Le chapitre 6 enfin en ligne ! Désolé, j'ai mis un certains temps avant de l'écrire...
Merci énormément pour vos reviews, j'adore avoir vos avis. N'hésitez pas à me donner des conseils, je reste très à l'écoute.
En réponse au commentaire de lalilou10, oui je vais surement faire apparaître Rosalie et/ou Alice et/ou Esmée. Ce qui est sûre c'est que dans le prochaine chapitre une des trois apparaîtra.
Alors sur qui vous misez ?
Bonne lecture !
Chapitre 6 : Prendre ses marques
"La liberté est incompatible avec la faiblesse" ~ Vauvenargues
Je fus réveillée à l'aube par l'odeur du café chaud. Ainsi, au pied de mon lit était dressé un jolie plateau garni de tartines à la fraise, l'abricot, la myrtille et à la figue accompagné d'un vers de jus d'orange et d'un café au lait.
Après ce succulent festin, je me vêtis d'une paire de leggings noir et d'un débardeur violet juste avant que monsieur Whitlock vienne frapper à ma porte.
- Vous êtes prête soldat ?
Soldat ?! On était à l'armée ou quoi ? Qu'est-ce qu'il était stricte celui là !
- Euh ouais...
Nous marchâmes jusque dans un gymnase où à l'étage se trouvait un tapis de combat, un ring, une salle de musculation et une piscine. Cet endroit était vraiment immense, c'était impressionnant je crois que même un sportif de haut niveau n'a pas le droit à un tel luxe.
- Bon pour commencer je vais te tutoyer puisque tu es mon élève. Te concernant, tu t'en tiens au vouvoiement et tu peux m'appeler monsieur Whitlock ou coach comme tu le souhaite. Hier tu t'es ventée d'être une bonne sportive, alors montre moi de quoi t'es capable. Grimpe sur le tapis de course ça va t'échauffer et on va tester ton endurance. J'accélérerai la vitesse progressivement.
Il mit la machine en route et sans plus attendre je démarrai ma course. Ca faisait du bien de courir mais ça rappelait de mauvais souvenir, la dernière fois que j'avais fais ça, je m'étais retrouvée à plat ventre sur la pelouse, une arme entre les deux yeux...
Au bout de trente minutes il augmenta vraiment le rythme, mais j'étais assez fière de lui montrer que je tenais largement la route. Je courais depuis toujours alors trente minutes c'était presque un jeu d'enfant.
C'est presque après deux heures de course intensive qu'il me permis d'arrêter. Pendant que je reprenait mon souffle et buvait de l'eau, il me félicita.
- Eh bien je vois que tu n'as pas menti, t'es plutôt endurante.
Plutôt ?! Il se foulait en compliment celui-là ! Je le toisais fièrement, je lui en avais bouché un coin.
Après la partie cardio, l'heure était venue de voir ce que je valais au corps à corps. Nous enlevâmes nous chaussures et nous plaçâmes sur le ring.
- Allez Bella, on va voir si tu es aussi bonne au combat.
Il ouvrit ses mains contre sa poitrine, les paumes vers moi.
- Frappes aussi fort que tu peux dans mes mains, le but et de me faire tomber. Enfin au moins de me déséquilibrer, ricana-t-il
J'avoue que j'étais assez intimidée, je n'y connaissais absolument rien en combat et se type était balaise, jamais je ne pourrais le faire chuter. Face à mon hésitation il insista.
- Allez vas-y frappes, on a pas toute la journée.
Timidement, j'abatis mon poing droit contre la pomme de sa main. Il éclata d'un rire aigu.
- Ah ah ! C'est tout ce que tu peux faire ? Tu joues les dures devant un ordinateur mais devant un homme il n'y a plus personne. Je suis sure que tu peux faire mieux que ça !
Je frappai sa main plus fort à présent, encouragée par ses paroles grisantes.
- C'est ça ! Continues. Il n'y a pas grand chose dans tes petits bras, il faudra muscler tout ça !
Je frappai de plus en plus fort et de plus en plus vite, mais il ne bronchait pas, ni ne bougeait d'un pouce. Il était bien plus fort que moi. Jamais je ne pourrai battre ces hommes au corps à corps.
- Voilà je veux que tu frappes aussi fort que ça. Maintenant tu vas faire la même chose en sautillant sur place comme ça.
Il me montra comment il voulait que je sautille et je l'imitai.
- Voilà fais comme ça. Ça te permettra de te déplacer plus vite si on t'attaque et de bouger autour de moi. Maintenant continues tes coups mais on va se déplacer, si c'est moi qui me déplace tu me suis pour continuer à me frapper, mais tu peux aussi te déplacer autour de moi pour m'atteindre dans le dos et si tu es plus rapide que moi tu m'auras par surprise.
Pendant plus d'une demi-heure, c'est ce que nous fîmes. Je sautillais autour de lui et il me suivait. C'était beaucoup plus dynamique ainsi, mais fatiguant également. J'étais endurante mais je sortais malgré tout d'un séance intensive de cardio. J'étais en train de m'essoufflais.
- Si tu t'épuise aussi facilement, jamais tu ne seras assez forte pour affronter qui que ce soit. Tes coups sont moins forts. Frappes plus fort Bella ! M'encouragea-t-il.
J''avais mal aux poings, j'étais fatiguée, stressée.
- J'en peux plus, faisons une pause. Quémandais-je à bout de souffle.
- Pas de pause Bella, prouves-moi ce que tu vaux, montre moi tu n'as pas que de la gueule et que ta place est ici avec nous. Tu vas devoir t'imposer das le clan Cullen et ici il n'y a pas de lâcheur, si tu abandonne jamais tu ne seras prise au sérieux.
Je ne voulais pas lâcher mais mon corps ne suivait plus, je voulais vraiment continuer mais mes bras me tiraient, mes jambes me lâchaient.
- Ça fait mal, s'il vous plait...
- Tu es trop faible Bella ! Personne ne supplit ici, on se bas ou on meurt. Si tu stoppes maintenant, ton ennemi en profitera et t'achèvera. Je sais que tu as mal, mais tu dois t'accrocher, tes coups son tellement faibles je pourrais te tuer sur le champs en un claquement de doigt, alors ne cède pas, continues!
J'en avais assez, ne voyait-il pas que j'étais à bout ! On s'entraînait depuis au moins trois heures, et j'étais fragile émotionnellement, je n'avais vraiment pas besoin qu'il me pousse d'avantage.
- Ce n'est qu'un foutu exercice, il ne m'arrivera rien si je m'arrête Jasper
Il émit une sort de grognement et semblait en colère cette fois.
- Qui t'a permis de m'appeler par mon prénom ! Tu vas devoir changer ta manière penser jeune fille. Certes, c'est un entrainement mais le but est de te mettre en situation de stress, de danger, plus tu es fatiguée plus tu es vulnérable et c'est contre cette vulnérabilité que tu dois apprendre à lutter parce que c'est dans cet état que tu seras quand un homme essayera de te tuer. Alors prouves-moi que tu peux le faire, que tu peux te défendre seule.
Je comprenais son point de vu mais je ne me sentais pas menacée seulement fatiguée.
- Une prochaine fois... dis-je à bout de voix et d'énergie.
- Je vois qu'il te faut une plus grande motivation que des encouragements, s'agaça-t-il.
Soudain le dos de sa main s'abatit violament contre ma joue.
- Bas- toi, fainéante !
Choquée, je touchai ma joue douloureusement rouge. Comment osait-il me maltraiter ainsi !
- Ne me touchez pas...
- Tu ne veux pas te battre parce que ce n'est qu'un entrainement et tu ne te sens pas en danger. Je vais te mettre en danger compte sur moi. e vais parer tes coups et si tu ne te bas pas tu vas prendre la plus grosse déculottée de ta misérable petite existence, cria-t-il.
Il se jeta brusquement sur moi et nous roulâmes au sol, chacun luttant pour prendre le dessus sur l'autre. Ma réaction fut immédiate. Je me servi à présent de mes jambes pour l'asséner de coups de genoux et tirai sur ses cheveux pour le renverser et prendre le dessus sur lui. Il le fit sans doute exprès mais je parvins à le mettre sur le dos.
- C'est ça continues!
Il m'envoya un coup de poing dans le nez qui me fit hurlez.
- Ha !
- Esquive à présent !
Je sentis mon nez commencer à saigner et mes yeux commençait à pleurer. Ma vision se brouilla à cause des larmes mais la douleur m'enragea. J'avais peur qu'il m'en mette un autre alors je m'assis sur lui, un genoux de chaque côté des ses hanches et lui sans hésiter abattis quelques coups sur son visage. Je frappai tous ce que je pouvais atteindre. Il en évita certains avant de me pousser violemment. Il inversa nos positions malgré ma lutte et emprisonna mes bras avec ses genoux contre mes hanches. J'étais pigée, je ne pouvais plus bouger mais cela ne m'empêcha pas d'essayer. Soudain, il saisit ma gorge avec ses deux mains et se mit à serrer tout en me fixant gravement dans le yeux.
A ce moment je n'avais plus du tout l'impression de m'entraîner mais plutôt le sentiment qu'il était prêt à me tuer.
- C'est ça Bella, sers-toi de ta peur pour te battre, utilise tes émotions pour ne jamais abandonner le combat, s'exclama-t-il.
Je pleurais mais ne cessais pas ma lutte.
- Continues, trouves un moyen de libérer tes mains ou de me dégager.
Il serra plus fort, ça devenait compliquer de respirer.
Désespérée, je remontai d'un coup sec mon genou droit vers son entre-jambe. Sa réponse fut instantanée, il émit un grognement et desserra ses jambes ce qui me permis de récupérer l'usage de me bras que je m'empressais d'utiliser pour le dégager de moi.
Je mis rapidement une distance de quelques mètres entre nous puis m'écroulai au sol, le souffle court, le yeux clos, exténuée mais fière de moi. Je le senti venir doucement à côté de moi. Il s'accroupit près de là où je me trouvai et sa main vint doucement caresser mes cheveux.
- C'est très bien Bella, tu t'en es très bien sortie pour une première fois. Je pense que tu as du potentiel, ne lâche rien.
Ce type avait l'air lunatique. Un fois froid et d'attaché, puis agressif et provoquant pour finir compréhensif et rassurant.
J''ouvris doucement les yeux, incapable d'émettre le moindre mouvement. Je fixais ses prunelles indulgente et satisfaite. Il avait une douceur dans le regard... Comme-ci il était fier de moi et qu'il me comprenait.
- Ne pleures pas, tu devrais être fière de toi.
Il essuya mes larmes avec ses pouces avant de m'aider à me relever en position assise. Il m'apporta de l'eau.
- Merci, chuchotai-je.
- Allez vient, une douche, un bon repas, une sieste et tu te sentira mieux.
Cet entrainement avait été éprouvant mais, ça m'avais fait du bien de me défouler. Je me sentais un peu libérer de toutes ces émotions et de toute cette colère. Et puis monsieur Whitock n'était pas ci mal finalement, peut-être que dans quelques temps je serais assez forte pour me défendre seule.
Après ma douche, je me senti vide d'énergie et m'affalai dans le canapé du grand salon pour une petite sieste bien méritée. Mais à peine avais-je fermé les paupières qu'un semeur de trouble vint perturber mon repos.
- Alors c'est pour que tu puisse roupiller tranquille dans mes quartiers que je t'ai épargné ?
Monsieur Cullen bien sur... Qui d'autre ?
- Monsieur Whitlock a recommander de faire une sieste, nous avons eu une séance intensive ce matin, répondis-je sans même prendre la peine d'ouvrir les yeux pour le regarder.
- C'est pas monsieur Whitlock qui donne les ordres ici, en dehors du ring c'est moi qui décide. Tu as une heure de repos avant de retourner à la bibliothèque bosser sur les dossiers que je t'ai transmis.
- Sans fautes monsieur.
- Encore une chose, je pars en mission avec quelques agents, je serai de retour dans deux semaines. En attendant, tu seras sous la surveillance de Jasper, c'est lui qui te dira quoi faire et c'est lui qui te sanctionneras si tu dépasses les bornes pendant mon absence. Il me fera un compte rendu à mon retour.
Il partait ? J'ouvris mes paupières et le fixai comme pour vérifier si il disait vrai ou non. Quel soulagement, il était seul avec qui je me sentais terriblement mal à l'aise. J'hôchais vivement la tête.
- Pas de problème.
- Il me scruta soudain, intensivement comme si il allait dire quelque chose, mais se retint. Encore une fois je me perdu dans ses prunelles. Ça ça allait me manquer …
Il secoua finalement la tête puis parti sans plus de cérémonie.
Deux semaines plus tard...
Durant ces deux semaines, j'eus le temps de me familiariser avec mon environnement. C'était pas si mal. Vraiment pas mal en faite, la plus part des gas étaient sympas sauf ceux qui choisissaient de ne pas m'adresser la parole seulement parce que j'étais une femme et donc ne méritais même pas qu'ils gaspillent leur salive pour moi. Putain de macho...
Je parlai beaucoup avec Jacob, même si il restait très professionnel et gardait ses distances, il était toujours compréhensif et à l'écoute.
A ma grande surprise, j'étais devenue proche de Jasper, oui Jasper, il m'avait permis de l'appeler comme ça en dehors de l'entraînement. Nous passions tout notre temps libres ensemble et il m'avait autorisé à sortir de la villa. Le weekend dernier il pris l'initiative de m'emmener à la fête foraine et dans un stand de tire pour m'initier aux armes. Nous avions énormément ris et appris l'un sur l'autre. Il m'apprit notamment qu'il était originaire du Texas et que son tempérament stricte et coincé était caractéristique des gens du sud. Il me parla également de son frère, Emmett que j'avais déjà rencontré lorsqu'il s'était jeté sur moi dans Central Park. De mon côté, je lui racontais un peu mon histoire, il avait l'air très touché et je crois que c'est à ce moment là que notre relation est vraiment devenue plus intime, plus affectueuse que professionnelle.
Comme tous les matins nous étions sur le ring Jasper et moi et comme d'habitude depuis deux ou trois jours, je me fatiguais vite physiquement. Il se plaignait que j'étais fainéante et je prétendais qu'il était trop exigeant et que je me donnais déjà à 100%.
- Bella secoues-toi ! Même à la première séance tu te battais mieux, je croyais qu'on avait dépassé le stade de 'je dois te faire peur et te mettre en danger pour que tu réagisses.'
J'en avais marre. Marre de m'entraîner, je faisais ça tous les matins, c'était barbant ! Et la rengaine 'motivante' de Jasper devenait lassante. Je m'essuyai le front, lasse et me dirigeais pour descendre du ring mais à peine quelques pas parcourus que Jasper me retint par le poignet.
- Eh ! Mais qu'est-ce que tu fais ! Tu abandonnes ou je rêve ? Je ne t'ai jamais dis que tu pouvais arrêter !
Je vis ses prunelles s'obscurcirent, il semblait vraiment ne pas apprécier mon comportement.
- Tu n'y mets vraiment pas du tiens, et tu prends beaucoup trop tes aises jeune fille. C'est pas parce qu'on est ami hors du ring que tu peux te permettre de défier mon autorité sur le ring. Ici je suis ton supérieur et si je ne dis pas d'arrêter, tu n'arrêtes pas !
Il me fixait durement, en resserrant progressivement son emprise sur mon poignet.
- Est-ce que c'est clair ?
C'était capricieux de ma part je sais, mais j'en avais marre qu'on me donne des ordres partout, j'étais fatiguée et ça faisait deux semaine qu'on faisait ça, alors pourquoi ne pouvait-il pas me concéder une putain de pause ?!
- J'ai compris mais là je veux une pause, tu ne vois pas que je suis épuisée?! Lâches-moi un peu les baskets tu veux, je serais plus en forme demain.
Je tenter de me déferre de son emprise. Il commençait sérieuse à me gonfler à me restreindre ainsi.
- Continue comme ça Bella et tu vas avoir de sérieux problèmes, dans la mafia l'une des principales valeurs est le respect de l'autorité et tu es en train d'y faire une très grosse entorse.
- Vas te faire voir avec tes menaces, j'assumerai...
Sans que je n'eus le temps de terminer ma phrase, une voix grave s'éleva dans la salle. Cette voix je l'a reconnu entre mille. Elle provenait de derrière moi et j'avais le sentiment que je n'aimerai pas du tout ce qu'elle allait annoncer.
- Laisse-nous Jasper, je vais m'occuper d'elle.
Je me figeait, monsieur Cullen devait rentrer aujourd'hui et apparemment il avait décider de venir nous saluer en premier...
J'entendis le bruit de ses mocassins italiens s'avancer vers moi sur le ring. Il se placa juste derrière moi, tellement près que je pouvais sentir son souffle hérisser le duvet sur ma nuque. Il avança sa bouche près de mon oreille et murmura d'un ton malicieuse :
- Je vois que tu as pris le dessus sur Jasper, tu le mène à la baguette mon chaton.
- Non, je...
- Chuuuut... Ce n'était pas une question Isabella. Qui donne les ordres ici ?
Je déglutis. Pourquoi n'ai-je pas fais un effort, si je n'étais pas aussi capricieuse je n'aurai pas à me faire corriger par le big boss...
Il voulait vraiment que je le dise ? De toute évidence... Je ravalais ma fierté de côté pour lui répondre.
- C'est vous monsieur.
- Qui ça ?
-Il en voulait pour son argent décidément.
- C'est vous monsieur Cullen.
- Et qui te dirige quand je ne suis pas là ?
- Monsieur Whitlock.
Il s'approcha un tout petit peu plus de mon oreille et son ton devient plus dur et hargneux.
- Alors explique-moi un peu pourquoi, tu te permets de lui désobéir ?
- Je...
Qu'allais-je lui dire ? Que j'étais fatiguée ? Que je me permettais quelques largesses avec Jasper parce que nous étions amis ?
- Tu... ?
- Je baissais les yeux, honteuse de ne pas avoir respecter l'autorité de mon ami.
-Je ne sais pas monsieur. Je ne recommencerai plus.
- A non ça c'est sure tu ne recommenceras plus, je vais m'en assurer. Je vais me charger de terminer l'entraînement avec toi aujourd'hui.
Il vint enfin se placer devant moi. Il était comme à chaque fois dans un somptueux costume noir. Il retira néanmoins sa veste qu'il plia et posa délicatement sur les cordes du ring avant de désigner du doigt le sac de boxe suspendu au milieux.
- Tu va frapper là-dedans comme ton coach te l'a enseigné. Je veux que ça soit parfait, je veux des coups précis, forts et un déplacement rapide et souple. Je veux que tu transpires, je veux que tu continues jusqu'à ce que ton corps ne puisse plus tenir debout. Je me suis bien fait comprendre Isabella ? Tu ne t'arrête pas quoi qu'il se passe.
- Je hochais doucement la tête peu sure.
- Je n'entends rien ! Cria-t-il, me faisant sursauter.
- Oui monsieur Cullen !
- Bien, alors montres-moi ce que tu sais faire.
Je commençais mes coups et mes sautillements sur place comme il me l'ordonnait. J'étais déjà fatiguée mais je savais que je pouvais continuer un moment encore. Mais il n'allait pas me faire combattre jusqu'à l'épuisement quand meme ? Il en était surement capable...
Alors que je frappai violemment le sac de boxe, j'entendis soudain un sifflement juste avant qu'une douleur fracassante s'abatte sur la haut de mes deux cuisses.
- Ahhhh !
- Ne t'arrêtes pas Isabella rappelles-toi ! Renchérit-il.
Oh mon dieu, il m'avais fouetté avec ce qui devait être sa ceinture. Ça brûlait ! J'avais envie de me gratter, mais je devais continuer à cogner ce fichu sac. Je soufflai bruyamment comme pour évacuer la souffrance quand soudain le même sifflement puis la brûlure de la ceinture sur mon derrière cette fois.
- Hummm !
Je me retenais de hurler en serrant les dents.
- Tu as défié Jasper, tu as défié l'autorité, c'est comme si tu m'avais défier. Tu es un peu comme une enfant Bella.
Un autre coup m'atteignit.
- Non ! Couinais-je pitoyablement.
- Si si, je t'assure, on dirait que tu testes les limites. On t'a menacé à plusieurs reprises mais rien y fait tu continues à me défier. Alors passons aux actes à présent.
Il enchaîna cinq coups d'affilés. Je ne pouvais plus m'en empêcher, je criais ma douleur haut et fort cette fois. Ma vision s'obscurcit, les larmes tombaient des mes yeux mais je ne cessais pas un instant de frapper le sac même si je me fatiguais beaucoup plus à cause de la douleur qui me faisait suffoquer. A ce rythme là je ne tiendrais plus très longtemps.C'était inhumains. Certes j'avais dépassé les bornes avec Jasper mais il y avait d'autres moyens pour me le faire comprendre.
- J'ai déjà été beaucoup trop indulgent avec toi parce que tu es une femme et parce que j'aime bien Sam.
Je senti soudain ses mains soulever mon tee-shirt juste suffisamment pour exposer le bas de mon dos à l'aire libre. Avant que je ne puisse comprendre son geste, je senti la morsure de la ceinture contre la chaire délicate du bas de mon dos.
- La prochaine fois que tu désobéit ça sera comme ça Isabella. Tu vois, je suis sympa avec toi, mais défies-moi encore une fois, fais un seul faux pas et c'est sans tes vêtement que je te punirai.
-La douleur de mon dos était insupportable, sans parler du fait que mes suffoquements m'empêchaient de respirer correctement, que mes muscles me tiraient et que j'étais totalement déshydrater. Je me répétai ne lâches rien, ne lâches rien, ne lâches rien, en boucle comme un mantra dans ma tête, mais je le sentais, j'étais à bout, j'allais craquer...
C'est à ce moment là que Monsieur Cullen me surpris.
- Allez Isabella, continues ! C'est dans la douleur que je te pousse dans tes retranchements ! Montre-moi que tu es assez forte pour surpasser la douleur.
- A ce moment là j'eus comme un déclic. Edward ne me punissait pas seulement parce que j'avais défié son autorité mais il était en train de m'enseigner une leçon. Il essayait de m'endurcir, de m'apprendre à résister psychologiquement aux épreuves. Il ne le faisait pas pour me voir souffrir, non, non il voulait vraiment que je tienne jusqu'au bout, que je me dépasse.
- Je vais te mettre encore cinq coups.
CINQ ! Non, j'allais lâcher...
- Tu continue Isabella quoi qu'il arrive ! S'exclama-t-il en me voyant faiblir.
- S'il vous plait... Murmurais-je dans un souffle mais sans m'arrêter pour autant.
En guise de réponse, il abattu un coup de ceinture sur la peau découverte de mon dos me faisant pousse un cris strident, agonissant sous les brûlures du cuir.
- Tu y es presque Isabella !
J'allais tenir, je le devais...
- Respire.
- Je respirais de plus en en plus fort, je me languissais qu'il abatte ses autres coup mais il faisait durer le suspense. Ca n'en était que plus dure psychologiquement.
A cet instant, j'avais l'impression de vivre la seine au ralenti. J'ouvris grand les yeux et me concentrai sur ce foutu sac de boxe comme si il était responsable de toutes mes peines, de toutes mes souffrances. Je le frappais encore et encore, de plus en plus fort, de plus en plus vite comme si ma vie en dépendait. Je frappai pour oublier la brûlure dans mon dos, pour oublier celle dans mon cœur. Je hurlai en tapant le sac en même temps que trois autres coups m'atteignirent sur les cuisses, les fesses et le dos.
Il m'en restait un à présent, je pouvais le faire je le savais... Le dernier arriva au moins dix bonnes minutes après pour être sure que je résiste jusqu'au bout et pour me torturer encore un peu en me demander sans arrêt 'quand va-t-il tomber ?'
J'entendis le bruit de la ceinture tomber au sol mais je restai dans mon état de transe à maltraiter le sac de boxe. Il m'attrapa soudain par derrière pour me faire cesser tout mouvements. Il nous assis tous les deux au sol où je me recroquevillais sur moi-même, entre ses jambes et ses bras autour de moi.
- Chuuut, c'est fini Isabella, tu l'as fait, c'est fini...
J'éclatai en sanglot, mes muscles tremblaient tellement ils étaient contractés. C'était surprenant de sa part de vouloir me féliciter et me réconforter mais à, ce moment là j'en avait plus que jamais besoin. Sans que je ne comprenne vraiment pourquoi, je me retournais et l'enlaçais, plongeant ma tête dans son coup. Mais ce qui me surpris encore plus c'est qu'il répondit à mon geste en me serrant fort contre lui.
- Je suis fier de toi, je suis sure que tu seras une combattante très forte dans quelques temps, il faut juste que tu persévère. Tu vois si tu t'écoutes, tu t'arrête mais si tu écoutes Jasper ou moi, on peut t'aider à te dépasser, à grandir. J'hochais simplement la tête en guise de réponse. C'est aussi la mafia Isabella, on est dure les uns envers les autres et si l'un d'entre vous me trahi, je n'hésiterais pas à lui faire sauter la tête mais en attendant on est là pour s'aider, nous avons un but commun et on y parviendra si et seulement si on s'accompagne mutuellement.
Je restai sans voix.
- J'attends quand même à ce que tu lui présentes tes excuses demain sinon je reviendrais passer une séance d'entraînement avec toi et crois moi ton corps n'est pas en mesure de supporter une séance comme celle-là de si tôt.
J'avais l'impression d'être un enfant qui venait de se faire gronder parce qu'elle était capricieuse. Je ne l'avouerai jamais à haute voix mais je sais que je l'avais mérité et que j'avais appris aujourd'hui une leçon qui me servira pour le reste de ma vie.
Après ça, il m'aida à me relever mais son la sonnerie de son téléphone nous interrompit. Il récupéra sa veste, son portable et quitta la pièce le téléphone à l'oreille.
Quant à moi, je rejoignit difficilement ma chambre où je m'étalais littéralement sur le lit, éreintée par cette séance/punition. Cependant, juste avant de fermer les yeux, je repérai un petit pot de crème avec un post-it collé dessus sur lequel on pouvait lire 'pour tes brûlures ~ E.C'
