Bonjour ! Désolé j'ai été un peu longue a poster. Pour me faire pardonner je publierai le chapitre 10 pas plus tard que mardi (normalement).

Chapitre avec peu d'action mais pas mal d'indices pour la suite alors ouvrez bien vos yeux.

Bonne lecture !


Chapitre 9 : Trahison

"Compassion and tolerance are not a sign of weakness but a sign of strength"

~ Dalai Lama


En me réveillant ce matin, deux choses me revinrent à l'esprit.

La première, le message de Charlie. Que devais-je faire ? Fuir ? Rester ? Le sauver, au péril de ma sécurité et de la sienne ? Ma mère pourrait-elle m'aider ? Ma mère... Je lui en voulais toujours pour tout ce qu'elle m'avait caché. Certes mon père avait fais la même chose mais à la différence de Renée, je n'ai jamais eu confiance en lui, je n'ai jamais était très proche. Maman était la seule personne sur qui je comptais et elle m'avait trompé... Comme elle avait trompé papa d'ailleurs... Charlie avait beau être un chef de la mafia il n'a jamais manqué de fidélité envers sa famille lui...

La deuxième chose qui me revint à l'esprit était qu'aujourd'hui nous étions samedi. Le jour, ou plutôt le soir de ce foutu gala. J'essayai tant bien que mal d'éviter d'y penser mais ce fut compliqué surtout lors du petit déjeuné dans la salle à manger ce matin avec Peter et Emmett.

- Alors prête pour danser ce soir Bella ? s'enquit Peter.

Pour toute réponse, je grognai, un morceau de tartine entre les dents.

- Pas vraiment, je suis pas emballée, baragouinai-je.

- Tu auras le big boss pour toi toute seule en plus, me taquina ce gros lourd d'Emmett.

Je me mis à rougir et les deux lascards prirent cela comme un signe pour continuer à m'embarasser.

- Tu te pavaneras à son bras toute la soirée..., poursuivit Peter.

- Et peut être même la nuit, surenchérit Emmett.

Je faillis recracher mon café cette fois.

- N'importe quoi! Il a juste besoin d'un femme pour y aller c'est tout.

- Mais oui c'est ça ! Il aurait demandé à Alice la petite assistance sinon.

J'allais le remballer mais fut interloquée par sa remarque ? C'est vrai ça ? Pourquoi n'avait-il as demandé à Alice, elle semblait tellement enthousiaste à l'idée de cette soirée en plus... Bon c'est vrai il a cette mission stupide mais bon, il aurait pu le faire lui-même... Je devrais lui poser la question je suppose.

Allez Bella, ne fais pas cette tête on te taquine, c'est juste qu'on te fait marcher et toi tu cours alors c'est plutôt drôle, me rassura Peter d'un frappe amicale sur l'épaule.

J'ai dis amicale ? Pardon, c'était tout sauf amicale. Il avait quoi dans le bras ? Du plomb ? Pour la deuxième fois de la journée je faillis presque recracher mon petit déjeuner tellement cette 'tappe amicale' était douloureuse.

- Ahhhh ! Peter doucement, tu me fais mal, me plaignais-je ce qui déclencha l'hilarité d'Emmett.

- T'es en sucre ou quoi Bella, t'es avec des hommes ici tu t'attends à quoi ? Et puis il fait quoi Whitlock, son rôle c'est pas d'endurcir ce petit corps justement ?

C'est à ce moment là que choisit le principal intéressé pour arriver dans la pièce et s'immiscer dans la conversation.

- Je fais un travail formidable avec elle, si tu lui avais fais ça deux semaines plus tôt elle serait déjà à l'hôpital trou du cul.

Quelle classe dans le langage ces hommes...

- Eh, je suis là Jasper je te rappelle.

Il me regarda sans comprendre, les sourcils froncés.

- Je t'entends quand tu parle de moi ! le regardai-je ahurit.

Peter et Emmett nous regardèrent en riant.

- Vous voyez ce que je dois supporter tous les jours ? Questionna mon coach sous le ton de la plaisanterie pour se victimiser devant ses collègues .

- C'est qu'elle prend de la graine cette petite, en rajouta Peter.

- Si je t'avais dis ça quand j'étais en période d'entrainement, tu m'en aurais collé une direct Jasper, tu te laisses attendrir par ce moustique ou quoi ? se moqua Emmett.

Bien sur il faut toujours qu'Emmett mette les pieds dans le plat avec ses reflexions... Et comme dés que ce gros costaud ouvrait la bouche pour sortir une annerie sur moi, je rougis. Mais c'est définitivement la question de Peter qui me donna envie de disparaître dans un petit trou.

- Ben alors, tu craque pour elle Jasper ? Trop de corps-à-corps sa rapproche forcement, balança-t-il en haussant les épaules.

Jasper aller rétorquer quand -juste pour augmenter mon enbaras- monsieur Cullen entra dans la pièce en nous interompant.

- Sur qui craque Jasper ? Demanda-t-il que moyennement interessé par le sujet de conversation.

Immédiatement tout le monde se redressa et Jasper prit la parole.

- Personne, ils m'embettent c'est tout.

Peu importe, Whitlock et Swan vous venez en mission avec moi aujourd'hui, dit-il avant de poser un dossier près de moi sur la table. Tout est expliqué là dedans.

- Lequel de Whitlock, demanda Emmett.

- Pas toi, indiqua-t-il froidement avant de repartir.

Apparemment sa froideur habituelle ne vexait personne ici. J'allais forcement m'y faire aussi...

Moi et Jasper partions donc en mission. Je ne vois pas pourquoi ils auraient besoin de mes compétences pour une mission ? Fallait-il tracer quelqu'un?

- Pourquoi est-ce qu'il a besoin de moi en mission ? Me renseignai-je auprès de mes collègues.

Tous haussèrent les épaules sans me répondre avant de s'éloigner un par un pour diverses raisons. J'avais comme l'impression qu'on ne me disait pas tout. Je m'empressai d'ouvrir le dossier pour découvrir ce qu'il contenait.

« Mission 19.07

Intervenant :

Cullen.E -Président du groupe Cullen

Whitlock.J -Maître d'armes et agent à la sécurité confirmé

Swan.I -Agent à la sécurité informatique confirmé et agent à la sécurité en formation

Objectif : interogatoir de monsieur Seth Clearwater qui aurait dû payer 50 000 euros la livraison de cocaïne qu'il a reçut il y a déjà deux mois et demi. Nous lui avons rendu visite une fois, il a demandé un délais d'une semaine que nous lui avons gracieusement accordé et depuis aucune nouvelle.

Note : Nous avons déjà était très patient sachant qu'il était dans une situation difficile pour payer – Son patron étant absent, il ne peut pas avoir accès à l'argent.

Nous allons devoir essayer de trouver une solution. Si aucun accord n'est possible, il sera éliminer, il en va de notre crédibilité (on ne peut le laisser repartir après presque trois mois de retard de paiment).

Rendez-vous : samedi 13 decembre à 11h00 dans l'entrepôt du Queen du groupe Cullen (officiellement appartenant à une entreprise de transport maritime). Seth croit avoir rendez-vous avec l'un de ses clients, l'effet de surprise passé il faudra l'intercepter et le restreindre dans l'entrepôt pour le faire parler.»

Les autres pièces du dossier contenaient des preuves de ce qui était avancé dans ce résumé de la situation notamment une facture de la livraison d'arme, une certification de délais supplémentaire...

Je restai perplexe, pourquoi m'envoyait-on en mission MOI, n'importe qui serait surement plus utile que moi... Et puis je ne m'y connaissai vraiment pas en mission mais dans les dossiers que j'avais déjà traité depuis mon arriver ici, monsieur Cullen n'intervenait seulement quand la situation était de la plus haute importance, alors pourquoi état-il là ? J'allais de ce pas questionner Jasper.

Je le trouvais dans sa chambre en train de se préparer.

- Désolé de t'interrompre mais je ne comprends pas pourquoi est-ce qu'on m'envoie moi en mission ?

- Je ne peux rien dire Bella, tu le découvriras en tant voulu. Tous ce que tu dois savoir est dans le dossier.

Je remarquai immédiatement a quel point il restait évasif et éviter tout contact visuel avec moi mais j'insistai.

- Et puis pourquoi monsieur Cullen vient ? C'est un dossier assez basique non ? Rien d'extravaguant ou de dangereux.

- Ça fait parti de ta formation maintenant je ne veux pas entendre un mot de plus par rapport à cette histoire. Vas te préparer.

Un peu vexé par son attitude je faillis lui répondre juste avant de me souvenir qu'il restait mon supérieur dans ce genre de situation. Je me redressai, un peu surprise, je ne savais pas à quoi m'attendre.

- Très bien, conclu-je.

- On se voit dans le haulle à 10h20 tapante.

Je partis de se pas me préparer. Je me vêtis d'un leggins noir, d'une paire de baquette grise, d'un débardeur noir et d'un veste en jean bleue claire.

L'heure arriva vite et monsieur Cullen, Jasper et moi nous retrouvâmes devant un entrepôt dans un mini van noir, aux vitres teintées à attendre Seth.

- Swan, comme tu n'es pas armée, tu vas attendre ici le temps que Whitlock et moi attrapions Clearwater, ensuite tu viendras pour l'interogatoir.

Jacob m'avait raconté que monsieur Cullen était très sérieux en mission et très professionnel, il ne se permettait plus aucune familiarité avec ses employés, il préférait même nous appeler par nos nom de famille.

Décidément je me demandai de plus en plus à quoi j'allais servir.

Il descendirent et au bout d'une demi-heure à poiroter je reçu un message m'indiquant que je pouvais les rejoindre.

Seth était un jeune homme brun, cheveux cours, peaux matte, il était actuellement attaché à une chaise avec une pair de menotter reliant chacun des ses membres à la chaise. Mes deux collègues eux se tenait face à lui une arme à la main.

- On t'attendait pour commencer justement, s'exclama monsieur Cullen en me voyant arriver.

J'étais très mal à l'aise, je me sentais tout sauf à ma place, un homme était attaché sous mes yeux seulement parce qu'il ne pouvait pas payer une dette et s'étais la faute du clan Cullen, mon clan, donc par conséquent ma faute... En le regardant là, restreint contre son gré, je me rendais complice et fautive de la situation. Qu'est-ce que j'étais en train de faire...

Jasper s'exprima cette fois.

- Alors après presque trois mois de retard, on veut bien comprendre que tu es dans une situation difficile parce que tu ne peux pas avoir accès à l'argent, mais nous avons été plus que tolérant à présent. Est-ce tu as une proposition à nous faire, demanda-t-il en s'avançant dangereusement vers lui tel un prédateur vers sa proie.

A cet instant le Jasper gentil, drôle et compatissant avait disparu. Cette fois j'avais un vrai soldat face à moi, un tueur. Il était dans son élément : je voyais la force et la puissance émerger de ses pores, sa colère à travers sa mâchoire crispée et le plaisir qu'il y prenait dans ses yeux.

Je prenais à peine conscience de la situation dans laquelle je me trouvai. Je fus frappée par ce que je voyais, par cette réalité :il avait beau être mon ami, il resterait toujours un tueur, un soldat, un agent de la mafia. Est-ce que ça veut dire que nous ne pouvions pas être ami ? Je me posai sérieusement la question en le voyant menaçant envers un être humain presque innocent.

- Peut être que si vous me laissez juste quelques jours je pourrais..., tenta-t-il

- Tut tut tut, non Seth pas de délais supplémentaire, murmura-t-il trop gentillement à mon goût, comme si il était désolé pour lui, mais ça sonnait tellement faux.

Cette fois c'est monsieur Cullen qui prit la parole.

- Bien je vois qu'on est dans une impasse. Et nous n'avons pas toute la journée. Swan ?

Je me tournai vers lui ?

- Approche.

Je fis silencieusement ce qu'il me demanda et il vint murmurer à mon oreille pour que seule moi l'entende.

- Ceci est ton examin final, si tu veux te faire accepter parmi nous il faut que tu sois toute aussi mouillée que les membres du groupe. On aura la garantie que tu ne nous balanceras pas après ça.

Je n'étais pas sure de bien comprendre ce qu'il me demandait jusqu'à ce qu'il prenne ma main et dépose au creux de ma paume, son arme.

- Entre les deux yeux Isabella, rajouta-t-il tout bas me faisant frissonner de peur.

Oh non ! J'écarquillais les yeux, il voulait que j'abatte cet homme ! Non ! Je ne pouvais pas tuer ! Encore moins un innocent. Je fixai monsieur Cullen, la peur transpirant de mon visage et secouai doucement la tête.

- Je ne peux pas faire ça, on ne peut pas faire ça…, dis-je déterminée.

Il eut comme un sourire un peu triste sur le visage, comme si il compatissait avec ma situation mais ne pouvait pas me laisser le choix. J'avais l'impression que la victime dans la pièce n'était plus ce cher Seth Clearwater mais moi à présent. Le vent avait tourné.

- C'est toi ou lui chaton, rajouta-t-il.

Pardon ?! Alors c'était ça le but de la mission ? Me mettre à l'épreuve ? Si je réussis je fais parti du clan si j'échoue je meurs ?! Encore une fois, je me sentis trahit. Après ma mère, mon père, Jasper à présent... Je me demandai si nous pouvions vraiment être ami et j'avais ma réponse. J'aurai dû fuir avec Rosalie dés qu'elle m'en avait donné l'occasion.

Dégoûtée et les larmes aux yeux je me tournai vers lui .

- Tu savais ! hurlai-je.

Il ferma fortement les yeux une seconde avant de me fixer.

- Fais ce qu'on te dis Bella. Tu n'as pas la choix.

J'explosai de colère.

- Et c'est tout ce que tu trouves à me dire ?! Bordel, le seul que j'ai envie de buter c'est toi Jasper.

J'allais piquer une crise mais c'est au moment où je croyais vivre la pire situation de ma vie qu'elle dégénéra encore quand je sentis un métal froid se coller contre mon crane.

On a pas toute la journée Bella, tu regèleras ça avec Jasper plus tard...Enfin si tu es encore en vie d'ici la...

C'est tremblante que je levai l'arme vers le prisonnier me répétant sans arrêt que c'était moi ou lui. Je le fixai droit dans les yeux prête à tirer pendant une minute et là je sus.

Toujours en le fixant le baissai mon arme et murmurai.

- Non... Tuez-moi mais je ne ferai pas ça. Je ne tuerai pas un homme, ce n'est pas qui je suis.

Je voulais vivre des émotions mais pas ça, ce n'étais pas moi. Mes parents avaient tout fais pour que je ne devienne pas comme ça, ils étaient même allés jusqu'à me cacher la vérité. Ce n'est pas de cette manière que je voulais mener ma vie. Si j'appuyais sur la gâchette je vivrai mais jamais plus je ne pourrais me regarder en face. On m'avait tous pris, tout enlever: ma vie, l'opportunité d'aller à l'école, mon travail, mes parents, ma maison, mais il me restait encore ça : ma dignité. Si je devais choisir mon choix étais fais.

- Tu es très courageuse, entendis-je monsieur Cullen dire.

- Non au contraire. J'ai seulement moins peur de mourir que d'infliger la mort.

Je fus sortie de ma torpeur par la voix de Seth

- Charlie aurait surement était très fière de toi.

Vivement je relevai la tête vers lui.

- Vous connaissez mon père ?! M'exclamai-je.

Il eut un sourire.

- C'est mon patron Bella. Et comme tu dois le savoir, il a disparu alors impossible de régler nos dettes sans qu'il nous donne l'argent.

Les Cullen étaient vraiment des enflures. Ils m'avaient piégé pour me pousser à tuer quelqu'un mais en plus quelqu'un qui travaillait pour mon père.

C'était trop tard maintenant j'allais mourir. J'hochai doucement la tête avant d'entendre la voix calme de monsieur Cullen.

- Allez on rentre.

Étonnamment, il enleva l'arme qu'il pointait sur moi.

- Vas dans la voiture Swan.

Dans la voiture ? Il ne comptait pas me tuer ici?

Lisant l'incompréhension sur mon visage, il précisa ses propos.

- On ne vas pas te tuer

Je ne comprenais pas plus mais obéissais. En me dirigeant vers le véhicule j'entendis un sifflement qui me glaça le sang et me fit stopper net mon chemin vers la voiture. Silencieusement les larmes se remirent à couler en comprenant que j'avais été épargnée, mais Seth n'avais pas eu cette chance.

Dans la voiture aucun mot ne fut échangé à l'exception de monsieur Cullen m'informant qu'Alice viendrait vers 14H00 pour m'aider à me préparer et que lui m'attendrait à 19h00 dans le halle de la villa pour partir.

Elle déboula toute sautillante et pétillante. C'était exactement ce dont j'avais besoin pour me remonter le moral qui était resté dans mes chaussettes depuis la mission du matin sur laquelle je n'avais toujours une aucune explication.

Je ne sais par quel miracle j'étais toujours en vis mais je comptais bien en profiter pour ne pas refaire deux fois la même erreur. J'allais m'enfuir avec Rosalie.

- Alors, j'ai la robe, elle joignit le geste à la parole en me présentant sa tenue, les chaussures, le maquillage et les bijoux ! s'extasia-t-elle en me sortant de mes pensés.

- Super, lui dis-je d'une petit voix avec un triste sourire aux lèvres qui n'atteignait pas mes yeux.

Elle sembla m'examiner quelques secondes les sourcils froncés, la tête légèrement penchée comme si elle tentait de résoudre une équation en la regardant sous un nouveau jour. Soucieuse en voyant ma mine dépitée, elle vint ensuite me rejoindre au milieu de mon lit et imita ma position en s'asseyant en tailleur face à moi.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Est-ce que c'est par rapport à la soirée ? Parce que si c'est le cas je te l'ai déjà dis il faut que...

Je l'interrompais immédiatement avant qu'elle ne recommence à me sermonner sur l'attitude positive que je devais adopter pour le gala.

- C'est pas le gala Alice.

Elle se calma immédiatement et posa un main sur mon genoux.

- Ne t'inquiètes pas c'est mon patron et un collègue qui m'en font pas mal baver en ce moment...

- Comment ça ? s'enquit-elle

- J'ai eu le droit à un genre de test ce matin et... j'ai échoué. Et j'ignore encore qu'elle en seront les conséquences.

- Ça peut pas être si terrible, ils vont te laisser une deuxième chance.

- C'est pas une entreprise du genre à laisser de deuxième chance.

- Dans quoi est-ce que tu boss exactement ?

- La protection informatique et dans le domaine si tu n'es pas dans le haut du panier, tu disparaîs... Enfin bon ! J'ai pas envie de penser à ça, fais marcher ta magie sur moi Alice.

Si moi j'avais du mal avec l'enthousiasme, elle, retrouva tout de suite le sien.

- Allez Bella, je vais te transformer en bombe ! s'exclama-t-elle en frappant des mains.

Après une douche, un gommage, un soin du corps et une séance d'épilation, elle se mit à coiffer mes cheveux dans un chignon lâche, laissant volontairement sortir quelques mèches pour les faire retomber de part et d'autre de mon visage.

- Alors dis-moi, est ce qu'il se passe quelque chose entre mon patron et toi Bella... Ou avec quelqu'un d'autre ?

- Ni avec lui ni avec aucun autre. Et toi ?

- Non en faite je viens juste de me séparer

- Oh je suis désolé, c'est pas trop dure ? la questionnai-je compatissante.

- Ca va, je me sens seulement un peu seule c'est tout.

- Dans c'est moment là l'essentiel c'est de rester proche de sa famille et de ses amis.

- Tu sais moi la famille...souffla-t-elle.

Ça avait l'aire d'être un sujet sensible. Elle cherchait ses mots, c'était pas son genre. Elle restait concentrée sur ma chevelure et m'expliqua d'une petite voix.

- Mes parents sont morts quand j'étais petite, j'ai grandis dans un foyer.

- Tu n'as pas de frère et sœur ? Ni de tante ou de grand-parents ?

- Non je suis fille unique et pour le reste je ne m'en rappelle plus j'étais trop jeune.

- C'est triste Alice, mais je suis sure que tes parents seraient très fière d'avoir une fille comme toi, tentai-je.

Tu crois, espera-t-elle en relevant la tête. Je l'a fixai dans le miroir.

- Alice, c'est évident. Tu est drôle enthousiaste, très sociale, jolie, intelligente, indépendante, tu as une imagination débordante. Et même si je ne te connais pas depuis longtemps, à chaque fois que j'ai le cafard tu arrives toujours à me faire penser à autre chose, à me faire retrouver le sourire.

Elle sourit puis soudainement lâcha la brosse et me pris dans ses bras, dans le câlin le plus étroit que j'ai jamais reçu.

- Merci Bella, je suis sure que dans quelques temps on sera de très grande ami toi et moi. Et tu sais quoi ? Je te promets qu'à chaque fois ou tu seras de mauvaise humeur je ferai toujours tout mon possible pour te faire sourire à nouveau.

- C'est tout ce que je voulais entendre ! Souris-je. Allez transforme moi en bombe, je veux que les bouches de tous les invitez tombent ce soir ! l'a défiai-je.

Elle rit.

- J'aime cette attitude Bella!

Nous passâmes après au maquillage. Elle appliqua simplement un très d'eye liner sur mes yeux, du mascara et un rouge à lève plus ou moins de la même couleur que mes lèvres juste pour la relever un peu.

Etant donné que tu rougis sur commande, inutile d'utiliser du blush.

- Merci Alice..., marmonnais-je

- Et voilà ma mission ici est terminée, maintenant va enfiler ta robe et les chaussures.

- En sortant de la salle de bain la bouche d'Alice tomba.

- Elle est sublime cette robe, t'as vraiment énormément de talent, regarde même-toi tu es bouche bée, riais-je.

- C'est pas seulement la robe! C'est la coiffure, le maquillage et toi. Elle te va vraiment bien, elle est faite pour toi. Tu es irrésistible Bella je t'assure, ma mission ici est réussie.

Elle prit son sac et se dirigea vers la porte.

- Et oublies pas ! Tu positive et tu essaies de tirer parti de la situation !

- Bye Alice, je lui faisait signe de la main en riant. Et merci !

Et voilà, Alice m'avait remonter le moral. Mais en voyant qu'il était l'heure de rejoindre monsieur Cullen dans le halle, le stress refit son apparition. J'allais devoir passer la soirée au bras de l'homme qui m'avait menacé de mort il y a peine quelques heures. En plus de ça mon soit disant 'ami' m'avait trahi en choisissant d'être fidèle à son travail et à son patron plutôt qu'à moi. J'aurais pu mourir sous ses yeux qu'il n'aurait pas lever le petit doigt. Ma décision était prise j'allais m'enfuir, demain je contacterai Rosalie.


Voilà ! Alors vos avis ? Des remarques. Merci énormément pour tous les commentaires que vous laissez, vous n'avez pas idée à quel point j'adore vous lire ! :)