Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.

Note : Bonjouuuur !

Merci à Scriboulette pour le dessin ! :)

Un grand merci à Neliia pour être une super alpha, Plurielle pour sa bétatisation, Celikwi pour sa relecture et MlleStilinski pour avoir toujours était partante pour WW.

Merci à PiccolinaSandra, didinou, Triskellesparrow, Angelyoru, Neliia et caloug13 (que j'ai honteusement oublié de citer la semaine dernière, navrée!) pour vos reviews. Merci aussi pour vos favorite, vos follow, ça me touche beaucoup et j'ai hâte de voir combien on sera à la fin de tout ça ! Big up aux fantômes qui lisent avec assiduité !

Enjoy !

.II.

Règle 5 : pour pouvoir te battre demain, il faut que tu survives à aujourd'hui. Et qu'importe si cela signifie abandonner un duel [1226]

San Diego. Deux semaines de conduite, de motels miteux et de nourriture immonde. Il avait investi dans quelques vêtements pour se faire passer pour un commercial en vadrouille. Il donnait l'impression qu'il partait travailler le matin et rentrait le soir, exténué. Tout pour ne pas attirer l'attention des propriétaires ou des autres locataires. Il fallait que dans le cas où quelqu'un serait sur ses traces, on ne se souvienne pas de lui. Il était un brun, poli mais pas trop, sympathique mais pas trop. Lisse, dont on ne retient ni le nom ni le physique. Pour éviter d'utiliser ce nom trop reconnaissable, il avait repris le nom de jeune fille de sa mère, Baldway. Mieczyslaw était devenu Mike. Il montrait le moins possible ses papiers et quand il le devait, il se justifiait rapidement d'une histoire aussi insipide que fausse.

Un homme fade, sans personnalité ni rien qui sortait de l'ordinaire. Voilà ce qu'il voulait que les gens retiennent, pour qu'ils soient incapables de se rappeler de lui. C'était un rôle fatiguant pour Stiles qui avait l'habitude de toujours parler, avec une phrase sarcastique sur le bout de la langue et un corps toujours en mouvement. Mais il y allait de sa survie.

En moins de deux semaines, il était parvenu à devenir quelqu'un de lambda. Et San Diego était l'aboutissement de cette masse dans laquelle il voulait se fondre.

Il trouva un hôtel, cette fois-ci, moins décati que les précédents. Il voulait rester ici un peu plus longtemps, assez pour trouver une piste sur ses ennemis et il ne supportait plus les literies poussiéreuses et les cafards écrasés. Il trouva une chambre confortable, à un prix raisonnable. Il décida de changer son histoire. Si quelqu'un était sur ses traces, il finirait peut-être par le désigner comme un commercial. Et ce qui ne devait que lui permettre de se fondre dans la masse, deviendrait quelque chose qui servirait à le qualifier.

Quand il vit que l'accueil n'était pas automatisé – un bon vieux cahier et un stylo – il décida de donner son vrai nom. Il le dicta deux fois à l'employé, lui souriant. Il récupéra sa clef et rejoignit sa chambre.

De-là, il fila sous la douche. Les courbatures de ses jambes avaient disparu et les traces sur son torse s'étaient en majorité estompées.

Il s'habilla de la manière la plus passe-partout possible et quitta l'hôtel. Il était peut-être trop optimiste mais il espérait que Peter lui ai déjà envoyé les informations qu'il avait pu tirer du téléphone. Il se dirigea à pied vers la boîte postale qu'il avait indiqué. Il manqua de se perdre plusieurs fois dans les dédales des rues mais finit par arriver à destination.

Il rejoignit le magasin et après quelques démarches, pu ouvrir la boîte. Elle était vide.

Stiles tenta d'endiguer la déception et la referma.

Il sortit du magasin et se décida à aller visiter un peu cette nouvelle ville.

Il décida d'aller vérifier la boîte tous les deux jours. La curiosité lui était douloureuse mais venir tous les jours éveillerait les soupçons, surtout qu'il n'y avait jamais rien.

Pendant ce temps, il faisait des recherches – tentant de trouver l'identité de ses ennemis, une manière de les localiser – n'importe quoi, pour occuper son temps et son esprit. Mais il avait l'intime conviction qu'il ne pourrait avancer dans ses recherches que lorsqu'il aurait récupéré des informations de Peter. Et il espérait que ce dernier se presserait un peu. L'inaction avait tendance à le rendre nerveux.

Deux semaines plus tard, la boîte était toujours vide et Stiles commençait à paniquer. Peter aurait dû trouver quelque chose. Alors, soit il n'avait jamais reçu le colis, soit les informations avaient été reçues par la mauvaise personne. Ou alors quelque chose de grave était arrivé à Beacon Hills. Dans tous les cas, cela n'augurait rien de bon pour la suite.

Il retourna à la boîte, loin de l'impatience du début. Plus de l'appréhension et de la panique. Il salua d'un signe de tête le gérant, qui commençait à le connaître.

C'était une erreur, Stiles le savait. Dans son plan initial, tout cela prenait moins de temps et personne n'aurait eu le temps de remarquer ce jeune homme qui venait tous les deux jours, fébrile.

Il ouvrit la boîte, et manqua de sauter de joie quand il vit son contenu.

Peter avait répondu. Peter avait compris et avait répondu.

Il essaya vainement de gommer le sourire sur son visage. Il se concentra et essaya d'endiguer l'excitation qui montait, face à cette promesse d'informations.

Il récupéra son colis et referma la boîte. Il réfléchit un instant à arrêter son abonnement maintenant, mais décida que cela serait trop suspect.

Avec son colis sous le bras, il sortit de la boutique, avant de ralentir considérablement l'allure.

Il avait déjà vu l'homme sur le trottoir d'en face. Pas ici. A un autre moment, à un autre endroit. Il l'avait remarqué à sa manière de fumer sa cigarette, comme un cow-boy. Cela avait rappelé à Stiles un livre qu'il avait lu, où le héros imitait la manière de fumer d'un autre, pour tenter de s'insuffler du courage (*). Rien dans le comportement de cet homme n'était notable, à part cette manière de fumer cette cigarette. La seule raison pour laquelle Stiles avait retenu son visage. Ridicule, n'est-ce pas ?

Tout comme la probabilité de rencontrer cet homme deux fois en trois jours, à deux endroits différents ?

Il était suivi, on savait où il était. Il garda son calme et réfléchit.

Il reprit sa marche, changeant d'itinéraire, comme à chaque fois qu'il venait ici. Il essayait de ne pas jeter de coup d'œil par-dessus son épaule, et de se repérer dans les rues de cette ville. Cependant, il finit, sans trop savoir comment, dans une ruelle. En face de lui, l'homme à la cigarette. Stiles regarda derrière lui, la rue était vide, que ce soit de passant ou de complice.

Il pouvait le battre. Il était encore un peu courbaturé de son dernier combat mais il pensait sincèrement pouvoir le battre, surtout lorsqu'il sentait le métal froid de son Beretta contre sa peau abîmée.

L'homme approcha, quelques pas le cachant aux yeux d'éventuels passants dans la rue perpendiculaire. Quelques pas, pour venir à sa rencontre.

Stiles regarda la boîte entre ses mains, contenant les informations de Peter.

Son envie d'en découdre lui disait de poser le colis, d'aller vers le gars et de combattre.

Mais son instinct lui soufflait de prendre ses informations et de s'en aller. Il avait une chance d'en savoir plus sur les hommes qui étaient à sa poursuite, la possibilité de prendre une longueur d'avance sur eux. Il ne pouvait pas gâcher ça par orgueil. Il avait tellement plus à perdre à aller se battre.

Il pouvait se faire tabasser et s'en sortir avec beaucoup moins de chances que la dernière fois. Se faire remarquer par quelqu'un ou par la police. Il pouvait mourir. Il pouvait perdre la boîte.

Même si son orgueil lui disait d'aller attaquer cet homme, c'était un risque trop grand.

Stiles fixa son ennemi. Il tenta d'en mémoriser les traits. Puis, il fit volte-face et courut vers la rue principale.

Il entendit l'homme se mettre à courir, mais bien avec dix secondes de retard, comme s'il avait été étonné du comportement de Stiles.

Lorsqu'il tourna dans la rue principale, Stiles n'était plus en vue.

.II.

(*) Pardonnez-moi, je viens de finir Les derniers jours de nos pères de Joël Dicker et je n'ai pas pu m'empêcher d'y faire référence. Je vous conseille ce livre, il est très beau (et triste).

Voilà pour cette semaine. J'espère que cela vous plaît toujours autant. Vos reviews me font toujours rougir de plaisir !

Bonne semaine,

Teen Wolfement vôtre,

Math'