Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.
Note : Bonjouuuur !
Je vais commencer ce chapitre par une longue note :
Plus de 23,000 mots, plus de 100 reviews, plus de 30 fav, presque 50 follows, plus de 4,000 vues. Commencée le 15 octobe, c'est donc ce 13 janvier que se termine cette très belle aventure.
Je tenais sincèrement à vous remercier !
Ceux qui ont été présent(e)s à chaque chapitre, les lecteurs fantômes, ceux qui ont laissé des reviews au gré de leurs émotions.
Vous avez fait vivre cette histoire de la plus belle des manières et je voulais que vous sachiez à quel point ça a rendu cette publication tellement plus vivante !
Merci à Scriboulette pour son dessin, à la Meute The Big Bad Wolf pour son aide. Cette aventure dure depuis plus de 6 mois et c'est leur soutien et votre présence qui l'a rendu aussi merveilleuse et qui fait que je re-participerai à un événement de ce genre s'il s'en présente un nouveau !
Et c'est pour toute la joie que je vous m'avais apporté que je m'en veux d'autant plus pour le bonus qui arrive !
Merci à tatinou, Neliia, Astr33, le-petit-scrabouilleur-anonyme,bayruna, Misatelle, Angelyoru, Morgane451, didinou,Plurielle, Tiskelle sparrow et PiccolinaSandra pour vos reviews !
Où vous allez avoir envie de me trucider
Enjoy !
.II.
Depuis que Stiles n'était plus là, le Shérif n'était plus vraiment lui-même.
Il connaissait son fils. Il connaissait son dévouement pour la meute et ce besoin de protéger les siens. Il le savait aussi débrouillard et intelligent. Mais voilà, son fils était parti sur les routes pour les mettre à l'abri, emmenant leurs ennemis avec lui. Tellement d'ennemis pour celui qu'il n'arrivait pas à voir autrement que comme son petit garçon.
Chaque matin, il guettait à la fenêtre pour voir si la Jeep de son fils n'arrivait pas. Il avait beau savoir qu'une des premières choses qu'il avait dû faire, c'était de s'en débarrasser. Il ne pouvait oublier l'image de son fils revenant à la maison, peut-être légèrement blessé mais en vie, heureux, enfin de retour chez lui.
Au travail, il avait mis en place une veille avec certains mots clefs. Tous les rapports de police à propos de meurtres par armes inhabituelles, de disparations, de fuites étaient automatiquement répertoriés sur l'ordinateur du Shérif. Il avait passé des heures à les éplucher, à lire tous les détails, essayant de découvrir si son fils était derrière tout ça. Essayant de savoir si cette mare de sang pouvait être celle de son fils, essayant d'oublier que quiconque ayant saigné autant n'aurait pas pu survivre.
Il appelait Scott deux fois par jour pour savoir s'il n'avait pas eu de nouvelles, que ce soit de manière naturelle ou surnaturelle. Le jeune homme était aussi inquiet que lui. Et coupable aussi. Tous se demandaient ce qu'ils auraient pu faire pour retenir leur ami.
Oui, ces chasseurs étaient venus nombreux, armés et décidés. Ils avaient été plus véhéments que leurs précédents ennemis et cela avait failli leur faire connaître un destin ô combien funeste. C'était in extremis qu'ils avaient réussi à s'en sortir et c'est vrai qu'ils avaient l'impression d'être face à un mur. La peur de mourir les avait tenaillés pendant de longs jours.
Et puis, Stiles était parti, les emmenant avec lui. Combien de temps avait-il pesé le pour et le contre ? Le chagrin causé à sa famille contre leur survie ? Noah savait que pour Stiles, ce n'était même pas un choix. Bien sûr qu'il s'en voudrait d'imposer ce chagrin à son père, mais Stiles préférerait toujours le savoir triste que mort. Avait-il fait la balance risque / conséquence ? Avait-il mesuré par de savants calculs quelle était la probabilité qu'il meurt ?
Quand Peter était entré dans le commissariat pour lui assurer que Stiles était vivant, le Shérif n'avait pas pu s'empêcher d'exalter. Son petit garçon était rentré. La douleur l'avait étreint quand le loup l'avait détrompé. Et ensuite, la colère l'avait frappé. Qui était cet homme qui refusait de lui dire où se trouvait son fils. Il avait été à deux doigts de le rouer de coups. Il l'aurait fait si Parrish n'était pas venu l'arrêter.
Il voulait juste savoir où était son fils. Il voulait juste aller le retrouver, le protéger, parce que c'était son rôle. Il voulait juste qu'on lui dise où il pourrait serrer son petit garçon dans ses bras.
Peter semblait désolé pour lui. Bien sûr qu'il aurait aimé lui dire où était Stiles. Mais la partie qui se jouait était bien trop importante pour laisser les sentiments d'un père interférer. Stiles avait déjà trop donné pour voir ses efforts anéantis. Il avait déjà trop perdu de lui-même pour pouvoir supporter de perdre son père. Alors Peter ne dit rien, malgré le désespoir de l'homme en face de lui. Il quitta le commissariat sans un regard en arrière. Les larmes de l'homme de loi étaient une trop grande épreuve pour sa volonté déjà précaire.
Noah relisait encore et encore les rapports qu'il pensait liés à son fils : les trois corps dans une usine désaffectée, les deux corps sur une aire d'autoroute. Tous des mercenaires. Des hommes qui avaient pour mission de tuer son bébé. Dans son bureau, dans sa maison, à chaque instant, Noah maudissait ces hommes et leurs certitudes sur le monde surnaturel. Des certitudes qui les poussaient à traquer des adolescents, à décimer des familles, à tuer des vieillards.
A chaque fois que le téléphone sonnait, il sursautait. Tous les jours, il écoutait le répondeur religieusement. Attendant un quelconque signe, un mot, une bonne nouvelle.
Il revenait des courses. Il n'avait plus faim en ce moment mais Melissa l'avait accusé de se laisser mourir. Il avait entendu le téléphone sonner depuis son porche. Il avait laissé tomber ses sacs. C'était sûrement rien, sûrement personne, un démarcheur téléphonique ou un faux numéro. Mais son cœur battait la chamade à l'idée que peut-être son fils aurait besoin de lui, que peut-être il rentrait. Il entendit le répondeur se déclencher alors qu'il peinait à déverrouiller la porte. Il courut à travers le couloir en se rendant compte que la voix qui parlait était faible. Il ne pouvait pas dire si c'était son fils. Mais ça signifiait que ce n'était pas un étranger. Les étrangers ne laissaient pas de messages.
Il était à une vingtaine de pas quand il comprit enfin les mots, prononcés par une voix faible.
- […] Tout ce que j'ai fait. Pour vous. C'est fini. Je suis désolé. Je ne pourrais pas rentrer. Je t'aime. Je suis désolé. Je t'aime. »
Il décrocha le téléphone, voulant parler à son fils, savoir où il était, dépêcher une ambulance, venir le sauver. Mais une fois le combiné à son oreille, il n'y avait plus de son, plus de bruit. Il hurla. Plus tard, les loups avouèrent avoir su à ce moment-là que c'était fini. Pas parce que le lien s'était dissous. Mais parce qu'ils avaient entendu un père hurler à la mort. Noah Stilinski venait de perdre son fils unique. Toute la peine du monde se tenait dans ce simple prénom.
- Stiiiiles. !
.II.
Voilà. Ici fini « Les Promesses de l'Aube ». S'il vous plaît, ne m'en voulez pas trop, je suis nulle pour les trucs glucosés.
(Oh mon Dieu, vous allez me haïr!)
Bonne semaine à vous, prenez soin de vous.
Au plaisir de tous vous recroiser au détour d'autres histoires, d'autres larmes, d'autres joies.
Stilement vôtre,
Math'
