Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.
Note : Bonjouuuur !
Merci à Scriboulette pour le dessin ! :)
Un grand merci à Neliia pour être une super alpha, Plurielle pour sa bétatisation, Celikwi pour sa relecture et MlleStilinski pour avoir toujours était partante pour WW.
Merci pour vos reviews, vos favorite, vos follow, ça me touche beaucoup et j'ai hâte de voir combien on sera à la fin de tout ça ! Sur ce, j'arrête le blabla !
Enjoy !
.II.
Règle 3 : tant que tu es debout, tu peux encore te battre[834]
Allongé sur le lit inconfortable de son motel miteux, Stiles réfléchissait. Sa rencontre avec les trois hommes de main, et surtout leur mort, l'avait fait sombrer dans ses idées noires. Il avait eu de la chance cette fois. Mais la prochaine fois ? Combien de fois aurait-il à tuer, lui qui se voulait pourtant du bon côté ? Oh, il n'était pas aussi naïf que Scott. Il savait que parfois, la mort était la seule solution. Dans des combats comme celui-ci, c'était tuer ou être tué. Et Stiles avait encore beaucoup de choses à faire, de gens à rencontrer, à aimer, à détester, à protéger.
Mais si cela n'avait jamais de fin ? Il avait quitté Beacon Hills pour protéger les siens. Il savait à ce moment-là qu'il n'y reviendrait pas avant un long moment. Peut-être n'y retournerait-il jamais. Mais il espérait revoir ses proches. Pouvoir les contacter. Leur dire qu'il allait bien. Être sûr qu'ils ne manquaient de rien.
Il mettrait peut-être des années à se débarrasser de tous ses ennemis. Il était possible qu'il meure avant d'avoir réussi à tous les neutraliser. Possible qu'il disparaisse avant d'avoir pu mettre les siens en sécurité, avant même d'avoir pu leur dire qu'il les aimait.
Les idées noires minaient Stiles et il se demandait si combattre valait encore le coup. Il se leva difficilement de son lit et alla dans la salle de bain. Habituellement, il se douchait dans le noir. Pour ne pas voir son corps tuméfié dans le miroir. Mais aujourd'hui, il alluma la lumière et retira doucement son tee-shirt. Son torse était un dégradé de bleu, de violet et de jaune. Les différents hématomes se résorbaient à des vitesses différentes, lui donnant l'impression d'être un Kandinsky vivant. Peu de blessures ouvertes mais à certains endroits, l'on pouvait dessiner les quatre phalanges des poings qui l'avaient blessé. Respirer lui était douloureux. Tous les gestes nécessitant ses muscles abdominaux le faisaient grimacer et parfois, le simple contact du tissu sur sa peau était inconfortable.
Il fit glisser son pantalon de jogging. Ses cuisses commençaient à retrouver une couleur normale, le jaune/vert s'atténuant. Mais ses muscles étaient toujours endoloris et le simple fait de marcher trop longtemps pouvait le mettre au supplice. Il espérait sincèrement être en sécurité parce qu'il était actuellement incapable de se défendre, même de courir.
Il se tourna et regarda son dos. Quelques griffures éparses, souvenirs du sol en béton, dessinaient d'étranges motifs sur ses épaules.
Son visage n'avait, heureusement, aucune nouvelle blessure, à part le bleu qui se fondait presque sur sa peau pâle.
Incapable de regarder le spectacle plus longtemps, il éteignit la lumière et se glissa sous la douche. L'eau chaude coulait doucement sur sa peau, lui faisant oublier pendant quelques minutes la douleur. Il se laissa réchauffer et finit par éteindre l'eau quand cette dernière commença à refroidir. Il récupéra une serviette – pour l'occasion, il avait été au magasin. Le simple contact de la serviette rugueuse sur sa peau à vif le faisait grimacer. Il avait acheté un tissu, le plus doux possible, pour essayer d'apaiser la douleur. Il se sécha doucement, appréciant la douceur contre sa peau. Il remit ses vêtements, doucement.
Légèrement réchauffé, le corps amorphe, il retourna se coucher sur le lit.
Il devait manger. Il devait réfléchir à un plan. Il devait trouver qui le traquait. Mais pour l'instant, la seule pensée de devoir sortir pour se sustenter lui était impossible. Il sombra, sans lutter, dans un profond sommeil.
Il se réveilla quelques heures plus tard, sa chambre plongée dans le noir. Un coup d'œil au réveil lui indiqua qu'il était 22h passées. Son estomac gronda. Péniblement, il se leva, chaussa ses baskets et sortit à la recherche d'un dîner.
Il rentra dans l'appartement 20 minutes plus tard, une pizza encore chaude dans son carton. Il se déchaussa, et s'installa sur son lit. En mangeant, il réfléchissait. Il avait encore besoin d'au moins 2 jours pour être à nouveau opérationnel mais il n'était pas intelligent de rester dans ce motel. Demain, il trouverait un nouveau logement. Il fouilla son sac et récupéra le téléphone qu'il avait récupéré sur l'homme de main. Il l'avait éteint pour éviter tout risque de traçage. Mais peut-être qu'il contenait des informations utiles.
Il pesa le pour et le contre et se décida. Il devait le laisser à quelqu'un qui saurait quoi en faire et qui aurait les outils nécessaires pour le faire parler.
Stiles se leva et retourna dans la salle de bain. Il souleva son tee-shirt.
C'était laid. C'était douloureux. Mais c'était la preuve qu'il avait survécu et qu'il pourrait le faire encore, s'il réfléchissait.
Demain, il changerait de motel, peut-être même de ville. Oui, il quitterait cette ville mais avant, il enverrait le téléphone à Peter. Avec une carte postale sur sa prochaine destination. Peter comprendrait, il trouverait quelqu'un pour trouver les informations et arriverait à lui en faire part.
Stiles se sourit dans le miroir. Il n'était pas encore mort. A la différence de ses ennemis.
.II.
Et voilà pour le chapitre de la semaine ! J'espère que ça vous plaît toujours autant ! Surtout, on hésite pas à laisser son avis !
Teen Wolfement vôtre,
Math'
