Merci pour vos reviews :)

Je reposte ce chapitre qui n'était pas cohérent avec le déroulement des évènements dans l'histoire originale et celui de ma fic. Je l'ai passée en M par sécurité.

Je suis désolée du retard !

Bonne lecture !

PS : les personnages ne m'appartiennent pas et je ne gagne pas d'argent !

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Poudlard quelques jours plus tard

Bureau de Severus Snape

Je regarde la pile de parchemins qui menace de s'écrouler à tout instant. Je devine les écritures hésitantes, les ratures. Je les hais avec passion. Ils dévorent ma misérable vie avec avidité. Ils assèchent mon esprit, rongent ma patience. Je demande à un elfe de m'apporter une tasse de thé et des biscuits. Je m'accorde encore quelques minutes de répit avant de plonger dans ce tas de conneries.

Mon esprit dérive vers les derniers évènements.

Au retour de Noël, Harry a repris ses distances. Ces vacances de Noel reste une parenthèse douce-amère, elles ont créé un lien entre nous mais il n'est pas destiné à éclore, à s'épanouir. J'ai appris à apprécier ce jeune homme mais il est trop tard, bien trop tard pour l'un et l'autre.

J'entends du bruit et lorsque je lève les yeux de mes parchemins, il entre en me saluant brièvement de la tête pour se diriger vers notre chambre.

Je ne peux empêcher mon esprit de dériver encore et encore vers cet époux que le destin m'a donné et qui reste un étranger.

Il rentre de je ne sais où, il devait sans doute trainer avec ses deux amis dans la salle commune de Griffondor. Curieusement sa maison ne fait pas de difficultés à cause de son mariage. Je n'ose imaginer ce que j'aurais eu à subir si la situation avait été inversée. Cela me fait penser que j'ai eu une demande d'interview de Rita Skeeter. Je pense me contenter de lui laver le cerveau, un impérius pas trop fort devrait suffire. Je me demande à quel moment elle a oublié que j'étais un mangemort. Nous restons marqués à jamais, nous sommes des créatures des ténèbres quoique qu'on fasse, quoique qu'on dise, sinon nous n'aurions pas été si attiré par le côté obscur de la magie. La magie noire m'est venue facilement, Voldemort lui-même en a été troublé. Elle me rend extrêmement puissant. Je suppose que du côté maternel je dois descendre de Salazar. Je n'ai pas accès au manoir de mes ancêtres ni à leur archives. Mes grands-parents ont verrouillé l'entrée mais je ne désespère pas de briser les barrières. Si j'ai un peu de temps il faudra que je m'en occupe...

Mes grands-parents...je les hais. Quand ma mère est morte, j'ai eu beau crier devant l'entrée de leur demeure, ils n'ont pas daigné se montrer. Je ne sais pas si j'ai de la famille de leur côté. Ma mère m'a toujours dit qu'elle était fille unique mais elle n'avait pas toute sa tête.

Mon père, un moldu brutal, porté sur la boisson, détestait tout ce qui touchait à la magie. Il en avait peur. Merlin seul sait pourquoi il a épousé ma mère et lui a fait un mioche. A part mes mains, j'ai tout de lui, son visage, son nez, sa carrure. Dès ma naissance, il n'a pu me renier et je sais que l'envie ne lui en a pas manquée. Je ne me rappelle pas la première fois où il a levé la main sur moi. Les voisins ont appelé les services sociaux, je n'avais pas encore trois ans quand ils sont venus me chercher.

Je suis retourné chez mes parents quelques semaines après. Les coups ont recommencé.

C'est la première fois que ma magie s'est manifesté, elle l'a propulsé contre le mur et il a été assommé. Ma mère a appelé les voisins en criant des propos incohérents. J'ai été placé à l'orphelinat presque définitivement à partir de ce moment-là.

J'ai eu la chance de tomber dans un bon établissement, la discipline était stricte mais cela ne m'a jamais gêné. Je me suis bien intégré. Un père ivrogne, une mère incapable, la moitié des gosses étaient dans le même cas que moi.

Autant dire que je n'en sais pas plus sur la famille de mon père. J'ai commencé quelques recherches, il venait d'Écosse, d'un village perdu au milieu de la lande. Cela pourrait être anodin si ce n'est que ce village se trouve de l'autre côté de la forêt interdite, que dans ce village, trône, dissimulé à la vue des moldus, une statue de Salazar Serpentard...Si tous ces connards dégénérés se doutaient que je descends peut-être du grand Serpentard par des moldus...Je ricane rien que d'y penser ! J'aimerais qu'ils crèvent tous.

Parfois, il me semble inutile de chercher mes racines mais j'ai besoin de comprendre, de savoir si j'avais réellement le choix.

Serait-il possible que mon père soit un descendant du puissant sorcier? Il détestait les moldus, il détestait tous les sangs mêlés. Mais la présence de sorciers noirs dans cette région explique sans doute cette peur instinctive de la magie chez mon père. Il la connaissait par instinct. Les mangemorts, les mages noirs, leurs partisans violaient des femmes moldus, les contes retracent aussi la mémoire d'hommes et de femmes ensorcelés par des sorciers, des enfants naissaient de ces actes odieux. Inutile de dire que les parents moldus terrorisés par les enfants qui manifestaient des pouvoirs magiques, les cachaient aux yeux du monde.

Pourquoi mes parents sont-ils restés ensemble, pourquoi m'ont-ils eu ? J'ai demandé une fois à Lucius s'il connaissait la famille Prince. Après quelques recherches, il m'a dit que les Prince étaient des sangs purs, une très ancienne famille alliée à toute les autres mais qui avait disparue il y a longtemps des registres...Ce nom a une consonance française comme le nom Malfoy d'ailleurs. Il y a toujours de nouvelles questions qui émergent mais jamais de réponse.

Je réalise que l'on me parle, c'est Harry qui me dit qu'il va prendre sa douche et commencer ses devoirs. Je décide d'arrêter mes réflexions pour espérer terminer les corrections avant minuit. D'un geste las je réchauffe mon thé. Je me concentre et plus rien n'existe autour de moi hormis cette pile de parchemins.

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Poudlard

Chambre de Severus Snape

Le lendemain

Alors qu'Harry s'était à peine endormi, il a été en proie à un cauchemar d'une extrême violence. Je n'ai pas eu le choix que de le réveiller et c'est là qu'il m'a raconté qu'il avait pénétré les pensées du seigneur des ténèbres. Ce qu'il a vu c'est l'attaque d'Arthur Weasley par Nagini. A la description du lieu je sais qu'il s'agit du département des mystères. Sans perdre un instant nous nous rendons dans le bureau du directeur qui prévient l'ordre.

Albus est agité par cet imprévu dans ses plans. Je devine sans peine ce qui l'inquiète, cette connexion entre eux est une arme à double tranchants, elle peut trahir tous nos secrets. Quand il me regarde je sais déjà qu'il songe à l'occlumentie mais c'est peine perdue, ce don est très rare et nous n'aurons pas assez de temps.

Je suis toutefois obligé d'accepter.

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Poudlard

Bureau de Severus Snape

Le lendemain

Arthur Weasley s'en est sorti, sérieusement blessé mais peu ont survécu à une confrontation avec Nagini. Le seigneur des ténèbres l'utilise pour « dévorer » la magie de ses victimes. Arthur est beaucoup plus fort que son apparence de doux rêveur ne le laisse supposer. C'est un valeureux combattant comme son épouse. Voldemort est plus faible qu'il ne le dit sinon il n'aurait pas envoyé le serpent. Sainte Mangouste m'a envoyé un échantillon du venin pour que fabrique une potion pour l'éradiquer de son organisme.

La deuxième question est que cherchait-il au département des mystères, la réponse est facile, la prophétie dont il n'a qu'un morceau…

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Poudlard

Jour de l'an

C'est le réveillon et nous le partageons avec Albus à la grande joie d'Harry. Demain il rendra visite aux Weasley qui se trouvent square Grimmauld.

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Poudlard

Bureau de Severus Snape

Ce samedi c'est mon anniversaire. J'ai décidé que pour une fois je me ferai un cadeau : j'irai au manoir des Prince et je viendrai à bout de ses barrières de protection ! Je n'ai jamais été aussi puissant. Je veux savoir. d'où je viens !

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Poudlard

Les donjons

La première leçon d'occlumentie a été un désastre comme je devais m'y attendre. Il est incapable de contrôler ses émotions et moi je n'avais pas envie de voir son enfance volée à cause de moi.

Ce que je lui fait subir n'est ni plus ni moins qu'un viol. Je me vois pénétrer brutalement son esprit, alors qu'il est à l'agonie, alors qu'il me supplie. Voilà ce à quoi je suis réduit, un pantin, un monstre. Je me hais à ce moment précis plus que jamais.

J'abandonne au bout d'une heure peut-être. Il part sans me regarder, sans se retourner. Et dire qu'on le force à dormir avec moi.

Je sens les larmes sur mes joues, je baisse la tête de honte : je suis un salaud, un pauvre type, pas mieux que mon père.

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Manoir Malfoy

Quelques jours plus tard

L'autre nous a convoqués pour une réunion. Beaucoup de mangemorts sont là, la plupart porte la mine sérieuse de circonstance, en réalité beaucoup ont peur. Hormis sa diatribe habituelle rien de nouveau. Il s'énerve, beaucoup de mangemorts de la première guerre ont déserté et ne montrent aucun signe de ralliement. Ses connections à l'étranger sont quasi nulles. Quand je regarde le cercle que nous formons aujourd'hui, ce n'est guère brillant, un ramassis de dégénérés mentaux, de vermine, de sociopathes. Lucius me donne envie de vomir avec ses airs supérieurs, quel con. Je vois le rat qui se faufile, il faudra qu'un jour ou l'autre je lui fasse la peau et il va souffrir.

Je pars sous les cris des tortures et des sévices, l'autre ne m'a pas cherché des noises ce soir. Au bout de toutes ces années, je dois dire que cela ne m'empêche plus de dormir. Quand j'arrive à l'école, je me dirige dans mes quartiers sans même un lumos, les rayons de la lune me suffisent.

Je rentre dans notre chambre où il est en train de lire paisiblement. Il ne se doute pas que je reviens de l'enfer. Il hoche la tête et je lui réponds de la même manière. Je me dirige vers la salle de bain. Le reflet dans le miroir est toujours le même, mon profil hideux et blafard. Je ne souris jamais. Je ne sais même plus.

Tout cela est grotesque.

Je me change avant d'aller me coucher. Je m'endors rapidement.

Nous nous souhaitons jamais bonne nuit car cela ne veut rien dire.

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Le nord de l'Angleterre

Deux jours plus tard

Je sais sortir de l'école sans me faire remarquer donjons et Harry ne pose jamais de question.

Je profite du samedi pour rendre visite à la demeure des Prince. Le paysage est magnifique, des bois, des vallons couverts de neige à perte de vue. Il n'y a pas d'habitation dans les parages.

Je m'acharne pendant des heures contre la protection. Mes coups sont implacables, j'ai le droit de savoir. Je n'ai pas demandé à naitre. Je veux comprendre ! Cela me fait un bien fou, c'est comme taper dans un sac de sable avec des gants de boxe, j'y vais à fond avec toute ma colère, ma haine...j'y arriverai ! Envers et contre tout, le destin m'a fait laid, pauvre, je ne suis pas destiné au bonheur mais qu'importe ! Jusqu'à la fin je me battrais, même si personne ne croit en moi, même si personne ne m'attends, vous ne me vaincrez jamais ! Quand ma baguette ne suffit plus, je frappe avec les poings. Je m'entaille la main droite à force de frapper contre les protections et mon sang coule sur la barrière invisible.

Soudain une brèche devant moi apparaît un manoir se dévoile. Je m'avance dans ce qui a dû être un jardin à la française. Des fontaines envahies par les herbes, continuent à faire jaillir de l'eau. Un sort maintient le domaine à l'abri du froid.

Le bâtiment est d'une grande élégance, il ressemble au Trianon, avec une façade classique presque sévère. L'origine française de ma famille maternelle ne fait aucun doute, ce n'est pas un type de château que l'on trouve fréquemment en Angleterre. Il n'est pas aussi grand que le manoir Malfoy avec ses tours. Le lierre a envahi la façade et pris d'assaut les colonnes. Un immense rosier, se trouve près de l'entrée, je n'en ai jamais vu de semblable, il est couvert de fleurs bicolores, argent et pourpre, alors que je passe à côté, un parfum enivrant me parvient.

J'atteins le perron, ma cape claque, gonflée par le vent froid. Sur le fronton il y a un blason sur lequel est gravé un serpent qui se mord la queue surmonté d'une couronne, l'emblème de la famille Prince sans doute.

Ce qui me surprend est le silence qui règne à peine troublé par le bruit des fontaines. Personne n'est venu à ma rencontre. Je ne décèle aucun mouvement. J'utilise le heurtoir de la porte même si c'est incongru pour un sorcier. Rien. Aucune réponse.

La porte n'est pas fermée. Je rentre dans un hall d'où part un escalier en marbre vers l'étage. Dessous, une élégante commode ouvragée sur laquelle il y a un tableau. Un homme, habillé comme au XIXème siècle, d'une très grande beauté, sourit avec douceur. Alors que je m'approche, je découvre qu'il s'agit de Sébastien Prince, un de mes ancêtres sans doute. La pièce est richement meublée mais avec un luxe discret. Je rentre dans une pièce sur le côté, un salon de réception avec une grande cheminée de marbre rouge. Sur le mur mon regard est immédiatement attire par un grand portrait représentant Sébastien Prince plus âgé mais encore très beau, son regard empli d'amour assis dans un des fauteuils du salon. Derrière lui se tient un homme au visage plus dur, dégageant beaucoup de force et d'autorité, sa main est posée sur l'épaule de Sébastien. Devant eux, un garçon d'une dizaine d'années, l'air sérieux et triste se tient contre l'accoudoir. Je découvre mes ancêtres, ma famille.

Il n'y a aucun bruit. Je remarque l'épaisse couche de poussière. Je devine que plus personne n'habite le manoir qui semble endormi. Je m'apprête à explorer les autres pièces quand soudain la marque à mon bras brûle signe que l'autre m'appelle. Je prends une minute pour faire le vide dans mon esprit alors que tant de questions restent en suspens.

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Manoir Malfoy

Je transplane directement devant la grille du château Malfoy, tellement bouffi d'orgueil qu'il en est laid et ridicule. Ais-je peur de mourir, non, mais de souffrir certainement. Cela serait différent sans doute si quelqu'un m'attendait. Le vide m'envahit.

Je m'avance dans la cour d'honneur, tout semble figé. Les lumières du hall s'allument à mon arrivée, il faut toujours que les Malfoy versent dans le théâtral. Je sais où ils sont. Je peux sentir déjà leur peur qui suinte.

Ils m'attendent dans l'ancienne salle de bal transformée en salle de réunion. Voldemort m'accueille comme d'habitude avec grandiloquence et je prends place à sa droite.

Les sujets sont toujours les mêmes, mettre à genoux toute résistance, torturer des moldus sans raisons, rassembler les créatures des ténèbres. A part les loups garous et encore pas tous et quelques géants, les autres ont refusé. Je le regarde dans les yeux et il pose un regard calculateur sur moi.

-Severusssssss

-Oui maitre

-Veux-tu m'accompagner, je dois me rendre à Borgo cette nuit.

-Oui mon maitre

-Nous partons tout de suite

Je suis étonné par sa proposition. Il aime agir seul d'habitude. Je n'en laisse rien paraître et accepte la main osseuse qu'il me tend. Je réprime un frisson au contact de sa peau froide et rêche.

Nous transplanons avec une incroyable force jusque devant le château du chef et père de tous les vampires, le sorcier dragon de son vrai nom, que les moldus appellent Dracula.

Le château se détache sur un ciel incroyablement étoilé. La magie court de toutes parts.

C'est un château du Moyen-âge, imposant avec ses murs épais, ses étroites meurtrières. Les lieux sembleraient déserts si des ombres étranges et mouvantes nous guidaient silencieusement. Voldemort semble à la fois intrigué et inquiet. Si jamais Dracula décidait de le tuer? Bien des sorciers sont morts en se mesurant aux vampires et Dracula est le plus puissant de tous.

Après plusieurs salles à peine éclairées nous arrivons enfin à la salle du trône qui est aussi dépouillée que les autres. Deux torches brûlent en répandant une odeur âcre très déplaisante. Devant nous, se dresse un trône en bois orné de dragons taillés dans la masse. En un clignement d'yeux, il se tient devant nous. Un homme de taille moyenne, trapu, il a une chevelure épaisse, noire, qui lui tombe sur les épaules. Son visage est celui d'un homme d'une trentaine d'année, d'un guerrier. Une bouche mince et pincée sous une moustache noire ne sourit pas, un nez long et mince accentue la sévérité de son propriétaire, et surtout ses yeux noirs qui semblent vous transpercer. Il n'a rien d'effrayant et sa posture quoique droite et fière n'a rien de fastueuse. Il a un air moins patibulaire que sur ses portraits. Il faut se méfier des apparences, l'homme qui se tient devant moi a fait mettre à mort des milliers de soldats et infligé des tortures atroces. Face à lui, la noirceur de l'autoproclamé seigneur des ténèbres paraît bien dérisoire. Je prends conscience de contempler une créature immortelle, une des plus anciennes de notre monde et sans doute une des plus mythiques.

- Bienvenue en ces lieux.

Il s'exprime dans un anglais presque parfait.

- Merci de nous recevoir seigneur des Vampires.

- Quelle est la raison de votre voyage en ces régions reculées?

Il parle directement, sans maniérisme.

- Le monde sorcier est en proie à la décadence, j'ai pour mission d'y rétablir l'ordre. Je viens à vous pour demander votre aide.

-Pourquoi interviendrions-nous dans les affaires des sorciers d'Angleterre? Vous nous avez déjà sollicités, mes fils m'ont informé de vos demandes. Je vous reçois pour mettre un terme définitif à ces tentatives vaines.

-Nous pourrions former une alliance.

-Les vampires ne forment aucune alliance.

Je sens la colère qui envahit le seigneur des ténèbres. Il n'aime pas quémander et encore moins se retrouver dans une posture de faiblesse. Il a cependant des ressources de séduction.

-Nous pourrions vous apporter ce que vous désirez...du sang….dites-nous et vous l'obtiendrez...

Le visage de Dracula ne trahit aucune émotion.

-Je crains que vous n'ayez fait tout ce chemin pour rien. Je ne peux vous garantir la sécurité en ce château où aucun étranger ne peut demeurer à la nuit tombée. Nous veillerons à ce que votre chemin vers le village de Borgo se fasse sans encombre.

-Mais...

-Partez à présent et ne revenez jamais.

Il a disparu en un instant. J'ai senti comme un souffle contre ma joue et puis ce fut tout. Voldemort est reparti d'un pas rageur sans même m'adresser un mot. Cette réponse est comme un soufflet en plein visage. Le sorcier dragon n'a même pris le temps d'étudier la question... Pas une seule seconde je n'ai vu de l'intérêt pour l'autoproclamé seigneur des ténèbres. Il l'a rabaissé au rang d'insecte, au rang des riens. Un immortel qui n'a que mépris pour l'autre.

-Cette vielle momie ! Ce vieux fou! Qu'importe! Je n'ai pas besoin d'eux pour mettre le monde sorcier à mes pieds !

Les mêmes ombres nous guident et à peine arrivés à Borgo, il prend mon bras avec brusquerie et nous transplanons au manoir Malfoy.

-Pas un mot sur cette aventure compris !

-Oui maitre.

Je suis reparti aussitôt à Poudlard. Dracula, j'ai vu Dracula ! Cela paraît si irréel. Il m'a touché en partant, j'en suis sûr. Est-ce que cela à une signification ? Je n'ai guère rencontré de vampires et ce mytho de Lockhart a bien pondu un livre mais je ne pense pas y trouver une info quelconque !

Harry dort depuis longtemps quand je me glisse dans les draps. Je m'endors sur un mystère de plus.

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Poudlard

Bureau de Severus Snape

Quelques jours plus tard

Harry est rentré blessé de son match de Quidditch, les Poufsouffle plutôt calmes et placides peuvent se révéler des adversaires assez teigneux durant les matchs.

Je vais vous chercher un baume contre les courbatures et un peu de Dictame sur vos écorchures.

-Merci

Il ressort quelques minutes plus tard. J'ai déposé sur sa table de chevet les deux fioles.

On frappe à la porte, c'est un élève de ma maison qui me demande une autorisation d'absence. Je finis de corriger mes copies. Quand je relève la tête il est déjà très tard.

Il est recroquevillé sur son livre.

-Vous n'avez plus mal ?

-non plus du tout, juste un peu de fatigue.

Je passe dans la salle de bain, enfile ma chemise de nuit avant de le rejoindre.

-Les autres élèves vous ennuient-ils avec cette histoire de mariage?

-Non, personne ne dit jamais rien à ce sujet.

- Et Ombrage?

-Non. Elle se contente de m'ignorer le plus possible.

-Bien.

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Square Grimmauld

Quelques jours plus tard

Une réunion de l'ordre square Grimmauld n'est jamais une chose plaisante, aujourd'hui moins encore. Sirius m'a littéralement envoyé contre le mur en passant à côté de moi.

Il veut parler en tête en tête à Harry. Que croit-il, que je le séquestre ? Quand il revient hormis des regards meurtriers, il ne dit rien. Je hais cette maison sinistre et dégoutante, elle pue le chien mouillé. Je croise dans l'étroit couloir l'hideux elfe de maison de Black qui rumine encore et encore.

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Poudlard

Chambre de Severus et Harry Snape

Je n'arrive pas à dormir. Je regarde ou plutôt je devine sa forme recroquevillée sous les couvertures. Je n'ai qu'à tendre le bras pour le toucher. Il parle souvent dans son sommeil peuplé de cauchemars.

Je me réfugie dans ma maison au bord de l'océan. Il est là, il m'attend. J'aime tellement sentir sa main dans mes cheveux, il me serre dans ses bras et pour la première fois je peux poser ma tête sur une épaule. Peu à peu le décor change et je me retrouve sur le perron du manoir Prince, la présence bienfaisante est toujours là, elle m'entoure, je sens l'odeur des roses.

Harry gémit plus fort et je devine sans peine son cauchemar car il appelle Cédric Diggory.

Je murmure un sort de nuit paisible qui chasse les mauvais rêves et il arrête de s'agiter.

J'attrape une fiole pour m'endormir.

Alors que je m'enfonce dans le noir, une petite lumière persiste, je réalise que je vis encore et qu'au fond de moi, au mépris de toute raison, je n'ai pas encore déposé les armes. Je me promets de retourner dès que possible au manoir Prince.