgré le chapitre court qu'avait été cette première règle. Pour vous récompenser pour votre patience, voici un chapitre bien plus long, en espérant qu'il vous plaise tout autant !
Je remercie Scriboulette pour la cover et Plurielle et Celikwi pour la correction !
Enjoy !
.II.
Règle 2 : ne reste pas à genoux, même pour mourir[3392]
Ils l'avaient retrouvé. Il aimerait dire qu'il ne savait pas comment. Mais fondamentalement, Stiles savait qu'il avait encore beaucoup de choses à apprendre dans l'art de disparaître. Malgré toutes ses précautions, il se doutait qu'il avait fait des erreurs. Des erreurs qui allaient lui coûter la vie s'il ne trouvait pas rapidement une idée pour s'en sortir.
Il avait remarqué qu'on le suivait alors qu'il rejoignait sa jeep. Première erreur : garder son véhicule.
Il le savait. Mais il avait besoin d'un moyen de locomotion, pas assez d'argent pour s'en racheter un et il ne pouvait même pas essayer de vendre Roscoe puisque que les papiers étaient au nom de son père. Aussi avait-il gardé sa voiture, tentant de la camoufler et de la garer dans des endroits discrets, éloignés de son point de chute.
Repérant la voiture grise qui le suivait à chaque rue, il avait eu un doute. Elle lui disait quelque chose et il se demandait s'il ne l'avait pas déjà vue auparavant. Alors il fit comme dans les films. Il oublia sa destination et entreprit de tourner de manière aléatoire, mais qui donnait l'impression à ses poursuivants qu'il ne les avait pas repérée. Il arriva sur une nationale, accéléra autant qu'il le pouvait avec Roscoe, sans dépasser la limitation de vitesse. Il ne manquerait plus qu'il se fasse arrêter par la police.
Un camion qui traînait la patte lui donna l'occasion rêvée de faire un dépassement aussi surprenant que rapide. Il ne fut pas étonné de voir la voiture grise réaliser le même dépassement, malgré la voiture qui arrivait à grande vitesse en face d'eux.
Stiles respira profondément et essaya de trouver une stratégie. Malheureusement, il ne connaissait pas bien la ville et ne pouvait donc pas ruser en transformant les rues en labyrinthe. Hors de question d'allumer un GPS. Et s'il prenait des rues au pif, il risquait de se retrouver dans une impasse.
Non, la seule solution, c'était de s'éloigner de la ville, pour éviter témoins et blessés collatéraux. S'il devait aller à la mort, ainsi soit-il. Mais aucun innocent n'en serait la victime.
Il se rappelait vaguement où était la zone industrielle. Il donna un coup de volant pour prendre la sortie au dernier moment. La voiture était toujours là. Maintenant, elle devait avoir compris qu'il l'avait repérée.
Heureusement, il comptait quitter la ville aujourd'hui et avait donc ses affaires dans la voiture. Cela signifiait le Beretta. Le couteau était dans sa poche. Il inspira un grand coup et essaya d'endiguer la panique qui montait en lui. Ce n'était vraiment pas le moment de faire une crise d'angoisse.
Il finit par arriver devant un entrepôt semblant désaffecté. Il espérait juste que le bâtiment était ouvert, sinon, il risquait de crever comme un chien sur le parking, car n'ayant aucun endroit où se cacher.
Il fit un rapide demi-tour, de manière à ce que sa porte du côté conducteur soit proche du bâtiment, sans qu'il ne soit à découvert. Il freina brutalement, attrapa son arme à feu et il eut juste le temps d'attraper un chargeur, avant que la voiture de ses poursuivants n'arrive, faisant crisser ses freins.
Il ouvrit sa porte et courut, à moitié baissé, vers l'entrée de l'entrepôt. Il fit coulisser légèrement la porte – ce qui provoqua un bruit dingue – et entra dans le bâtiment. De-là, il se mit à courir, fouillant la zone du regard à la recherche d'une planque ou d'un point de visée stratégique. Il entendit les portes claquer dehors et sut qu'il n'avait que quelques secondes pour peut-être sauver sa peau. Il vit un escalier en ferraille. Pas la meilleure idée mais ça aurait le mérite de mettre de la distance entre lui et ses ennemis. Il entreprit de le monter, veillant à ne pas faire vibrer la structure métallique pour ne pas révéler sa présence.
Trois hommes entrèrent alors qu'il était au milieu de sa montée. Il s'arrêta, s'accroupit et attendit de voir quelle serait leur prochaine action. Il les détailla rapidement. Un grand baraqué. Très musclé, cheveux courts, gueule de boxeur, à éviter en corps à corps mais possiblement distanciable à la course, au vue de sa carrure. Le deuxième homme était grand aussi mais beaucoup plus fin. Peut-être moins costaud mais sûrement beaucoup plus rapide. Des cheveux blonds, courts et une cicatrice barrant sa joue. Le dernier était de taille moyenne, des cheveux courts, noir, une barbe et une attitude nerveuse. Il semblait être le chef. C'était lui qui était entré le dernier dans le hangar. Stiles doutait qu'il soit excellent au corps à corps mais il avait appris à ne pas sous-estimer ses ennemis. Et puis, il tenait bien serré dans sa main gauche un colt qui avait le pouvoir de lui trouer la peau.
Les trois hommes avançaient à pas lents, scrutant les alentours. Ils se séparèrent pour faire le tour des machines et autres caisses entreposées ici et là, et Stiles se félicita de ne pas s'être caché derrière. Vu comment ils se déplaçaient, il aurait été fait comme un rat.
Il hésita à leur tirer dessus, profiter de l'effet de surprise. Mais il n'était pas certain de toucher sa cible et même s'il réussissait à en abattre un, les deux se lanceraient à sa poursuite. De plus, il répugnait à tuer un homme de sang-froid, même si ceux-là semblaient le chercher et pas pour lui dire des choses sympathiques.
Il les laissa faire le tour des caisses et reprit son ascension, veillant à rester le plus silencieux possible. Il leur jetait des coups d'œil réguliers, et savait que sa chance ne durerait pas. Bientôt, ils le remarqueraient. Ou tout simplement, ils remarqueraient l'escalier. Sa seule chance résidait dans le fait que la structure en ferraille était trop étroite pour qu'ils grimpent ensemble. Ça lui donnerait la possibilité d'abattre ses ennemis un par un.
Il était arrivé à la dernière marche, se disant que finalement, il arriverait à finir son ascension sans être repéré, quand la structure grinça. Stiles ferma les yeux quand il entendit le bruit. Et merde. Il regarda rapidement vers le sol et vit ses trois poursuivants se retourner et remarquer l'escalier. Il resta accroupi mais se dépêcha de quitter l'escalier. Là où il était arrivé, ce n'était pas réellement un étage, plus un chemin de 3 mètres de large, qui faisait le tour de l'entrepôt. Le moyen pour n'importe qui de voir ce qui se passait au rez-de-chaussée. Malheureusement, la passerelle était encadrée par une pauvre rambarde et le mur en parpaing qui soutenait l'ensemble de l'entrepôt.
Rien qui permettait à Stiles de rester à couvert. Sa seule cachette était les quelques objets éparpillés et abandonnés le long de la passerelle, qui, s'ils pouvaient ralentir des ennemis, ne suffiraient pas à le protéger de manière satisfaisante.
Le géant avait commencé à grimper l'escalier et était maintenant au milieu de la structure. Stiles n'avait pas trop de temps pour réfléchir, alors il se mit juste en retrait derrière un objet qui avait dû être jadis un meuble de rangement. Il se fit le plus petit possible, espérant rouler son adversaire. L'homme arriva à sa hauteur et Stiles prit une courte inspiration et essaya de mettre en pratique les quelques leçons de self-défenses que son père lui avait appris. Alors que le géant était à sa hauteur, il lança sa jambe au niveau des genoux de Musclor pour tenter de le balayer. Malheureusement, son ennemi avait des appuis solides et à part un léger sursaut, le coup n'eut pas l'effet escompté. Son adversaire tourna rapidement la tête vers lui et Stiles ne put s'empêcher de murmurer une petite prière. Il bondit sur ses pieds et se prépara autant que possible à parer les coups. Musclor balança un gros coup de poing vers son visage, voulant sans aucun doute le mettre KO. Stiles leva les avant-bras et les contracta. Le poing manqua son visage mais son corps ressentit tout de même toute la puissance de son ennemi.
Il ne pouvait pas le battre au corps à corps. Stiles se mit à courir le long de la passerelle. Il vit en même temps les deux autres acolytes monter l'escalier. La structure en métal faisait le tour du bâtiment mais ne rejoignait pas l'escalier. Il y avait un trou de 4 mètres entre la fin de la passerelle et l'arrivée de l'escalier. Bon point : il ne pouvait pas être encerclé. Mauvais point : il courrait droit dans une impasse. Une fois qu'il serait arrivé au bout, il serait entre le vide et Musclor.
Il s'arrêta de courir. Ça ne servait à rien d'aller jusqu'au bout. Il regarda autour de lui et ne trouva aucune arme. Il sentit le métal froid contre sa peau.
Il manquait de choix.
Il sortit son arme, fit entrer une balle dans la chambre. Il verrouilla ses appuis, tendit les bras et ferma un œil. Musclor arrivait vers lui, en ligne droite, inratable. Il visa le cœur. Tira deux coups. Le bruit se répercuta contre les tôles d'acier de l'entrepôt. Le géant s'écroula. Stiles retint la nausée qui venait. Il venait de tuer un homme de sang-froid.
Le bruit de pas le fit sortir de sa stupeur. Il y avait encore deux hommes dont il devait s'occuper.
Il vit le grand blond avancer à pas rapides, mais sans précipitation. De toute façon, où Stiles pourrait bien aller ?
Stiles avait la main qui tremblait. Il ne pouvait plus tirer, ou en tout cas, pas dans l'immédiat. Il mit la sécurité et rangea l'arme. Il regarda le type s'approcher et réfléchit à la manière de le combattre. Il semblerait que cela se ferait au corps à corps. Mais à la différence du boxeur, il avait une chance de le battre, s'il agissait de manière intelligente.
Il se plaça de biais, poings relevés, prêt à prendre des coups et à en donner aussi. L'homme arrivait sur lui et se plaça lui-même de biais, avec les mains relevées. Loin de la barbarie et de la surprise de son combat avec Musclor, celui-ci semblait s'amorcer comme un combat en compétition. Excepté qu'il n'y avait pas de coupe pour le vainqueur. Seulement la mort pour le perdant.
Stiles aurait voulu faire comme dans les films, qu'ils se tournent autour, attendant que l'autre frappe. Mais, si la passerelle était trop étroite pour que 2 personnes s'y tiennent de front – un avantage pour éviter une attaque groupée de ses ennemis – ça signifiait aussi qu'il n'avait que peu de possibilités de mouvements latéraux.
Finalement, l'homme se lança, balançant son poing vers le visage de Stiles. Il eut le même réflexe que précédemment, parant le coup avant d'envoyer lui-même son bras vers l'abdomen de son ennemi. Il réussit à le toucher mais l'impact ne sembla pas blesser l'homme plus que cela.
Stiles ne vit pas arriver la série de coups de pieds et les prit dans l'abdomen et les cuisses sans pouvoir faire quelque chose pour les éviter. Il se recula de quelques pas pour tenter d'esquiver la pluie de coups mais cela ne fit que renforcer la puissance des attaques. Il était en train de se recroqueviller – une mauvaise idée, cela signifiait que son visage était à portée des coups de pieds – et cherchait frénétiquement une idée pour se sortir de ce mauvais pas. Il n'avait pas le droit à l'erreur.
L'homme cessa ses coups mais Stiles avait trop mal pour se relever et se tenir à nouveau droit. La douleur annihilait sa réflexion et sa logique. Il tentait vaillamment de se redresser lorsqu'il aperçût sur le sol, une barre en acier. Il se précipita pour l'attraper quand le blond lui tomba dessus. Stiles chuta lourdement sur le sol en ferraille, le poids de son corps plus celui de son assaillant compressant ses poumons. Tout l'air en sortit et Stiles se retrouva à chercher son souffle alors que le blond tentait de le retourner, sûrement pour continuer à le rouer de coups. Malgré les efforts de Stiles, son ennemi réussit à le mettre sur le dos. Il essayait de contracter ses muscles pour contrer la douleur mais cela semblait encore pire. L'homme lui balançait coup sur coup sur l'abdomen et le torse, comme s'il ne voulait pas toucher son visage. A l'aveugle, Stiles tendit le bras vers l'arrière et tâtonna. Il n'était pas tombé loin de la barre de fer, avec un peu de chance, peut-être pourrait-il l'attraper et se sortir de ce mauvais pas.
Alors qu'il pensait qu'il ne la trouverait jamais et que ses organes allaient exploser sous la multitude de coups, il sentit au bout de son index, l'arrondi d'un objet un métal. Il s'étira un peu – exposant un peu plus son corps aux coups – et attrapa la barre à pleine paume. Sans contrôler sa force, sans même y penser, Stiles abattit son arme sur la tête de l'homme. Une fois. Deux fois. Cela fit un bruit horrible et le sang coula quasiment immédiatement du crâne. Le blond étouffa un bruit de douleur avant de s'écrouler à côté de sa victime. Stiles repoussa le corps à l'aide de ses jambes, ne supportant pas le moindre contact avec celui qui le rouait de coups il y a encore quelques secondes.
Couché sur le sol, tentant vainement de retrouver sa respiration et la sensation de son corps, Stiles pensait que jamais plus il ne pourrait se tenir debout. Que jamais la douleur ne passerait. Il se mit sur le ventre, grimaçant et grognant, pour essayer de se relever, quand il perçut enfin le pas du troisième homme. Un pas calme, comme s'il n'avait pas besoin de se presser, puisque Stiles ne pouvait pas s'en aller.
Il vit d'abord les chaussures noires vernies, sur lesquelles tombait un pantalon de costume noir. Il releva doucement la tête et tomba nez à nez avec le canon d'un fusil.
Alors c'était ça. Il allait mourir aujourd'hui. Seul, dans un entrepôt abandonné, à des centaines de kilomètres des siens. Personne ne retrouverait jamais son corps. Il allait mourir là, par l'arme d'un homme qui souriait sadiquement à l'idée de ce qui allait se passer.
[…]
Non.
Stiles venait de démolir le crâne d'un homme avec une barre en fer. Il en avait abattu un autre de deux balles dans la poitrine. Il n'avait pas fait ça pour être tué comme un chien, aux pieds d'un homme qui ne méritait même pas la peur qu'il inspirait.
Stiles puisa dans les dernières forces qui lui restaient et s'appuyant sur les mains, poussant sur ses coudes, se mit à genoux. C'était mieux, mais il refusait de mourir à genoux. Il appuya un pied à terre, poussa sur son genou et se mit debout. Le canon de l'arme suivait sa tête et l'homme semblait amusé de l'effort que Stiles faisait pour tenter de retrouver un peu de dignité dans la mort.
Enfin debout.
Stiles se rappela la seule manœuvre que son père lui avait appris et qui était devenu un réflexe. Il essaya d'oublier la douleur qui l'empêchait de se tenir totalement droit. Il essaya d'oublier sa vue troublée et le vertige qui le faisait tanguer. Il regarda l'arme, se concentrant dessus.
Il vit le doigt de l'homme se déplacer sur gâchette.
Maintenant.
D'un mouvement vif, ou en tout cas aussi vif qu'il le pouvait, il mit ses deux mains autour de l'arme et le releva. Le coup partit, mais vers le toit. Il tordit l'arme, de manière à supprimer la prise de son ennemi sur son colt. Soit ce dernier résistait et son poignet cassait, soit il perdait l'arme.
Après quelques tentatives pour récupérer son arme, l'homme abandonna et lâcha le pistolet. Stiles en profita pour prendre en main l'arme et balança un coup de crosse dans la tempe de son assaillant. Il ne voulait pas l'assommer, il avait quelques questions à lui poser. Mais sous la douleur, l'homme recula et glissa sur la barre de fer qui avait roulé au sol quelques instants plus tôt. Il perdit l'équilibre, son dos buta contre la barrière de la passerelle, et avant que Stiles n'ait pu esquisser un geste en sa direction, l'homme bascula et tomba dans le vide.
Il cria.
Le corps s'abattant sur le sol en béton fit un bruit sourd qui résonna dans le silence de l'entrepôt. Doucement, Stiles se dirigea vers la barrière et se pencha. L'homme était étendu à terre, du sang venu vraisemblablement de son crâne commençait à couler. On aurait dit une poupée dont on avait coupé les fils.
Il ne supporta pas cette vue et vomit contre le mur.
Il se redressa, regarda autour de lui, son regard s'attachant au blond dont la tête saignait moins, toujours immobile et à Musclor, allongé loin, la poitrine perforée.
C'était un carnage.
Stiles se regarda et vit le sang sur ses mains et ses vêtements. Son corps le faisait souffrir atrocement mais il n'avait pas le temps pour se reposer.
Il se dirigea vers l'escalier, tanguant. Il enjamba le corps de Musclor et s'accrocha à la barrière, jusqu'à ce que ses deux pieds soient sur la terre ferme. Il se força à se diriger vers l'homme au sol, tâtant ses poches pour voir ce qu'il pouvait apprendre sur lui, sur eux.
Il trouva des clefs de voitures et un téléphone à clapet. Il empocha les deux et s'en alla. Il arriva sur le parking. La luminosité lui fit fermer les yeux, bien trop forte par rapport à l'atmosphère confinée de l'entrepôt. Il regarda les deux voitures sur le parking.
Il hésitait. C'était sûrement à cause de Roscoe qu'on l'avait retrouvé. C'était une mauvaise idée de la reprendre. Mais il n'était pas sûr que ça en soit une meilleure que de prendre la voiture de ses assaillants. Il s'y dirigea, comptant tout de même la fouiller.
Il ouvrit la porte côté conducteur, et s'écroula malgré lui sur le siège. Il n'y avait rien, à part une feuille de location. Ca réglait le problème de savoir quelle voiture prendre. Il ouvrit les vide-poches mais il n'y avait rien. Il s'extirpa maladroitement et se dirigea vers le coffre. Il y avait dedans un sac noir en cuir. Il l'ouvrit. Il y trouva de l'argent et deux armes.
Il jeta un coup d'œil à l'entrepôt, alors qu'un plan se dessinait dans sa tête. Sa seule question était : devait-il incendier le bâtiment ? Cela attirerait forcément les pompiers et s'ils arrivaient trop tôt, ils pourraient trouver les corps en assez bon état pour remonter à lui. Ne pas mettre le feu signifierait espérer que personne ne vienne ici pendant un long moment.
Il regarda les alentours. C'était une zone industrielle triste et vide, malgré le jour de semaine. L'industrie ne se portait pas bien et personne ne viendrait ici à part peut-être des sans-abris ou des squatteurs. Il décida de laisser le bâtiment tel quel.
Il se dirigea vers Roscoe, attrapa son sac et fouilla la voiture pour être sûr qu'il n'y laissait rien.
Son vertige se faisait plus fort, il devait s'en aller maintenant.
Il dit au revoir à la voiture qui l'avait accompagné dans toutes ces aventures, avant de la laisser là, portes ouvertes et clef sur le contact, espérant que quelqu'un la volerait et emporterait la preuve de sa présence ailleurs.
Il se dirigea vers la voiture de location, mit son sac dans le coffre, à côté de celui rempli d'argent. Il ouvrit le sien, attrapa une chemise, qu'il mit au-dessus de son tee-shirt sale. Il attrapa une bouteille d'eau et entreprit de laver les marques de sang de ses mains. Ensuite, il ferma le coffre. Il s'installa péniblement devant le volant et mit le contact. Il regarda dans le rétroviseur s'il n'avait pas l'air trop amoché. Le bleu datait de 2 semaines au moins et s'effaçait doucement. Les autres coups portés par ses assaillants étaient masqués par ses vêtements. S'il arrivait à ne pas grimacer de douleur à chaque mouvement, la personne à l'agence de location ne se douterait de rien. Il se ferait passer pour un assistant venu s'occuper des affaires d'un supérieur hiérarchique, rendrait la voiture pour ne pas éveiller les soupçons, prendrait les sacs et s'en irait.
Après cela, il aurait juste à trouver un motel dans lequel dormir pendant les prochaines 24h. Ensuite, il aurait à trouver un nouveau plan.
Sans jeter un coup d'œil en arrière, il s'en alla, sans autre forme de procès.
.II.
L'histoire vous plaît apparemment, on est donc parti pour 13 semaines ! J'espère susciter autant de réaction qu'avec le premier chapitre !
Bonne semaine à vous !
Teen Wolfement vôtre,
Math'
