Bonjour- AAAAAAAAAAAAAH C'EST LE DERNIER CHAPITRE! Dire qu'à la base cette fic était limite censé être un three-shot, et en fait il s'avère qu'elle fait presque 40K words haha ben dis donc, si j'avais su.
Bref, comme vous avez du le remarquer vu que la semaine dernière c'était silence radio, j'ai eu un peu de mal avec ce chap', en fait j'étais bloquée sur le coming-out, mais après m'être auto-donné un coup de pied au cul, je l'ai terminé en genre trois jours. J'avais grave hâte d'écrire la grosse partie lemon de la fin. Ah ben oui, j'vous avez prévenu: on passe en rating M!
Allez, assez parlé, je vois que vous trépignez d'impatience de savoir comment ils vont gérer ça, alors je vous laisse lire.
Amusez-vous bien!
Chapitre 8 :
Vendredi soir. Eijiro se laissa tomber sur le canapé de la salle de séjour des dortoirs en desserrant sa cravate. La semaine avait été épuisante, leur professeur principal les avait prévenu, mais ils ne s'attendaient clairement pas à une telle charge de travail. Et cette histoire de stage qui trottait dans un coin de sa tête, ce n'était pas obligatoire, certes, mais c'était quand même un sacré plus… Il devait s'en occuper rapidement, mais d'un autre côté, une montagne de devoirs l'attendait de pied ferme et il savait qu'il allait galérer comme un chien pendant ce semestre.
Il souffla et laissa son corps s'enfoncer dans le sofa. Ce week-end, il rentrait chez ses parents et il embarquait Katsuki avec lui. Parce que oui, il n'y avait pas que le lycée qui prenait une grande partie de son temps libre, il y avait aussi sa relation avec son petit-ami qu'il devait officialiser auprès de ses géniteurs. Il devait avouer qu'il n'était pas du tout serein à l'idée de leur annoncer ça. Et comment est ce qu'il allait l'annoncer, d'ailleurs ? Il se retournait le cerveau avec ça depuis plusieurs jours, imaginant tous les scénarios possibles et inimaginables.
Au début, il se disait que ses parents pourraient bien le prendre. Enfin, pas trop mal. Puis, plus il y pensait, plus il se disait qu'en fait ça serait possiblement l'hécatombe à la maison. Il ne savait pas du tout à quoi s'attendre et ça lui foutait clairement les jetons. Il avait peur de leur réaction. Il repensait aux parents de Katsuki et à la manière dont ils n'avaient même pas eu à clairement mettre les mots dessus… Bon, au moins, c'était déjà bien passé d'un côté, alors pourquoi pas de l'autre ?
Il se prit le visage dans les mains et soupira bruyamment pour évacuer la pression. Allez, Eijiro, sois un vrai mec merde, te prends pas la tête comme ça…
Une main posée sur son épaule lui fit redresser la tête. C'était Katsuki qui se penchait au dessus de lui.
« On y va ? Qu'est ce que t'as ?
-Euh, ouais… C'est rien, t'inquiète. »
Il tenta un sourire convainquant, mais le cendré n'était pas dupe.
« Arrête, ça fait une demie heure que je t'entends souffler et t'as fait la gueule toute la journée. T'as quoi ?
-Ben… Eijiro détourna le regard, j'ai peur de la réaction de mes parents. »
Katsuki prit appui sur le dossier du canapé, croisant les bras dessus.
« Tu m'as dit que ça devrait pouvoir passer normalement, non ? Pourquoi t'as changé d'avis ?
-Parce que je… Je sais pas comment ils vont réagir ! C'est pas parce qu'ils sont gentils qu'ils accepteront forcément… 'fin j'en sais rien, ça me gonfle. Et je sais même pas comment je vais leur annoncer !
-Arrête de te prendre la tête et tu verras bien sur le moment. On bouge ?
-Ouais… »
Eijiro se leva du canapé, attrapant au passage son sac de cours qu'il avait balancé à côté de lui sur la banquette. Ils sortirent tous les deux de l'internat, prenant la direction de la sortie du lycée, et descendirent ensemble la côte qui menait à la gare. Quinze minutes plus tard, ils étaient dans le wagon.
Eijiro habitait plus loin du lycée que Katsuki, et dans la direction opposée. Alors que les deux garçons s'installaient sur une banquette et que le blond faisait glisser son sac entre ses jambes, il jeta un œil du côté d'Eijiro qui ne l'avait pas ouverte de tout le trajet. Et il était bien placé pour le savoir : lorsqu'Eijiro ne parlait pas, c'était que ça n'allait vraiment pas. Rien qu'à voir sa tête d'ailleurs, il pouvait sentir à des kilomètres qu'il n'était pas dans son assiette. Il se pencha vers lui.
« Pourquoi est ce que tu veux leur annoncer ça ce soir alors que t'es clairement pas prêt ? »
Eijiro se tourna vers lui avant que son regard ne dévie de nouveau. Il se mit à fixer le sol.
« Ben… Tu vois, ça fait un mois qu'on est ensemble… Tes parents sont au courant et ceux de la classe aussi, alors… Je veux, euh… »
Il soupira pour la énième fois de l'après-midi. Katsuki ne l'avait pas quitté des yeux, et il attendait d'en entendre plus même si le fait que le carmin tourne autour du pot cent trente ans commençait légèrement à lui taper sur les nerfs.
« Je veux pouvoir vivre pleinement ma relation avec toi auprès de n'importe qui.
-Putain, Eijiro, j'ai jamais rien entendu d'aussi niais…
-C'est pas niais ! Au contraire, c'est une preuve de virilité d'assumer ses choix !
-Peut-être, mais la façon dont tu l'a dit, là, ça faisait juste gros puceau.
-Arrête de te foutre de moi ! »
Katsuki ricana, et Eijiro finit par lui sourire en retour. Bon, au moins, il avait réussit à le détendre un peu.
Ils descendirent du wagon une vingtaine de minutes plus tard. Le quartier d'Eijiro était situé tout près de la gare, ils n'avaient qu'à remonter la rue et ils seraient chez lui. Et, plus ils se rapprochaient de son domicile, plus Katsuki pouvait sentir l'aura du carmin s'assombrir. Alors qu'il marchait en tête, il se retourna pour l'avoir dans son champ de vision.
« Bon, ça suffit, tu vas pas… »
Mais il ne termina pas sa phrase, choqué par le visage complètement terne d'Eijiro qui semblait avoir prit dix ans en une minute tant il était stressé. Le carmin releva piteusement la tête.
« Désolé, Katsuki, j'peux pas m'en empêcher…
-Putain, franchement… »
Katsuki soupira et vint se planter en face de lui, lui prenant violemment le visage entre les mains :
« Arrête, maintenant ! Ça changera rien que tu te prennes la tête comme ça, quoi qu'il arrive leur réaction sera la même ! J'te croyais plus solide que ça, non ?
-Oui mais…
-Arrête de tirer cette tronche ! Puis, il soupira de nouveau, marquant une pause avant de reprendre : J'suis avec toi, ok ? »
Le visage d'Eijiro s'illumina. C'était vraiment rare que Katsuki lui sorte ce genre de chose, même si ce n'était qu'à demi-mot. Il passa les bras autour de son cou.
« Katsuki !
-Stop, on est en pleine rue ! Attends au moins qu'on soit chez toi ! »
Eijiro se recula avant de glisser sa main dans la sienne. C'est vrai, Katsuki avait raison. Ça ne lui apporterait rien de plus de se prendre la tête, et comme il venait de lui dire, il était avec lui.
Les paroles de son compagnon l'ayant un peu rassuré, ils se remirent en route direction la maison d'Eijiro. Cependant, même s'il se sentait moins stressé, à mesure qu'ils se rapprochaient et que le toit de son domicile apparaissait au bout de la rue, il sentait quand même son cœur se pincer. Ils furent devant le portail quelques mètres plus tard, et le carmin poussa doucement le portillon, sa main toujours fermement accrochée à celle de Bakugo.
La porte d'entrée se dressa en face d'eux encore quelques pas plus tard. Leurs mains se délièrent avant qu'Eijiro n'entre à l'intérieur.
« C'est moi, j'suis rentré… »
Il se déchaussa et laissa ses baskets et son sac à dos dans l'entrée. Pendant que Katsuki l'imitait, la mère du carmin vint à leur rencontre. C'était une femme à la chevelure noire d'une quarantaine d'années, dont la coupe rappelait vaguement celle de Midnight. Elle avait les mêmes iris vermeils que son fils et portait un tailleurs sobre. Apparemment, elle venait de sortir du travail. Elle embrassa son fils avant de venir à la rencontre du blond :
« Bonsoir, tu es Bakugo, n'est ce pas ? Eijiro n'arrête pas de nous parler de toi. »
Katsuki la salua à son tour alors que derrière eux, Eijiro râlait contre sa mère. Puis, il soupira et reprit :
« Papa est là ?
-Oui, il est dans le salon.
-Est ce que… Tu veux bien lui dire de venir dans la cuisine ? J'ai… J'voudrais vous parler d'un truc. »
Sa mère le regarda une seconde, une étincelle d'inquiétude dans le regard, avant d'acquiescer. Elle disparut au bout du couloir pour aller chercher son mari pendant que les deux garçons s'installaient dans la cuisine, adjacente à l'entrée. Sous la table, Katsuki fit glisser ses doigts entre ceux d'Eijiro, lui lançant un regard de biais. Ça va aller. Les parents du carmin entrèrent à leur tour et s'assirent en face d'eux.
Les yeux de sa mère faisaient des aller-retour sur le visage des deux garçons, elle avait l'air inquiète. Le seul fait que son fils veuille la voir elle et son père réunit pour leur parler de quelque chose d'important… Il ne leur avait jamais fait le coup. Eijiro était plutôt du genre à affirmer, voire imposer dans la plupart des cas ses choix et ses décisions sans leur demander leur avis. Le père lui, semblait beaucoup plus relax, gratifiant Katsuki d'un sourire et d'un signe de tête lorsqu'il fut installé en face de lui. Il fut le premier à parler :
« Alors c'est lui, ton ami dont tu nous parles sans cesse ? »
Eijiro baissa les yeux et hésita une seconde avant de répondre.
« Papa, c'est pas… C'est pas mon ami.
-Comment ça ? Pourquoi est-il ici, alors ? »
Un nouveau silence. Comment leur dire ça… Comment formuler ça sans que ça ne paraisse trop direct ? Attends, on dit bien que les gestes parlent mieux que les mots parfois, pas vrai ? Sans réfléchir plus, il souleva lentement son bras, posant sa main sur la table, serrant celle de Katsuki dans la sienne.
Le silence qui régnait dans la petite cuisine était pesant. Eijiro déglutit, et leva les yeux vers ses parents. Sa mère et son père échangèrent un regard avant que celui-ci ne se lève.
En voyant son paternel sortir de table, Eijiro sentit une vague de panique l'envahir. Quoi ? Pourquoi il ne dit rien ? Pourquoi il se lève ? Il part ? Il l'a si mal pris ? Oh non…
Mais contre toute attente, l'homme vint se placer en face de son fils, et il se pencha en avant pour le prendre dans ses bras. À ce moment précis, Kirishima planta littéralement. À côté de lui, Katsuki avait aussi eu l'air surpris de la réaction du père de son petit-ami. Ce dernier se redressa et posa une main sur l'épaule du blond.
« Je suis heureux pour vous, les jeunes. »
À son tour, sa mère s'exprima elle aussi :
« Oh, Eijiro, tu m'as fait peur ! J'ai cru qu'il y avait quelque chose de grave… Mais je suis fière que tu nous en parles. »
De nouveau, ses parents s'échangèrent un regard entendu. Eijiro, lui se décomposait sur sa chaise. Il n'avait jamais été aussi soulagé.
§§§
Kirishima fit s'allonger Bakugo sur le matelas, se laissant retomber au dessus de lui, occupé à dévorer son cou alors que le blond s'agrippait à sa chemise. La voix rocailleuse du cendré recouvrit momentanément sa respiration presque pantelante.
« Hé, du calme ! Putain, on peut dire que t'es en forme depuis ta déclaration…
-Désolé Katsuki, rit doucement Eijiro, les lèvres toujours collées à son cou, mais maintenant que la pression est retombée j'suis super excité.
-Ouais, j'ai vu ça. »
Il passa ses bras autour du cou du carmin avec un rictus avant de s'emparer de ses lèvres. Il devait avouer qu'il était soulagé lui aussi, mine de rien. Et surpris de voir que de chaque côté, l'information était bien passée.
Le baiser qu'ils s'échangèrent devint rapidement beaucoup moins innocent qu'un simple frôlement de lèvres. Katsuki resserra son emprise pour rapprocher le buste d'Eijiro du sien, et ce dernier finit par s'allonger totalement sur lui.
Kirishima décolla ses lèvres. Il plongea son regard dans le sien et l'observa quelques secondes avant de parler :
« Je t'aime. »
Sous lui, Katsuki se crispa de la tête aux pieds, et il sentit son visage chauffer. Putain, à chaque fois, il lui sortait ça au moment où il s'y attendait le moins ! Il fronça les sourcils, gêné, avant de bredouiller une réponse inaudible.
« Quoi ? Fit Eijiro, j'ai rien entendu.
-Rien.
-Mais si, allez ! Dis-le toi aussi !
-Crève !
-Allez, Katsuki ! S'il te plaît… »
Le sourire de tombeur dont le gratifia Eijiro n'arrangea en rien le sang qui bouillonnait dans ses joues. Il sentit son ventre faire un looping et se frappa mentalement d'être si faible. Merde, pourquoi il était aussi canon, lui, aussi ? Il grogna :
« Putain… Ouais, moi aussi. »
Il n'en fallut pas plus à Eijiro pour que son taux de joie qui avait déjà atteint des sommets double en l'espace d'une seconde à peine. Il l'embrassa de nouveau, couvrant ses lèvres de baisers avant de retourner se perdre dans son cou.
Pendant que sa bouche était affairée plus haut, ses mains glissaient sous la chemise du blond qui se laissait faire, ses propres doigts se perdant dans les mèches carmines. Les deux adolescents finirent par rouler dans le lit, inversant leur position, toujours occupés à s'embrasser langoureusement alors qu'ils défaisaient maintenant les boutons de leurs uniformes. Rapidement, les deux chemises furent envoyées au pied du lit et le tintement de la ceinture d'Eijiro résonna dans sa chambre. Ils se débarrassèrent de leurs pantalons et se retrouvèrent en boxer. Katsuki attrapa la couette qu'il fit passer au dessus d'eux, se rallongeant sur le buste d'Eijiro une fois qu'il fut sous le drap qui le couvrait jusqu'en bas du dos.
Le carmin fit glisser ses mains sur sa taille. Il déglutit. La courbe de ses reins, sa peau brûlante et son regard qui l'était tout autant… Merde, il commençait à être vraiment… Il se racla la gorge et tenta :
« Euh… J'aimerais bien que… 'fin, j'ai envie qu'on… »
Un rictus moqueur se dessina sur les lèvres du cendré.
« Oui ?
-Tu vois ce que je veux dire ! Eijiro ne savait plus trop où se mettre, et Katsuki raffolait de ce genre de situation.
-Allez, dis-le. »
Il se mordit la lèvre. Putain, son mec était un vrai sadique. Il resserra son emprise sur ses hanches, rassembla tout son courage et soupira :
« Je veux coucher avec toi. »
Pour toute réponse, le cendré fit glisser ses mains sur les joues bouillantes du carmin pour l'embrasser de nouveau. Le geste fit comprendre à Eijiro qu'il en avait envie, lui aussi, et il pouvait ajouter, pour sa défense, que la bosse qu'il sentait contre sa cuisse témoignait elle aussi de ce désir réciproque.
Ses mains quittèrent sa taille pour se faufiler sur ses fesses qu'il palpa généreusement. Quel cul d'enfer ! Il avait déjà remarqué, lors des arrêts vestiaires ou encore des jours de piscine que le cendré avait un fessier plutôt musclé et sacrément bien rebondi, mais là, avec le toucher en plus, c'était juste… Exceptionnel.
Katsuki le sortit de sa contemplation en grognant :
« Bon, tu vas pas y passer la nuit, non plus. Dépêche… »
Eijiro s'exécuta, ses doigts quittèrent la chair ferme pour faire glisser le morceau de tissu le long des cuisses musclées avant de le balancer sans ménagement aucun sur le sol de sa chambre.
Katsuki se retrouvait allongé sur lui, sans le moindre vêtement, et la façon dont il continuait à dévorer ses lèvres tout en les mordant au passage lui faisait comprendre qu'il était inutile d'attendre plus.
D'un coup de main habile, Eijiro le fit de nouveau basculer en dessous de lui. Lorsqu'il se retrouva acculé entre les bras musclés de son compagnon et son regard de braise, et le matelas, Katsuki sentit son ventre se tordre. Encore. Kirishima lui faisait un effet dingue, et il fallait avouer que le contexte y était aussi pour beaucoup.
Soudain, Eijiro poussa sur ses bras et se leva du lit, la couverture glissant sur son dos pour retomber mollement sur le corps du cendré, qui regardait faire son compagnon sans trop comprendre pourquoi diable il s'en allait alors qu'ils étaient à deux doigts de passer au plat de résistance.
Il suivit Eijiro des yeux -d'un regard un peu réprobateur, qu'est ce qu'il lui faisait, là ?- et le regarda se diriger jusqu'à son bureau, dont il ouvrit le tiroir. Il en sortit deux objets et retourna auprès de l'autre garçon, posant un genou sur le lit.
En voyant ce que le carmin tenait dans chacune de ses mains, Katsuki eut un froncement de sourcils. Eijiro bredouilla :
« Euh, je me suis renseigné et… Ils disaient que pour une première fois c'est… C'était bien de, euh, avoir ça. »
Un boîte de préservatifs et un flacon de lubrifiant de 50 ml. Et neuf avec ça. Qui aurait cru qu'il était aussi prévoyant ?
« Je rêve où t'avais tout prévu ?
-Mais non ! S'empressa de se défendre l'adolescent, Enfin… Ça faisait plusieurs jours que j'y pensais, alors… »
Il s'embrouillait dans ses explications, faisant de grands gestes avec ses bras, le tube de lubrifiant et les capotes toujours dans les mains. Katsuki ne put empêcher un ricanement. Qu'est ce qu'il était con… Mais foutrement adorable, aussi. Il mit fin au discours d'explications laborieuses d'Eijiro en passant ses bras autour de son cou pour le faire de nouveau se pencher au dessus de lui, et l'embrassa pour le faire taire.
Lentement, ses bras quittèrent son cou auquel il s'accrochait, ses mains glissèrent sur son dos, ses reins, sa taille, pour enfin venir s'accrocher au boxer rouge et noir de son petit-ami dont il le débarrassa à son tour. Le dernier sous-vêtement rejoint tous ses collègues éparpillés au sol, alors qu'entre les draps, la chaleur montait en flèche. Mais, encore une fois, Eijiro recula et rompit le baiser :
« A-Attends !
-Putain mais quoi, encore ?
-Comment on fait ?
-Quoi ? Grogna le cendré qui commençait un tout petit peu à perdre patience.
-Qui, euh… Qui est… En dessous ? J'voudrais bien, enfin, si ça t'dérange pas, être… Au dessus… »
Katsuki le fixa une seconde. Ok, du calme. Il panique, c'est sa première fois, il est complètement paumé, mais ne t'énerve pas contre lui. Guide-le.
Il fit glisser sa main sur la nuque du carmin pour rapprocher son visage du sien et posa ses lèvres sur les siennes. Puis, il lui souffla :
« Arrête de paniquer, relax. Ça me va. »
Eijiro déglutit.
« O-Ok. »
Putain, mais comment il fait pour rester aussi calme dans un moment pareil ?! J'ai l'impression d'être à deux doigts de péter les plombs alors qu'on dirait qu'il a fait ça toute sa vie ! Pensa Eijiro pendant que le cendré s'attaquait de nouveau à sa bouche. Mais ce qu'il ne savait pas, c'était que son compagnon était tout aussi fébrile, sauf qu'il était très fort pour camoufler sa gêne sous une bonne grosse couche de flegme. Enfin, pas sûr que les évènements à venir ne fassent pas tomber son masque…
Les doigts d'Eijiro tâtonnèrent entre les draps à la recherche du tube de lubrifiant qu'il avait lâché. Bordel où était ce putain de… Ah, trouvé. Les deux garçons rompirent le baiser, et Kirishima entreprit d'ouvrir le bouchon du flacon. Il galéra quelques secondes avec l'emballage -ouverture facile mon cul, oui !- et, lorsqu'il fut enfin ouvert, il en fit couler un filet sur ses doigts.
« Tu… Je peux ? Tu es prêt ? »
Katsuki lui répondit d'un hochement de tête. Ses bras étaient revenus s'accrocher autour de ses épaules, auxquelles il se cramponnait avec force. Il commençait à perdre l'assurance qu'il s'était efforcé de conserver jusque là. D'un autre côté, ça pouvait se comprendre : il s'apprêtait à coucher avec Eijiro, là, maintenant, tout de suite et…
La sensation humide et glacée contre son entrée le fit se crisper tout entier. Il serra les dents :
« Putain, c'est froid !
-Détends-toi, je les ai même pas encore mis…
-Tais-toi ! Le coupa Katsuki, le visage rouge, vas… Vas-y, dépêche. »
Eijiro s'exécuta. Il fit glisser une première phalange en lui, faisant de son mieux pour ne pas le brusquer. Lentement, il fit passer son doigt entier à l'intérieur.
Sous lui, Katsuki le laissait œuvrer, les yeux fermés et les paupières serrées, les incisives plantées dans sa lèvre inférieure. C'était loin, mais alors très loin d'être l'expérience la plus agréable du monde. Cette sensation d'intrusion ne lui plaisait pas trop, pour le moment. Et ça devait se lire sur ses traits, car Eijiro lui demanda avec une pointe d'inquiétude dans la voix :
« Ça va, Katsuki ? Je t'ai pas fait mal ?
-J…J'ai pas mal, c'est bon. Continue. »
Suite aux directives de son compagnon, Kirishima commença à faire bouger son doigt à l'intérieur de lui, tout en surveillant avec prévenance les réactions de ce dernier. Bakugo siffla entre ces dents, mais sembla petit à petit s'habituer au contact. Puis, Eijiro fit reculer son majeur et poussa l'entrée avec son index, faisant entrer deux de ses doigts en lui.
Katsuki se cambra. La sensation devenait moins gênante. Presque agréable, même. Il sentit son dos chauffer et s'accrocha aux épaules d'Eijiro, encore assez lucide pour avoir la jugeote de faire attention à ne pas le griffer. Enfin, 'pas dit que ça aller durer.
L'expression de douleur qui crispait ses traits s'était changée en un air presque surpris de presque trouver ça bon. Ça faisait très approximatif, mais il était à peine en train de découvrir cette partie-là de son anatomie et n'aurait jamais pensé qu'il aurait pu, d'une façon ou d'une autre, en venir à apprécier cette sensation.
Eijiro le remarqua, aussi, il commença à faire bouger ses doigts avec un peu plus de souplesse. Lentement, il les faisait aller et venir en lui, et il compris qu'il avait trouvé le bon filon lorsqu'un mouvement en crochet arracha à Katsuki ce qui semblait être un couinement de plaisir plus ou moins étouffé. Il recommença et le cendré gémit de nouveau, se mordant instantanément la lèvre pour faire taire sa voix qu'il ne contrôlait plus.
« C'est agréable ?
-O-Ouais. »
Eijiro sourit et embrassa le coin de ses lèvres. Putain, j'y arrive ! Il prend son pied ! Par contre, à ce rythme, je vais pas pouvoir me retenir très longtemps avant de lui sauter dessus, surtout si il continue à gémir comme ça… Il accéléra les mouvements, enfonçant ses doigts un peu plus profondément dans les chairs du blond qui commençaient à se détendre. Encore quelques coups à l'intérieur, et il finit par les retirer, arrachant à son petit-ami une grimace un peu douloureuse.
« Désolé, j'peux plus attendre… Est ce que je peux… ? »
L'emprise de Katsuki se resserra autour des épaules du carmin.
« Oui. »
Un nouveau baiser au coin des lèvres. Katsuki avait encore la sensation d'avoir les doigts d'Eijiro en lui. La vache, c'était super agréable en fait. Il aurait bien aimé qu'il continue encore un peu… Mais lorsque le carmin se saisit d'un préservatif dans la boîte et qu'il en arracha l'emballage pour le dérouler sur lui, Bakugo écarquilla les yeux.
Oh putain, mais c'est quoi, ce plan ? J'avais pas réalisé l'autre fois, mais elle est super grosse ! J'vais avoir trop mal !
Kirishima le sortit de sa panique interne lorsqu'il fit glisser le bout de son gland contre son entrée. Et, lentement, il poussa à l'intérieur de lui. Katsuki se crispa et planta ses ongles dans son dos. Il venait d'oublier ses bonnes résolutions.
« Aïe ! Katsuki, détends-toi, tu vas avoir mal sinon…
-Gh… Pardon. »
Il souffla, et décida de s'accrocher aux draps plutôt qu'aux épaules d'Eijiro sous peine de lui lacérer le dos. Allez expliquer ça à vos camarades, après, lorsqu'ils vous feront la remarque alors que vous vous désapez aux vestiaires. Il tenta de se détendre, avec plus ou moins de succès, et Kirishima put reprendre les hostilités.
Il le pénétrait le plus lentement possible, centimètre par centimètre pour ne pas lui faire mal. Seulement, l'intérieur serré et brûlant du cendré était vraiment beaucoup, beaucoup trop agréable pour son propre bien. Lui qui était déjà au summum de l'excitation, il ne risquait pas de tenir longtemps si ça continuait comme ça…
De son côté, Katsuki serrait les dents. C'était… Beaucoup plus encombrant que deux doigts, honnêtement. Il avait limite l'impression de se faire déchirer et remerciait intérieurement le créateur du lubrifiant, sans quoi il n'aurait pas donné cher de son cul. Au delà de la sensation de brûlure qui explosait en bas de son dos, sentir en lui le sexe de son compagnon le pénétrer si lentement devenait peu à peu agréable à chaque centimètre qu'il poussait en lui. Il avait chaud, il sentait les draps se coller à son dos humide, il sentait ses jambes trembler et son cœur s'emballer, et un puissant frisson le fit se tendre lorsqu'Eijiro fut entré jusqu'à la garde.
Le carmin s'arrêta pour reprendre son souffle qu'il avait retenu pendant tout le processus, si concentré qu'il en avait oublié de respirer. Il souffla :
« Je crois que je vais déjà…
-Ah non ! Rugit Katsuki, pantelant lui aussi, je me suis pas donné tout ce mal pour la prendre en entier si tu jouis maintenant ! »
Hors de question qu'ils s'arrêtent en si bon chemin. Eijiro resta immobile quelques secondes le temps que l'explosion qui menaçait d'éclater dans son bas-ventre se calme un peu, puis, lorsqu'il sentit qu'il pouvait bouger de nouveau, il se recula pour donner son premier coup de rein.
Les doigts de Katsuki s'enfoncèrent dans les draps, et il eut une inspiration rauque au premier mouvement que fit le carmin. Aïe, c'était quand même douloureux, et la sensation de brûlure empiétait trop sur le léger plaisir qu'il avait l'impression de ressentir pour pouvoir dire qu'il prenait son pied. Il bredouilla :
« P-Pas trop vite, c'est…
-Tu as mal ?
-Un peu… »
Kirishima donna un deuxième coup de hanche, plus lent, moins brutal. Il chercha dans le regard vermeil du blond son approbation pour pouvoir continuer sur ce rythme, et posa doucement ses lèvres sur les siennes en reprenant les va et vient.
Pour lui, la sensation était géniale. Rien à voir avec la branlette, c'était genre, mille fois meilleur. Seulement, il se sentait un peu mal de se dire que Katsuki, lui, devait douiller. Pour mettre sa fierté de côté et lui avouer qu'il avait mal, ça devait vraiment pas être agréable… Il fit de son mieux pour que ses coups soient le plus maîtrisés et doux possible, tout en restant attentif aux réactions de son compagnon. Soudain, il changea d'angle, tapant un peu plus vers le fond, et sous lui, Katsuki se raidit instantanément.
Eijiro cru qu'il lui avait fait mal, et s'empressa de s'excuser :
« Pardon, excuse-moi, je voulais pas…
-Non, c'est pas ça, le coupa-t-il, tu… Refais-le, le même mouvement, c'était… »
Eijiro ne se fit pas prier et s'exécuta sur le champ, donnant un second coup de bassin et s'enfonçant un peu plus profondément en Katsuki qui se cambra en gémissant.
« C'est agréable, ici ? »
Il lui répondit d'un hochement de tête, ayant plaqué sa main devant sa bouche pour étouffer ses cris. Eijiro repassa à l'attaque, faisant glisser la jambe de Katsuki par dessus son épaule pour atteindre plus facilement son point sensible. À mesure que ses coups étaient accompagnés de sons difficilement contenus et diablement érotiques, il se permettait de frapper plus fort et plus vite, voyant que sous lui, Bakugo avait l'air d'apprécier.
Et apprécier, c'était peut-être un peu faible, pour le coup. Certes, la douleur était toujours présente et c'était normal, il n'était pas encore tout à fait habitué aux rapports, mais pour le moment, Kirishima avait trouvé un endroit qui lui faisait clairement voir des étoiles à chaque coup dont il le gratifiait. C'était dingue. C'était super. Le plaisir avait évincé la douleur, à tel point que sa raison et sa fierté disparaissaient lentement mais sûrement pour laisser place à une spontanéité des plus totales :
« C-Continue comme ça … Oui ! Aah ! »
Eijiro se passa la langue sur les lèvres, accélérant les va et vient sans quitter Katsuki du regard. Putain, le voir se tortiller comme ça en dessous de lui, et l'entendre en redemander par dessus le marché, c'était juste trop… Il le trouvait putain de baisable, et les pulsions qui l'inondaient engloutissaient à leur tour ses bonnes résolutions. Au diable la prévenance, à partir de maintenant, il allait donner tout ce qu'il avait pour lui faire crier son prénom.
Les mains ancrées dans le matelas de chaque côté du visage de son petit-ami, il se pencha au dessus de lui pour attraper ses lèvres. Katsuki lâcha les draps auxquels il se cramponnait depuis tout à l'heure pour repasser ses bras autour des épaules d'Eijiro, répondant au baiser en glissant sa langue sur la sienne. Un nouveau coup de rein, plus brutal que les précédents, lui arracha un cri et lui fit jeter la tête en arrière. Ravi de son petit effet, Kirishima continua sur sa lancée, le martelant de l'intérieur, secouant le corps du blond qui s'agrippait à lui en gémissant.
Une de ses mains se décolla du matelas pour se glisser sur son buste, passer entre ses pectoraux musclés, sur ses abdos saillant rendus durs par l'effort, et termina sa course sur son entre-jambe. En sentant les doigts de son compagnon sur lui, Katsuki redressa la tête, mais Eijiro ne lui laissa pas le temps de comprendre, repartant à l'assaut de ses lèvres.
Alors que leurs langues glissaient de nouveau l'une sur l'autre avec une avidité remarquable, les doigts d'Eijiro resserrèrent leur emprise sur l'érection de Katsuki pour entamer un mouvement de pompe en accord avec ses coups de bassin.
Bakugo quitta ses lèvres dans un hoquet qui déforma sa voix :
« Non, arrête !… Je vais !… »
Tiens, c'était une excellente nouvelle, ça. Il n'allait sûrement pas s'arrêter en si bonne voie, et continua ses caresses tout en tapant à l'intérieur de lui. Katsuki se crispa, s'agrippa plus fort à ses épaules marquées de traces rouges, et haletait tout en tentant de lui dire quelque chose, sûrement d'arrêter -mais de toute façon, Kirishima ne l'écoutait pas, mais l'orgasme qui le traversa fut plus fort que sa conviction et il se cambra entre les draps en criant, alors que le frisson qui le traversait lui faisait perdre la tête :
« Putain, Eijiro ! Aaaah !… »
Il se vida dans sa main alors que ses chairs se resserraient autour de son compagnon, son corps encore tremblant du contre-coup de la jouissance. Au dessus de lui, Eijiro n'en avait plus pour très longtemps non plus, son excitation ayant augmenté de 200 % après avoir entendu Katsuki crier son prénom d'une manière aussi sensuelle. Il accéléra ses mouvements, ses doigts s'agrippant aux draps, et sentit la chaleur qui s'accumulait dans son bas-ventre augmenter, augmenter toujours plus avant d'exploser en un orgasme puissant. Il éjacula à son tour dans un râle de plaisir, sentant tout son corps traversé d'un court-jus électrique, le son assourdissant de son cœur battant dans ses oreilles. Quelques secondes passèrent où ils reprirent tous les deux leur souffle comme s'ils venaient de courir le marathon de leur vie, puis Eijiro se retira, enlevant le préservatif qu'il jeta dans la corbeille. Vidé de ses forces, il se laissa retomber sur le torse de Katsuki qui récupérait peu à peu ses esprits.
Ce dernier grogna lorsque la masse s'écroula lourdement sur lui.
« Aïe, t'es lourd !
-Désolé, rit doucement Kirishima en enfouissant son visage dans les pectoraux de son compagnon. Il les aimait vraiment beaucoup. C'était agréable ?
-Ouais… »
Eijiro redressa la tête et gratifia son compagnon d'un sourire à tomber. Une mèche de cheveux retombait en travers de son front, décoiffé par l'effort, et ses yeux étaient encore illuminés d'un éclat de lubricité. Il était vraiment… Ouais, il était canon. Katsuki se sentit rougir, et il posa sa main sur le visage de son petit-ami pour qu'il arrête de le mater comme ça sous peine de fondre dans la minute.
«Gah ! Gémit Eijiro qui se prit la main du blond en pleine face.
-Arrête de me fixer !
-Quoi ? Ça te mets mal à l'aise ?
-Tais-toi ou je t'étouffe ! »
Et sur ses paroles, il lui fit une clé, bloquant sa tête et sa respiration dans la même foulée en coinçant son visage entre ses pectoraux.
« Mmmpf ! »
Katsuki ricana avant de relâcher la pression. Il n'allait pas le tuer quand même, ça serait dommage. Mais Eijiro garda la joue collée contre sa peau.
« Refait-le.
-Quoi ? Putain je rêve, en plus d'être pervers t'es maso ?
-Non non, c'est juste que je les aime beaucoup, ces deux-là, répondit le carmin en palpant les pectoraux de Katsuki entre ses doigts.
-Me tripote pas, putain ! »
À croire que le côté agressif de Katsuki ne disparaîtrait jamais vraiment. Après avoir évité avec brio le coup que le cendré menaçait de lui mettre sur le crâne, et après avoir chahuté pendant encore quelques minutes, les deux adolescents finirent par s'endormir l'un sur l'autre, Bakugo affalé entre les draps, ses bras écartés prenant la totalité de la largeur du lit, et Kirishima le visage collé à son buste.
Alors qu'il sombrait, bercé par la respiration et le battement lent du cœur du blond en dessous de lui, Eijiro réalisait qu'il avait enfin couché avec Katsuki. Depuis le temps qu'il attendait ça ! Et dire qu'il n'aurait jamais osé y croire il y avait un mois à peine ! Il était persuadé qu'avoir répondu oui lorsqu'il lui avait demandé avec la finesse qui lui était propre -ou plutôt imposé, selon les points de vue- de sortir avec lui, il avait sûrement fait le meilleur choix de sa vie.
À ce moment-là, Katsuki, qui lui s'était déjà endormi, grogna et bougea dans son sommeil. Il passa ses bras autour du corps du carmin et resserra son emprise. Eijiro soupira d'aise.
Ouais, il avait vraiment de la chance de l'avoir. Il était raide dingue de lui.
Fin.
Moooh oui, imaginez-les, là, endormis l'un sur l'autre, Eijiro en train de baver sur les pectoraux de Katsuki... Belle image, n'est ce pas?
BREF, voilà, Puceaux! est bel et bien finie, en vrai j'suis pas triste parce que c'était génial à écrire et j'ai hâte de me lancer sur mes nouveaux projets.
En tous cas, un énormissime MERCI à vous pour toutes vos reviews, à l'heure actuelle c'est ma fic qui en a récolté le plus et je suis l'incarnation de la JOIE parce que vous êtes géniaux. Ben oui!
N'hésitez pas à me donner votre avis sur ce chapitre final, si vous avez aimé, si vous avez ri devant leur nullité de puceaux 100% pur jus (non en vrai ça va, ils s'en sont sortis) ou si vous aussi, vous avez pleuré d'émotion lors du coming-out de notre teinté national.
Voilà voilà, encore merci à vous et spéciale kess-dédi à tous parce que je vous aime, je vous dis à très vite pour de nouvelles fics Kiribaku parce que je vis pour ce ship.
À bientôt les enfants, portez-vous bien et n'oubliez pas: doucement, avec la Cristaline! Elle est si bonne!
(Vous allez finir par croire que je tourne à la coke avec toutes les conneries que je déblatère mais je vous assure que non.)
