Merci pour tous ce qui suivent et commentent. Merci aussi à ce qui mettent cette histoire en favori et qui follow mais aussi à ce qui lisent, qui apprécient tout simplement. J'espère que vous prenez autant de plaisir à lire que moi à écrire.
J'attends avec impatience vos avis sur ce chapitre ! :D
Bonne lecture !
Chapitre 10: Le gala
"Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous" ~ Paul Eluard
Au moment de partir, j'empruntai le grand escalier pour rejoindre le halle quand je l'aperçu, impeccablement habillé et plus élégant que jamais dans son costume noir, ses Italiennes et ses cheveux qu'il avait probablement tenté de coiffer. C'était sa tenue habituelle mais je détectai dans son regard quelque chose de différent. Ses yeux semblaient plus chaleureux, plus expressifs, peut-être était-ce la manière dont il me regardait ce soir comme si il me voyait sous un nouveau jour.
Quand j'arrivai en bas de l'escalier, il s'approcha et me proposa son bras.
- Tu es divine dans cette robe Isabella.
- Merci beaucoup, répondis-je sans pouvoir m'empêcher de rougir malgré toute l'animosité que je ressentais à son égard.
J'étais assez anxieuse de passer la soirée avec lui...compte tenu de notre dernière entrevue. Je voulais lui demander pourquoi j'étais toujours de ce monde alors que j'avais raté son test, mais je n'osai pas me lancer.
Au moment de franchir la porte Jacob nous interrompit :
- Excusez-moi, Alice a laissé ça pour toi.
Il me tendit une pochette assortie à la robe.
- Merci Jacob.
- J'ai aussi trouvé ça sur la table basse de la véranda.
C'était le petit carnet de création d'Alice, je le pris et le glissai dans ma pochette, j'irai le ranger dans ma chambre à notre retour.
- C'est à Alice, heureusement qu'on ne l'a pas perdu, c'est très important pour elle.
- Qu'est-ce que c'est, s'enquit mon patron soudainement intéressé.
- C'est...sa passion !
Ça ne le regardait pas, pourquoi voulait-il savoir ça ?
- Mon assistante et toi me faites des cachotteries ? s'enquit-il.
- Non monsieur, je suis simplement évasive.
Je gardai un ton très neutre et détaché pour qu'il voit bien a quel point je souhaitais tout sauf l'avoir avec moi ce soir, tout en restant courtoise avec lui pour lui prouver que j'avais bien compris qu'il décidait et que j'obéissais peu importe mes réticences à être près de lui. J'étais même à deux doigts de l'excès de zèle.
Dans la limousine aucun mot de fut échangé. En arrivant devant le somptueux hôtel, le portier m'ouvrit la porte de la voiture le temps que monsieur Cullen sorte et m'offre son bras encore une fois. Une fois à l'intérieur, je ne savais même plus où donner de la tête. Des dizaines et des dizaines de tables étaient dressées de manière à laisser un espace vide au milieu de la pièce dédié à la piste de danse. Une ambiance très chaleureuse et élégante régnait dans la salle couverte de dorure et de bleu roi.
Il y avait déjà pas mal de monde et nous commençâmes à nous pavaner entre les convives où monsieur Cullen me présenta comme étant son 'amie', il discutait business ou politique avec les hommes ou les femmes d'affaires tandis que je faisais la conversation avec ceux qui les accompagnaient. Au bout d'un moment je commençai à m'ennuyer. Je ne lui servait absolument à rien j'étais juste la greluche qu'il promenait à son bras. Pour m'éclipser une seconde je lui glissai à l'oreille que j'avais besoin d'aller aux toilettes.
En me dirigeant vers les toilettes, une voix m'interrompit.
- Vous portez une robe magnifique très chère, elle est très raffinée et simple, j'aime beaucoup. C'est de qui?
Une Sublime femme blonde vêtue d'une tenue très extravagante et dont le visage ne me paraissait pas inconnu apparu dans mon champs de vision.
- C'est de... Brandon, Alice Brandon.
Elle fronça les sourcils, perplexe.
- C'est étrange je ne l'a connais pas.
Je souris.
- En faite c'est une amie à moi, elle fait des vêtements géniaux, c'est une experte en mode mais elle fait seulement ça pour s'amuser rien de sérieux.
Elle examina ma robe attentivement.
- Ça me semble pourtant être un travail très sérieux. Presque professionnel.
- J'acquiesçai, fière de défendre les talents d'Alice et pouvoir être son égérie ce soir.
- Je vous l'ai dis c'est une experte en mode, annonçai-je comme si c'était la chose la plus évidente au monde. Regardez, pendant que j'y pense, elle a oublié ça chez moi, c'est ses créations.
- Je sortis le carnet d'Alice de ma pochette pour que mon interlocuteur y jette un œil.
- Pour une amatrice c'est vraiment prometteur.
Je l'a trouvé un peu pompeuse, alors soit elle se la jouait star, soit elle s'y connaissait beaucoup en mode également.
- Excusez-moi, votre visage me semble familier, est-ce qu'on s'est déjà vu ? demandai-je.
- Oh mais où sont mes manières, je me présente je suis Katerina Denali, dit-elle en me tendant la main, mais appellez-moi Kate.
- Denali ? Que suis-je bête vous ne me connaissez pas mais moi oui de toute évidence je vous ai déjà vu à la télévision et j'ai déjà vu vos créations. Je suis Isabella Swan, mais appellez-moi Bella. Je suis ravie de faire votre connaissance.
Que suis-je bête je conversai avec une des meilleures stylistes du pays et c'est maintenant que je m'en rends compte ?!
- Un verre ça vous tente Isabella ?
- Avec plaisir !
Enfin quelqu'un d'intéressant ! C'était surement ça que voulait dire Alice quand elle disait « tirer parti de la situation ».
Nous nous dirigeâmes vers un immense buffet où seuls étaient servis des verres de vin (le but étant de les goutter pour ensuite acheter une bouteille aux enchères) et on parla chiffon, informatique, de cinéma et de vins. Le temps passa agréablement vite en sa compagnie et la conversation allait bon train.
Le dernier vin que je goûté était un « Côte-de-provence », il venait de France apparemment et c'était un vrai délice en bouche.
Mmm... Goûtez celui-ci Kate, c'est succulent.
- Il est très bon effectivement, achetez-le tout à l'heure.
- Il est surement trop cher.
J'adorait sa mentalité excentrique elle se moquait de tout et de n'importe qui.
- Bella avez-vous vu ses immondes chaussures qu'elle a aux pieds ? Mon dieu qu'est- ce que les gens ne feraient pas pour se faire remarquer ! souffla-t-elle théâtralement.
- Je ne sais pas ce qui est le pire entre ses chaussures ou la cravate de son marie, rétorquai-je, me prenant au jeu.
Nous rimes de bon cœur -à cause de nos moqueries mais aussi du vin qui me décoinça légèrement- jusqu'à ce que je sente un bras m'enlacer la taille.
Bonsoir mesdames, Isabella tu me présentes ton amie ? S'enquit 'Edward', oui ce soir j'étais autorisée à l'appeler comme ça et à le tutoyer pour que notre 'amitié' soit plus crédible.
- Kate je vous présente mon ami Edward Cullen, Edward voici Kate Denali.
- Enchanté Madame, j'aurai dû vous reconnaître tout de suite, sourit Edward qui ce soir était en mode 'sociable' et 'chaleureux'.
- Oui désolé de vous voler votre partenaire mais Bella est vraiment une fille agréable avec qui on ne voit pas passer le temps et je ne sais pas où vous l'avez trouvé mais elle est bien moins pompeuse et ennuyeuse que les gros bourges qu'on trouve ici habituellement.
Edward ne paru pas choqué par son langage et son anti-conventionnalisme.
- J'ai une partenaire particulièrement charmante je l'admets.
Je rougis, Alice avait raison, le blush était inutile.
- Et elle porte une robe ravissante.
- C'est elle qui est ravissante, j'avoue ne pas arriver à détacher mon regard d'elle ce soir.
Je baisser la tête en murmurant un bref 'merci' tout en le sentant me couver du regard. C'était très gênant, je ne le connaissais pas si démonstratif.
- Tu viens Isabella, on va s'asseoir c'est l'heure du repas.
- Bien sur. Ecoutez Kate j'aimerais faire quelque chose pour remercier mon amie Alice de s'être donnée autant de mal pour me trouver une tenue pour ce soir, alors j'ai pensé que peut-être vous accepteriez de dédicacer son carnet et de laisser un commentaire sur ce que vous pensez de son travail ? tentai-je plus courageuse grâce au vin certainement.
- Je vous propose mieux que ça : vous me laissez le carnet et chez moi j'inscrirai sur une feuille annexe un commentaire sur chaque tenue et je vous le fais livrer après.
J'étais un peu réticente à l'idée de lui confier le petit bijou d'Alice et elle s'en rendu compte.
- Faites-moi confiance, j'y ferai attention, me rassura-t-elle.
- Merci énormément Kate, bon appétit.
- Bon appétit Bella.
Elle partit sans calculer mon partenaire.
- Je crois qu'elle ne m'aime pas beaucoup, conclu-t-il en me conduisant à notre table.
- C'est une artiste, elle voit dans les âmes, elle sait reconnaître ce qui est authentique et ce qui ne l'est pas.
- Tu insinues que je ne le suis pas ?
- Ai-je vraiment besoin de répondre à la question ?
Il ria.
- Je crois que si tu n'étais pas mon employé, tu pourrais réellement être mon amie.
Sa réflexion ne m'amusa pas et refroidit mon humeur. Dans le clan Cullen, il est normal de trahir ses amis apparemment...
- Désolé, on a pas la même définition de ce mot, lançai-je très sérieuse.
- Pourquoi cela ? Tu dis ça par rapport à Jasper ce matin ?
- Oui.
- Il est ton ami mais c'est aussi ton supérieur et moi le sien, et dans ces cas là le travail passe avant.
- Pas si la vie de ton ami est en jeu.
- La tienne ne l'était pas, me dit-il de but en blanc.
- Pardon ?! Vous pointiez votre arme sur moi!
- On en reparlera plus tard, rétorqua-il d'un ton sans appel.
Pendant que nous mangions, nous conversâmes avec les gens attablés avec nous. Après le repas une musique plus dansante démarra. Monsieur Cullen se leva et me tandis la main.
- Dansons.
Je le suivis sans me plaindre. Il déposa ma main gauche sur son épaule, plaça la sienne au creux de ma hanche et il enlaça nos mains droites tout en rapprochant nos corps sans les coller mais juste assez pour que nous nous frôlions et que je puisse ressentir la chaleur qui émanait de lui, son odeur et son souffle contre ma nuque.
Nous nous fixâmes pendant notre danse et je faillis encore une fois me perdre dans ses beaux yeux verts quand il m'expliqua :
- Le test n'était pas de voir si tu obéirais à nos ordres, non il s'agissait de savoir si même en cas de menace de mort tu était assez forte pour résister et ne pas céder à faire ce qui aurait pu te sauver la vie. On a besoin d'être sûre que si un jour la police t'interroge, tu ne cède pas. Jasper le savait.
Ça change les choses, ça change tout mais une question demeurait: m'aurait-il prévenu si jamais monsieur Cullen comptait réellement me tuer?
- Alors ça veut dire que je n'ai pas échoué?
- Non tu as réussi et crois moi c'est avec cette épreuve qu'on reconnaît les tueurs et on engage pas de tueurs, ils risqueraient de se retourner contre nous si quelqu'un leur fait une offre plus intéressante. A ce stade de ta formation, si tu tues quelqu'un seulement parce qu'on te le demande, c'est qu'il y a problème et que tu prends plaisir à tuer, ce n'est pas ce que l'on veut. Si tu le fais parce qu'on te menace il y a prescription mais si tu refuses, ça veut dire que tu as un certain problème avec l'obéissance mais aussi que tu es forte, que tu ne cède pas aux menaces et donc qu'on peut compter sur toi. Ce genre de cas arrive assez rarement, nos nouvelles recrues exécutent nos ordres quand on menace leurs précieuses vies.
- Ça n'a rien à voir avec le fait d'être forte, c'est juste que je refuse de sacrifier mes valeurs.
- C'est honorable. C'est quoi cette histoire avec mon assistante ? Elle créée des vêtements ?
- Vous ne le saviez pas ? m'étonnai-je.
- Je devrez ?
- Oui puisque vous travaillez avec elle vous êtes supposés parler assez pour connaître sa passion.
- C'est très gentille ce que tu as fais pour elle.
- Elle a déjà fais beaucoup pour moi en peu de temps alors je lui renvoie l'appareil.
- C'est vrai qu'elle a fais un excellent travail ce soir. Tu es la plus belle femme de la salle et tous les hommes n'ont d'yeux que pour toi. Moi y compris, ajouta-il dans un murmure.
Rougissements. Encore ! Qu'est-ce qu'il avait avec les compliments ce soir.
- Merci.
Il me fit tourner sur moi même et me rattrapa en me collant beaucoup plus à lui cette fois, nos corps se touchaient.
- Dites-moi pourquoi n'avez-vous pas inviter Alice ce soir, elle s'y connait mieux en affaires que moi et puis c'est votre assistante alors c'est plus logique qu'elle soit là.
- C'est toi que je voulais à mes côtés ce soir Isabella.
- Pourquoi ?
Avec le dos de sa main il me caressa la joue et me scruta intensément avant d'approcher sa bouche de mon oreille.
- Tu le sais très bien chaton, murmura-t-il avant de déposé un baiser délicat dans mon coup.
J'en frissonnais. Je le laissais faire sans émettre le moindre mouvement, que ce passait-il ? Qu'est-ce que j'étais censée comprendre ? Comment une seule personne pouvait-elle me faire ressentir autant de sentiments différents. Une fois il m'horripilait la suivante, il me charmait.
En voyant que je restai sans réaction, il se moqua :
- Pour une fois que j'arrive à te clouer le bec et te laisser sans mot... J'ai la technique maintenant.
Sans que j'eusse le temps de rétorquer ou même de réagir, il continua.
- Vous vous rappellez de votre mission ? Paul est juste derrière et en me voyant vous abandonnez sur la piste il viendra certainement vous demander une danse. Il glissa un mouchard dans ma main. A toi de jouer, tu le place sous le col de sa chemise.
La mission fut relativement simple et rapide mais ça m'étonnerait que ce Paul puisse nous apprendre quoi que ce soit d'intéressant sur là où se trouvait mon père. Moi si, je le savais désormais.
- Allez viens ça va être l'heure des enchères, me dit Edward à la fin de mon slow avec Paul.
Nous assistâmes à la vente des bouteilles de vins et je fus surprise en voyant que Edward acheta le Côte-de-provence en me glissa à l'oreille:
- J'ai cru comprendre que tu l'appréciais, j'espérais qu'on puisse prendre un verre ensemble dans ma suite ce soir.
Ça me faisait plaisir qu'il l'ai acheté pour moi mais c'était trop beau pour être vrai, c'était impossible qu'il agisse ainsi seulement pour me faire plaisir. Ce matin il était prêt à me tuer et là il me proposait d'aller goûter le vin qu'il venait de nous offrir dans sa suite plus tard dans la soirée ?
Vers minuit et demi nous rejoignirent nos suites respectives pour prendre une douche et nous changer avant de déguster un dernier verre. Après m'être lavée, j'enfilais une paire de leggings noir et débardeur ample et long.
Il vint m'ouvrir la porte de sa suite et je vis que lui même s'était mis à l'aise. Pour la première fois il ne portait pas de costume mais un bas de survêtement gris foncé et un simple tee-shirt blanc à manches courtes, col en V. Serait-ce mal de dire qu'il était encore plus...plus...plus... sexy comme ça ? Merde ce type était le chef de la mafia New-Yorkaise, il avait pointé son arme sur moi plusieurs fois et m'avait déjà fouetté avec sa ceinture et moi je le trouvai sexy ? Je dois devenir folle ! C'est sûrement le vin...
- Entres, fais comme chez toi je vais chercher la bouteille et les verres.
Il partit tandis que j'observais sa suite. Je repairai sur sa table basse son portefeuille ouvert et une photo qui en dépassait attira mon attention. La curiosité étant un vilain défaut, je ne pus m'empêcher de tirer sur la photo pour en découvrir l'image. Dessus on voyait un petit garçon d'environ 7/8 ans que j'identifiai comme état monsieur Cullen. Il était penché au-dessus d'un bébé dans un berceau. Elle était si jolie cette photo, mon patron semblait si innocent, si humain. Il affichait une mine ébahit en regardant l'enfant. Pourquoi ne pouvait-il pas être comme ça ? Que lui était-il arrivé pour qu'il devienne celui qu'il est aujourd'hui et pour qu'il perde son humanité ?
A bien y réfléchir les seules fois où il m'avais paru humain étaient sur cette photo et ce soir quand je l'avais rejoins dans le hall de la villa plus tôt dans la soirée.
Avant de m'enfuir avec Rosalie je me promis de faire tout mon possible pour essayer dans apprendre plus sur Edward et sur comment il est devenu ce qu'il est aujourd'hui.
Je retournai la photo. Derrière était écrit 'E&M'. 'E' pour Edward mais 'M' ? Qui étais-il ou qui était-elle ?
Je l'entendis revenir et m'empressai de reposer la photo maladroitement, l'alcool me faisant perde mon équilibre. Il entra et me tendit un verre avant de m'inviter à m'asseoir sur le canapé.
- Alors tu as passé une bonne soirée?
- Ça aurait pu être pire et vous ?
- Tu peux me tutoyer encore jusqu'à demain tu sais. Et oui j'ai passé une bonne soirée.
- Je préfère m'en tenir au vouvoiement, insistai-je froidement.
- Comme tu veux.
Je portai le liquide bordeaux à mes lèvres. C'était divin, un petit bout de paradis en bouche. J'étais littéralement en extase.
Mmmm... C'est tellement bon, soupirai-je les yeux clos en appréciant la boisson.
En ré-ouvrant les yeux, je remarquai que son regard s'était nettement obscurci et ses yeux s'étaient posés sur mes lèvres.
- C'est délicieux en effet, dit-il la voix serrée.
Mal à l'aise sous son regard, je déviai le sujet.
- Alors dites-moi, comment devient-on un grand chef de la mafia ? Pour mon père c'était un héritage familiale, c'était la même chose pour vous ?
- C'est un peu plus compliqué que ça.
- C'est-à-dire ?
- Tu es un peu trop curieuse pour ton propre bien jeune fille.
- Je sais oui, souriais-je en haussant les épaules.
- Allez finis ton verre et vas te coucher, tu as l'air un peu éméchée.
Je secouai la tête théâtralement.
- Nooon, je me sens juste un tout petit peu plus légère que d'habitude.
- Ah le vin, quand tu nous tiens !
Et la comme si il avait sorti la blague du siècle, je me mis à rire.
- Tu as l'habitude de boire Isabella ? se moqua-t-il.
- Non m'sieur seulement un verre au deux.
Nous parlâmes de tout et de rien et les verres de vins s'enchaînèrent au-fur-et-à-mesure. Cette fois c'était officielle j'étais saoule et je crois pouvoir dire que lui était légèrement éméché.
- C'est Bella, Beeeeellllllla, je vous l'ai déjà dis. Pas Isabella ! Riai-je.
- Je t'appellerai jamais comme ça. Enfin peut-être que si tu me tutoie ce soir...
- Non m'sieur ! M'exclamai-je tel un soldat de l'armée.
- J'allais pour me resservir un vers mais il me le pris des mains.
- Ehhh ! C'est à moi ça !
- Je crois qu'on a assez bu pour ce soir.
- Un dernier ?
- J'ai dis non Isabella
- S'il vous plaiiiit ?
Je devais surement faire pitié à voir...
- Non et c'est la dernière fois que je te le dis.
- Bon eh bien si vous voulez pas me le donner je vais l'attraper toute seule.
Je ne sais pas pourquoi mais je me mis à enjamber ses jambes avec mes genoux qui se trouvaient désormais de part et d'autre de ses jambes, pour tenter d'attraper mon verre qu'il tenait éloigné de moi le bras tendu vers le plafond.
- Rendez-le moi ! Me plainai-je.
Je gesticulai sur ses jambes pour tenter de lui voler mon breuvage quand soudain son regard changea et il accrocha sa main à ma nuque pour me forcer à rencontrer son regard intense. J'étais coincé dans l'étau de sa main et impossible pour mes yeux de quitter les siens.
On était trop proche...Beaucoup trop proche. Je me raclai la gorge avant de réaliser dans quelle position j'étais et d'écarquiller les yeux. Oh mon Dieu.
- Pardon, soufflai-je honteuse de m'être laissée emporter de la sorte.
Il sembla hésiter un instant avant de froncer les sourcils pour finalement détacher son regard du mien et me lâcher pour que je puisse reprendre ma position initiale, assise à ses côtés. Que venait-il de se passer ? Il avait l'air d'avoir voulu faire quelque chose puis de s'être raviser.
- Je crois que je devrais aller me coucher, j'ai assez bu comme ça.
- En effet, se contenta-t-il d'affirmer.
Nous nous levâmes et il me raccompagna jusqu'à la porte de sa suite.
- Bonne nuit Isabella
- Bonne nuit Edward, murmurai-je sans me retourner en franchissant le pas de la porte.
J'espère que ça vous a plu :) Bonne semaine.
