Bonne lecture !

8 Décembre – Florence – 1475

John n'était pas né ici, et n'y avait pas grandi, mais il sentait de toute son âme que c'était là qu'il devait se trouver. Il n'était même pas italien, à la base, mais s'était beaucoup investi pour que nul ne puisse identifier son accent, et son imposture, quand il se présentait comme florentin. Il connaissait l'histoire et ses rues mieux que n'importe quel natif. Il avait sa place ici. Il la méritait, il le savait, l'avait toujours su. Et s'était battu pour cela.

– Le maître va vous recevoir.

John hocha la tête, trop intimidé pour parler. Ses parents avaient toujours méprisé son talent pour le dessin, les couleurs et les pinceaux qu'il réclamait à son anniversaire. John, lui, avait toujours su que c'était son destin. Alors à quatorze ans, il avait quitté son pays natal, ses parents et ses deux sœurs sans regarder derrière lui, poussé par une force plus puissante que tout, qui lui intimait de partir.

Devenu orphelin et sans domicile, les temps avaient été dur, sans qu'il ne renonçât jamais à ses rêves. Peignant jusqu'à s'en faire saigner les mains, jusqu'à ce jour. Il avait un entretien avec Maître Botticelli, et John avait les mains moites d'angoisse. Ce poste d'assistant, il le voulait plus que tout au monde.


Il ressortit de l'atelier, le cœur léger et le visage fendu par un immense sourire, qu'il ne parvenait pas à contrôler. Le maître avait accepté de l'engager. Botticelli n'était pas le peintre le plus connu de l'Italie, mais John n'avait pas la prétention, malgré ses ambitions, de pouvoir assister Michel-Ange. Depuis quelques années, Botticelli avait ouvert son propre atelier, et il s'était forgé une solide réputation. Ses œuvres étaient magnifiques. John savait qu'il aurait dû rester professionnel, mais il n'avait pu s'empêcher de dire au maître à quel point il avait été frappé par la grâce du visage de Judith, dans le diptyque des épisodes de la vie de Judith. Son enthousiasme naïf et emphatique avait néanmoins touché le maître, qui lui avait alors offert la place dont il rêvait.

– C'est grâce à ma Muse. Pour peindre ce genre de tableaux, il le faut.

John était impatient de rencontrer la femme, modèle du peintre, qui prêtait son visage aux chefs-d'œuvre du maître. Maître Botticelli avait parlé d'un projet de Vénus, sur la base de sa muse, et John, sans jamais avoir rencontré cette femme, y avait complètement adhéré. Il était prêt à tout, de toute manière.


Dès le lendemain, il commença son apprentissage, et découvrit que s'il avait du talent, il n'était pas le seul. Le Maître avait trois assistants, en plus de lui, dont la finesse et la beauté des traits avaient rendu jaloux John. Le Maître était dur, mais juste. Et les trois autres garçons, Leonardo, Donatello et Raffaello[1], avaient rapidement établi qu'ils avaient plus à gagner en étant soudés que solitaires.

– On n'a rien contre toi, s'étaient-ils présentés à John. Mais si tu veux nous évincer, on ne se laissera pas faire.

John avait, lui aussi, vite compris que son intérêt n'était pas de mal s'entendre avec ses collègues. Botticelli était exigeant, mais juste. Saboter le travail d'un autre était indigne de leur condition, et ne garantissait en rien les faveurs du maître. Il fallait être le plus doué, et ils aimaient tous suffisamment la peinture pour reconnaître le talent des autres et s'entraider.

Rapidement, une franche camaraderie naquit entre les quatre garçons, qui intégrèrent John comme s'ils avaient toujours fait partie des leurs.


Ils travaillaient d'arrache-pied sur une commande de Gaspare di Zanobi del Lama. Banquier florentin, et courtisan de la famille Médicis, assurément la plus influente de la ville, et l'un des principaux supports et donateurs du maître. L'homme voulait séduire ses maîtres, et ne regardait pas à la dépense. Le tableau promettait d'être somptueux.

Cependant, il y avait peu de femmes sur le tableau. La seule, en vérité, était la Madone, tenant l'enfant Jésus.

– La muse de maître Botticelli va servir de modèle ? avait demandé John à ses collègues, jouant les ingénus.

Raffaello avait secoué la tête, tandis que Donatello riait franchement. Ce fut Leonardo qui lui répondit.

– Ça ne risque pas. Pour les Madone, Maître Botticelli a un modèle particulier, une prostituée romaine qui vit à quelques rues d'ici. Ironique, n'est-ce pas ? La muse du maître, personne ne l'a jamais vue. Il la cache furieusement !

– Mais alors, comment fait-on pour la peindre ?

Leonardo avait haussé les épaules.

– Ce n'est pas nous qui peignons les chefs-d'œuvre, John, reprit Donatello à la suite de son camarade. On s'occupe des détails, des décors, des vues d'ensemble, mais jamais des personnages centraux. Tu crois vraiment que le Maître nous laissera esquisser Vénus, dans son grand projet ? Sa Muse est sienne, pas nôtre. Quand nous serons peintres réputés, alors oui, nous aurons notre muse. Et tu t'imagines alors la partager avec tes assistants ?

John reconnut, un peu déçu, que ses compagnons avaient raison. Il ne put s'empêcher d'être déçu. Sans savoir pourquoi, il était fortement attiré par cette femme dont il ne savait rien.

L'adoration des Anges était une réussite. Botticelli était, littéralement, aux anges. Il ne parlait que de sa Vénus, sûr qu'elle serait le point d'orgue de sa carrière.

D'autres commandes, cependant, plus modestes, mais plus urgentes, nécessitaient leur attention. La Vénus fut remise à plus tard[2].


John avait congé. C'était un évènement rare, et ils avaient prévu, avec ses amis, d'en profiter à travers la ville. Ils passaient tout leur temps, de l'aube au coucher du soleil, à l'atelier, et sortaient rarement profiter. Ils vivaient d'ailleurs tous les quatre dans deux chambres au-dessus de l'atelier, comme l'exigeait le maître.

Ce jour-là, John était bien décidé à profiter du soleil, et pas seulement pour éclairer son chevalet, quand il se rendit compte qu'il avait oublié sa bourse.

Jurant et râlant, il rejoignit ses amis sur la place principale, et leur assura qu'il revenait vite, qu'il partait la chercher à l'atelier.

– On ne va pas t'attendre ! râla Raffaello, le moins patient des trois.

– Je vous rejoins dès que possible, allez profiter ! concéda John, conscient qu'il ne gagnerait pas à trois contre un.

Il en avait pour presque une heure de revenir, fouiller sa chambre, et retrouver ses amis. Il ne souhaitait à personne de patienter durant tout ce temps.

La maison était déserte. John avait remis beaucoup plus facilement qu'il ne le pensait sa main sur sa bourse. Il allait pouvoir profiter de son congé, enfin !

Redescendant l'escalier dans le silence le plus total, il traversa l'atelier quand son attention fut attirée par un bruit, en provenance de l'atelier du maître.

– Maître Botticelli ? appela-t-il.

Cela n'avait aucun sens. Il avait indiqué un déplacement pour voir les Médicis, cet après-midi. Il n'y aurait dû avoir personne. Mû par la curiosité, le jeune homme pénétra dans la pièce réservée à son Maître, se demandant ce qu'il allait bien pouvoir y trouver. Il ne fut pas déçu.

Au centre, baigné de lumière et à peine habillé, ses traits fins comme ciselés au couteau par le plus doué des sculpteurs de marbre, l'amour de la vie de John était là. Sherlock était là, et même si c'était la première fois qu'il le rencontrait, il connaissait déjà tout de lui.

Mais pour Sherlock, de trois quarts, n'ayant pas encore aperçu John, il n'était encore un inconnu.

– Sherlock ? appela John, maudissant sa voix tremblante, chargée d'émotion.

L'homme sursauta, se retourna totalement, faisant face au jeune peintre. Leurs regards s'accrochèrent. Le bleu nuit rencontra le bleu glace. En un instant, John vit se peindre la compréhension, les souvenirs, la mémoire, l'amour, dans les iris claires qui lui faisaient face, et il fut incapable de retenir les torrents de larmes qui inondèrent ses joues. Il tenta de se précipiter en avant, vers le corps figé et plus beau que jamais qui le contemplait.

Le compte à rebours a commencé.

Un voile noir obscurcit sa vision à mi-course. John chancela. Vit Sherlock en faire autant, plaquant ses mains contre ses tempes, tentant de supprimer la violente douleur qui les tenaillait tous les deux.

Le peintre s'effondra contre un chevalet, entraînant avec lui toutes les couleurs posées sur le tabouret à côté. Il n'eut même pas le temps de voir Sherlock faire de même avant que l'obscurité ne l'engloutisse.


– John, réveille-toi !

À travers la brume de sa conscience malmenée, le jeune peintre reprit lentement pied avec la réalité. La douleur sur ses joues lui fit comprendre qu'on le giflait pour l'aider à reprendre conscience, et il battit des cils. Maître Botticelli, penché sur lui, la main levée, s'apprêtait à lui asséner une nouvelle claque quand il vit que son apprenti ouvrait les yeux.

– Que s'est-il passé ? Que faisais-tu ici ?

John avait encore la migraine. Derrière les grandes baies vitrées de la pièce, il vit le ciel se teinter d'orange. Il était resté inconscient longtemps. Trop longtemps. Sans même penser une seule seconde répondre à son maître, il tourna brusquement la tête vers le centre de la pièce, là où s'était tenu Sherlock. Et où le vide, cruel, se tenait désormais, envahissant son cœur, gelant ses membres.

– Tu l'as vu.

Le maître était devenu pâle, et son ton, glacial. John, surpris de ce revirement, reporta son attention sur Botticelli, une partie de son esprit continuant de se demander où était passé Sherlock. Dans toutes les existences qui emplissaient désormais ses souvenirs, ils avaient toujours fait en sorte de rester ensemble à compter du moment où ils se retrouvaient ! John se souvenait, avec un frisson, des quelques heures terribles qu'il avait passé dans leur dernière vie ensemble, à attendre la mort, dans une Italie nettement moins belle qu'aujourd'hui. Qui aurait pu prédire, à l'époque, que cent ans plus tard, le pays resplendirait des peintres les plus réputés ?

Et si, cette fois, Sherlock était parti ? S'il ne s'était pas souvenu ? La seule idée tordit les entrailles de John au point de lui faire monter la bile dans la gorge. Il était à deux doigts de vomir. Maintenant qu'il l'avait retrouvé, Sherlock emplissait toute son existence. S'il n'était pas là, avec lui, rien n'avait d'importance.

– John, réponds-moi, ordonna son maître. Sans rien omettre. Que faisais-tu ici ?

– J'avais oublié ma bourse. Je suis revenu la chercher. J'ai entendu du bruit, alors que personne n'aurait dû se trouver là. J'ai voulu vérifier qu'il ne s'agissait pas d'un voleur, ou pire, un copiste. Alors je suis entré...

– Tu as vu quelqu'un ?

John se mordit la langue, hésita. Il pouvait tout à fait prétendre avoir surpris un rôdeur, un malfrat, avoir été tabassé. Mais il n'avait aucune bosse, aucune blessure. Et Botticelli, son regard dur posé sur lui, avait son avenir entre les mains. S'il mentait et qu'il l'apprenait, John n'en ressortirait pas vivant. Plus personne ne l'emploierait jamais.

Bien sûr, qu'était son avenir professionnel face à Sherlock ? S'il en croyait ses souvenirs, ils étaient voués à se perdre, comme toujours. Mais s'il en croyait son instinct, ses tripes, une certitude venue du plus profond de lui-même, ils pouvaient avoir plusieurs années avant cela.

– Oui, Maître. Il y avait un homme. Il paraissait attendre.

C'était la stricte vérité. Avant qu'il ne voie John, il paraissait attendre.

– Je me suis approché pour lui parler. J'ai dû trébucher sur quelque chose car je suis tombé. Et je me suis évanoui.

La plus stricte vérité. John se redressa lentement, se relevant pour faire face à son maître.

– Si, un jour, une seule fois, je t'entends mentionner cet évènement, tu ne seras plus rien, tu m'entends ? Personne ne doit savoir. Per-sonne. Jamais. Et tu ne reverras JAMAIS cet homme. Oublie-le. Oublie tout.

John comprit soudain. Sherlock, l'amour de sa vie. Sherlock, plus beau qu'une statue grecque. Sherlock, aux traits si fins qu'on pouvait tout à fait les transposer sur une femme. Sherlock, la muse de son maître, et son secret le mieux gardé. Car personne ne devait savoir qu'un homme servait de modèle aux peintres pour sublimer les femmes.

– Oui, maître.

Il n'y avait aucune autre réponse à apporter. John en était malade. Il avait perdu Sherlock.


On l'avait enjoint à garder le lit pour se reposer de son malaise. John était seul dans la chambre qu'il partageait habituellement avec Leonardo. Cela faisait cinq jours qu'il vomissait de la bile dès qu'il essayait de se relever. Les médecins consultés n'avaient rien dit de probant. John se voyait mal leur expliquer qu'il se mourrait d'amour. Ses symptômes, cependant, étaient réels. Il ressentait le manque de Sherlock comme un immense vide au creux de sa poitrine, et le chagrin l'étreignait si fort qu'il était incapable de s'imaginer ailleurs que dans ce lit, n'ayant déjà plus de larmes pour pleurer.

– John...

Il tourna vaguement la tête vers la porte pour savoir qui venait le déranger dans sa lente agonie. Il ne trouva personne.

– Je suis là.

La fenêtre. John se retourna. Se redressa brusquement, vit des étoiles danser devant ses yeux. Mais qu'importait. Plus beau que jamais, arrivé par les toits, Sherlock était là, et ne laissa pas le temps de bouger. Il se précipita sur le lit, et plaqua son amant contre le matelas, se jetant sur lui, l'enserra dans ses bras. Instantanément, les nausées de John s'apaisèrent comme par magie. Il se sentait enfin là où il devait être. Complet. Entier.

– Pardonne-moi, John. Je me suis réveillé juste avant toi, mais Botticelli arrivait. Il m'a ordonné de partir. Je n'ai pas eu le choix. J'ai repéré les lieux, et suis venu dès que possible ! J'en étais malade d'être loin de toi !

– Tu es là, maintenant. C'est tout ce qui compte, apaisa John.

Et c'était la plus pure des vérités. Le corps de Sherlock contre le sien, ses lèvres contre les siennes, son odeur et son goût, et ses yeux à la pureté irréelle qui hurlait en silence l'amour intense et dévorant qu'ils se portaient mutuellement, cet amour au-delà des âges contre lequel ils avaient cessé de lutter et auquel ils succombèrent aussitôt. La porte n'était même pas fermée à clef, mais aucun des deux n'y pensa. La seule chose qui importait, c'était d'apaiser leur besoin de l'autre, de combler le vide et la douleur.


John avait recommencé à peindre, remis de sa maladie étrange. Maître Botticelli le complimentait souvent, le félicitait, s'émerveillait des progrès qu'il faisait, de son implication, de son acharnement. Entre eux flottait toujours le secret que John n'avait dévoilé à personne. Ce n'était pas dans son intérêt. Sherlock était sa muse, à lui aussi, bien qu'il n'ait que ses souvenirs du corps du jeune homme pour se concentrer quand il peignait. L'avantage, c'était que des souvenirs, il en avait des milliers, à différentes époques et de différentes manières. Il se ressemblait toujours, d'une époque à une autre, mais avec des petites variables. Et dans tous ses souvenirs, Sherlock était le plus bel homme de la Terre.


Ils se voyaient en cachette, à un rythme irrégulier. Était-ce cela qui les protégeait de la mort quis d'habitude, venait les cueillir si rapidement ? Ils n'en savaient rien. Chaque entrevue, dans le plus grand secret de tous, était brève, et leur permettait de réapprendre à respirer, comme s'ils redécouvraient l'oxygène dans la bouche de l'autre.

John était rarement seul. Sherlock était rarement disponible, traînant pour des affaires plus ou moins louches, posant beaucoup, pour de nombreux peintres. John détestait l'idée de ne pas avoir le monopole de sa beauté. Et de ne pas être le seul à le voir nu, également. Cela occasionnait des disputes, qui finissaient invariablement au lit. Ils ne savaient que céder au corps de l'autre.

Un immense bruit de fracas se fit entendre à travers la maison. John sursauta, manquant de rater son trait.

– Que se passe-t-il ? demanda-t-il à Leonardo, qui entrait dans la pièce. Je croyais le Maître en train de préparer ses bagages.

Botticelli avait été appelé à Rome. Il n'emmènerait que deux de ses apprentis, et le suspense demeurait entier entre les quatre hommes, toujours aussi soudés malgré les années. En son for intérieur, John espérait ne pas être choisi. Il voyait déjà trop peu Sherlock, et ne saurait supporter d'être loin de lui. En l'absence du maître, en outre, il aurait plus de temps libre et d'occasion de le retrouver, voire même de se balader avec lui au lieu de se contenter d'étreintes dans des recoins sombres et d'instants volés sous la Lune.

– Il le faisait. Il a reçu un courrier. Il avait convié sa Muse à venir avec lui...

John n'eut pas le temps de penser à ce que cela impliquait. La suite tomba, comme un couperet.

– ... sa logeuse vient de répondre qu'hélas, il est décédé depuis deux jours. Mauvaise chute dans l'escalier.

John n'entendit même pas les gloussements et les exclamations de ses camarades quand Leonardo répéta « il, et pas elle, je vous assure ! ». Sherlock était mort. Il l'avait vu deux jours plus tôt, sans doute juste avant le drame.

Sherlock était mort, et il n'avait rien ressenti. Rien vu venir. Depuis des mois qu'ils se fréquentaient, John avait toujours eu cet instinct qu'ils avaient du temps, encore du temps.

Et cette fois, rien. Il avait perdu l'amour de sa vie. Et n'avait rien ressenti. Ils étaient presque toujours morts ensemble, ou se suivant dans la mort, pour mieux se retrouver.

John regarda son pinceau, la peinture rouge qu'il était en train d'étaler. Quelle couleur aurait son sang, s'il choisissait de le faire couler ? Il voulait retrouver Sherlock. Dans la prochaine vie. Il devait comprendre pourquoi il n'avait rien ressenti lorsqu'il était parti.

– John, tu pars avec moi !

La voix de Botticelli. Le regard envieux de Donatello et Raffaello, qui restaient à Florence. John leur adressa un pauvre sourire. Dès ce soir, il leur libérerait une place.


[1] Est-ce que je viens de nommer mes personnages selon les tortues Ninja ? Totalement. Est-ce que j'assume ? Totalement aussi ! x)

[2] Bien sûr, la Vénus sans cesse mentionnée est le tableau le plus célèbre de Botticelli, La Naissance de Vénus. Il a été réalisé vers 1485, mais j'aime l'idée qu'il ait été pensé par le peintre bien avant !


Prochain chapitre : Quelque part entre l'Espagne et l'Amérique – 1492

Reviews, si le coeur vous en dit ? :)