Titre : Voie Neuf Trois-quarts

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« Le train à destination de Manchester est arrivé en voie deux. Tous les voyageurs sont priés d'attendre l'arrêt complet du train avant de descendre. Attention à la marche. » annoncèrent les haut-parleurs grésillants.

Severus traînait péniblement sa valise derrière lui, pestant contre ses parents. Bon, que son moldu de père n'ai pas voulu l'accompagner ne l'étonnait pas, il était de toute façon sans doute trop saoul pour marcher droit. Mais sa mère ? C'était sa première rentrée à Poudlard, pourtant. Enfin, au moins, il savait comment atteindre la voie neuf trois-quarts.

Le jeune garçon avança entre les voies neuf et dix, et fonça dans le mur, fermant les yeux.

Et en un instant, l'ambiance sur le quai changea.

Des hiboux piaillaient dans tous les sens, des valises flottaient derrières les familles, et une grande locomotive d'un rouge brillant attendait sur les rails.

Impressionné, Severus espérait malgré tout vite retrouver Lily. Il ne se sentait pas très à l'aise, surtout qu'il venait d'apercevoir un garçon de son âge, mais visiblement de Sang-Pur. Il se sentait tellement miteux à côté de lui.

Mais il ne pu s'empêcher de l'observer plus en détail. Severus remarqua alors à quel point ce jeune sorcier était beau.

Et son cœur fit un drôle de bond quand leurs regards se croisèrent. Et il sentit ses joues chauffer.

X

Sirius n'attendait plus qu'une chose : pouvoir monter dans le train pour se débarrasser de sa mère. Mais soudain, il cru qu'on appelait. Et ce n'était pas Regulus, puisque celui-ci tirait toujours sa manche quand il voulait avoir son attention.

Se retournant, Sirius croisa le regard d'un autre garçon, qui entrait visiblement aussi en Première Année.

Ses cheveux trop longs et ses habits de seconde main auraient dû lui donner envie de froncer le nez de dégoût. Mais non, il ne se sentit pas mal à l'aise face à cet élève de classe populaire, peut-être même d'origine moldu.

Au contraire, il fut même fasciné. Ses yeux, qu'il ne voyait pas très bien à cette distance, lui semblaient être magnifiques, et il aurait bien voulu s'approcher pour les observer de plus près.

Sirius ne comprit pas pourquoi son cœur se mit à battre la chamade lorsque les joues de l'autre garçon rougirent.

Mais il trouva beau cette aquarelle vermeille peinte sur la peau blanche.

Puis le chef de gare siffla, et les deux garçons montèrent dans le Poudlard Express.

Prochain chapitre le 23/12