Hello !

Bon au risque de me répéter, je suis vraiment désolé pour le retard de publication. C'est vraiment pas facile d'être régulière... C'est peut être parce que c'est ma première fiction que j'ai autant de mal à m'organiser. En tout les cas j'espère que l'attente en vos la peine pour vous et que pou ne décrochez pas l'histoire.

Bonne lecture !


Chapitre 18 : Vengeance

"Within your darkest memories, lies the answer, if you dare to find it." ~ Disturbed


Bella POV :

J'appelais immédiatement un taxi pour pouvoir me rendre à l'adresse indiquée par ma mère tout en me demandant ce qui allait m'attendre une fois là-bas. Je ne voulais pas échouer. Non, rectification : je ne pouvais pas échouer ! J'étais seule. Personne ne serait là pour assurer ma sécurité cette fois. En étais-je capable ? Tout dépend de ce qu'il m'attendait. Suis-je prête ? Non certainement pas, il me faut une arme, mais comment m'en procurer une ? Je savais qu'il y avait une salle pour garder toutes les armes à feu, mais elle était verrouillée et bien entendu, je n'en avais pas le code.

Le plus discrètement possible je rejoignis alors la cuisine pour récupérer un couteau suisse que je glissai dans le bonnet de mon soutien-gorge. Ce n'est pas très glamour, je l'avoue, mais je peux affirmer que la première chose qu'on me fera une fois là-bas c'est vérifier mes poches et mon sac à main.

Je pris une grande inspiration avant de me diriger vers la porte d'entrée principale de la villa quand soudain, la voix de Garrett me fit sursauter :

- Salut Bella ! Tu sors toute seule ? questionna-t-il gentiment.

Je tentai de masquer ma gène en feignant un sourire afin d'avoir l'air le plus détendu possible.

- Oui je vais juste faire un tour dans le quartier. J'en ai marre d'être enfermée dans mon bureau. Tiens d'ailleurs, est-ce que tu pourrais dire à Edward de me rejoindre dans mon bureau d'ici une dizaine de minutes. Je dois m'entretenir de toute urgence avec lui, l'informai-je en appuyant sur les derniers mots.

De cette manière, j'étais sûre qu'il entendrait l'enregistrement de ma conversation avec Renée dès qu'il franchirait la porte de mon bureau.

- Pas de problème, à toute à l'heure !

La pression sur mes épaules fut immédiatement relâchée. Je pus reprendre mon souffle normalement. J'avais échappé à la catastrophe. Sans perdre une seconde de plus, je quittai les lieux pour rejoindre mon taxi qui commença à s'éloigner une fois qu'il eut pris connaissance de l'adresse.

1,2,3,4,5,6...

Je comptais les secondes dans ma tête avant d'arriver à l'entrepôt. C'était la seule façon de garder l'esprit clair, de ne pas laisser la panique me submerger.

151,152,153,154,155...

Je me remémorai les quelques techniques de combat que Jasper et Edward m'avaient enseignés en priant pour qu'elles fonctionnent. Depuis quand est-ce que ma vie était si animée ? Autrefois, je haïssais cette monotonie: cette vie paisible et routinière que j'entretenais, confinée entre quatre murs. Mais en quelques mois tout à changer : violence, combat, flingue, enlèvement, trahison, sang, meurtre, tel était mon quotidien. Ne peut-il pas y avoir un juste milieu ? Était-ce le prix pour pouvoir avoir des amis, tisser des liens et vivre tout simplement ?

Et merde, j'avais perdu le fils de mon décompte !

Mes pensées furent interrompues par la voix du chauffeur :

- On y est mademoiselle, ça vous fera 58$.

Sans lui répondre, je lui tendis l'argent et sortis rapidement pour constater que je me trouvais bel et bien dans le Bronx, devant un petit entrepôt désert d'une zone industrielle.

Très lentement, je m'approchai de la seule porte industrielle ouverte (une sorte de porte de garage coulissante qui descend mécaniquement) qui semblait vide. À peine ai-je franchi celle-ci qu'elle se referma dernière moi et je me retrouvai dans l'obscurité totale. Non ! Instinctivement, je me retournai vers la porte pour tenter de trouver un bouton afin de la déverrouiller, mais impossible ! Les seules choses que je faisais en tâtonnant partout de la sorte étaient d'attirer l'attention et de faire du bruit.

Je ne savais pas qui me voulait du mal, ni même pourquoi, mais cette personne avait parfaitement réussi à me déstabiliser en m'amenant sur un terrain inconnu. Bien sûr, comme tout était prémédité, je perdis la vue grâce à l'absence de lumière en ce lieu. Elle désirait me faire peur. Elle voulait que je me sente prise au piège, mais je ne lui ferais pas ce plaisir. Après tout, lui ou elle aussi était privé(e) de ce sens. Je lui donnais l'opportunité de me localiser avec le bruit saccadé de ma respiration et de mes mouvements paniqués contre ma seule issue de secours. Je ne devais pas lui rendre la tâche facile.

Réfléchis Bella, réfléchis !

Instantanément, sa voix suave et grave me revint en mémoire et je fermai les yeux une seconde afin de m'en imprégner pour la laisser me calmer :

« Calme-toi et réfléchis... Tu n'es pas bloquée... Vois au-delà des apparences ! », m'avait dit Edward.

Doucement, je me décalai de la porte en acier puis je vins rejoindre le mur à ma droite contre lequel je n'avais aperçu aucune porte de dessiner avant l'extinction des feux. J'étais ainsi sûre de ne pas me faire attaquer par-derrière et de ne pas être repérée. Adoptez cette tactique plutôt que s'acharner à franchir cette porte de sortie était le plus judicieux. Cela ferait revoir les plans de mes geôliers. Toujours sans briser le silence, je me saisis de mon couteau suisse et le dépliai, prête à blesser quiconque s'en prendra à moi.

« Où est-ce que t'es, sale garce ! » me fit frémir une voix d'homme toute proche de moi.

Et comme je m'en doutais, cette voix m'était familière... Qui était-ce? Je ne parvins pas à remplacer cette voix par un visage, mais une chose était certaine, nous nous connaissions.

Ce type n'était vraiment pas futé en tout cas. Il me permettait de le repérer grâce au son de sa voix. Il était en train de perdre son avantage, car je pouvais à présent estimer à quelle distance il se trouvait. Il devait vraiment me sous-estimer pour croire une seconde que je serais venue sans arme. Certainement qu'il pensait me retrouver tétanisée et recroquevillée dans un coin, mais non pas cette fois. Certes j'étais paniquée, mais il n'en était pas la cause. J'avais peur à l'idée de ce que je m'apprêtais à lui faire.

J'aurai dû agir plus rapidement et saisir l'occasion pour tenter une attaque, mais sa voix familière m'a prise au dépourvu.

Allez vas-y parles, vas-y...

Je sentais l'adrénaline pulser dans mes veines et mon cœur battre dans mes oreilles. Je n'aurai pas indéfiniment la même chance. Dès qu'il parle, je suivrai le son de sa voix et l'assaillirai. Pouvais-je vraiment faire ça ? Je le devais, ça serait peut-être ma seule chance de partir d'ici vivante avec ma mère.

« Je n'ai pas toute la journée ! » me prévient la voix hargneuse.

Ni une ni deux, je m'élançai en direction de la voix, armée de mon couteau suisse et rapidement, je sentis ma main agripper un vêtement. Il sursauta et je crus qu'il tentait de se soustraire à mon toucher, mais je compris rapidement que j'avais heurté son dos et qu'il était en train de se retourner vers moi. Hors de question que je lui en laisse l'occasion ! Sans réfléchir, j'enfonçai de toute ma force, mon couteau dans ce que je supposai être son épaule ou le haut de son buste avant de retirer le couteau de sa chair et de m'éloigner vers le mur contre lequel je me trouvais un peu plus tôt tandis qu'il hurlait de douleur.

J'entendis son corps s'écrouler au sol !

- Espèce de garce ! Ton père à butter le mien et on dirait bien que sa fille a les mêmes ambitions, grogna-t-il avec difficulté.

Mon père avait tué le sien... Mais bien sûr... Cette voix c'était celle de James !

- Je te jure que je vais te tuer ! Ton père m'a privé du mien, je vais à mon tour le priver de sa fille.

Je trouvai cela bizarre qu'il me tienne ces propos alors qu'il gisait faiblement sur le sol, apparemment incapable de me faire le moindre mal.

Que faire maintenant ? Et si mon coup ne l'avait pas assez affaibli ? S'il se relevait et me faisait connaître les pires tortures... J'aurai dû le poignarder plusieurs fois, mais je ne m'en étais pas sentie capable. J'avais espéré pouvoir l'affaiblir suffisamment avec un seul coup et comme il ne semblait toujours pas s'être relevé, j'espérai que ce soit le cas.

- Où est ma mère ? l'interrogeai-je à présent en position de pouvoir.

- T... tu... crois vraiment... que je vais te le dire ? bégaya-t-il d'une voix rauque.

- Il vaudrait mieux pour toi, le menaçai-je glaciale et en apparence insensible à sa souffrance.

- Ce n'est pas à, il s'interrompit pour tousser, ce n'est... pas à elle que j'en veux. C'est toi dont j'avais besoin. Ton père...t'aime et il...serait détruit si tu venais à disparaître.

J'aurais dû y penser plus tôt. Il voulait se venger de mon père pour avoir abattu le sien.

- C'est dommage que tu en viennes à t'en prendre à une innocente pour ça. Ça aurait même pu fonctionner si tu ne m'avais pas sous-estimée. Pensais-tu vraiment que j'allais venir sans arme ? Je me suis déjà faite avoir une fois. Il est hors de question que je revive ça.

C'est alors à ce moment-là que le crissement des pneus d'une voiture se fit entendre à l'extérieur de l'entrepôt. Des portes claquèrent et j'entendis une voix. Sa voix. Celle d'Edward. Il interpella quelqu'un de ces hommes. Je ne pus retenir un soupir de soulagement. J'étais sauvée...

- T'es tout sauf une innocente crois-moi... Regarde ce que tu m'as fait et... ton comportement. Tu me poignardes... au cou et tu restes frigide, insensible au sang, à la violence. Tu... as... ça... dans... la... peau, crois-moi.

L'étais-je vraiment ? Une innocente ? Il avait raison... Je commençais à devenir comme eux... Comme les mafieux.

- Isabella ! entendis-je mon patron hurler.

- Par ici, répondis-je le plus fort possible.

Je ne sais comment ils y sont parvenus, mais la porte industrielle se souleva et peu à peu la lumière du jour investie la pièce pour venir éclairer le corps ensanglanté et le regard vitreux de James.

De l'autre côté de la porte métallique se tenait prêt à attaquer, Edward, Garrett, Emmett, et un autre homme dont le nom m'échappait.

Quand ils virent que le danger avait été neutralisé, la tension retomba d'un cran et Edward se précipita vers James .Il le releva sur ses pieds en tirant sur le col de sa chemise rougie par sa blessure, en grognant.

- Oh non, espèce de salopard, tu ne vas pas crever aussi facilement. Regarde-moi ! le secoua-t-il , le regard enflammé par la haine. Comment as-tu osé trahir ton chef ? Comment as-tu osé trahir ton sang, ton propre cousin ?!

De plus en plus faible, James toussa et semblait lutter pour s'expliquer :

- C'est... toi qui m'as... trahi en la ramenant sous notre... toit, chuchota-t-il à bout de force.

- Elle n'y est pour rien et tu le sais ! Maintenant, tu vas nous dire où tu as planqué sa mère ? rugit Edward.

- Elle est... à... l'étage, avoua-t-il, je ne l'ai pas touché, c'était simplement mon... appât pour approcher ta putain !

Brusquement mon patron le relâcha et il retomba mollement au sol pour observer son cousin, dégainer son arme et le pointer vers son front.

- Tu connais la règle cousin : tu me trahis...

Edward le toisait de toute sa hauteur : puissant, violent, dominant, le visage fermé et froid tandis que James, résolu, continua d'énoncer la règle que son assaillant venait d'évoquer:

- Tu en payes le prix...

La détonation raisonna dans le garage. Je m'empressai de détourner la tête et de fermer les paupières. Après ça, un silence de plomb s'installa où seul le souffle éraillé d'Edward était encore perceptible. Il ne semblait pas si insensible que ça finalement... Il avait fait son devoir. Il avait tué son employé pour trahison comme le voulaient les codes de la mafia, mais il s'agissait là de l'un des siens. Pire encore, de son cousin...

- Allez chercher Renée et débarrassez-moi de lui. Je vais ramener Bella.

Toujours les yeux clos et la tête tournée sur le côté, je perçus seulement les mouvements de ses hommes se déplaçant dans les autres pièces de l'entrepôt avant qu'une agréable et rassurante odeur musquée vienne me chatouiller le nez.

- Bella, susurra-t-il d'une voix sourde.

- Je ne veux pas voir ça, je ne veux pas le voir mort, lâchai-je.

Je ne l'aurais pas supporté.

Soudain, ma joue rentra délicatement en contact avec une surface dure avant que deux bras ne m'enserrent et qu'une tête vienne se reposer sur le sommet de la mienne. Edward… Il me protégeait de la vue du cadavre de son cousin.

- Ça va, c'est fini, souffla-t-il dans mes cheveux en procurant des caresses rassurantes à mon dos.

Je hochai doucement la tête avant de nouer mes bras autour de sa taille et de sentir un bien-être envahir tout mon être. J'avais l'impression de pouvoir respirer de nouveau. Comme si avec son corps, il pouvait me protéger du monde extérieur et de toutes ses horreurs. Comme s'il était le seul rempart qui préservait ma santé mentale.

- On peut rentrer s'il vous plaît ? questionnai-je en humant discrètement son odeur.

Sans plus un mot, il me souleva pour me prendre dans ses bras. Il fit cette action uniquement parce qu'il sentait que je n'étais pas au mieux de ma forme après ce qui venait d'arriver. Il était venu à mon secours et le faisait jusqu'au bout. Je le laissais me porter sans rechigner alors qu'il nous dirigeait tranquillement jusqu'à son véhicule.

Il déverrouilla la portière côté passager avant de m'y installer et de prendre place à son tour devant le volant pour rejoindre la villa.

OooOoOoOoOoOoOoOo

Une fois franchi le seuil de l'entrée de la maison dans un calme plutôt serein, Edward se tourna vers moi avec un regard rempli de fierté.

- Tu t'es vraiment bien débrouillé Bella, d'abord pour être parvenue à maîtriser James, mais aussi en ayant eu l'idée de la messagerie vocale. Et c'était du pur génie de demander à Garrett de m'appeler pour que je te rejoigne dans ton bureau afin que je découvre ce qui se tramer. Tu as très bien agi.

Je souris tout simplement. Cette fois, je l'avais fait. Je m'étais battue, seule. J'avais prouvé que j'étais assez forte pour prendre soin de moi-même.

- Maintenant si tu veux bien m'excuser, j'aimerai prendre un peu de temps pour moi, souffla l'adonis aux yeux verts, toute once de fierté ayant désormais déserté son visage pour laisser place à une certaine lassitude.

Mon sourire s'évanouit face à ce constat.

Il commença à s'éloigner, mais je m'empressai d'attraper son poignet pour l'arrêter dans son élan.

- Est-ce que ça va ? questionnai-je, inquiète.

- Oui, répondit-il sans se retourner, en tentant de me faire lâcher m'a prise sur son bras, mais je le tirai avec un peu plus de force pour avoir son attention.

Il me regarda enfin et je secouai la tête.

- Non ça ne va pas. Laisse-moi t'aider aussi, s'il te plaît.

Son regard s'anima soudain, comme si ma proposition l'euphorisait, mais qu'il tentait de se contenir.

- Quoi ? ne puis-je m'empêcher de demander perplexe.

- Tu m'as tutoyée, sourit-il.

- Oh..., soufflai-je en gesticulant d'un pied sur l'autre.

- Oui « Oh », se moqua Edward, J'aime beaucoup.

J'esquissai timidement l'ombre d'un sourire tandis que le rouge me montait aux joues.

- Est-ce que tu vas me dire ce qu'il ne va pas maintenant ? lançai-je pour détourner le sujet, mais en conservant le fameux « tu » qu'il affectionnait tant.

- Rien ça va. C'est juste qu'on ne tue pas son cousin tous les jours et malgré les apparences, j'ai un cœur..., expliqua-t-il en reprenant son sérieux.

- Je suis désolée Edward… Tu n'aurais pas eu toutes ces complications si j'avais été là m'excusai-je, confuse de lui avoir imposé ça.

Il saisit mon menton de son pouce et de son index afin que mes yeux rencontrent les siens.

- Crois-moi, ce n'est pas de ta faute. Et s'il ne m'avait pas trahi aujourd'hui, il l'aurait fait tôt ou tard. J'espérais simplement me tromper sur son compte.

- D'accord. Est-ce que ça va aller ? m'inquiétai-je malgré tout.

- J'ai juste besoin de digérer tout ça. Et toi ?

- Pareil.

À regret, il relâcha son emprise sur mon menton et se dirigea vers son bureau néanmoins, il s'immobilisa un instant.

- Au fait, réserve-moi ta soirée demain. Je t'emmène dîner. Sois prête pour 16h00 au hall d'entrée.

Sans plus de cérémonie, il me laissa seule dans le hall d'entrée.

Hum ! Puisque c'est si courtoisement demandé... Certes nous avions déjà convenu de passer une soirée ensemble mais je m'attendais à plus de délicatesse de sa part pour formuler une invitation... Je ne vais pas me plaindre, il vient de tuer son cousin de sang froid, c'est naturel qu'il n'ait pas la tête à m'inviter dans les formes.

Ça me faisais réellement plaisir de passer une soirée juste entre lui et moi. Nous n'avions pas eut le temps de nous poser et de discuter depuis notre kidnapping et depuis ce jour je ne peux m'empêcher de désirer en apprendre plus sur lui. Mais pourquoi est-ce que je me sentais si excitée à l'idée de cette soirée ? Rien qu'à y penser, je pouvais sentir des milliers de petits petits frissons se rependre dans mon ventre. Qu'est-ce que ça pouvait signifier ? Peut-être que c'était ça dont parlaient les filles dans les livres… l'attraction.

- Je te dérange Bella ? lança une voix féminine qui interrompit mes pensées.

Je me tournais vers cette voix familière. C'était Rosalie. Elle était appuyée contre le chambranle de la pièce adjacente au hall d'entrée où Edward venait de me quitter.

- Non, désolée. Je rêvassais, admis-je surprise de la trouver ici.

- Tu rêvassais à un prince aux yeux verts ou je me trompe ? s'enquit la blonde, d'un air amusé.

Quoi ?

Lisant l'incompréhension sur mon visage, elle poursuivit en riant :

- Tu es si naïve Bella. Tu ne vois pas l'évidence ?

- Mais de quoi est-ce que tu me parles à la fin ! m'agaçai-je de ne pas comprendre.

- De Monsieur Cullen, voyons. Il craque complètement pour toi et il ne te laisse pas indifférente d'après ce que j'ai pu voir, expliqua-t-elle.

- Mais non Rose, tu dis n'importe quoi. Il ne...

Je laissai ma phrase en suspens et me mis à réfléchir. Après tout, personne ici ne le tutoyait où l'appelait par son prénom. Personne ne se faisait sauver et ramener personnellement par le big boss, non c'était seulement à mon secours qu'il venait. Et pour finir, il n'emmenait personne dîner en tête à tête.

- Même toi tu vois l'évidence, je me trompe ? remarqua Rosalie en la voyant subitement pensive.

J'ignorai sa question pour lui en poser une autre plus urgente.

- Il m'invite à passer la soirée avec lui demain, lâchai-je soudain légèrement angoissée sachant que ses intentions n'étaient peut-être pas si pures et que cela n'était pas pour me déplaire. Oh merde ! C'est un rendez-vous, n'est-ce pas ?! Comment est-ce que tu crois que ça va se passer ? Oh mince ! Tu crois qu'il va falloir que je m'habille comment ?

Bon sang ! Il est toujours si élégant... Je ne pense pas que je vais être à la hauteur. Faut vraiment que je me calme là parce que...

- Bella, stop ! coupa son amie en devinant le tournant que prenaient mes pensées.

- Viens avec moi, je vais te dire deux ou trois trucs sur les rendez-vous, reprit-elle ensuite amicalement en me tendant la main.

OooOoOoOoOoOoOo

Une fois installée dans le confortable sofa de sa chambre, un thé au miel bien chaud entre les mains, Rosalie commença son briefing.

- Alors pour commencer, où t'amène-t-il ? s'enquit cette dernière.

- Il a seulement dit qu'il m'emmenait dîner, mais il m'a donné rendez-vous à 16h00 dans le hall d'entrée alors je suppose qu'il a prévu de faire quelque chose avant, lui indiquai-je, préoccupée de ne pas en savoir plus.

- Ok, dans ce cas il envisage sûrement de faire une balade avec toi avant le dîner. Il ne faut donc pas que tu portes une tenue trop extravagante ou que tu sois trop apprêtée. Tu devras être à l'aise dans tes vêtements.

Elle se dirigea vers mon dressing et commença sa fouille.

- Bon sang Bella, tu n'as que des leggings et des débardeurs !

J'entendis ses plaintes camouflées par l'amas de vêtements entre lesquelles elle avait enfoui la tête.

Un sourire étirant fièrement ses lèvres, elle ressortit quelques instants plus tard une robe légère, idéal pour le printemps. Elle était composée de fines bretelles recouvrant les épaules, d'une petite ceinture marquant la taille avant de s'évaser jusqu'au-dessus du genou. Quant aux couleurs, le vêtement était blanc et décoré de petites fleurs dans les tons bleues/violets. Elle me donnerait une allure féminine et élégante toute en restant simple et confortable. C'était parfait !

- Je pense que c'est de circonstance en effet, approuvai-je, en contemplant le choix de Rosalie.

- Bon maintenant qu'on est d'accord, parlons du rendez-vous, dit-elle en tentant de retenir son excitation. Qu'attends-tu de cette soirée ?

Je la regardai avec des yeux ébahis, ne m'étant pas attendue à cette question. Je n'en avais absolument aucune idée.

Avec une moue compréhensive, Rose revint s'asseoir près de moi.

- Ce n'est pas compliqué ma belle. Qu'aimerais-tu qu'il fasse?

Ne pouvant m'empêcher de voir la connotation sexuelle derrière sa question sous-jacente, mes joues prirent une teinte écarlate. J'étais atrocement gênée.

- Ça va, ne sois pas si embarrassée. Tu sais très bien qu'après un rendez-vous il y a quelques gestes intimes comme se donner la main et tout le tralala… Est-ce qu'il t'attire ? Poursuivit-elle comme si c'était évident.

Je me mis alors à repenser à notre première rencontre : à ses yeux qui semblaient transpercer mon âme, à la violence de ses gestes et à sa voix envoûtante. Je me remémorais aussi mes altercations avec lui : le nombre incalculable de fois où il m'avait menacée de mort et le jour où il m'avait fouettée pour avoir bafoué son autorité. Cependant, je songeais aussi aux fois où il m'avait sauvée : avec James aujourd'hui, avec les Volturi... Et par-dessus tout, je me rappelais ce que j'avais éprouvé quand il me touchait, quand ses bras m'enlaçaient, bercée par les battements de son cœur et enivrée par ce parfum si particulier qui émanait de lui. J'avais envie de ça : d'être dans ses bras... Je désirais le toucher, le connaître davantage et l'aider autant qu'il le faisait pour moi.

- Je veux apprendre à le connaître, être là pour lui et je veux... je voudrais être proche...

Mal à l'aise, je ne parvins pas à exprimer mes ressentis aussi facilement à voix haute que dans ma tête.

- Tu veux être proche de lui physiquement ? demanda Rose pour me sortir de mon embarras.

- Ben je pense que... Enfin c'est assez compliqué,... C'est mon patron... Et je l'aime bien alors... Tu vois, je crois que... Peut-être..., bafouillais-je, confuse.

- Bon d'accord, d'accord... Arrête ton charabia, j'ai compris, me taquina Rose visiblement amusée par ma réponse plus qu'hésitante, Très bien. Donc il faut que tu t'assures que la soirée aille dans ce sens. Tu dois lui poser des questions. Quant à lui, il faut espérer qu'il se confiera plus à toi, qu'il cherchera le moindre contact visuel ou tactile avec toi et de ton côté, tu devras ne pas hésiter à répondre aux perches qu'il te tend dans les limites du raisonnable bien sûr... À toi de décider jusqu'où tu te projettes avec lui, explicita la blondinette.

- Et si on se trompait ? Et s'il ne partageait pas du tout ce genre d'intérêt à mon égard ? présumai-je, incertaine.

- Tu seras fixée dès demain sur ça, mais crois-moi... Ça saute aux yeux...

- Très bien, soupirai-je en baissant la tête, pas du tout rassurée par cette information nouvelle.

- Pourquoi ai-je l'impression que tu n'as jamais fait ça ? s'étonna gentiment Rosalie en constatant que quelque chose n'allait pas.

Je rivai alors doucement mes yeux vers elle en secouant la tête.

- Parce que c'est le cas, je n'ai jamais fait ça... Rendez-vous galant, sortie romantique, mettre une robe pour plaire, être invitée par un homme séduisant... Je suis totalement déstabilisée et j'ai peur de mal m'y prendre ou d'être déçue.

Rose était sous le choc face à ses révélations. Sa bouche était légèrement entrouverte et elle avait les yeux écarquillés, semblant ne pas en croire ses yeux.

Je me sentais vraiment ridicule. J'avais l'impression d'être une enfant naïve et innocente dans le corps d'une femme. Je n'avais jamais était à un fichu rendez-vous ou même expérimenté un putain de baiser alors qu'à même pas 15 ans, les jeunes filles y ont déjà goûté. Quelle honte !

Réalisant véritablement à quel point j'étais inexpérimentée et effrayée par cette situation des plus normales, je me levai et entrepris de quitter la salle. Cependant, je fus retenue au passage par la poigne de ma confidente qui m'attira vivement à elle pour m'enlacer étroitement.

- Excuse-moi Bella, je suis juste surprise... Tu n'as pas vraiment dû avoir une vie des plus simples. Ne t'inquiète pas, ça va aller. Puis s'il y avait le moindre problème, dis-toi bien que je lui casserais la gueule, parrain de la mafia ou non !

Je ris légèrement face à sa tentative de me remonter le moral.

- Allez, ne te laisse pas déstabiliser. S'il t'invite c'est qu'il t'aime bien Bella et tu ne pourras pas gâcher ça quoique tu fasses. Il te connaît déjà. La seule chose que tu as à faire c'est de rester toi-même. Capiche ? décréta Rosalie avec un sourire rassurant.


Voilà pour le chapitre 18 !

Bravo pour ceux qui se doutaient que James était dans le coup :)

Bon prochain chapitre, vous verrez le rendez-vous, promis ! Que va-t-il s'y passer d'après vous ? Que croyez-vous qu'Edward a prévu de faire avec Bella avant le dîner ? Dans quel genre d'endroit va-t-il l'emmener dîner ?

Je dois avouer que je n'aime pas vraiment ce chapitre et que j'ai eu énormément de mal à l'écrire (je n'arrivais pas à écrire plus de mille mots par semaine) parce que je ne savais plus où je voulais que l'histoire aille, ni comment évoluaient le personnage de Bella... Donc si vous avez des remarques, des suggestions ou des conseils sur la personnalité de Bella, ou ce qu'elle est en train de devenir, j'écoute attentivement ;) ! Enfin voilà, j'ai besoin de votre aide en gros ;)

Heureusement d'ailleurs que Luciole26 était là pour m'aiguiller un peu sinon je n'aurai même pas posté ce chapitre je crois (surtout qu'elle m'a aidé à changer pas mal de choses qui coincaient un peu).

Bonne semaine à tous ! :D