Hello !

J'espère que vous allez tous bien ! Je reviens avec un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira :)

J'annonce au programme : une rencontre, de l'émotion et du suspens !

Merci beaucoup Luciole26 de m'aider patiemment à corriger et à améliorer la qualité de cette histoire !

Bonne lecture !


Chapitre 17 : Rencontrer les siens

"Exister c'est oser se jeter dans le monde." ~ Simone de Beauvoir


C'était l'heure. Je faisais les cent pas dans mon bureau, attendant à tout moment la visite des représentants du clan Swan. Je n'étais pas inquiète pour ma sécurité puisque Garrett serait présent pendant tout l'entretien, en tant que garde du corps. Il n'interviendrait seulement que s'il sentait ma sécurité menacée.

Qu'est-ce que j'allais leur dire ? Qu'allaient-ils me dire ? Je n'eus pas le temps de me ronger les sangs plus longtemps quand quelques coups frappés à ma porte interrompirent mes songes.

- Bonjour, saluai-je courtoisement les deux hommes face à moi en ouvrant la porte, Je vous en prie, messieurs. Entrez.

Je me décalai pour les laisser entrer dans mon bureau avant de m'autoriser à les regarder pendant qu'ils saluaient Garrett d'un signe de tête. Bien sûr, en tant que mafieux qui se respectent, ils revêtaient tous deux un costume impeccablement bien coupé.

Le premier devait être de l'âge de mon père, plutôt petit, costaud et avec de longs cheveux bruns. Il paraissait plutôt strict dans le comportement et solennel dans le regard.

Le second semblait plus jeune, certainement de l'âge Edward. Beaucoup plus grand et fort que son collègue, il arborait un teint mat et ses cheveux bruns étaient nettement plus courts. Ses traits ne m'étaient d'ailleurs pas inconnus. Je ne connaissais pas cet homme, cependant je me souviens avoir partagé une danse avec lui lors du gala de charité où j'avais accompagné Edward. Ce soir-là, ma mission avait consisté à m'approcher de lui afin de pouvoir lui poser un micro grâce auquel, le clan Cullen espérait découvrir où se trouvait Charlie. Bien évidemment, j'étais à cette époque la seule à détenir cette information grâce à l'aide de Rosalie. La question était à présent de savoir si cet homme - Paul me semble-t-il - allait me reconnaître où non.

- Mademoiselle Swan, s'exclama ce dernier tout sourire, ravi de vous revoir !

Voilà, question résolue ! Il n'avait visiblement pas oublié notre petit slow...

- Vous vous connaissez ? questionna l'autre visiblement très étonné.

- Il semblerait que notre nouvelle chef était présente lors du gala de charité au Plaza Del Vino et elle a eu l'amabilité de m'offrir une danse. Enfin, maintenant que je sais qu'elle était sous l'emprise du clan Cullen, je me doute bien que notre rencontre n'était pas si hasardeuse que ça, je me trompe ? ironisa-t-il en arquant un sourcil dans ma direction.

- Eh bien... à vrai dire non..., confiai-je d'un air gêné, mais je ne peux pas vraiment vous en dire plus.

- C'est de bonne guerre, miss Swan. De toute façon, j'ai rapidement retrouvé votre micro dans le col de ma chemise. Sauf votre respect, je crois qu'il vous manque un peu d'expérience dans le métier, sourit-il me prouvant qu'il n'était pas fâché.

Soulagée qu'il ne prit pas mal mon aveu, je lui rendis son sourire.

- Oui, je ne suis pas une très bonne espionne, ricanai-je immédiatement plus à l'aise.

- Maintenant que nous avons réglé ce petit détail, laissez-moi me présenter officiellement. Je m'appelle Paul Lahote. Je gère tout ce qui est trafic d'armes et relation avec les autres clans. Et voici le second de votre père, Billy Lahote.

- Enchantée d'enfin faire connaissance avec la vie que mon père me cache depuis si longtemps..., lâchai-je un peu amer malgré moi, Asseyons-nous.

Je les invitais à prendre place sur le canapé tandis que je choisissais de m'installer en face d'eux sur un fauteuil.

- Désolé à ce propos, s'excusa Billy, Nous ignorions également votre existence jusqu'à il y a peu... Nous pensions même que tout cela était faux, mais quand le clan Cullen nous a fait écouter le message que votre père vous a fait parvenir...

- Ils vous ont transmis l'enregistrement ! m'offusquai-je furieuse en me levant d'un bon.

Ce message était censé rester entre mon père et moi. C'était très personnel ! Comment les Cullen avaient-ils osé violer mon intimité de la sorte ?!

- Je vous en prie mademoiselle, tenta de m'apaiser Billy d'une voix calme, Ne le prenez pas mal, mais vous étiez retenue prisonnière quand les Cullen nous ont contactés. Ils devaient nous prouver que l'héritière de monsieur Swan existait réellement et que ce dernier était bien retenu captif par les Volturi. Si nous n'avions pas eu cette preuve, jamais nous n'aurions accepté de nous allier à eux et nous ne serions pas là aujourd'hui. Je suis désolé mais à situations exceptionnelles, mesures exceptionnelles.

Comprenant son point de vue je me rassis bien que toujours agacée, sachant que tout le monde avait entendu ce qui serait peut-être les dernières paroles que mon père aurait eu l'occasion de m'adresser.

- Bien, me repris-je tranquillement, Maintenant que vous êtes là et que vous avez la confirmation que je suis bien l'héritière… Allez-vous nous aider à retrouver mon père ?

J'essayai de me montrer ferme et professionnelle. J'avais à faire aux hommes les plus puissants et les plus dangereux du pays alors je me devais d'être à la hauteur en restant forte, impassible et surtout maîtresse de mes émotions.

- Bien évidemment. On est les premiers à souhaiter et à œuvrer pour son retour. Mais vous devez aussi comprendre une chose, expliqua Paul, nous n'avons plus de chef. Jusqu'à présent c'est Billy qui assurait l'intérim de votre père. Mais maintenant que nous savons que vous être l'héritière des Swan, vous devez prendre le relais. Nous avons besoin d'un Swan pour diriger, c'est une histoire de tradition dans la mafia et vous avez également besoin de nous pour vous guider dans ce monde qui est nouveau pour vous.

- Les Cullen s'en sortent plutôt bien pour me guider, le coupai-je voulant déjà leur faire savoir que les Cullen étaient aussi mon clan maintenant.

- Pour vous guider avec bienveillance, souligna Billy, Vous avez besoin de votre famille. De votre clan. Nous vous serons fidèles et loyales comme nous l'étions avec votre père. Vous n'êtes rien pour les Cullen, qui vous dit qu'un jour ils ne vont pas se retourner contre vous ou vous forcer à faire quelque chose que vous ne désirez pas. Pensez-y Bella, vous...

- Mademoiselle Swan, l'interrompis -je une fois de plus, passablement ennuyée par son ton de monsieur-je-sais-tout et en percevant le fait qu'il se permette d'employer mon prénom sans autorisation comme un manque de respect.

Oui j'étais un peu à fleur de peau... Mais j'avais toujours cette peur d'être encore une fois déracinée d'un lieu où je commençai à peine à me sentir à l'aise. J'en avais également assez qu'on prenne les décisions à ma place. C'était mon clan, mon héritage et ma décision.

- Mademoiselle Swan veuillez m'excuser, rectifia-t-il, Cependant, je crois que votre père préférerait vous savoir avec nous plutôt qu'avec eux.

Je sentis brusquement ma respiration se bloquer dans ma gorge en entendant ses mots. S'en était trop ! Comment osait-il parler en son nom ? Je pris une grande inspiration pour m'aider à garder le contrôle de ma colère sous-jacente et lui répondit :

- Taisez-vous au lieu de dire des bêtises plus grosses que vous ! Mon père ne me veut certainement pas chez les Cullen, mais il ne me veut pas non plus chez les Swan. Si vous avez entendu l'enregistrement vous avez dû comprendre qu'il ne me veut en aucun cas mêlée de près ou de loin à une mafia. Peu importe le nom qu'elle a. Alors, ne venez pas me dire ce que mon père aurait voulu pour moi parce que vous n'en savez visiblement rien. Maintenant, laissez-moi vous dire une chose. J'accepte d'assurer l'intérim de mon père jusqu'à son retour. Je prendrai toutes les décisions les plus importantes. Vous me transmettrez les dossiers les plus délicats que j'étudierai avec soin et pour finir je débloquerai les fonds nécessaires pour continuer à faire fonctionner l'organisation. Pour le reste, c'est vous Billy qui serait chargé de prendre les décisions. Je m'en remets au jugement de mon père en vous faisant confiance même si vous êtes loin d'avoir fait vos preuves avec moi. Notez aussi que vous vous adresserez à moi avant de prendre une décision concernant le sauvetage de Charlie. En revanche, il est hors de question que je vienne avec vous. Nous communiquerons par téléphone et vous deux serez les bienvenues ici, mais en aucun cas je ne quitterai le clan Cullen. Est-ce que je me suis bien fait comprendre, messieurs ? demandai-je d'un ton froid et sûr de moi.

Billy me regarda stupéfait, la bouche légèrement entre-ouverte et Paul lâcha un petit rire aigu avant de lancer :

- Ça alors ! Elle a l'étoffe d'un chef, Billy. Vous ressemblez terriblement à votre père, rit-il. Je crois qu'elle est loin d'avoir besoin d'un guide effectivement...

Je ne pus m'empêcher de me réjouir à sa remarque surtout quand j'aperçus du coin de l'œil Garrett qui se tenait près de la porte, me faisant un clin d'œil tandis que Billie esquissait un sourire. Il venait de se faire remballer, mais il était fair-play. J'aimais ça !

- C'est très clair, mademoiselle. Et... Je ne peux que confirmer les propos de Paul, admit-il avec un sourire nostalgique, Vous êtes bel et bien une Swan. Je crois que nous en avons fini alors.

Après avoir réglé quelques détails et parlé de quelques dossiers du clan Swan, je congédiai poliment mes deux nouveaux alliés.

- C'était vraiment un plaisir, confia Paul en prenant la main que je lui tendais et en y déposant un baiser.

- De même monsieur, quant à vous, dis-je en me tournant vers Billie, j'espère que même si nous ne sommes pas partis sur le bon pied, notre collaboration se passera sur de bons termes. En tout cas, je mettrai toute la bonne volonté du monde pour que tout se passe au mieux. Après tout, nous avons les mêmes intérêts, conclus-je.

- Je m'y engage aussi mademoiselle et toutes mes excuses si je vous ai offensé. La situation n'est simple pour personne. À très bientôt, sourit Billie.

- À bientôt, en effet. Bon retour à Seattle.

Contente du déroulement de notre entretien, je partis en direction de la salle de sport pour débriefer avec Jasper. J'étais néanmoins toujours un peu fâchée contre lui depuis notre dernière discussion car il souhaitait me voir quitter cet univers mafieux. Qu'elle ne fut pas ma surprise de le trouver en compagnie d'Alice avec qui, il semblait entretenir une conversation sérieuse. J'allais repartir pour ne pas les déranger quand des bribes de conversation me parvinrent.

- Pourquoi est-ce que tu fais toujours ça Jasper ? s'enquit Alice sur un ton un peu vexé.

La curiosité me gagna et je me cachai derrière le pan de mur, près de l'embrasure de la porte pour épier ce qu'insinuait Alice.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? lança Jasper qui paraissait assez indifférent à sa remarque.

- À chaque fois que je viens te parler ou te demander quelque chose, tu baragouines à peine trois mots et coupes court à la conversation. Tu as quelque chose contre moi ou quoi ? se plaignit-elle.

- Je suis comme ça avec tout le monde, se contenta-t-il de rétorquer.

C'est faux car il n'a jamais eu ce ton distant avec moi, bien au contraire. Il semblait si froid et sur ses gardes avec Alice... Bien que je ne puisse pas les voir de ma cachette, je l'imaginai très bien les bras croisés, le regard rivé sur un match de boxe diffusé à la télévision de la salle.

- Non c'est seulement avec moi ! s'insurgea-t-elle, Je ne suis pas aussi bien que Bella, c'est ça ?!

Attends, quoi ?!

- Qu'est-ce que tu insinues ? s'intéressa alors Jasper qui semblait cette fois accorder toute son attention à la jeune fille.

- Rohh ça va, tout le monde voit comme tu la dévores des yeux, s'agaça-t-elle.

- Ma relation avec Bella ne concerne personne, déclara-il posément.

- En tout cas, tu n'es pas froid ni distant avec elle.

- Je ne le suis pas plus avec toi qu'avec elle.

- C'est faux, cria-t-elle certainement mécontente de ne pas pouvoir lui faire entendre raison.

- C'est vrai, rétorqua le coach.

- Non, c'est faux !

- C'est vrai ! souffla-t-il, d'un ton agacé.

Elle réussissait parfaitement à le faire sortir de ses gonds.

- C'est faux, Jasper !

- Bordel Alice c'est vrai ! s'exclama-t-il réellement engagé dans la conversation et énervé d'être contredit.

- Très bien, prouve-le alors ! le mit-elle au défi.

- Très bien, qu'est-ce que je dois faire ? accepta-t-il, d'un air résigné.

- Accorde-moi une soirée. Rien que toi et moi et apprenons à nous connaître. Passons un moment agréable où tu me consacras toute ton attention, développa la miss.

Alice était maline et sûre d'elle. Je devais bien le reconnaître. Elle était parvenue à énerver Jasper, à briser ce mur qu'il s'efforçait de dresser entre eux par le biais d'un rendez-vous avec lui. Franchement, chapeau !

- Très bien, mais tu as intérêt à arrêter de sauter dans tous les sens et à être un peu plus calme où je risque de perdre patience, la prévint-il.

- Disons, demain 19 h dans le hall d'entrée ?

Je pouvais entendre le sourire dans la voix d'Alice.

- Parfait.

Voyant que leur conversation touchait à sa fin, je m'avançais bruyamment dans la pièce pour qu'ils me remarquent.

- Salut vous deux, lançai-je un peu mal à l'aise.

- Salut Bella, chantonna gaiement Alice qui paraissait aux anges, Je vous laisse, j'ai des choses à faire.

Je regardais la sœur de mon patron s'éclipser avant de me tourner vers Jasper.

- Bonjour Jasper ! le saluai-je en lui embrassant la joue.

- Salut ma belle. Alors comment s'est passé l'entretien ? demanda-t-il en posant nonchalamment son bras autour de mon cou.

- Comme sur des roulettes. Ils ont été surpris par ma confiance en moi et mon impartialité, expliquai-je avant de lui raconter en détail ce qu'il s'était passé avec le clan Swan.

- C'est parfait Bella, tu as fait tout ce qu'il fallait. Allez viens, allons manger, annonça-t-il en me dirigeant vers la cuisine.

Une fois assise au bar de la cuisine, je ne pus m'empêcher de lui poser les questions qui me trottaient dans la tête.

- Dis Jasper... tu n'as pas de petite amie, pas vrai ?

Il releva subitement la tête de son gigot d'agneau visiblement surpris par la question.

- C'est exact, pourquoi ?

- Non comme ça… Je voulais savoir si par hasard une fille ne t'avait pas tapée dans l'œil... Tu n'as jamais eu à parler pour quelqu'un alors ? tentai-je, d'un air innocent.

Jasper n'était pas là quand j'avais appris que quelqu'un avait parlé pour moi. Il n'était donc pas censé savoir que j'étais au courant, à moins que Emmett ou Edward lui en eût parlé.

- À vrai dire, si. J'ai déjà parlé pour quelqu'un, rougit-il.

Oh non... Ne me dites pas que...

- En fait Bella, c'est pour toi que j'ai parlé, confia-t-il, Mais avant de t'agiter comprends bien que je n'ai fait ça que pour te protéger. Je ne voulais pas qu'un autre homme puisse mettre le grappin sur toi. Aucun homme de la maison ne t'a ennuyé parce que tu étais et es toujours sous ma protection. Donc en parlant pour toi, je te savais en sécurité.

Je soufflai un bon coup, soulagée. Ouf ! J'ai eu tellement peur que les doutes d'Alice soient réels, qu'il éprouve bel et bien des sentiments à mon égard…

- Ah ! Ça va alors ! ne puis-je m'empêcher de lâcher, Tout de même… tu aurais quand même pu m'en parler.

Il rit.

- Quoi ça aurait été si horrible de savoir que je ressentais quelque chose pour toi ? s'esclaffa mon ami, mais semblant vraiment intéressé par la réponse.

- Non, mais ça aurait été compliqué de t'avouer que je ne ressentais pas la même chose, reconnus-je voulant être clair sur mes intentions à son égard.

Bizarrement, je le vis baisser la tête.

- En fait Bella, j'ai pendant un instant cru que ce que je ressentais pour toi pouvait être de l'amour…

Il tourna son tabouret vers moi et s'empara de ma main. Puis il reprit avec un sourire :

-C'est vrai quoi, tu es magnifique, intelligente, forte, gentille, généreuse, compatissante et il y a une telle alchimie entre nous que je me suis posé la question... Puis j'ai réalisé que je ne te voyais pas comme un homme regarde une femme mais plutôt comme une petite sœur. Je t'aime réellement ma belle. J'ai envie de te protéger, de prendre soin de toi. Je me sens responsable de ton bien-être, mais dans le sens platonique du terme.

Durant son petit discours, mes émotions avaient fait les montagnes russes. J'eus un pincement au cœur face à sa déclaration d'amitié et les larmes m'étaient montées aux yeux. Jamais personne ne m'avait dit ça et je prenais une fois de plus conscience qu'ici j'avais trouvé une véritable famille. J'étreignis fortement la main de Jasper dans la mienne avant de me lever et de lui sauter au cou. Je pleurai doucement contre lui tandis qu'il me caressait doucement le dos pour m'apaiser.

- Il n'existe pas de mots assez fort pour t'exprimer tout ce que je ressens et ma reconnaissance Jasper, réussis-je à murmurer. Tu es le seul avec qui je suis à l'aise, le seul avec qui j'ose être vulnérable, le seul en qui j'ai une confiance absolue. Tu es mon meilleur ami et ça me fait mal quand tu dis que tu veux me voir partir de cette maison parce que même si c'est pour mon bien, ma place est ici avec vous et tu le sais. C'est le seul endroit au monde où j'ai trouvé des gens qui m'aime. Alors s'il te plaît, ne me force pas à partir. Ne me force pas à retrouver la solitude..., sanglotai-je.

- On va trouver une solution Bella ne t'inquiète pas… mais je peux t'assurer que je veillerai toujours sur ton bien-être. Si tu pars d'ici, ça sera pour partir dans un meilleur endroit, avec des gens qui t'aiment, me rassura-t-il en embrassant mon front.

- Merci...

Je pris une grande inspiration pour calmer mes émotions avant de reprendre :

- Tu sais… je ne te l'ai jamais dit mais avant ma naissance, mes parents avaient eu un fils. Il a été tué par des ennemis à mon père alors je n'ai jamais connu mon frère. Or, quand je te regarde et que je vois notre relation, j'imagine que tu es un peu ce grand frère que je n'ai jamais eu.

- Je l'ignorai... Mais c'est moi qui te remercie ma belle. Merci de m'avoir montré qu'il y avait une autre vie en dehors de tous ces combats, la drogue, les armes et la mort. Tu m'as fait réaliser que la vie c'est bien plus que ça. La vie c'est des émotions Bella et tu les incarnes parfaitement ! Tu es si pleine de vie, de peine, de joie, de sourire, de force, de culpabilité... Quand tu passes ton temps à vivre dans la criminalité tu apprends à enfouir toutes ses émotions et toi, tu les as toutes fait ressurgir en un claquement de doigts. J'avais oublié que c'était important de ressentir toutes ces petites choses qui au final, font de toi un homme, un humain à part entière.

Mes sanglots redoublèrent de plus belle, surtout que ce discours me rappeler étrangement celui d'Edward lorsqu'il m'avait confiée lors de notre jeu des 20 questions qu'il avait récemment pris conscience qu'il y avait plus que cette vie... Nous nous serrâmes encore plus fort dans les bras l'un de l'autre jusqu'à qu'un éclaircissement de gorge nous fasse tourner la tête vers l'embrasure de la porte où se tenait notre patron.

- Whitlock, je peux te voir une seconde ou tu es trop occupé à te la jouer sentimental ? lâcha-t-il, le regard noir.

C'était quoi son problème ? Monsieur lunatique est de retour on dirait...

- J'arrive, répondit Jasper avant de le suivre après m'avoir donné un dernier baiser sur le front qui n'avait pas échappé à Edward.

Une fois seule, je réalisai que maintenant que le sujet avait été éclairci avec Jasper, ça ne me dérangeait absolument plus qu'Alice tente de le séduire. J'étais rassurée sur le fait que peu importe la situation amoureuse de Jasper, il serait toujours là pour moi.

Après cette séquence émotion, je me dirigeai l'esprit léger vers mon bureau pour plancher sur les dossiers du clan Cullen et ceux du clan Swan en me souvenant que demain, une réunion était prévue pour mettre au point le plan de sauvetage de mon père ainsi qu'une soirée qui promettait d'être pleine de surprise avec Edward. Après quelques heures de travail, mon téléphone sonna.

Dring... Dring... Dring...

- Isabella Swan, dis-je en décrochant.

- Bonjour ma chérie, répondit mon interlocutrice.

- Tu t'es souvenue que tu avais une fille, maman, rétorquai-je accusatrice.

- Ce n'est pas ce que tu crois, Bella...

- Ce n'est pas la première fois que j'entends ça..., la coupai-je avant qu'elle n'invente une excuse pour justifier son comportement.

- Bella, je n'ai pas le temps écoutes-moi ! cria-t-elle soudain, Je suis retenue en otage !

Ça y est. Cette fois, elle avait toute mon intention. J'eus le bon réflexe d'appuyer sur le bouton de l'enregistreur pour pouvoir réécouter la conversation plus tard et surtout tracer l'appel.

- Comment as-tu eu le numéro de mon bureau ? demandai-je, tendue.

- Justement, c'est mon ravisseur qui a actuellement son arme à deux centimètres de mon front qui me l'a donné, expliqua ma mère. Il faut que tu viennes Bella... Tout de suite !

Je soufflai faiblement pour ne pas montrer mon inquiétude et garder mon sang-froid. Cette fois, je ne serai pas faible.

- Où dois-je venir ? arrivai-je à articuler difficilement.

- 23 Saint Brake Drive. C'est un petit entrepôt dans le Bronx. Viens seule, sans arme et ne préviens personne si tu veux me retrouver en vie quand tu arrives. Il dit qu'il le saura si ce n'est pas le cas.

Je comprenais qu'elle répétait les mots de son ravisseur.

- J'appelle un taxi et j'arrive. Je vais dire au clan que je pars faire des courses.

Je raccrochai et j'activai l'enregistreur pour que notre conversation défile en boucle dans le téléphone et mis le haut-parleur. Quand le clan Cullen commencera à se demander où je suis passée, ils chercheront dans mon bureau et entendront immédiatement la conversation téléphonique. Enfin je l'espérai...


J'ai trop hâte de voir vos réactions sur ce chapitre !

Dites-moi ce que vous avez pensé des révélations de Jasper faites à Bella ? J'ai suffisamment entretenu l'ambiguïté entre eux comme ça, il était temps de tout vous révéler :)

J'aimerais aussi entendre vos pronostiques concernant le ravisseur de la mère de Bella ? Qui est-ce ? :)

Bonne fin de semaine !