Encore merci pour vos commentaire, j'espère que le chapitre vous plaira. Cette fois on en apprend plus sur le personnage de Bella, sur son histoire. Un autre personnage important va aussi faire son apparition. Une idée de qui il s'agit ?

Bonne lecture !


Chapitre 5 : Rencontre de l'offre et de la demande

"Un petit livre peut contenir un grand secret capable de changer le monde...des mots ont un pouvoir." ~ Deborah Harkness


Peu après le départ de monsieur Cullen, je m'interrogeai... Oui, il fallait que je lui parle de mon travail, c'était décidé.

J'étais comme un lion en cage, je tournais en rond. Avais-je le droit de sortir de la chambre ? Je décidai d'aller vérifier si la porte n'était pas fermée à clef. Bingo ! C'était ouvert mais a peine fis-je un pas en dehors de la salle que j'aperçus monsieur Black droit comme un 'I' face à moi.

- Vous allez quelques part ?

- Heu... Eh bien je me demandai... Je triturai le bas de mon tee shirt, intimidée par ce colosse en costume cravate.

- Vous souhaiteriez sortir peut-être ? M'aida-t-il, compréhensif.
J'hochai la tête doucement et il m'offrit son bras pour que j'accroche le mien au sien. C'était très gentleman de sa part mais ma présence ici n'avait rien d'une visite de courtoisie. J'étais là contre mon gré alors au diable la bien séance, si il devait me suivre partout comme un toutou, je n'allais pas lui faciliter la tâche. Pendant ma réflexion interne, il continua à pousser son bras vers moi, insistant.

- Croyez-moi mademoiselle, ce n'est pas pour vous empêcher de vous enfuir que je dois vous tenir, mais plutôt pour votre sécurité. Vous n'aimeriez pas avoir à vous balader seule entre ses mûrs, je vous assure.

Ah... En faite je n'avais pas trop le choix... En marmonnant, j'accrochai mon bras au sien.

- Alors, une ballade dans les jardins ou un tour à la bibliothèque ?

Waoh ! Mais où étais-je ? J'avais compris en voyant la chambre dans laquelle je m'étais réveillée que j'étais dans endroit très luxueux mais au point que la battisse contienne une bibliothèque et des jardins en plein New York...

Même si j'étais confrontée à une situation particulièrement éprouvante, j'étais contente de pouvoir me changer les idées dans mon lieux favori, la bibliothèque.

- Et pourquoi pas choisir un livre que je lirais dans le jardin ? Il faut aussi que je parle à Monsieur Cullen, c'est important s'il vous plait, osais-je.

- Bien sur mademoiselle, souriait-il.

Je scrutais monsieur Black du coin de l'œil. Je rêve ou ce type était réellement agréable ? Tous les hommes croisés depuis ma chute dans Central Park, me semblaient misogynes, strictes, arrogants et sombres. Lui, bien que très professionnel semblait avoir de bonnes manières et était poli, respectueux et soucieux de bien faire son travail. Cependant, il ne collait pas à l'image d'un mafieux, il ne semblait pas cruel, il agissait comme si il compatissait à la situation dans laquelle je me trouvais et faisait tous pour ne pas empirer les choses... Ça ma rassurait un peu de savoir que c'était lui qui était chargé de ma sécurité ici.

Nous traversâmes plusieurs couloirs somptueux à la fois élégant et moderne avant d'arriver devant une grande porte sur laquelle mon garde du corps composa un code pour qu'elle se déverrouille et s'ouvre automatiquement. Et là, sous mes yeux apparu ce qui pour la mordue de littérature que j'étais, s'assimilerait à la caverne d'Ali baba.

Sur les quatre pans de mûrs, des étagères et des étagères étaient ensevelies de romans, de littératures classiques, de recueil de poésie, de livres d'histoires... La liste était sans fin. Une échelle permettait même d'accéder à une mezzanine où trônait encore des centaines et des centaines de livres. Étais-je au paradis ?

Tous les meubles étaient fais de bois sombres et le sol était recouvert d'un resplendissante moquette bordeaux donnant à la pièce une allure élégante et chaleureuse. Il n'y avait aucune fenêtre mais le plafond était de verre permettant de faire rentrer dans la pièce un puis de lumière naturelle. Le soleil rentrait en masse, s'en était éblouissant ! Il venait réchauffer le bois et les livres, c'est ainsi que la pièce nous plongeais dans une atmosphère tout à fait envoûtante et chaleureuse berçait par une odeur bois chaud. C'était relaxant, apaisant, parfaitement propice à la lecture.

Je longeai les étagères en caressant toutes les couvertures de livres sur mon passage, les yeux clos, humant l'odeur de pages et d'encre qui s'en dégageaient. C'est monsieur Black qui me sortit de mon état de transe en s'éclaircissant volontairement la gorge. Je me tournais vers lui.

- Prenez votre temps mademoiselle, me dit-il le sourire aux lèvres.

Il semblait se moquer légèrement de mon état. Je l'admets c'était peu commun de voir quelqu'un s'extasier devant de simples bouquins. Mais ce n'était pas que de simples pages sur lesquelles étaient raturées quelques légendes de sorcières, non c'était pour moi, une épopée, un voyage. Un livre est ami de la solitude, il est là quand personne ne l'est. Il contient des secrets, des secrets sur l'essence même de l'homme et si on y est vraiment attentif, il se peu même que nous parvenons à nous trouver nous-même.

Je ne suis jamais beaucoup sortie, je n'ai jamais eu beaucoup d'amis, je n'ai jamais été populaire, je ne suis jamais allée à l'école (école à la maison), je n'ai jamais fais de soirées pyjamas, je n'ai jamais eu un rendez-vous avec un garçon... Mais il y a une chose que j'ai faite : J'ai rêvé. J'ai rêvé de tous ça, je l'ai imaginé... tellement de fois : rire, pleurer, ressentir, sortir, l'émotion, la passion... Tous ça je l'ai tellement voulu parce que je ne l'ai jamais eu et c'est les livres qui me l'ont donné.

J'entendis à peine monsieur Cullen arriver.

- Il paraît que tu as quelque chose à me dire, j'espère que c'est important, je n'ai vraiment pas le temps pour t'entendre supplier.

Il tombait à pic. Je continuai à déambuler le long des étagères à réfléchir, aux livres, aux rôles qu'ils avaient eux dans ma vie mais cette fois à voix haute pour qu'il m'entende. Même si il était la dernière personne à qui je voulais me confier, il avait besoin d'entendre mon histoire pour comprendre. Je faisait comme si il n'était pas dans la pièce, le regard lointain, dos à lui comme si je me parlais à moi-même.

- Mon père ne voulait pas que je sorte. « Le monde est dangereux Bella, un jour tu comprendras », c'était sa seule justification. Je ne comprenais pas jusqu'à il y a quelques jours, mais aujourd'hui c'est clair, le monde n'est pas dangereux, mais celui dans lequel mon père vit l'est. Oh oui il l'est ! Ma présence ici en est la preuve. Et puis j'ai commencé à lire, j'ai commencé à vivre par procuration, à ressentir par procuration. Les seules émotions que je ressentais étaient celles que me procuraient la lecture car ma vie me laissait de marbre : je ne faisais, rien je restais entre quatre mûrs à longueur de temps... Alors il n'y avait pas grand chose à ressentir. Je vivais par automatisme : je me levais, je me douchais, je déjeunais, je travaillais, j'allais courir dans la salle de sport de la maison. C'était machinale, j'étais une machine. C'est pour cela que j'ai commençais à m'intéresser aux machines, on se ressemblait tellement... Elles dépendantes à l'homme, moi dépendante des volontés de mon père. J'ai de suite compris le fonctionnement des ordinateurs et très tôt je parvennais à rentrer dans les systèmes informatiques des plus grandes banques du pays. Quand j'avais 17 ans, je suis parvenue à avoir accès aux données du gouvernement. Quelques jours, plus tard je reçu la visite d'un membre du gouvernement en personne. Il voulait m'engager. C'est comme ça que je suis devenue un agent du gouvernement moi-même : une des nombreuses garantes de la sécurité informatique du pays. Mon père le savait bien sur, il était pour... Je sais difficile à croire qu'un mafieux accepte que sa fille travail pour le gouvernement mais il m'y a même encouragé -encore un mystère de mon père qu'il faudra élucider- c'est sûrement pour ça qu'il a expliqué que je serai la seule à pouvoir accéder à ses informations. Il sait que je peux rentrer dans n'importe quoi.

Edward était silencieux, je me retournai doucement vers lui et le fixai intensément, avec conviction cette fois. C'était le moment de plaider ma cause.

- Monsieur Cullen, je crois que vous avez une demande et j'ai une offre. Vous avez besoin de quelqu'un de qualifié en informatique et j'ai besoin de survivre. Vous avez mis ma tête à prix en pensant gagner le gros lot en me livrant à un autre clan, mais peut-être que je pourrais vous rapporter beaucoup plus en travaillant à vos côtés. En plus de protéger vos donnés et de vous donner l'accès à n'importe quelles informations sur n'importe qui en un temps record, je vous promets que j'arriverai à pirater le système informatique de mon père et les informations que vous y trouverez pourrons être revendues au plus offrant.

Voilà c'est tout, j'avais joué le tout pour le tout... J'attendais que le verdict tombe.

Nous nous scrutâmes quelques instant sans rien dire, jusqu'à ce qu'il intervienne enfin.

- Je croirai ce que je verrai Isabella, si tu me donne accès aux comptes et aux fichiers de ton père, je considérerais ton offre. Quand ton père nous a transmis la vidéo dans laquelle il annonce que tu es son héritière nous avons compris qu'il s'agissait d'une vidéo automatiquement programmée à être envoyé si il n'y avait pas eu de connexion depuis plus d'une semaine. On a donc déduis que ton père était soit mort soit qu'il s'était enfui pour faire croire à sa mort ou à sa retraite, ce qui est beaucoup plus probable. Si il était vraiment mort, on en aurait entendu parlé. Il a sûrement voulu sauver sa peau, avec toutes les dettes qu'il a payé et tous les gens qui veulent sa peau... Enfin bref, on est allé chez toi et on a récupéré son ordinateur, mais comme tu t'en doute impossible d'y entrer...

Bien c'était un bon début.

- Donnez moi l'ordinateur le plus performant que vous avez et celui de mon père. Vous aurez tous d'ici la fin de la journée.

Après tout cela, tout alla très vite, il m'installa dans la bibliothèque avec les deux ordinateurs en question et je me mis au travail rapidement. Monsieur Cullen était parti vaqué à ses occupations et monsieur Black avait repris sa place à mes côtés pour surveiller que je ne tente pas de contacter la police ou qui que ce soit.

Je ne vis pas le temps passer. J'étais très concentrée sur ma tâche, j'avais conscience de jouer ma vie. J'en profitai aussi pour envoyer un mail à mon patron pour l'informer que je souhaitais poser quelques semaines de congés. Je me doutai que quelques soit l'issue de mon séjour ici, je n'aurai certainement pas l'occasion de travailler.

En fin d'après midi, le big boss refit son apparition. Je tournai l'écran de l'ordinateur vers lui.

- Vous avez tous ! Soufflais-je, épuisée. J'avais tous donné, je m'avachis lamatemblement dans le fauteuil.

- Je suis impressionné Isabella, tu avais raison, peut-être que te garder avec nous nous rapportera encore plus. Et tu sais quoi, je suis prêt à prendre le risque... Alors tu vas rester ici pour le moment et tant que tu feras efficacement ton travail tu seras sous ma protection. Le problème c'est que nous avons déjà mis ta tête à prix en annonçant aux autres clans que nous t'avions capturé. Il vont te rechercher maintenant. Nous avons toujours surveillé ton père grâce à Sam, alors il n'a rien pu faire contre nous sans que nous en ayons été informé avant. On a toujours contre carré ses plans mais pas les autres clans. Et ils seraient près à se battre jusqu'à la mort pour t'avoir et assouvir leur vengeance. Alors pour surveiller qu'il ne tente rien contre nous, tu vas devoir espionner informatiquement toutes leurs activités. Tu vas aussi devoir apprendre à te défendre, alors tu vas faire comme les nouvelles recrues, tu vas aller t'entraîner avec le maître d'armes. Le matin ça sera entraînement et l'après-midi tu travailleras ici.

Oh mon Dieu, j'allais pouvoir me protéger. Il acceptait de me garder. Je soufflai de soulagement et les larmes me montèrent aux yeux.

Il posa une pile de dossier sur le bureau de la bibliothèque auquel j'étais assiégée.

- J'ai besoin que tu traître ses dossiers en priorité.

Sans un mot il partit. Je ne perdis pas une seconde et me remis immédiatement au travail avec l'aide de monsieur Black qui m'éclairait sur les dossiers en question.

Vers 19 heures, qu'un frappa avant d'entrer. Un bel homme blond, aux cheveux légèrement longs et ondulé, en débardeur et en survêtement se présenta.

- Isabella Swan je présume, je suis votre maître d'armes Jasper Whitlock, c'est avec moi que vous vous entraînerez tous les matins.

Ah... Ça expliquait la tenue vestimentaire. Il me vouvoyait, comme Monsieur Black. Il n'était pas rabaissant comme Monsieur Cullen qui s'était octroyé seul le droit de me tutoyer, mais comme lui il dégageait un aura de pouvoir et d'arrogance.

Il me tandis la main, je m'empressai de la saisir.

- Enchantée monsieur. Je ne savais pas quoi dire d'autre, même si je travaillais, je n'avais pas vraiment l'habitude de socialiser. J'étais du genre solitaire à rester cachée derrière son PC.

- C'est l'heure de souper et tous les gens présents dans le manoir doivent se rendre dans le grand salon pour manger tous ensemble. C'est aussi l'occasion de vous présenter au reste de l'équipe. Suivez-moi. Sans me laisser le temps de répondre, il partit sans plus de cérémonie.

Je m'empressai de le suivre après avoir éteins l'ordinateur en quelques clics.

- Alors... Quel genre d'entraînement allons-nous faire au juste ? Interrogeais-je, curieuse.

- La première partie est physique. Il faut que tu es une bonne condition physique alors cardio pour ton endurance et renforcement musculaire, vous avez l'air d'une crevette alors ça risque de prendre du temps et...

- Et ! Je suis musclée, j'en est pas l'air mais je fais beaucoup de sport, m'offusquai-je. Pour qui se prenait-il ?

- Ahah, c'est ce que nous allons voir, se moqua-t-il arrogant.

- Je cours tous les jours et...

Cette fois c'est lui qui m'interrompit.

- Enfin bref, en suite ça sera sport de combat pendant un moment, puis je t'apprendrai à tirer.

Mais quel toupet celui-là alors ! Il m'avait vexé, j'allais lui montrer de quoi j'étais capable.

- Et vous , êtes-vous sure d'avoir les capacité pour m'enseigner tous ça ? Vous n'avez pas l'air d'un soldat...

Cette fois il explosa de rire. Je voulais le vexé mais il était tellement sûre de lui que rien ne semblait l'atteindre.

Nous arrivâmes autour d'une grande table d'environ vingt places dans un immense salon magnifique. A notre arrivé, Moniseur Cullen, assis en bout de table -tel un roi- se leva. Le silence se fit immédiatement.

- Messieurs, laissez-moi vous présenter notre nouvelle recrue. Isabella Swan. Elle va s'occuper de toute la partie sécurité, piratage et espionnage informatique.

Il les regarda soudain sévèrement.

- Je tiens à préciser qu'elle ne doit en aucun cas être abusée. Elle ne serait pas en mesure de se défendre et si elle doit être sanctionnée, c'est moi qui m'en occuperai. Isabella, ici il n'y a que des hommes, alors ils ne sont pas trop habitués à une présence... féminine. Ici quand il y a un différent entre deux hommes, ça se règle sur le ring, si après ça le conflit persiste, on organise un procès, que je préside bien évidemment. Pour l'instant tu n'est pas en mesure d'affronter qui que se soit alors le moindre conflit, se réglera en interne entre toi et la personne avec qui il y a problème puis si vous ne parvenez pas à un accord, on se verra en procès. Est-ce que tout le monde à compris ?

Tous secouèrent la tête affirmativement, moi également.

- Bien, mangeons à présent.

Nous nous mirent à table et les conversations fusèrent. Certains, méprisant, me regardaient à peine, d'autres me questionnaires un peu sur moi, sur ma vie… Monsieur Black était à ma droite et encore une fois, prouva qu'il était le plus sympathique.

- Mademoiselle, maintenant que nous allons travailler ensemble, appelez-moi Jacob et tutoyez-moi.

- Jacob alors, appelez-moi Bella.

- Je lui souris, un peu intimidée mais je savais que je devais m'intégrer, il en allait de ma survie, et puis Jacob était agréable.

Après le repas, Jacob se proposa de me raccompagner à ma chambre dans laquelle des affaires venaient d'être installés (vêtement, savons, brosse à dents...).

- Bonne nuit Bella, courage pour demain. Jasper est dur mais c'est une mec juste.

- Merci, bonne nuit.

Demain une nouvelle vie commencera pour moi. J'allais découvrir le monde dans lequel mon père avait évolué toutes ces années. J'allais découvrir ce monde qu'il m'avait caché.

Demain je ne serrais plus une machine, j'aurai une vie avec des interactions sociales, de la douleur, des peines et sûrement de la peur. Mais ressentir tous ça sera toujours mieux que de ne rien ressentir du tout. Après tout c'est exactement ce que je cherchais après m'être enfuis du domicile familiale. J'étais venue à New York pour trouver l'émotion... Et je l'avais trouvé.


Alors ce chapitre, c'étais comment ? Que pensez-vous de la vie de Bella ? J'aimerais bien savoir, pour vous les livre -ou les fanfictions- ça représente quoi ?