Bonjour! Est ce que vous avez lu le dernier scan? Non mais, attendez, est ce que vous l'avez lu? Parce que ce qui se passe dedans est ouf. Je me suis déjà fait un million de théories et J'AI TRÈS HÂTE DE LA SUITE. Je veux savoir ce qui va se passer! Raaah, je déteste attendre!
Bref, assez tergiversé pour aujourd'hui. On se retrouve donc pour le sixième chapitre, et j'espère qu'il vous plaira car contrairement au précédent, on retrouve le ton humoristique de la fic et nos deux jeunes héros vont avoir du mal à trouver la tranquillité, si je peux dire ça comme ça.
Petit instant réponses aux reviews et je vous laisse lire:
Sandra M: Ouais, normalement! Après, me connaissant, j'en rajoute toujours plus mais là ça devrait rester comme ça. Bonne lecture en tous cas! :)
Chapitre 6 :
Le lendemain, à huit heures et demie comme chaque matin, les élèves de la seconde A étaient sagement assis à leurs tables alors que la porte de la classe s'ouvrait sur leur très énergétique professeur principal. Celui-ci se traîna jusqu'à son bureau, se frottant les yeux comme s'il avait mal dormi, et replaça en arrière une mèche de cheveux qu'il avait devant les yeux avant de commencer.
« … Bonjour. Bon, écoutez, nous sommes déjà en septembre, et comme vous avez dû le constater, les choses vont très vite cette année… »
L'ensemble de la classe se raidit. Ils le savaient tous : lorsqu'un professeur commençait son discours de la sorte, ça ne présageait rien de bon. Ils voyaient le contrôle de connaissances arriver au tournant. Alors que certains sentaient déjà dégouliner dans leur dos des sueurs d'appréhension, d'autres attendaient d'en savoir plus. Aizawa poursuivi :
« Pendant ce semestre, vous pourrez choisir de suivre, en plus des cours, un cursus d'apprentissage plus poussé. En gros, vous allez refaire des stages, sauf que ça ne sera pas obligatoire… »
Il se tut un instant, jetant un œil à ses notes. Les élèves étaient plus ou moins soulagés de savoir qu'ils échappaient au contrôle surprise mais le prof avait laissé sa phrase en suspens. Rien n'était encore joué.
« …Vous pourrez choisir de retourner chez les héros chez qui vous êtes allés au premier semestre, mais nous reparlerons de ça plus tard. Pour le moment, le lycée a décidé d'organiser un dernier festival d'été avant que vous ne passiez vraiment aux choses sérieuses. Autrement dit, profitez-en, parce qu'après vous allez en baver. »
À peine eut-il finit de prononcer sa phrase qu'un cri de joie général retentit dans la salle de classe. Il ne lui suffit que d'un regard noir pour calmer l'assemblée et en une seconde, les élèves étaient de nouveau sages. Il termina :
« Lors du festival, qui soit dit en passant aura lieu le week-end prochain, il y aura une scène où vous pourrez faire des prestations, et des stands où vous pourrez vendre de la nourriture ou des choses du genre… Débrouillez-vous comme vous voulez mais choisissez-moi deux activités avant la fin de l'heure. Je vous laisse gérer. »
Et sur ces mots, il sortit d'en dessous de son bureau son fidèle sac de couchage intégral jaune, s'emmitoufla dedans, et alla se rouler en boule dans un coin de la pièce. Iida s'empressa de se lever, proposant que lui, le délégué et Momo, la suppléante, s'occupent de gérer l'organisation du choix des activités. Comme le reste de la classe semblait plutôt d'accord, lui et la brune s'installèrent tous les deux derrière le bureau du prof qui roupillait déjà.
« Bien, chers camarades ! Commença-t-il, visiblement remonté à bloc. Nous allons d'abord inscrire au tableau les idées qui vous viennent à l'esprit et nous procéderons ensuite à un vote ! Des objections ? »
Mina ricana, et se pencha en arrière pour murmurer à Tsuyu, assise derrière elle :
« Il est trop sérieux, le délégué ! »
Comme personne ne semblait avoir quelque chose à redire, ils commencèrent à donner leur propositions. Ils devaient trouver une activité à présenter sur scène et quelque chose à vendre sur les stands. Alors que certains, comme Yuga, ne se creusèrent pas trop la tête et proposèrent des idées farfelues comme « une séance de dédicaces » ou encore un stand de concours du « meilleur lanceur de tomates » -sérieusement, Sero ?- Eijiro se leva d'un bond comme si l'idée du siècle venait de lui traverser l'esprit, surveillé du coin de l'œil par Katsuki :
« Et pourquoi pas une démo de tambours Kaido ? C'est pas une super idée, ça ? C'est le genre de truc qui motive les foules !
-Une démo de quoi ? Fit Mina qui n'avait pas l'air d'être au courant de l'existence des tambours Kaido.
-Mais si, tu sais, les gros tambours qu'on voit souvent dans les festivals ! Les mecs tapent dessus avec leurs gourdins, là…
-Ah oui, je vois ! Shoji avait l'air emballé par l'idée, lui aussi. C'est vrai que c'est exactement le genre d'activité qui met l'ambiance.
-Ok, donc tambours Kaido… » Momo inscrivit l'idée au tableau.
Ils continuèrent a délibérer et à proposer des avis pendant une quinzaine de minutes, et après le vote, les deux activités qui furent élues presque à l'unanimité étaient un stand de pâtisseries traditionnelles japonaises -proposé par Sato- et la représentation de tambours proposée par Eijiro. Allez savoir pourquoi, il y avait quand même une voix pour l'activité « séance de dédicaces »… Sûrement Yuga qui avait voté pour sa propre idée.
Après une autre bonne quinzaine de minutes de discussion sur le comment organiser tout ça, Aizawa finit par ouvrir l'œil, et il sortit de son sac de couchage comme une chenille déchirant son cocon. Sauf que lui, il ne s'était pas transformé en un magnifique papillon. Dommage. Par contre, sa micro-sieste semblait l'avoir remis d'aplomb : il rangea soigneusement son lit portatif à sa place et cassa littéralement l'ambiance en annonçant qu'ils organiseraient le déroulement de leurs activités sur leur temps libre, et que maintenant qu'ils en avaient terminé avec ça, le cours pouvait commencer.
À la fin de la journée, les élèves regagnèrent les dortoirs, pas trop claqués pour une fois. Ils n'avaient pas eu cours de Super Héros 101 aujourd'hui et avaient encore de l'énergie à revendre pour certains. Alors qu'ils s'affalaient pour la plupart d'entre eux sur les canapés de la salle commune, un sujet revenait dans la quasi-totalité des discussions : l'organisation du festival.
Pendant que Rikido discutait avec une partie des filles quand à l'arrangement d'un stand de pâtisserie, Eijiro, Mashirao, Shoji et Koji discutaient avec Momo de la composition des tambours et des costumes qu'ils pourraient porter lors de la prestation. Ils lui avaient demandé, plus tôt, si elle accepterait de les fabriquer pour eux.
« Tu vois, il nous faudrait des tambours de ce style, avec une peau bien tendue pour faire un son puissant… Eijiro montrait à Yaoyorozu des images des instruments sur son téléphone, mais releva la tête de son écran lorsque Bakugo passa derrière lui. Ah, Katsuki ! Tu le fait avec nous hein ?
-Quoi ? Grogna le cendré, pas question.
-Oh allez, s'il te plaît ! J'suis sûr que tu vas t'éclater, ça te permettra de te défouler, en plus. »
Katsuki grogna de nouveau, passant une main dans sa tignasse en pétard. Les deux bras croisés sur le dossier du canapé, la tête posée dessus, Eijiro le regardait avec un grand sourire. Et il était censé lui résister ? Bordel. Il soupira.
« Bon, tu me gonfles. Et arrêtes de me regarder comme ça ! C'est bon, je le fait.
-Ouais ! »
Eijiro était ravi. C'était limite s'il ne bondit pas du canapé pour le prendre dans ses bras mais un regard noir de la part du blond le remit instantanément à sa place.
« Et bien, fit Momo, quand c'est toi qui lui demande, il ne peut pas refuser apparemment ! »
Mina, assise à quelques places de là, avait tout entendu. En effet, Eijiro n'avait même pas eu à insister plus d'une fois, ce qui relevait littéralement du miracle. Elle n'entendait plus ce que lui disaient Sato et Ochaco, la totalité de son attention captivée par les deux garçons qu'elle avait dans sa ligne de mire.
« Mina ? Minaaa ? Allô ?
-Hein ? »
Elle revint sur terre, Uraraka et Rikido la regardèrent avant de se retourner pour voir ce qui avait l'air de tant la passionner.
« Qu'est ce que tu regardes comme ça ? » Fit Sato en parcourant la pièce du regard.
Il ne voyait rien de particulièrement spécial. Izuku et Shoto étaient en train de faire la cuisine ensemble, Iida avait les mains plongées dans l'évier, Denki et Hanta avaient allumé le poste de télévision et se disputaient au sujet du programme, Momo discutait avec un groupe d'autres garçons, Katsuki essayait d'empêcher Eijiro de mettre ses mains sur lui… Non, rien d'anormal, à première vue. Ochaco parla :
« Encore avec ces deux là, hein ?
-Plus je les vois faire, plus je me dit que c'est forcément ça ! C'est obligé ! Fit la rose qui commençait à s'emballer.
-Euh, pardon les filles mais je vous suis pas là… Rikido était largué, il ne comprenait pas un traître mot de la discussion de ses deux camarades.
-C'est rien, laisse tomber, reprit Mina en jetant un dernier coup d'œil au cendré et au carmin. Tu disais, alors, pour les dorayakis ? »
Alors que la conversation reprenait la où elle s'était arrêtée, Mina se mordit l'intérieur de la joue. C'était pas possible autrement, il y avait forcément quelque chose entre eux, elle en était certaine ! Elle n'allait sûrement pas cesser ses recherches alors qu'elle était en si bonne voie. Perdue dans son flot de pensées, une idée germa dans son esprit : si jamais sa carrière d'héroïne ne marchait pas, elle pourrait toujours se reconvertir en détective.
§§§
Une dizaine de jours plus tard, le tant attendu week-end du festival arriva enfin. La totalité de la classe avait passé beaucoup de temps à préparer et à fignoler le stand de dorayakis, dangos et taiyakis ainsi que la représentation de tambours Kaido, menée d'une main de maître par Eijiro, plus motivé que jamais.
Il était dix huit heures, et alors que les élèves de Yuei finissaient de monter les stands et la scène, les groupes qui allaient passer devant le public -qui commençait d'ailleurs à arriver peu à peu- se motivaient et ajustaient les derniers détails de leur tenues.
« Bon, les gars, vous êtes chauds ? Moi j'suis bouillant ! On va tout déchirer, ok ? »
Les poings posés sur les hanches et le torse bombé, Eijiro transmettait toute sa ferveur au groupe qui l'accompagnait, composé de Shoji, Mashirao, Koji et Katsuki. Ils portaient tous une tenue semblable, à savoir un large pantalon et un haut noir, et sur leurs épaules, un kimono blanc aux motifs de flammes. Seul Eijiro était torse nu, un bandage noué autour de son ventre et un bandeau serré sur le front.
Mashirao s'avança :
« Ouais, mais mec, tu veux pas t'habiller ?
-M'habiller ? J'te l'ai dit, je suis en feu ! »
Apparemment, ce n'était pas la peine d'insister, Eijiro avait chaud et c'était comme ça, il ne s'habillerait pas. Ils passaient dans quinze minutes, ce qui leur laissait le temps d'aller faire un petit tour du côté des stands qui finissaient tout juste d'être montés ou d'aller se dégourdir les jambes avant de monter sur scène. Le groupe se donna rendez-vous cinq minutes avant le coup d'envoi et se dispersa. Eijiro, lui, préférait rester ici pour aider aux derniers préparatifs et Katsuki, qui, comme d'habitude, se foutait plus ou moins de ce qui se passait autour de lui, préféra rester avec Eijiro plutôt que d'ailler fouiner du côté des autres élèves. Ils se retrouvaient donc tous les deux, seuls derrière le rideau de la scène, cachés de tous regards extérieurs.
« J'ai trop hâte de passer, fit le carmin en se retournant vers lui. Il avait les poings serrés et un large sourire aux lèvres. Il rayonnait littéralement, comme d'habitude. C'était limite si Katsuki ne devait pas se protéger le visage sous peine d'être illuminé par son compagnon. Il grogna :
-Ouais.
-J'suis vraiment content que tu sois là aussi.
-Je sais, c'est pour ça que j'suis venu. »
Ah, il n'aurait peut-être pas du parler aussi franchement. Eijiro lui sauta instantanément au cou :
« Katsuki ! Tu vois que tu peux être gentil, quand tu veux !
-La ferme ! Lâche-moi ! »
Katsuki le fit lâcher prise tant bien que mal et reprit toujours en grommelant :
« Calme tes ardeurs imbécile, j'te signale que si quelqu'un nous vois comme ça, on est cramés direct.
-Mais nooon, c'est bon, j'suis sûr que personne se doute de rien ! Et puis c'est juste un câlin, allez ! »
Le coup que Katsuki lui envoya sur la tête en réponse l'assomma presque instantanément. Alors qu'Eijiro se massait le crâne en pleurnichant, le cendré jeta un œil attentif derrière eux. Il avait la sale impression que quelqu'un les observait, et il préférait être méfiant. En attendant, ils avaient d'abord une représentation de tambours Kaido à faire, il s'occuperait de l'espion ou de l'espionne plus tard.
Cachée par l'angle d'un mur, Mina s'était retournée immédiatement dès que Katsuki ait fait mine de regarder dans sa direction. Merde ! Il l'avait vue ? Elle devait faire gaffe, parce que le regard de tueur que le cendré avait eu lorsqu'il avait balayé les environs des yeux ne présageait rien de bon pour elle si il lui tombait dessus. Mais la scène dont elle venait d'être témoin en valait carrément le coup. Kirishima venait de sauter dans les bras de Bakugo, malheureusement elle était trop loin pour entendre ce qu'ils se disaient. Elle avait bien essayé de lire sur leurs lèvres, mais elle n'était pas encore assez bonne pour ça. Plus elle les observait, plus elle cumulait d'indices en faveur de sa théorie. Maintenant, elle en était quasiment sûre : ces deux-là sortaient ensemble. Il ne manquait qu'une seule preuve et elle serait fixée. Elle devait les choper en plein délit. Si elle les voyait en train de s'embrasser, là, elle aurait sa réponse !
Ce soir, elle allait ouvrir grand les yeux : quoi de mieux que l'ambiance relâchée et festive d'une fête d'été pour se laisser aller ? Elle devait les garder à l'œil. Elle sursauta quand elle entendit des pas derrière elle : Koji, Mashirao et Shoji revenaient pour la représentation. Ce dernier l'alpaga :
« Ah, Mina !
-Chuuut, moins fort ! Fit-elle en grimaçant et en mettant un doigt devant sa bouche. Si Katsuki l'entendait, elle serait démasquée sur le champ ! Un détective se devait avant tout d'être discret. Shoji ne sembla pas relever et continua :
-On a croisé Sato sur le stand, il te cherche partout ! Il a besoin de toi, il y a trop de clients apparemment et il arrive pas à gérer… Vous êtes déjà victime de votre succès on dirait ! »
Ah, Sato, maudit sois-tu ! Et la représentation alors ? Elle voulait la voir ! Elle finit quand même par quitter discrètement l'arrière de la scène pour aller rejoindre son camarade. Tant pis, elle raterait peut-être la prestation mais dès qu'elle en aurait fini avec les comptes sur le stand de pâtisserie, elle filerait à l'anglaise pour continuer son investigation !
§§§
Vingt heures. La nuit était tombée et les lanternes pendues en hauteur et au plafond de la scène commençaient à s'allumer, plongeant le dédale de stands dans une lumière orangée. Le festival organisé par le lycée obtenait un franc succès, et un grand nombre de civils venus assister aux festivités déambulaient dans le campus et se pressaient devant la scène.
La représentation de tambours Kaido avait été géniale : sur scène, les garçons s'étaient littéralement déchaînés, surtout Katsuki qui, finalement, avait eu l'air de bien aimer frapper de toutes ses forces sur un objet inanimé. Elle s'était terminée depuis une bonne demie heure déjà pour laisser place aux secondes B qui organisaient un karaoké. On pouvait entendre les éclats de voix résonner à des kilomètres, et l'ambiance du festival était on ne peut plus joyeuse. Tout le monde semblait passer un bon moment, hormis Mina qui bouillonnait sur le stand de pâtisserie.
Il y avait trop de clients ! En temps normal, elle aurait dû s'en réjouir, surtout que les profs leur avaient dit qu'ils pourraient garder les fonds pour leur consommation personnelle, mais là, elle avait juste envie de courir après ses deux tourtereaux présumés qui, d'après ce qu'elle avait entendu, s'était littéralement volatilisés à la minute où ils étaient descendus de scène.
« Raaaah ! C'est bien connu, quand deux personnes disparaissent pendant un festival, c'est forcément pour aller passer du bon temps dans un coin ! Et dire que je suis en train de rater ça ! »
Derrière elle, Ochaco ricanait. Voir son amie se mettre dans tous ses états pour si peu la faisait beaucoup rire. La rose se retourna en entendant rigoler dans son dos :
« Ne te moque pas de moi ! Je te dis que je sais ce que j'ai vu !
-Oui, oui, je sais, fit la brune, mais que des amis se prennent dans les bras, ça arrive…
-Mais je te dit qu'il lui a sauté au cou ! Sauté-au-cou ! »
Elle s'énervait toute seule, ce qui eut pour effet de faire redoubler les rires de sa camarade. Quelques pas plus loin, Sato, qui n'entendait que des bribes de la conversation de ses deux camarades était on ne peut plus largué. Décidément, il ne comprenait rien aux filles.
De leur côté, Katsuki et Eijiro s'étaient discrètement éloignés du reste de la classe à la fin de la représentation. Ils s'enfonçaient dans la forêt qui bordait les alentours du lycée, et, lorsqu'ils furent sûrs d'être seuls, Kirishima fit glisser sa main dans celle de Bakugo.
« T'as vraiment été génial. Tu vois que t'as bien fait de venir !
-Ouais, j'me suis bien défoulé. C'est un peu comme la batterie, en fait. »
Eijiro ricana, dévoilant un joli rictus carnassier. Puis, un coup de vent souffla, faisant bruisser les feuilles à la cime des arbres. Il frissonna et lâcha la main de son petit-ami pour frotter ses bras nus, tentant de se réchauffer. Katsuki lui lança un regard en coin.
« Ah, tu vois que t'as froid, abruti !
-Mais tout à l'heure j'étais hyper motivé, alors j'avais chaud… Mais maintenant que la pression est retombée je… »
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Katsuki fit glisser la veste qu'il portait pour la lui enfiler sur les épaules.
« Tiens, mets ça avant de tomber malade, sinon tu vas encore me faire chier. »
Eijiro le fixa avec des étoiles plein les yeux.
« J'y crois pas… En fait, t'es vraiment adorable, hein.
-Tais-toi ! »
Et pour la deuxième fois de la soirée, Eijiro manqua de se faire assommer par son adorable compagnon. Il ajusta la veste sur son torse avec un petit sourire. Elle portait l'odeur de Katsuki.
Non loin de là, Izuku et Shoto avaient eux aussi faussé compagnie à leurs camarades. Ils se promenaient à proximité de l'orée du bois et Izuku aperçut de loin les deux autres garçons.
« Ah, là-bas ! C'est Kacchan et Kirishima. Ils sont encore tous les deux.
-Ils ont l'air de passer beaucoup de temps ensemble, fit Shoto.
-Oui, je trouve aussi. Tiens, c'est marrant ça, il me semble que Katsuki portait une veste tout à l'heure, et maintenant il ne l'a plus… Il l'a peut-être prêtée à une fille qui avait froid ? »
Todoroki allait répondre, mais Izuku continua :
« Et Kirishima a exactement la même que lui ! Quel hasard ! »
L'insouciance de son camarade le frappa de plein fouet. Il le faisait exprès ? C'était évident que c'était à Eijiro que Katsuki avait prêté sa veste… Midoriya état vraiment trop innocent pour son propre bien. Quoi qu'il en soit, il ne fallut pas longtemps à Shoto pour deviner pourquoi les deux garçons s'étaient isolés tous les deux et pourquoi ils avaient presque l'air de se tenir la main…
« Viens Izuku, on devrait s'éloigner. Laissons-les tranquille.
-Ah ? D'accord, comme tu veux. »
Et ils s'en allèrent pour laisser leur intimité à leurs camardes. Alors qu'ils retournaient en direction du stand tenu par le reste de la classe, à savoir, les fameuses pâtisseries traditionnelles, ils croisèrent Mina qui avait l'air résolument agitée.
« Hé, vous deux ! Vous venez d'où comme ça ? Vous n'auriez pas croisé Eijiro et Katsuki des fois ? »
Tiens, comme le hasard fait bien les choses, pensa Shoto. Il allait répondre mais encore une fois, Izuku parla avant lui :
« Si, justement ! Ils étaient dans les bois, pourquoi, tu les cherches ? »
La rose ne répondit même pas. À l'annonce du vert, ses yeux s'écarquillèrent et elle fonça dans la direction d'où venaient ses deux amis. Midoriya et Todoroki la regardèrent s'éloigner, perplexes.
« Mais qu'est ce qui lui prend ? Fit Izuku qui décidément, avait du mal à suivre.
-Je crois qu'il va y avoir des étincelles, ce soir. » fit Shoto d'une voix monotone. Izuku se retourna encore vers lui sans comprendre.
Mina fonça tout droit en direction de la forêt, si bien qu'elle en oubliait complètement le commandement premier du parfait détective : rester discret coûte que coûte. Elle marcha sur une branche qui craqua sous son pied, brisant le silence qui régnait dans la nuit.
Katsuki, occupé à embrasser Eijiro qui avait passé les bras autour de sa taille, se retourna brusquement. Le carmin grogna :
« Qu'est ce que t'as ?
-Chut. J'ai entendu un truc. Je crois qu'il y a quelqu'un. »
Eijiro regarda derrière eux, mais il faisait si sombre qu'il ne distinguait rien aux alentours, seule la lumière des lampadaires des stands créait un halo lumineux au loin. Il haussa les épaules et prit le visage de Katsuki entre ses mains pour le faire se retourner vers lui.
« T'as dû rêver.
-Arrête ! »
Le cendré se recula et se dégagea de son emprise sous le regard déçu d'Eijiro. À ce moment là, la tête chevelue de Mina fit son apparition dans leur champ de vision. Elle ne s'attendait pas à tomber nez à nez avec eux et sursauta brusquement :
« Aaaaaaah !
-Aaaaah ! Cria Eijiro qui avait été surpris lui aussi. Katsuki les coupa en beuglant :
-Qu… Mais fermez-la ! Mina ! Qu'est ce que tu fous là ? Casse-toi ! »
La rose ne s'en formalisa pas. Pour le moment, elle avait juste du mal à se remettre de sa surprise. Elle venait de tomber d'un coup sur ceux qu'elle avait passé sa soirée à chercher et apparemment, elle venait de les interrompre au meilleur moment. Merde ! Si seulement elle avait été plus discrète ! Elle se frappa mentalement et bredouilla une excuse :
« Euuuuh… Aizawa vous cherche.
-Putain, siffla Katsuki entre ses dents. C'est bon, on arrive. Tu peux y aller. »
Le regard qu'il lui lança la dissuada de toute discussion supplémentaire malgré sa bonne volonté. Elle disparut aussi vite qu'elle était apparue. Eijiro se grattait la joue du bout de l'index.
« Tu crois qu'elle nous a vu ?
-Non, j'pense pas, il fait trop sombre. »
Katsuki serrait les dents. Serait-il possible que ce regard pesant qu'il sentait dans son dos à longueur de temps soit celui de la jeune fille ? Il allait falloir se méfier d'elle, et si c'était le cas, il allait lui faire passer l'envie de laisser traîner ses sales yeux partout !
§§§
Le lendemain fut un jour de repos bien mérité pour les élèves de Yuei. Le festival avait été intense dans bien des sens : non seulement ils avaient eut une charge de travail énorme en plus de leurs cours et de leurs entraînements, mais ils s'étaient aussi royalement éclatés et s'étaient même couchés terriblement tard pour certains. Ce fut donc aux alentours de onze heures que la plupart des élèves de la seconde A émergèrent en ce beau dimanche matin qui était déjà bien avancé.
Décoiffée et le col de son pyjama glissant sur son épaule, Mina vint lourdement s'affaler sur le sofa aux côtés d'un Denki qui recommençait déjà à piquer du nez. En face d'elle, Ochaco la salua d'un petit signe de la main alors qu'elle se frottait les yeux de l'autre. Fraîche comme une fleur, Tsuyu vint s'asseoir à côté de la rose et ils furent également rejoints par Sero qui s'installa sur un pouf, posant sa tasse de thé sur la table basse.
Avec bonne humeur, ils se mirent à discuter de la soirée du festival d'hier. Ils semblaient oublier, pour le moment, qu'ils n'auraient plus l'occasion de s'amuser comme ça avant au moins un bon bout de temps, mais ce qui comptait pour le moment, c'était que là, on était dimanche, et c'est bien connu : le dimanche, on en branle pas une. Fidèles à l'adage, ils n'allaient sûrement pas se formaliser de la surcharge pondérale de travail qui les attendait pour les mois à venir. Pas maintenant, du moins.
Rapidement, le sujet qui passionnait la seconde A ces derniers jours -ou plutôt, une élève en particulier- revint vite sur le tapis. Mina sembla de suite beaucoup plus réveillé lorsque Sero mentionna le fait qu'Eijiro et Katsuki avaient été en parfaite symbiose sur scène.
« Dire que j'ai raté ça ! Geignit-elle en serrant les poings, raconte-moi tout, Sero ! Il s'est passé quoi ensuite ?
-Ben, le brun se gratta la joue du bout de l'index, fixant le plafond pour se remettre les idées en place, j'sais pas trop, ils ont eut l'air de bien s'amuser sur scène et après, quand ils sont descendus, ils ont disparu de la circulation pendant au moins une bonne demie heure et…
-Quoi ? Si longtemps ?
-Ben ouais, même qu'on les cherchait mais personne les a revus avant la fin de la soirée…
-Ouais, avant que j'aille les trouver, quoi… Soupira la jeune fille.
-Hein ? Sero était perdu, soudainement.
-Rien, rien. Qu'est ce qu'ils ont bien pu avoir le temps de faire en une demie heure ? »
Et alors qu'Ashido se perdait dans ses pensées les plus folles, Tsuyu parla :
« Je les ai vus, moi. Quand ils sont descendus de scène. »
Ses deux amis se retournèrent brusquement vers elle. Bizarrement, Hanta semblait lui aussi étrangement intéressé par l'histoire.
« J'ai vu Katsuki donner sa veste à Eijiro. Il lui a même enfilée sur les épaules. Honnêtement, quand je les ai vu faire, je me suis presque posé des questions… »
Mais elle fut coupée dans sa phrase par Mina qui s'était jetée sur elle en la secouant violemment par les épaules :
« Mais tu as tout à fait raison ! Je vous l'avait bien dit , il y a un truc, un truc énorme entre ces deux là et je le prouverai quoi qu'il en coûte !
-Attends, tu crois que Katsuki et Eijiro ?… Lent à la détente, Sero saisit enfin le sujet de la conversation.
-Je ne crois pas, j'en suis certaine ! Il y a trop de choses suspectes pour que ça ne soit pas le cas ! Ou alors ils sont extrêmement proches et tactiles et tout ça mais ils sont juste trop idiots pour s'en rendre compte, ce qui entre nous pourrait arriver… Mais non ! Ils sortent ensemble ! »
Elle s'était levée d'un coup, brandissant son poing en l'air en signe de victoire, criant presque ses derniers mots. Son enthousiasme faisait limite peur à voir. Sero recula de quelques centimètres sur son pouf, Denki se réveilla en sursaut et Ochaco éclata de rire. La rose se rassit rapidement, balayant l'assemblée d'un regard douteux, et ajouta :
« On va les choper en plein délit, et ils ne pourront pas nier ! On aura nos preuves !
-Hé, j'ai jamais dit que je marchais, moi, hein… » Fit Sero, consterné, mais la jeune fille était partie dans son délire. Elle ne l'écoutait plus.
Il croisa le regard de Kaminari qui haussa les épaules d'un air déconcerté. Bah, de toute façon, qu'est ce qu'ils avaient à perdre ? Espionner Katsuki et Eijiro à leur insu pour tenter de découvrir si oui ou non, il y avait de l'amour entre eux leur permettrait bien de pimenter un peu leur quotidien.
À suivre…
Mmmmh... Est ce que c'est vraiment une bonne idée? On verra bien au prochain chapitre.
Bref, j'espère que votre lecture vous a plu, que vous avez rit, ou pleuré (?), ou je ne sais quoi d'autre, en tous cas je suis impatiente de savoir ce que vous en avez pensé! Je me suis pas mal éclatée sur l'écriture de celui-là, j'espère que ça se ressent :) N'hésitez pas à reviewer!
En tous cas je vous souhaite un bon début de vacances, de bonnes fêtes de fin d'année et on se retrouve samedi prochain, le 29 décembre, pour le chapitre 7. Salut!
