Hello !
Bravo à ceux qui avait fais le bon rapprochement entre Alice et Edward.
Comme vous pouvez vous en doutez, aujourd'hui c'est la rencontre Rosalie/Bella/Emmett.
J'espère que ça vous plaira parce que y a pas mal d'action dans ce chapitre et j'ai assez galéré à l'écrire. Je pense que sans l'aide de Luciole26, ça aurait été incompréhensible pour vous.
Merci pour vos derniers commentaires. Particulièrement, merci à Alariel, Silly girl et Poil de carotte qui m'ont laissé des reviews très touchantes auxquels je ne peux malheureusement pas réponde (car pas inscrits sur le site).
Bonne lecture !
Chapitre 13 : Philadelphie
"Ma garce de vie s'est mise à danser devant mes yeux, et j'ai compris que quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie." Jack Kerouac
Bella POV :
Nous mîmes environ 1 h 45 avant d'atteindre Philadelphie. Je n'avais jamais mis les pieds en Pennsylvanie et heureusement, Emmett serait là pour me servir de guide.
Le trajet fut relativement silencieux à part Emmett qui nous dérida un peu avec ses blagues à deux balles.
- Elle est comment Rosalie, Bella ?
- Comment ça ?
- Est-ce qu'elle est canon ? sourit-il.
- J'en sais rien je ne l'ai jamais vu, et puis pourquoi tu veux savoir ça ? m'enquis-je.
- Eh bien la villa est en train de se remplir de femme, d'abord toi, ensuite Alice depuis l'incident avec Jacob, et maintenant cette nana. Étant donné que quelqu'un a déjà parlé pour toi à la maison et qu'Alice est hors d'atteinte selon les ordres de monsieur Cullen, j'espérais pouvoir me rabattre sur la petite nouvelle.
Ce dernier, qui conduisait, lui lança un regard noir. Assis à côté de lui et à moitié tourné vers l'arrière pour converser avec moi, Emmett rassura son patron.
- Ne vous inquiétez pas, elle n'est pas mon style de toute façon. Je préfère les belles blondes.
Emmett pensait qu'Alice avait été désignée comme une personne hors d'atteinte par monsieur Cullen parce qu'il voulait se la garder. Il ne se doutait pas une seconde qu'elle était sa frangine...
- Qu'est-ce que tu veux dire « quelqu'un a déjà parlé pour toi à la maison », l'interrogeai-je.
- Euh... Tu n'étais pas au courant ? Personne ne te l'a expliqué ?
Je fis non de la tête. Bizarrement, il ne semblait pas à l'aise à l'idée de m'expliquer ceci.
- Ça signifie qu'un homme de la maison à des vues sur toi et qu'il ne veut pas qu'un autre te touche ou tente quelque chose. Du coup personne à la maison n'a le droit de t'approcher... intimement du moins.
- Mais qui a dit ça ? m'offusquai-je.
Qui avait osé dire ça ?! Qui était ce prétentieux qui se croyait tout permis ?! Si je voulais m'approcher de quelqu'un, personne ne m'en empêcherait. Je fais ce que je veux de ma vie et je ne vois pas pourquoi les autres gars doivent rester loin de moi, alors qu'en plus je ne suis intéressée par personne de ce point de vue là, pas même cette personne qui semble avoir des vues pour moi.
- C'est confidentiel Bella, personne n'a le droit de le divulguer.
- Eh bien, tu peux lui dire qu'il est gonflé de croire qu'il a un quelconque droit de propriété sur moi.
Je n'appartiens à personne et si quelqu'un veut m'approcher d'un peu trop près qu'il le fasse ! Je suis bien assez grande pour les rembarrer toute seule si ça va trop loin de toute façon.
- Ça marche comme ça dans toutes les organisations du monde, tu n'as pas vraiment le choix. Ça serait très mal vu d'aller à l'encontre de la déclaration d'un homme qui parle pour une femme. C'est comme si on empiétait sur son terrain de chasse… On n'est pas censé concurrencer quelqu'un du même clan.
Je m'enfonçais dans le siège de notre Mercedes, les bras croisés sur ma poitrine, vexée, voire outrée par cette révélation. Dans quel siècle vivaient ces mâles ?!
- Et si je m'intéresse à un homme qui n'est pas celui qui a parlé pour moi ? demandai-je, désireuse de savoir par simple curiosité.
Emmett explosa de rire.
- Ah ma Bella, je savais que tu craquerais pour moi dès le moment où tu as posé les yeux sur ce beau gosse que je suis ! Je ne t'en veux pas tu sais, personne ne peut résister à ça, rit-il fier de lui, en désignant son corps de haut en bas.
Notre boss, jusque-là silencieux, répondit à ma question.
- Si jamais tu tentais de charmer quelqu'un qui n'est pas l'homme qui a parlé pour toi, toute tentative que tu entreprendras sera veine puisque par respect pour celui qui te convoite, tes avances seront refusées.
- En gros, si quelqu'un m'intéresse dans la maison, il me dira « non » même si il m'apprécie aussi sous prétexte d'une stupide loi ?
- C'est ça, dit-il très sérieusement.
- Pourquoi ? Avais-tu des vues sur quelqu'un ? questionna le grand brun musclé, un air malicieux dessiné sur le visage.
- Non, boudai-je, en regardant par la fenêtre.
Merde, qui s'intéressait à moi ?! La seule personne de qui j'étais proche c'était Jasper. Je m'entendais bien également avec Emmett et Peter, mais cela ne pouvait pas être eux.
Jasper ? Non... Ça m'étonnerait. Plusieurs fois, les garçons de la maison s'étaient moqués de lui en disant qu'il s'adoucissait avec moi, qu'il ne me traitait pas comme les autres. Mais c'est seulement parce que je suis son amie, non ?
Edward... ? Non ça m'étonnerait encore plus... Et puis Emmett ne se serait pas permis d'en parler devant lui comme ça. Je ne sais pas...
- 103 Main Street, on y est. Rosalie devrait être dans cette maison normalement. Pourquoi ne nous a-t-elle pas donné rendez-vous à son hôtel ? S'étonna notre patron en s'arrêtant devant une petite maison.
- Elle doit probablement être chez quelqu'un qu'elle connaît, commentai-je.
- Bien, Je viens vous chercher dans une demi-heure environ, déclara monsieur Cullen.
- Bien chef, conclut mon acolyte pour la « mission Rosalie » avant de s'élancer en dehors de la voiture.
J'allais faire de même quand notre patron le nous retint.
- Encore une chose, souffla-t-il solennel, ne lui faites pas trop confiance, c'est clair ?
Emmett et moi hochâmes la tête avant de nous diriger vers la maison, le bruit de la Mercedes s'éloignant de nous au fur et à mesure.
Nous toquâmes à la porte. Au bout de quelques secondes, elle s'ouvrit prudemment, laissant juste apparaître une tignasse blonde et un visage que je devinais appartenir à Rosalie. Elle nous regardait, inquiète de tomber sur un des membres des Volturi, à sa poursuite probablement.
- Je suis Bella, la rassurai-je.
- Et moi Emmett, ajouta ce dernier.
Elle hocha la tête, les larmes aux yeux, totalement paniquée. La pauvre devait être soulagée d'être enfin en sécurité.
Sa tête disparut derrière la porte encore une fois, et la porte s'ouvrit totalement nous permettant d'entrer dans la maisonnette.
Une fois à l'intérieur, nous nous tournâmes vers elle surprise de voir la petite mine qu'elle abhorrait.
- Désolée, chuchota-elle, l'air sincèrement coupable.
J'allais pour répliquer, incapable de comprendre son attitude quand j'entendis un boum assourdissant suivi d'un autre boum provoqué par la chute du corps lourd de mon partenaire qui venait de s'écrouler au sol.
Sans hésiter, je me ruais vers l'arme accrochée à la ceinture d'Emmett, mais ne fus pas assez réactive puisque pour la énième fois, je sentis le canon d'un flingue contre ma nuque, arrêtant définitivement mes gestes.
- Relève-toi et lève les mains.
Le sang commençant à cogner dans mes oreilles et l'adrénaline se répandant dans mes veines, je me relevai et levai doucement mes mains en l'air. Mon regard rencontrait automatiquement celui de Rosalie toujours en face de moi, mais cette fois un autre homme se tenait derrière elle, une arme braquée contre elle également. Elle avait exactement la même posture que moi, en fait.
C'était clair. Les Volturi l'avaient retrouvé avant nous et l'avaient obligé à nous prendre au piège. C'est pour ça qu'elle était désolée… Elle nous avait trahis, mais on ne lui avait pas laissé le choix.
Je sentis l'homme derrière moi attraper mes poignets et je vis celui derrière Rose en faire de même pour nous mettre des menottes.
- Avances, me poussa brusquement l'inconnu derrière moi me faisant tomber au sol, ma tête cognant douloureusement contre le parquet fraîchement ciré.
- Ahhh, gémis-je.
- Et vas-y doucement, Alec ! Elle ne t'a rien fait ! rugit Rosalie. T'es vraiment qu'un sale connard, l'insulta-elle.
D'accord, elle avait plus l'image d'une fille qui bossait dans la mafia que moi. Elle semblait avoir un sacré caractère et m'impressionnait vraiment je dois dire.
Le salop en question que j'identifiai désormais comme Alec s'empara de ma tignasse et me tira en arrière d'un seul mouvement pour me redresser, me faisant hurler cette fois sous la brûlure de mon cuir chevelu.
- Toi, tu la fermes sinon je lui fais plus de mal que nécessaire, c'est clair !
Les deux hommes nous traînèrent jusqu'au sous-sol, où se trouvaient un canapé-lit, une télé, une porte fermée que je soupçonnais donner sur une salle d'eau, et deux chaises sur lesquelles nos ravisseurs nous assirent sans ménagement. La pièce n'était pas particulièrement sale, ni élégante, mais ça avait le mérite d'être sobre et plutôt propre. Elle devait mesurer environ 17 mètres carrés. On aurait un peu dit mon ancien studio de New York.
- Bien, commença Alec, Rosalie, Caïus va bientôt venir te chercher, il va s'occuper de ton cas. Quant à toi, tu vas être utile pour deux ou trois choses. D'abord, tu vas contacter ton patron et lui dire que s'il veut te récupérer toi et le grand costaud là-haut, il a intérêt de se pointer avec Jacob.
- Il l'a sûrement déjà massacré.
- Ça m'étonnerait fortement. Il doit être encore en train de le torturer, reprit Alec avant de se tourner vers son partenaire, Va t'occuper du grand brun avant qu'il ne se réveille Félix, tu n'as qu'à l'attacher.
Mince, j'avais encore mis le clan Cullen dans la merde avec mes histoires. La vie d'Emmett était en jeu maintenant. Je soufflai, ressentant de la culpabilité ainsi que de la peur s'insurger.
Félix redescendit après avoir ligoté Emmett quelque part dans le salon.
Apparemment, il lui avait pris son téléphone qu'il me tendit en me disant :
- J'aurai bien amené ton partenaire ici pour te tenir compagnie mais il est bien trop lourd pour être déplacé.
- D'autant plus qu'il ne vaut mieux pas prendre le risque qu'il se réveille pendant qu'on le porte, rajouta Alec, appelles Cullen maintenant Isabella.
Tremblante, je composai son numéro. Il devait déjà être en train d'attendre devant la maison. Il avait dit qu'il ne serait absent qu'une demi-heure.
Je vis dans la pièce les yeux de certains s'agrandir d'effroi et d'autres de surprise quand une sonnerie de téléphone retentit dans la maison.
- Cet enfoiré est dans la maison ! Vous l'avez ramené à Philadelphie ! Rugit Félix.
Nos ravisseurs s'élancèrent à la poursuite de mon patron, guidés par la sonnerie de son portable.
À peine sortie de la pièce, je vis surgir de la porte qui finalement était bien une salle de bain, monsieur Cullen, son flingue dans une main et une clef dans l'autre. Je n'avais jamais été autant contente de le voir, surtout quand il utilisa cette fameuse clef pour détacher mes menottes et celles de Rosalie.
Sans un bruit, il pointa du doigt les escaliers menant à l'étage et tendit à Rosalie l'arme que je reconnus comme étant celle d'Emmett.
A nouveau libre de nos mouvements, nous nous levâmes pour nous diriger vers la sortie indiquée par mon patron.
Comme je n'étais pas armée, il passa ensuite son bras en travers de mon ventre pour me mettre légèrement derrière lui. Il désigna ensuite la belle blonde du doigt et les escaliers lui faisant comprendre qu'elle devait partir la première.
Discrètement, elle gravit les marches, jeta un œil pour voir si la voie était libre puis partit en courant.
Doucement, nous commençâmes à la suivre. Une fois dans le salon, nous nous mîmes à courir en direction de la porte d'entrée que Rosalie venait à peine de franchir pour rejoindre la voiture qu'Emmett se tenait prêt à démarrer.
Juste avant de franchir le seuil de la maison, je fus violemment tirée en arrière par une main empoignant mes cheveux. En m'entendant tomber par terre dans un cri plaintif, monsieur Cullen se retourna et reçut comme seule réponse, le poing de Félix en plein visage.
En réalité, il ne lui asséna pas seulement un coup, mais plutôt une dizaine que mon patron tentait tant bien que mal d'éviter tout en lui en envoyant de belles également. J'allais intervenir en voyant le nez ensanglanté d'Edward après un coup particulièrement puissant, mais la main d'Alec s'enserra autour de mon cou et son arme se colla contre ma tempe.
- Stop ! cria-t-il. Si tu ne t'arrêtes pas, je la bute !
Félix et mon patron s'éloignèrent de quelques pas à bout de souffle, des ecchymoses partout sur le visage. Les yeux d'Edward se rivèrent sur les miens quelques secondes avant qu'un Felix ne dégaine son arme pour le pointer sur lui.
Ne faites pas les malins. Mains en l'air, vous deux.
POV Emmett:
Je fus réveillé par monsieur Cullen, me sentant légèrement déboussolé et avec le sentiments d'avoir un marteau tambourinant dans mon cerveau.
- Emmett, chuchota-t-il pendant qu'il défaisait la paire de menotte autour de mes poignets et les cordes autour de mon corps, vas nous attendre dans la voiture, vite, je vais libérer Bella.
Il alla pour partir mais j'agrippai son bras pour le retenir.
- Attendez !
- Quoi ? S'impatienta-t-il.
- Libérez Rosalie. Je crois qu'elle est innocente.
Il réfléchit une seconde avant d'hocher la tête et de partir sur la pointe des pieds.
Malgré ma migraine, mon étourdissement et ma tête qui tournait, je parvins à me mettre debout et rejoindre notre véhicule.
C'est au bout de plusieurs minutes que j'allumai le moteur en voyant Rosalie courir à toute vitesse vers moi. Ouf, Monsieur Cullen avait réussi !
Rapidement je vis mon patron suivit de Bella se diriger vers la porte d'entrée et c'est à ce moment là que tous ce compliqua.
Bordel ! Alec menaçait de tuer Bella et connaissant notre boss, il allait se rendre pour la protéger. Je voulais intervenir mais nous n'avions qu'une arme et je n'étais pas en état de combattre...
Peu après la porte d'entrée se ferma, nous empêchant tout contact visuel.
Réfléchis Emmett, réfléchis ! Qu'est-ce que je fais ?
- Il ne faut pas rester là ! Rosalie me sortie de mes pensés, il faut aller chercher de l'aide, urgea-t-elle.
Ok ! Aller chercher de l'aide. Sans attendre une seconde de plus je démarrai en trombe, direction la villa Cullen. On avait besoin d'un plan et vite !
Bella POV:
Ni une ni deux, nous nous retrouvâmes seuls, dans le sous-sol, ne sachant comment nous dépêtrer de cette situation.
Félix et Alec nous avaient enfermé ici et étaient remontés en attendant les nouvelles directives de leur clan.
Bordel, j'avais mis Emmett en danger et maintenant mon patron. Il s'était fait volontairement prisonnier pour me sauver la vie. Je suis un véritable boulet ! Jamais il n'aurait dû s'arrêter et se retourner en constatant que je ne le suivais plus. Il n'aurait pas non plus dû cesser de se battre pour moi.
- Isabella, l'entendis-je m'appeler.
Il s'accroupit devant la chaise sur laquelle j'étais assise et déposa un verre d'eau dans mes mains.
- Ça va aller OK. J'ai confiance en mes hommes, ils vont nous sortir de là.
Je baissai la tête, les sourcils froncés. Une larme s'échappa et glissa sur ma joue.
- Pardon, sanglotai-je incapable de me retenir plus longtemps.
On allait mourir et c'était de ma faute. Edward allait mourir par ma faute...
- Eh…, murmura Edward avec une douceur que je ne lui connaissais pas, relevant mon menton pour croiser mes yeux embués de larmes, Tu n'as pas à t'excuser. Tu ne pouvais pas savoir. J'ai bien fait de te mettre sur écoute.
Je le regardai un brin surprise.
- Je savais qu'il y avait des chances pour que ça soit un piège et j'avais peur que tu complotes encore dans mon dos. C'est comme ça que j'ai su que vous étiez en danger. Alors je suis revenu et j'ai entendu ce type te dire de m'appeler. J'ai libéré Emmett et j'ai laissé mon téléphone en haut avant de venir me cacher en bas avec vous. Je savais que ça attirerait leur attention et nous laisserait le temps de sortir.
Cet homme était décidément intelligent et rusé. Il n'était pas le chef d'une des plus grandes organisations du pays pour rien.
- Vous auriez dû fuir avec Emmett et Rosalie. Vous aviez votre soldat en sécurité et Rosalie aurait été excellente en piratage informatique, elle aurait pu me remplacer...
- Isabella, je ne t'utilise pas pour tes talents en informatique. Je suis resté parce qu'un capitaine se doit toujours de quitter le navire après tout le monde. Si n'importe qui du clan n'avait pas pu fuir, je serais resté avec lui. Je n'abandonne jamais personne. Tu vois bien que c'est plus que des mots quand je dis qu'on se soutient les uns les autres. On est une équipe avant tout.
C'est étrange comme ma perception d'une personne a pu évoluer. Au début, je pensais que c'était seulement un homme froid, méchant, sadique, mais je le vois plus clairement aujourd'hui. C'est plus un homme qui a pris de mauvais chemins, pourtant c'est un homme de valeur. Il est loyal, fidèle, courageux, fort, beau... Je m'égare là !
- Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? demandai-je.
- Attendre, dit-il, l'air serein. Ne t'inquiète pas trop.
- Vous avez raison, ironisai-je, c'est vrai, pourquoi le serais-je ? On est seulement enfermé dans le sous-sol d'un clan de mafieux qui veulent notre mort et qui attendent de recevoir l'ordre de nous abattre ou pire...
J'étais un vrai ascenseur émotionnel. Une fois triste, une fois en colère, mais c'est vrai quoi ! Il reste de marbre comme si de rien n'était alors qu'on n'a jamais été autant en danger que maintenant.
- Calme-toi Isabella, dit-il en se relevant, me fixant de toute sa hauteur.
- Ne me dites pas ce que je dois faire, m'agaçai-je en me levant également, le toisant.
- Oh que si, tu ne sais pas maîtriser tes émotions. Alors calmes-toi si tu ne veux pas devenir cinglée, qui sait combien de temps on va devoir rester cloîtré ici...
Je le regardai d'un air outré. Qui était-il pour se permettre de me dire ça ?! Il se croyait parfait lui ?!
- Peut-être que je ne sais pas maîtriser mes émotions, mais au moins moi j'ai du courage, répliquai-je.
Il mit ses poings sur ses hanches, prêt à en découdre.
- Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ?
- Que si j'avais une sœur, j'aurais eu les couilles de me présenter comme un membre de la famille plutôt que de lui faire croire que je suis son patron.
Son visage devint blanc. Alice était indéniablement son point sensible. Je ne le vis pas vraiment venir quand sa main vint s'abattre avec force sur ma joue. Je sentis une douleur cuisante se répandre à cette zone. Sous la force de l'impact, ma tête s'était tournée sur le côté. Personne n'émit un bruit après ça. Seul le son de nos respirations faisait écho dans la pièce.
Au bout d'un certain temps, il expliqua son geste avec une pointe de colère dans la voix alors que je restais figée la tête toujours tournée, espérant pourvoir me soustraire à son regard brûlant.
- Premièrement, même ici je suis encore ton patron, tu n'es pas autorisée à me parler de la sorte ! Deuxièmement, je te parlais de maîtriser tes émotions et tu me parles de courage avec ma sœur ? Ce point n'a rien avoir avec notre situation. Tu as seulement dit ça pour me blesser parce que je t'ai vexé à cause d'une simple réflexion. Franchement, je trouve ça d'une bassesse. C'est un comportement infantile et mesquin. J'attendais mieux de toi.
Je baissai les yeux honteusement. Il avait totalement raison. J'avais dit ça pour lui faire mal... Il avait sacrifié sa liberté, s'était mis en danger pour moi et voilà comment je le remerciais. J'étais qu'une ingrate ! Une idiote ! Pas étonnant que tout le monde m'abandonne ! Je ne voudrais pas d'une personne comme ça, si j'étais lui !
Sans m'en rendre compte, les larmes coulèrent sur mes joues pendant que je me flagellais mentalement et osai à peine murmurer un petit « Pardon... ». Seulement là, sous son regard, dans cette cave, après tout ce qu'il s'était passé dans ma vie, je saturai. Les larmes affluèrent de plus en plus, mes sanglots redoublèrent et je me mis à trembler.
Il ne dit mot pendant que je me décomposai devant lui jusqu'au moment où je sentis ses bras m'enlacer étroitement, un autour de ma taille et l'autre s'accrochant à ma nuque. Sans hésiter je m'accrochai à son cou, submergée par le soulagement que ce dernier puisse me pardonner même si elle ne le méritait pas. J'humai discrètement sa délicieuse odeur puis j'enfouis mon visage contre son torse comme si ne plus voir la réalité qui m'entourait, la changerait.
- Chut, susurra-t-il à mon oreille, ça va aller, je te le promets.
Je le sentis passer une main sous mes genoux et me soulever alors que je restais blottie contre son cou. Il s'assit sur le canapé-lit sur lequel je pensais qu'il allait me déposer, mais il me garda sur ses genoux, serrée contre lui alors que mes larmes continuaient d'affluer.
- Je te tiens. Tu es en sécurité maintenant, chuchota-t-il en déposa un baiser si léger sur mon front que je crus l'avoir rêvé.
- Pardon, continuai-je à bout de force la voix prise par les sanglots.
Complètement sous le choc, vidée de mon énergie, l'adrénaline ayant désertée mon corps, je sentis une immense sensation de fatigue m'envahir. Et c'est bercée par l'odeur et les mots réconfortants de mon patron que je m'endormis.
Quoi qu'il puisse dire, ici, il n'était plus mon patron et je n'étais plus son employée. Non, ici j'étais Bella et il était Edward. Nous étions un homme et une femme retenus contre leur gré qui essayaient de se soutenir.
Jasper POV :
Emmett était rentré à la maison en trombe avec cette jolie blonde. Cette Rosalie sûrement. Il nous expliqua tous ce qu'il s'était passé là-bas à une vitesse effarante et je me levai immédiatement en alerte. Bella et Edward étaient en danger et en tant que second du patron, à présent, c'était à moi d'indiquer la marche à suivre.
Je pris un quart d'heure de réflexion dans mon bureau avant de revenir avec un plan et de distribuer les tâches à chacun des hommes rassemblés dans la salle de réunion.
- Emmett et Peter, vous vous assurerez de la surveillance de la maison en question. Je veux savoir qui sort qui y rentre. S'ils commandent une pizza, la moindre information sur leurs activités peut être vitale. Prenez des jumelles, tout ce que vous pourrez apercevoir à travers les fenêtres nous permettra de savoir comment ils traitent Bella et monsieur Cullen. Rosalie, t'es experte en informatique non ?
Sans attendre sa réponse, je lui ordonnai :
- Tu vas tracer les téléphones de tout le monde dans cette maison. J'ai aussi besoin que tu nous dessines un plan précis de cette baraque pour qu'on sache comment on peut y entrer et en sortir.
Garrett et James, vous deux, vous allez me retrouver le clan Swan, il est tant qu'il sache qu'on a retrouvé leur héritière et qu'elle est en danger. Alistair, je compte sur toi pour retrouver un membre de la famille des deux gars de cette maison, il faut trouver un moyen de faire pression sur eux. Des questions ?
Je les fixai tous un par un. Personne ne rechigna et tous semblaient d'accord avec mon plan.
- Alors exécution.
Sans perdre une seconde, tous se levèrent et s'activèrent. Quand il s'agissait d'Edward, on pouvait compter sur tous les membres de la maison pour lui venir en aide et le sortir de l'impasse dans laquelle il se trouvait.
Edward et Bella dans la même pièce, ça allait faire des étincelles, il fallait faire vite.
Bella POV :
Je me réveillai au petit matin, je suppose – difficile à dire quand il n'y a pas de fenêtre – un corps chaud serré contre le mien. Son torse collé contre mon dos, son bras entourant ma taille, jamais je ne m'étais sentie autant en sécurité, autant protégée de toute ma vie. Je voulais refermer les yeux et rester là. Là où tout allait bien.
Mais comme à chaque fois la réalité nous rattrapa quand Alec ouvrit la porte brusquement, là faisant claquer contre le mur, nous faisant sursauter et nous redresser affolés.
Notre ravisseur eut un rictus mauvais.
- Eh ben au moins il y en a qui se sont tenus chaud cette nuit ! ricana-t-il.
Il n'était pas en train d'insinuer que... Mais, quel porc !
- Tu ne dois pas être très doué Cullen, parce qu'on ne l'a pas entendu du tout..., se moqua-t-il.
Edward ne s'en formalisa pas puisqu'il se contenta de le fixer attendant la suite. Eh oui, il était assez intelligent pour ne pas s'emporter pour quelque chose qui n'était même pas vrai.
Voyant que son stratagème pour énerver mon patron ne fonctionnait pas, il poussa le bouchon plus loin et s'en prit à moi.
- Ça ne te dérange pas de copuler avec un des complices de la mort de ton frère ?
Pardon ? Comment savait-il pour ça ? Il me manipulait certainement pour foutre la zizanie entre monsieur Cullen et moi. Je tournai la tête vers ce dernier histoire qu'il confirme mes pensées, mais quelle ne fut pas ma surprise quand je remarquai qu'il fusillait Alec, vert de rage.
Et vous savez ce qu'on dit. Il n'y a que la vérité qui blesse !
Voilà, j'espère que ça vous a plu et que vous avez tous compris :)
Petit suspens à la fin, mais au moins ça met un peu de renouveau dans la relation Edward/Bella.
Alors d'après vous, coupable ou innocent le Edward ?
Maintenant que nos deux protagonistes préférés sont enfermés ensemble, dans un sous-sol, que va-t-il se passer ?
Qu'attendrez-vous pour le prochain chapitre ?
Bonne semaine !
