Merci pour vos commentaire, c'est très encourageant et ça m'a fait très plaisir. J'espère que vous appréciez lire cette fiction.

Bonne lecture !


Chapitre III : Le flash-back

"Rien n'est plus vivant qu'un souvenir." ~ Federico Garcia Lorca


Bella POV :

J'ouvris les yeux, il faisait noir et j'étais allongé dans ce qui semblait être un très confortable lit. Instantanément, tout me revint en mémoire : Central Park, la mafia, ses yeux verts, ses menaces, son arme, mon père... Mon père et un arme... L'image de mon père et d'une arme me ramenèrent aux souvenirs contre lesquels je luttais depuis un mois.

Flash-back:

Je fus réveillée par des hurlements stridents. Ceux de mes parents. J'étais immédiatement en alerte. C'était inhabituel : mes parents ne se disputaient jamais. Je dis bien jamais. Ils s'ignoraient la plus part du temps ou jouaient la comédie du couple heureux et épanouie devant les autres mais il n'y avait jamais d'engueulade.

Mon père criait tellement fort que je ne comprenais pas un traître mot de ce qu'il baragouinait, ma mère pleurait et semblait s'excuser.

Je me précipitais hors du lit et m'assis discrètement en haut des escaliers, là où ils ne pouvaient pas me voir mais où moi j'entendais et percevais parfaitement leur conflit : "Tu n'es qu'une salope ! Tu me trompe avec un de mes hommes qui est aussi l'un de mes plus vieux amis. Toi et Sam êtes déjà morts !" hurla-t-il. En même temps il lui assénât un coup de poing au visage qui lui fit perdre l'équilibre avant de s'écrouler au pied du canapé.

Je n'en croyais pas mes yeux, papa venait juste de frapper maman ! Maman trompait papa ! Oh mon Dieu, je savais mon père autoritaire et sombre mais jamais je ne l'aurais cru capable de blesser quelqu'un même sous le coup de la colère.

Renée pleurait : "Je t'en prie ne fais pas ça... De toute façon ça fait des années que nous ne sommes plus un couple, c'est juste pour faire bonne figure devant ta fille et tes collaborateurs que tu me garde. On ne se rend plus heureux depuis des années Charlie...".
Il eu un rire sans joie : "Tu crois arranger ton cas en disant ça ?! Tu sais pourquoi nous ne sommes plus un couple ?! Parce que tu es une TRAINEE! Et ne t'inquiète pas, si tu veux être avec Sam soit ! Qu'il garde mes restes. Mais je veux que quand il te voit chaque jour, il se sente coupable d'avoir voulu jouer avec ce qui m'appartenait. Et pour cela, je vais frapper ton jolie visage tellement de fois qu'il ne te reconnaîtra pas quand il te reverra. Et tous les jours de votre misérable petite existence il se dira 'c'est de ma faute', enfin si il n'est pas dégoûter par ta laideur et les traces que j'ai l'intention de laisser sur ton corps..." menaça-t-il en la scrutant avec mépris et dégoût.

Je vis immédiatement la peur dans les yeux de ma mère et compris qu'il mettrait sans aucun doute ses menaces à exécution. Les yeux de Charlie étaient noir, il semblait être dans une sorte de transe où seule la colère guidait ses gestes.

L'adrénaline s'empara de moi et quand je vis Charlie brandir un vase pour cogner maman avec, je m'élançais à sa rencontre et me jetais sur lui. A coup sur je le ferai revenir à la raison :

« Noonnnn ! » criais-je.

Nous tombions tous les deux aux sols où je luttais pour lui prendre le vase des mains.

"T'es complètement malade Charlie, Arrête !" le suppliais-je, hystérique moi-même.

Pendant notre corps à corps, j'aperçus ma mère du coin de l'œil, se relever doucement et s'enfuir. Mon père dû sûrement l'a remarquer aussi puisque pour se débarrasser de moi il m'assenât un coup de poing magistral dans l'estomac. La douleur et le choque me firent lâcher ma prise sur mon père mais je réussis néanmoins à lui faire un croche patte quand il se releva pour avancer vers là où venait de partir sa femme.

Je toussais tellement j'avais mal, la douleur me fit tourner la tête mais je devais l'empêcher d'attraper maman, j'avais trop peur de ce qu'il pourrait lui faire...

Alors, quand il trébucha et me rejoignit sur le parquet, je saisi le vase qu'il avait brandi un peu plus tôt, pour l'assommer, sauf qu'à ce moment là il se retourna vivement et dégaina son flingue qu'il pointa entre mes deux yeux.

A cet instant toute l'adrénaline quitta mon corps et les larmes coulèrent sur mes joues. Mon propre père était en train de pointer son arme sur moi, il voulait me tuer.

« Papa... » le suppliais-je, le visage inondé de larmes et de peur. Mon dieu la dernière fois que je l'avais appelé comme ça, je devais avoir 9 ans...

Il me fixa froidement, le visage remplie de rage « Dégage ! Dégage et ne reviens pas, où je te bute.»

Fin Flash-back

Quand la lumière s'alluma dans la chambre où j'étais, je sortis de mes souvenirs. Mon ravisseur aux yeux verts entra accompagné d'un jeune femme qui portait un plateau garnit d'aliments frais qu'elle déposa aux pieds du lit avant de repartir.

"Qui êtes-vous ?" m'entendis-je demander.

"Je vois que le sommeil t'a fais du bien, mais c'est moi qui pose les question ici jeune fille. Je suis venu discuter avec toi, pendant que tu mange, t'as besoin de reprendre des forces avec la piqûre qu'on t'a faite."

"De quoi voulez-vous parler, je vous ai dis tous ce que je savais déjà..." Je ne voulais pas manger mais quand je vis les délices posés sur le plateau je ne pu m'y résoudre.

"Bien. Approuva-t-il en me voyant manger. Comme tu l'as sûrement compris, je suis le chef d'un grand groupe mafieux, je m'appelle Edward Cullen."

"Ça fait pas très Italien tout ça…" Me moquais-je.

Il esquissa un demi sourire : "T'as enlevé les petites roues de ton vélo pendant la nuit ? Je vois que la fragile petite Isabella d'hier soir et devenue une fille fille courageuse."
Le salop, il osait se moquer de moi en plus...
Il reprit :"Ton père, Charlie Swan nous a fais parvenir très récemment une vidéo dans laquelle il dit que tu prends sa relève, que tu es son héritière. Il explique surtout qu'on te reconnaîtra parce que tu es la seule capable d'entrer dans sa base de donnée."

Pourquoi saurais-je entrer dans la base de... Oh non… Alors c'était vrai tous çà: mon père était bien un mafieux et il m'avait désigné héritière. J'en étais sûre car c'était vrai: seule moi serais capable d'entrer dans sa base de donner. Pas parce que je connais ses codes, non. Mais parce que je suis la seule à pouvoir pirater n'importe qu'elle système informatique aussi bien protégé soit-il.

Je ne pouvais pas lui révéler mon secret. Personne ne devait être au courant – sauf mes parents – de mes capacités en matière d'informatique. Alors je fit mine de ne rien comprendre :

" Je ne comprends vraiment pas je suis désolé... Mon père ne m'a jamais donné ses codes", je baissais la tête, je ne voulais pas qu'il voit mon visage sinon il comprendrait vite que je mentais. Je sais, je ne suis pas une très bonne menteuse...

Il me regarda et souffla : "Écoute, ta mère a demandé à te voir, elle va arriver dans quelques minutes, pour t'expliquer la situation."

Ma mère?!

"Qu'est-ce que ma mère vient faire là dedans ? Elle aussi elle est concernée ?"

Il souffla encore comme exaspéré de devoir tous m'expliquer et frustrer que je ne puisse l'aider plus.

"Oui, Sam travaille pour moi depuis des années et il était chargé d'espionner ton père, sauf qu'apparemment il s'est entiché de ta mère. Enfin bref, ils sont ensemble maintenant..."

Waooh, Sam était réellement le plus mauvais des amis que j'ai jamais rencontré. D'abord, il mentait à mon père en se faisant passer pour son employés et son ami dans le seul but de l'espionner. Et ensuite, il couche avec sa femme... Je comprends maintenant pourquoi Edward – Monsieur Cullen – c'était moqué de moi quand j'avais dis hier au parc que Sam était un vieille ami de mon père...

Je restais là assise à assimiler ce que je venais d'apprendre. Soudain la porte s'ouvrit et une silhouette familière apparut. Les traits tirés et fatigués mais un sourire resplendissant et soulagé, elle s'avança vers moi : « Bella... ».

J'étais tellement soulagée, je n'étais plus seule, quelqu'un savait où j'étais.

Soudain, je n'étais plus la jeune femme courageuse de il y a quelques minutes mais seulement une petite fille triste et apeurée qui pleurait tandis que sa maman vint l'enlacer pour la réconforter : « Maman... » murmurais-je dans un sanglot.