Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.

Note : Bonjouuuur !

Merci à Scriboulette pour le dessin ! :)

Un grand merci à Neliia pour être une super alpha, Plurielle pour sa bétatisation, Celikwi pour sa relecture et MlleStilinski pour avoir toujours était partante pour WW.

Merci à PiccolinaSandra, didinou, Triskellesparrow, Angelyoru, Neliia et le-petit-scrabouilleur-anonyme pour vos reviews. Merci aussi pour vos favorite, vos follow, ça me touche beaucoup et j'ai hâte de voir combien on sera à la fin de tout ça ! Big up aux fantômes qui lisent avec assiduité !

Enjoy !

.II.

Règle 4 : il n'y a qu'une seule personne avec qui tu es obligé de vivre et c'est toi-même[734]

Il avait envoyé le téléphone à Peter dans un colis, avec différentes cartes postales, pour brouiller les pistes. Il espérait que son stratagème fonctionnerait.

Lors d'une des attaques, Peter et lui avaient passé une soirée à fouiller internet et le bestiaire à la recherche d'information. Face à l'inutilité de leurs recherches, ils avaient fini par abandonner et discuter. Il ne savait plus comment mais la conversation avait dérivé sur la traque et les choses qu'il fallait savoir. Quand on traquait, et quand on était traqué. Peut-être que Peter avait eu un pressentiment. Une discussion étrange mais très enrichissante. A l'époque, il lui avait dit que pour se cacher, il fallait une ville assez grande pour se fondre dans la masse mais pas trop, pour éviter les possibles connexions de ses ennemis avec la mafia locale. D'après Peter, toutes les villes ont une mafia et tout ennemi a des connaissances. Si ce n'est pas le cas, c'est que cet ennemi n'est pas assez dangereux pour être fui. Stiles avait passé la soirée à boire ses paroles et à poser une multitude de questions, trouvant le discours de Peter absolument fascinant.

C'est pourquoi Stiles se dirigerait vers San Diego. Il avait mis la carte de cette ville, au milieu des autres cartes, représentant des villes beaucoup trop grandes ou beaucoup trop petites, espérant qu'il se souviendrait de cette conversation. Le nom d'une entreprise nationale qui avait des boîtes postales dans plusieurs villes du pays devrait finir de le mettre sur la piste.

Bien sûr, il allait faire des détours avant d'arriver à destination. Il avait déjà changé de ville, pour un autre motel, à une vingtaine de kilomètres de celui qu'il venait de quitter. Il avait toujours besoin de repos. Sauf problème, il devrait être à San Diego dans deux semaines. Il estimait que ce serait le temps dont Peter aurait besoin pour recevoir le colis, comprendre ce qu'on attendait de lui, trouver la personne adéquate, fouiller le téléphone et lui envoyer les informations.

Avec l'argent des trois compères, il avait acheté une voiture d'occasion à un particulier. Il avait justifié l'importante somme en liquide par une volonté de ne pas le déclarer pour ne pas être taxé. L'homme avait acquiescé, semblant comprendre son désir d'échapper à la spoliation par l'Etat.

Il était maintenant le propriétaire d'une berline, une voiture assez puissante pour semer quelqu'un, mais passe-partout. Elle n'attirerait le regard ni des policiers ni d'un traqueur. C'était une voiture grise, comme il en existait des centaines. Il y avait caché un couteau et un pistolet, à des endroits facilement accessibles mais introuvables en cas de fouille. Il y avait aussi laissé un duvet, une bouteille d'eau, quelques gâteaux secs et une trousse de premiers soins. Que des choses anodines, mais qui pourraient lui être d'un grand secours en cas d'attaque.

Parfois, dans le silence de sa chambre, il réfléchissait à jusqu'où il serait capable d'aller pour se protéger, pour protéger les siens. Tuer ? Déjà fait. Torturer ? Stiles ne savait pas. Pour son père, pour sa meute, serait-il capable de faire sciemment du mal à quelqu'un pour obtenir des informations ?

Et surtout, pourrait-il se regarder dans le miroir, après ? Pourrait-il retrouver les siens et leur dire « J'ai tué, j'ai torturé mais je suis digne d'être avec vous » ? Instinctivement, il dirait non. Qu'importe la raison, même la plus légitime du monde, faire souffrir quelqu'un était contre son instinct. Mais il savait que les circonstances jouaient. Que parfois, l'on se rendait compte de ce qu'on avait fait que plus tard.

Il avait bien tué trois hommes, se servant de son arme à feu, alors qu'il s'était juré de ne l'utiliser que dans un cas extrême. Peut-être aurait-il pu s'en sortir autrement ? Etait-il obligé de porter deux coups de barre de fer au blond qui le rouait de coups, alors que le premier coup l'avait déjà assommé ? Et que dire de celui qui était tombé par-dessus la balustrade ? Fondamentalement, ce n'était pas de sa faute. Il ne l'avait pas poussé. Mais il l'avait frappé. Etait-il devenu un monstre ? Etait-il devenu indigne d'être aimé par ceux qu'il protégeait ?

Sortirait-il indemne de cette histoire ?

Stiles fixait la fissure qui traversait de part en part le plafond.

Non, il ne s'en sortirait pas indemne. Il était déjà changé, déjà moins digne d'être aimé, et ça ne faisait que commencer. Peut-être devrait-il faire une croix sur l'amour de ses proches.

Stiles espérait juste pouvoir toujours se regarder dans un miroir, quand tout cela finirait.

.II.

Voilà pour ce chapitre court. Mais ne vous en faites pas, Stiles est un bad-ass et il va continuer à se battre ! Et moi, je vais continuer à vous torturer ! ;)

Bonne semaine !

Teen Wolfement vôtre,

Math'