Nouveau chapitre assez classique mais il introduit plein d'indices pour la suite de l'histoire, alors soyez attentifs :)

Bonne Lecture !


Chapitre 7 : Copain & copine

"Si une femme est mal habillée, on remarque sa robe, mais si elle est implacablement vêtue, c'est elle que l'on remarque"~ Coco Chanel


EPOV:

La première fois que je l'ai aperçu dans Central Park, j'ai étais époustouflé devant une telle beauté. J'ai immédiatement pensé 'Une beauté aussi peu conventionnelle est surement destinée à un destin hors du commun'. Ce n'était pas le genre de beauté parfaite, avec une plastique de poupée Barbie, non c'était le genre de beauté naturelle, subtile, on aurait dit que Dieu lui-même avait pris un pinceau pour en dessiner les traits.

Elle courait, elle n'était pas maquillée mais transpirante. Elle ne souriait pas mais affichait une expression de pure terreur. Ses longs cheveux bruns se balançaient légèrement à cause de la brise fraîche et ses yeux, ses yeux ! Deux beaux yeux chocolats, deux grands yeux à vous faire fondre. Elle était parfaite.

Quand j'ai découvert qui elle était, je ne m'étais pas trompé cette fille aurait un destin particulier. Et oui, l'héritière de Charlie Swan ! Trouvée par hasard... Incroyable non ? A première vue, elle avait l'aire innocente, sensible, douce. Elle l'était mais en creusant un peu, je comprit qu'elle était pleine de ressource. Quand elle sortait ses griffes elle pouvait être féroce, mais la pauvre manquait cruellement d'expérience dans notre monde.

Quand elle me parla de son histoire, ses capacités en matière d'informatique mais aussi sa vie avec son père, sa passion pour les livres, elle me toucha littéralement. Elle était vraiment très innocente, non seulement dans le monde criminel mais aussi dans le monde normal. Elle avait vraiment besoin d'une famille et ma famille vait vraiment besoin d'elle (et de ses talents). J'eus bizarrement cette envie de la prendre sous mon aille, de lui apprendre ce qu'était une famille, une vraie. Certes, nous sommes une famille mafieuse mais une famille quand même et maintenant qu'elle allait travailler pour moi elle allait bientôt découvrir que nous ne sommes cruels qu'avec nos ennemis ou avec les personnes qui nous trahissent.

C'est à Jasper que je laissais la responsabilité de lui enseigner tous ça. Il était parfait pour Isabella. A la fois doux: il pourrait être compréhensif et l'aider à prendre ses marques ; et à la fois dur, il l'a poussera dans ses retranchements pour lui apprendre à se dépasser. Mais qu'elle ne fut pas ma surprise quand je les surpris à mon retour de mission en pleine séance d'entrainement. Isabella était clairement en train de désobéir à son supérieur. Elle avait visiblement tellement pris ses aises que Jasper ne pouvait pas la contrôler. Il allait m'entendre celui-là ! Que lui arrivait-il, il entraînait une fille pendant deux semaines et il se transformait en chiffe mole ? J'allais montrer à Isabella ce qu'était l'autorité et ce qu'il se passait quand un des notres ne respectaient pas ses supérieurs. Je voulais aussi que cette punition l'aide à se dépasser, il fallait qu'elle saisisse à quel poing il était nécessaire de dépasser la douleur.

Elle me toucha d'avantages quand je l'a vis fournir tous ces efforts pour se continuer l'entraînement. Je le savais, elle en bavait pendant notre séance, mais c'était le but. J'étais fier, elle méritait réellement sa place parmi nous et elle venait de le prouver. Je suis certains que dans quelques temps elle sera un agent formidable.

Quand je jetais la ceinture au sol comme une indication de la fin de notre séance, je dû physiquement l'a stopper. Elle semblait en transe et ne voulait pas cesser de martyriser se sac de boxe. Une fois calmée, je l'a gardais dans mes pauvre tremblait contre mon corps, tous ses muscles étaient contractaient et je l'étreint plus fort encore pour la féliciter et l'a réconforter.

Je clignais des yeux plusieurs fois avec la jeune fille dans mes bras. Que m'arrivait-il ? Je l'a trouvé touchante ? Quand était-ce la dernière fois qu'une personne m'a ému ? Je ne fais pas dans les sentiments, je n'aime pas ça et si je veux rester au sommet je sais que m'attacher est impossible. Ça n'a jamais étais une possibilité pour moi... Cette fille était intelligente, touchante et sublime mais ce n'étais pas une raison pour être ému. Non, je devais l'a traiter comme tous les autres et ça ne l'aiderai certainement pas si je lui faisait un traitement de faveur. Au contraire je devrait limite la traiter plus durement que les autres pour qu'elle soit formée le plus rapidement possible à la difficulté de ce monde. C'était mon job de la former convenablement pour survivre et que je me comporte différemment avec elle qu'avec les autres n'allait certainement pas l'aider à trouver sa place.

Et puis si jamais elle me plaisait tant que ça je n'aurai qu'à me la faire une fois et mon obsession pour cette petite déesse se dissipera une fois que je l'aurais eu. Ça me fera du bien et à elle aussi !

Heureusement la sonnerie de mon téléphone nous interrompit, m'offrant le parfait prétexte pour m'éloigner d'elle.

Une fois dans mon bureau je fis appeler Jasper.

- Assis-toi Jasper.

- Edward... je suis vraiment désolé pour ce qu'il s'est passé tout à l'heure, c'est juste qu'...

- Je n'attends pas d'excuses de ta pars. Je veux juste m'assurer que tu garderas toujours le dessus sur elle. Plus jamais je ne veux que tu l'as traite différemment des autres. Si elle désobéit, moins de diplomatie et plus d'actes. Tu lui en mets une et si elle ne comprend toujours pas tu lui en mets une deuxième. On est là pour former des soldats et pas pour les cajoler. Est-ce que c'est claire ?

- Limpide Edward.

- Bien, je sais que vous vous êtes liés d'amitié. Honnêtement c'est pour ça que je t'ai choisi pour t'occuper d'elle, je savais que tu saurais l'a mettre à l'aise mais je compte aussi sur toi pour lui apprendre comment nous fonctionnons ici et peu importe les liens que vous tissez, tu resteras toujours son supérieur et elle devra te respecter et t'obéir. Tu es mon ami aussi Jasper, tu le sais mais ça ne m'a jamais empêché de te foutre une racler quand tu le méritais. Souviens-toi en parce que la prochaine fois que je revois une scène de ce genre, Isabella ne sera pas la seule à se faire corriger.

- Bien sur, je comprends, ça ne se reproduira plus.

Sans plus de cérémonie je posai les yeux sur mon écran d'ordinateur signalant implicitement à Jasper qu'il pouvait disposer.

J'appeler mon assistante. Elle n'était pas au courant de mes activités frauduleuses, pour elle j'étais un simple homme d'affaire. Bien qu'au fond, elle devait se douter qu'il y avait quelque chose de louche dans ma manière de vivre.

- Monsieur Cullen, que puis-je faire pour vous, me questionna-t-elle.

- Je voudrai que vous notiez dans mon agenda la soirée de gala à laquelle je dois,me rendre samedi. Ca se passe au Plazza del vino.

- Bien, est-ce que vous irez seul comme d'habitude ?

- Eh bien en faite il se trouve que je serai accompagné. Mais j'aurais besoin de vous pour prévenir l'heureuse élue. Il faudrait aussi que vous lui expliquez le but de cette soirée et que vous l'habillez pour l'occasion.

- Pas de problème Monsieur.

- Elle est au première étage de la maison, chambre 12.

- Je passerai demain midi est-ce que ça va?

- C'est parfait Alice.

Et oui Bella m'accompagnerait, après tous elle était la seule femme qui faisait partie du clan Cullen, alors autant en profiter et qui c'est ça sera pour moi l'occasion de me défaire de mon attraction envers elle en la mettant dans mon lit à la fin de la soirée.

BPOV:

Je fus réveillée par un grognement léger. J'ouvris délicatement les paupière pour m'aperçevoir que Jacob fixait d'un œil mauvais le pot de crème posé la veille sur ma table de chevet et tenait le post-it en sa main.

- Jacob ? tentais-je d'un voix encore groggy.

Il lâcha immédiatement le post-it et me regarda confus, comme si il venait d'être pris en fla grand délit.

- Excuses-moi Bella, je ne voulais pas te réveiller mais l'assistante de monsieur Cullen va venir te rendre visite et il faut que tu te prépare.

- Ah euh, pourquoi ? Qui est-ce ? Je croyais que j'étais la seule femme ici?

- Elle ne travaille pas ici, elle fait partie de la couverture du boss. Officiellement, il est chef d'entreprise mais c'est quasiment elle qui gère tout. Elle n'est pas au courant pour la mafia donc pas un mot. Je ne sais pas pourquoi elle est là, monsieur Cullen n'est pas du genre loquasse au cas où tu ne l'aurais pas encore remarqué, ironisa-t-il.

- Ah, d'accord...

- Eh Bella...

Il me scrutait un peu hésitant, il semblait vouloir me dire quelque chose mais n'osait pas se lancer. Il jeta rapidement un coup d'œil au pot de crème avant de reprendre.

- Est-ce que tu t'es faite mal quelque part ?

Oh...Il avait lu le mot sur le post-it et en avait déduis que je m'étais brûlée... Il n'avait pas tord mais se doutait-il que c'était son patron qu'il me les avait infligé ? Je ne sais pas.

Un peu gênée, je ne sus quoi répondre.

- Oh... Eh bien, oui mais rien de grave.

- C'est arrivé comment ?

Il ne me semblait pas du genre curieux lui qui était si professionnel et courtois. On aurait dis que la réponse l'intéressait vraiment pourtant comme si il attendait que je révèle quelque chose.

- Pendant mon entrainement du matin.

Ce n'étais pas faux, je ne lui mentais pas. J'essayais simplement de ne pas trop en dire puisqu'il semblait un peu trop intéressé par la réponse. Ce n'était pas son comportement habituel...

- D'accord, dans ce cas soignes-toi bien. Je te laisse te préparer pour l'arriver d'Alice, c'est le nom de l'assistante.

- Merci Jacob, le saluais-je formellement, un peu trop sur mes gardes.

Après un bon bain, j'appliquai délicatement la crème sur mes brûlures. Il y été vraiment allé fort, mon corps était strié de bandes rouges et parfois un peu violetts et s'était douloureux quand je m'allongeais sur le dos ou bien quand mes vêtements frottaient contre ma peau irritée.. Je me vêtis pour cela d'une robe amble et légère, blanche à bretelle et descendant jusqu'aux genoux, parfaite pour cette chaude saison printanière.

Quelques minutes après, un coup fut frappé à ma porte et avant même que je n'autorise mon visiteur à entrer, il s'invita de lui-même. Ou plutôt devrais-je dire 'elle'. C'est ainsi que Alice l'assistante, déboula dans ma chambre grand sourire aux lèvres et me tandis la main.

- Tu dois être Isabella Swan, je suis Alice Brandon, enchantée.

Ça devait être la personne la plus excentrique et joyeuse que j'ai jamais rencontré. Elle semblait ne pas tenir en place et faisait de grands gestes quand elle parlait. Un personne très théatrale !

- C'est moi effectivement.

Je ne sus pas quoi dire d'autre, je ne savais pas pourquoi elle était là. Que me voulait-elle si ça n'avait pas de rapport avec l'organisation ? Toutes mes craintes furent vite dissipées quand elle se chargea elle-même de faire la conversation.

- Monsieur Cullen m'envoie pour te parler de la soirée de gala au Plazza del vino ce samedi. Il souhaite que ça soit toi qui l'accompagne. Habituellement il y va seul mais là c'est une soirée importante alors...

- C'est une soirée en l'honneur de quoi ?

- C'est une récolte de fonds en somme. Vous aller goutter des vins qui ensuite seront mis aux enchères et l'argent récolté sera donné à une association pour les enfants. Enfin c'est surtout un événement social où les plus grands businessmans, avocats et banquiers seront réunis. Monsieur Cullen ne peut pas manquer ça et ça serait mal perçu d'y aller seul. Vous direz simplement que vous êtes des amis.

C'était quoi cette histoire ? N'avait-il pas de réelle amie avec qui il pouvait se pavaner devant le gratin de New York? Je ne voulais vraiment pas assister à ce genre d'événement. Déjà, je n'avais rien à me mettre, je n'étais pas douée pour les relations sociales, j'allais devoir jouer l'amie de mon patron mafieux et je ne connaîtrais personne...

Devant ma mine défaite, Alice s'empressa de venir me rassurer.

- Eh ne fais pas cette tête, ça va être géniale ! S'enthousiasma-t-elle.

Je la regardai vraiment septique. Comment cette situation pouvait-elle être géniale ?

- Ah oui ?

- Isabella... Bella.

Elle me prit la main.

- Je peux t'appeler Bella ? Me sourit-elle gentillement.

Je hochai la tête.

- Eh bien Bella, d'abord, je vais t'aider à te trouver une magnifique tenue, tu vas tous les éblouir ! Ensuite, tu vas avoir l'opportunité de déguster de succulents vins dans un des plus bel endroit de New York et pour finir tu auras à ton bras un homme exceptionnel qui te présentera les personnes les plus influentes de la ville. C'est une occasion pour toi d'enrichir ton réseau. Tout le monde rêverai d'être à ta place, tu n'as pas idée!

Je secouai la tête.

- Désolé Alice mais je ne vois pas en quoi c'est une bonne nouvelle, je ne suis pas bonne pour faire la conversation avec des inconnus ...

C'est elle cette fois qui fronça les sourcils et mit les points sur ses hanches.

- Écoutes si tu es pessimiste comme ça tu vas passer une très mauvaise soirée c'est sure. Mais si tu veux un petit peu rien qu'un petit peu tirer profit du gala, tu dois positiver ! Vois le bons côtés des choses.

Encore une fois aujourd'hui, j'avais l'impression de me faire gronder. Alice n'avait peut-être pas le charisme de son patron mais elle n'en était pas moins impressionnante.

Elle n'avait pas tord, je n'avais pas le choix alors autant tirer le meilleur de cette situation. Je me ressaisi, soufflai un bon coup et tentai un sourire vers la petite boule d'énergie qui me scrutait avec espoir.

- Bon alors tu as parlé de tenue magnifique je crois ?

Elle se mis à sautiller sur place et à taper dans ses main.

- Alors tu vas voir je t'ai apporté une sélection de robes sublimes.

Elle ouvrit la porte de ma chambre devant laquelle se trouvait une penderie mobile avec une dizaine d'article suspendus dessus.

- Alors, normalement c'est tes mensurations mais on les fera retoucher si elles ne te vont pas.

Alice semblait vraiment dans son élément, elle aurait certainement adoré participer à ce genre soirée.

- Alors la première robe est signée Coco Chanel. Vas vite l'essayer.

La robe était sublime. Noir, en tissu délicat, avec des petites bretelles d'environ un centimètre, le dos nu, un décolleté assez plongeant faisant ressortir la poitrine et une fine ceinture à la taille avec en guise de boucle le logo de la marque.

La deuxième tenue et ce fut sur celle-ci que Alice et moi tombâmes d'accord, était voluptueuse, jamais je n'en avais essayé de plus belle. En mousseline, couleur crème, le dos dégageait également, le coup décolleté, elle descendait jusqu'aux chevilles. Les bretelles, au départ fines puis s'élargissant légèrement au fur-et-à-mesure qu'elle progressaient vers mes épaules, étaient ornées de perles argentées ainsi que de petits diamants. Ce chemin brillant se prolongeait de part et d'autre de ma poitrine pour finir par ce rejoindre sous cette dernière, formant une espère de ceinture scintillante.

- Tu es merveilleuse dedans Bella ! S'extasia-t-elle

- C'est vrai qu'elle est pas mal, elle fera l'affaire tu crois ? Demandais-je en m'admirant dans le miroir.

- Elle fait plus que l'affaire Bella, ria-t-elle.

- Mais Alice, comment je fais si je me tâche avec le vin... Je vais sans doute humilier Monsieur Cullen, c'est une très mauvaise idée que j'y aille... Paniquais-je encore.

Alice secoua la tête avant de me gronder.

- Stoppes ! Si il t'as choisi c'est qu'il a confiance en toi. Alors sois naturelle et spontanée comme tu l'es avec lui et tout se passera bien. Maintenant qu'on a fini la séance d'essayage, et si on allait prendre un café?

Je ne savais pas trop de quoi nous allions bien pouvoir parler puisque je n'avais pas le droit de lui révéler quoi que ce soit sur la mafia. Nous sortîmes de ma chambre et nous dirigeâmes vers la véranda avec vu sur le beau jardin de la villa où un employé de la maison nous servit une tasse de café.

- Alors dis-moi Bella, comment vous êtes-vous rencontrés avec monsieur Cullen ?

Je l'a fixai incrédule. Elle leva les yeux au ciel.

- Allez dis-moi, ne fais pas ta timide. Je ne peux pas demander à mon patron, il n'aime pas beaucoup qu'on s'immisce dans sa vie privée, chuchota-t-elle sur le ton de la confidence.

- Eh bien... On s'est croisé... dans Central Park... un soir et il m'a bousculé sans faire exprès... et de là nous avons discuté et... nous sommes devenus amis en quelques sorte, bafouillais-je.

J'étais terriblement gênée, je ne savais pas du tout mentir. Ele se gratta le menton comme si elle réfléchissait à ce que je voulais dire.

- C'est drôle j'ai du mal à imaginer cet homme avoir une amie femme...

- Pourquoi ?

- Il n'a déjà pas beaucoup d'amis hommes, alors femmes... Non, en général les femmes il l'ait met dans son lit puis il ne les rappelle jamais.

Je décidai de dévier le sujet de conversation, celui là était trop dangereux.

- Et toi Alice, que fais-tu pour monsieur Cullen ?

- Je suis son assistante, je gère son emploi du temps, je réponds à ses clients et délègue les employés pour leur attribuer telle ou telle tâche. Mais c'est juste pour me faire de l'argent et des contactes que je fais ça. Mon rêve est de lancer ma propre collection de vêtement, d'ailleurs celle que tu porteras ce soir... c'est moi qui l'ai faite, j'espère que ça ne te gène pas trop.

Soudain, toute timide, elle baissait la tête. Je lui souris chaleureusement pour la rassurer.

- Bien sur que non ! Elle est sublime Alice, je n'y connais vraiment pas grand chose mais tu semble être très talentueuse.

Elle releva doucement le visage.

- C'est vrai, tu trouve ? Merci Bella.

- Tu en as fais d'autres ?

Brusquement elle retrouva son enthousiasme et s'exclama:

- J'en ai fais plein, tiens regardes!

Elle sortit un petit carnet avec à l'interieur des photos de toutes ses créations. Alice était vraiment douée et ses créations étaient dignes des plus grandes maison de couture. Je ne m'étais pas tromper, elle aurait rêver pouvoir assister à la soirée de ce soir.

- Je suis sure qu'un jour on verra ses photos là dans les plus grands magazines et défilés de mode.

Je reposai avec soin le petit carnet sur la table basse. J'aimais beaucoup Alice, elle était très exubérante, très joyeuse et énergique mais ça me faisait du bien. Elle me faisait parler et m'écoutait vraiment. Je n'ai jamais eu beaucoup de copine mais Alice semble juste être ça. Une copine.

- J'ai été ravie de te rencontrer Alice, merci pour tout vraiment.

- Eh ! Mais on va se revoir ne t'inquiètes pas. On se voit le jour du gala déjà et puis maintenant que tu vis ici, on se croisera beaucoup plus.

Elle se leva et me choqua lorsqu'elle me serra contre elle pour me dire au revoir.

- Fais gaffes avec monsieur Cullen, il n'est vraiment pas du genre à s'attacher, murmura-t-elle à mon oreille.

Je m'interrogeai. Ignorait-elle vraiment les activités illégales du clan Cullen ? Je n'en était pas si sure.

Après son départ, je retournai à la bibliothèque et me remit à travailler sur les dossier en cours. Un peu de normalité faisait du bien, avec mon ordinateur et mes livres, je me sentais parfaitement dans mon élément. Au bout de plusieurs heures de boulot, je commençais à avoir mal au dos à cause des lacérations causées par la ceinture, je m'empressai alors d'aller récupérer la crème dans ma chambre. A mon retour dans mon bureau, je trouvais Jasper. Oui... C'est vrai, je lui devais des excuses. Timidement je m'avançais vers lui.

- Jasper, je suis désolée, je n'aurais jamais du te désobéir. Je...

Il se tenait droit comme un 'i' face à moi, le regarde froid et sévère un peu comme quand je l'avais rencontré pour la première fois. Il fallait que je sois plus convaincante.

- Écoutes, j'ai profité du fait que tu étais mon ami pour te manquer de respect, je ne le referai plus jamais? monsieur Cullen s'en est assuré.

Il scrutait cette fois le pot de crème dans ma main.

- Je sais, parla-t-il enfin, le regard dépourvu de toute émotion.

- Je l'avais méritée et

- Oh que oui, m'interrompit-il.

- Oui. Je hochais la tête avant de fixer le sol, ne sachant plus quoi dire pour briser la glace.

- Tournes-toi Isabella.

Sans hésiter je me tournais, j'avais bien compris qu'obéissance était le mot d'ordre ici. Qu'allait-il me faire ? Inconsciemment je gigotais soucieuse de subir son courroux.

Délicatement il me prit le pot de crème de main et souleva mon haut pour exposer le bas de mon dos. Je fus rassurée quand je sentis ses doigts y étaler soigneusement la crème mais ses paroles menaçantes me firent froid dans le dos.

- Je ne vais pas te punir puisque c'est de ma faute également. J'ai été laxsiste et négligeant avec toi. Mais rassures-toi ça n'arrivera plus. La prochaine fois que tu me fais un caprice de se genre c'est à l'hopitale que tu te réveilleras. Tu as compris ? Plus de laissez passé pour toi Isabella.

Je déglutis.

- Bien sur Jasper. Pardon, vraiment... dis-je la voix serrée, réellement honteuse d'avoir profité de la gentillesse de mon ami et effrayée que cet incident endommage notre amitié naissante.

Il rabaissa mon tee-shirt.

- Demain matin je t'emmène au stand de tire. Prends tes baskets, on ira là-bas en courant.

- Oui coach.

Sans un mot de plus, il sortit. J'espérais vraiment qu'il pourrait me pardonner. Je soufflais un grand coup avant de me remettre au boulot.

Le soir venu, je pris le repas avec les membres du clan présent au manoir. N'étant plus assez à l'aise pour converser avec Jasper, je m'assis loin de lui (et donc loin de Jacob). Je me retrouvai entre Emmett et Peter avec qui j'avais seulement échangé quelques mots lors de mon premier repas ici.

- Alors Bella tu changes de côté de la table, mon petit frère t'embête ou quoi ? Me questionna Emmett.

Un peu gênée qu'il rigole de ça devant tout le monde sans vraiment réaliser que son frère et moi étions réellement en froid, je fis mine de rire doucement. Je paris qu'ils pouvaient tous deviner que je rigolai un peu jaune... Je me sentais un peu mal à l'aise mais ce ne fut rien comparé à ce que j'ai ressenti quand Peter prit la parole.

- Arrêtes Emmett, il se sont disputés pendant l'entrainement, Bella a voulu abandonner et c'est le big boss qui a dû lui régler son compte. Ton frère n'a pas eu les couilles de le faire.

C'était officielle, je ne savais plus ou me mettre. Emmett se contenta d'hausser les épaules.

- Oups !

- On peut éviter d'en parler aussi ouvertement s'il vous plait, réclamais-je d'une toute petite voix avant d'avaler une gorger d'eau.

- Y a pas de honte, ça nous ai tous arrivé et ça t'arrivera encore tu verras.

A la remarque de Peter, je faillis recracher toute mon eau. Ça allait encore m'arriver ?! La honte il me parlait de ça entre la dinde et le fromage devant tout les membre du clan. A peine deux semaines et demi que j'étais là et je me faisais déjà remarquer.

- Bon arrêtons d'embêter Bella, elle devient toute rouge, reprit Emmett.

Et voilà, ce fut ça pendant tout le dîner. Je crois que c'est gas là adoraient se moquer de moi mais ce n'était pas méchant alors je me contentais d'être gênée et de terminer rapidement mon repas avant d'aller me coucher pour une nuit de sommeil bien méritée.