Hello !

Un très grand MERCI pour tous vos commentaires ! J'ai été tellement ravie de voir que vous suiviez toujours. Vos remarques m'ont beaucoup touché et aidé (surtout que certains ce sont vraiment donnés dans leur commentaire ;) ). J'y répondrai très vite. Je reviens donc avec le chapitre 20, en espérant qu'il vous plaira. Merci encore pour votre soutien et encore merci à Luciole 26 qui a vraiment bossé sur ce chapitre (il y en avait du boulot !) :)

Une très bonne lecture à tous !


Chapitre 20 : Ma haine

"Never say goodbye, because saying goodbye means going away and going away means forgetting" ~ Peter Pan


- Qu'est-ce que tu fais là papa ?

Ses mots raisonnèrent en moi quelques secondes, le temps que je comprenne ce qui était en train de se passer. L'instant d'après, je contournais la voiture par-derrière pour aller me positionner derrière Edward. Par-dessus l'épaule d'Edward, je discernai avec peine l'homme qui se trouvait à quelques mètres de nous. Il était grand, les épaules carrées et dégageait une aura de pouvoir à vous en faire trembler d'effroi.

Le père d'Edward. Carlisle Cullen. Oh bon sang ! C'est cet homme qui a massacré mon frère, le meilleur ami de son propre fils. C'est lui qui détruit mon père, fait souffrir ma mère et a changé ma famille. C'est à cause de cette pourriture que j'ai grandi enfermer et dans le secret depuis toujours. Il était responsable de tout ça ! Sans lui, j'aurais eu une enfance normale, mon père et moi aurions été proches. Jamais il ne se serait fait enlever. Il aurait su garder la tête sur les épaules dans le cadre de son travail...

Ma haine était grande, très grande envers cet homme ! Je voudrais qu'il meure ! Je voulais soudain plus que tout lui faire payer pour tout ça, pour toutes les vies qu'il a prises. Pour Taylor, pour mon père, pour Edward et surtout pour moi-même. Il méritait de payer, de disparaître. La haine au ventre, je sentis mes membres se contracter et ma mâchoire se crisper. Il fallait que ça sorte, il fallait que ma colère s'exprime.

- La rumeur était donc fondée, tu fréquentes bel et bien une putain de Swan. Fils, je te croyais plus intelligent que ça, s'exaspéra l'homme qui lui servait de père.

« Une putain de Swan ».

À ses mots, mon sang ne fit qu'un tour. Je devais agir, je devais exterminer cette pourriture. D'un geste vif, je soulevai la veste de cuir de mon patron, tirai l'arme qui dépassait de sa ceinture et courus jusqu'à son père en laissant échapper un cri de rage. Sans vraiment avoir préalablement défini un plan, arrivée à proximité, je tendis le flingue pour le pointer contre sa poitrine. Sans que je n'eusse le temps de faire quoi que ce soit de plus, il saisit mon poignet avec une vitesse hallucinante, le tordit brusquement de manière à me faire lâcher le pistolet. L'arme s'écroula bruyamment au sol et il me fit tourner sur moi-même en tordant mon bras dans mon dos.

- AHHHH ! hurlais-je de douleur tandis qu'il saisit le deuxième et fit plier mes genoux avec un violent coup de pied.

Une fois mes genoux tombés au sol, il poussa le reste de mon buste par terre, toujours en maintenant fermement mes bras dans mon dos, jusqu'à ce que mon buste à son tour vienne s'écraser sur le gravier. Je n'eus le temps d'essayer de me relever qu'il avait déjà appuyé son pied sur ma nuque. Je gémis douloureusement en tentant de me défaire de sa prise. En vain...

- Lâchez-moi, espèce d'enfoiré ! criai-je en mettant toute ma colère dans chaque mot.

Il explosa d'un rire à vous glacer le sang. Je me débattis en vain, tandis qu'Edward semblait se retenir d'intervenir physiquement.

- C'est un joli petit agneau que nous avons là. N'essaie pas de jouer les tigres avec moi, je te prie.

Soudain, je remarquai Edward, toujours à sa place tremblant lui aussi de colère :

- Lâche là ou...

- Ou quoi fils ?! l'interrompit son père adoptif en relevant vivement la tête vers lui, le défiant d'agir.

- Lâche là immédiatement. Elle est avec moi, Carlisle ! répliqua Edward d'un air sombre en avançant vers nous.
- Non ! C'est une Swan, bordel ! Son père a buté ton oncle ! Ça devrait quand même te faire quelque chose, non ?!
- Oui et toi, son frère ! Tu t'es vengé, les comptes ont été réglés !
- Peu importe, tu as déjà de la chance qu'elle n'est pas une balle entre les deux yeux à l'heure qu'il est. Même si les comptes ont été réglés, un Swan n'aura jamais sa place chez les Cullen, tu entends ! Tu vas vite fait te débarrasser de cette pute ou je te jure que je le ferais, avertit Carlisle toujours en colère et en exerçant de plus en plus de pression sur ma nuque.
- Je n'en ai rien à foutre de ce que tu penses. Je n'ai aucun ordre à recevoir de toi. Elle est avec moi et JE décide quoi faire d'elle. Maintenant… dernière fois, LÂCHE-là ! s'exclama-t-il, furieux.

Il parlait tous les deux de moi comme si je n'étais pas là. Pire encore, Edward parlait de moi comme si j'étais sa chose, sa propriété, juste un agent dont il détenait la vie. Elle était loin notre après-midi idyllique... Et notre petit conflit dans Central Park me semblait être ridicule à côté de celui-ci. La partie rationnelle de mon esprit tentait de me convaincre qu'il s'exprimait ainsi parce qu'aux yeux de son père je ne devais guère être traitée différemment des autres. Il ne pouvait montrer son affection, ni ses faiblesses. Il devait prouver qu'il était le chef et qu'il nous contrôlait tous. Cependant, mon cœur ne pouvait s'empêcher de se sentir blessée, trahie et humiliée par ses mots excessifs.
On entendit la porte d'entrée s'ouvrir brusquement et plusieurs bruits de pas avancer au tour de nous. De ma position, je ne pouvais voir le visage de ces hommes, mais je reconnus la voix de Peter :

- Un problème patron ? demanda-t-il, sous-entendu : « est-ce que vous voulez qu'on intervienne ?».

Tous ces hurlements avaient dû réveiller les hommes et je les imaginais déjà, leur flingue à la main, attendant simplement la confirmation de leur chef pour le pointer sur ce salaud.

Edward fixa son père d'un air interdit. Son silence était clair : « lâche là sinon, oui, il y aura un problème ».

Carlisle sembla prendre conscience que son fils était sérieux et qu'il irait jusqu'au bout s'il en était obligé.

- Bien, lâcha froidement Carlisle, comme tu veux fiston.

Il relâcha mes bras et retira son pied de ma nuque me permettant de retrouver une respiration normale. J'allais me redresser quand je sentis soudain un coup de pied d'une violence sans précédent heurter ma hanche me faisant me recroqueviller de douleur. Puis un second, directement dans le ventre, tellement fort que je me sentis propulsée à quelques centimètres et atterris sur le dos en toussant et gémissant. La douleur des coups infligés par Carlisle était si étourdissante que ma vision s'obscurcit.

- Après tout c'est toi le chef, rajouta son père avant de faire demi-tour pour retourner vers son véhicule.

Seulement en se retournant, il fut confronté à un colosse qui pointait son arme sur lui.

- Ne bougez surtout pas, prévint l'homme d'Edward.

Avant que Carlisle ne puisse réagir, Edward se précipita sur son père qui ne l'avait pas vu venir (puisqu'il était de dos). De la même manière qu'il l'avait fait pour moi, il frappa l'arrière de ses genoux avec son pied pour le faire s'agenouiller sur le sol.
Tout se passa très vite puisqu'une fois mon agresseur au sol, l'homme de main d'Edward infligea quelques violents coups de crosse directement sur le visage de Carlisle. J'entendis mon bourreau s'écrouler au sol, pas très loin de moi. Edward imita alors les gestes de son paternel en lui infligeant des coups de pieds dans l'estomac qui également provoquèrent la toux et les gémissements de son père. Il ne se contenta pas d'en infliger deux, il frappait continuellement tout en expliquant :

- On ne touche à aucun de mes hommes sans ma permission, si tu as des choses à régler avec l'un deux, c'est par moi que tu dois passer. Je ne sais pas quel genre d'autorité tu crois avoir sur nous, mais j'espère que ceci te rappellera que tu n'en as aucune. Maintenant hors de ma vue, finit-il par ordonner d'une voix sans émotion.

J'étais d'un côté soulagé qu'il s'en aille, mais je me surpris soudain à tenter de me relever pour l'en empêcher. Je ne voulais pas qu'il s'échappe, je voulais me venger ! Je voulais lui faire mal, comme il m'avait fait mal. Encore une fois, j'étais impuissante. Mais cette fois ça ne se passera pas comme ça. J'avais une mafia à mes ordres désormais, les hommes de mon père m'étaient dévoués et ils n'hésiteraient pas à m'aider à lui faire la peau. Père d'Edward ou pas, je jure qu'il paiera.

Soudain, Edward s'éloigna sans un regard pour moi. Il s'arrêta cependant sous le porche, près de Jasper et me désigna d'un mouvement de tête.

-Occupe-toi d'elle. Ne la lâche pas tant qu'elle ne s'est pas endormie, lâcha froidement notre patron, comme s'il s'agissait d'une formalité.
- Je crois qu'elle préférerait que ce soit...

Jasper interrompit sa phrase puisque Edward ne lui avait pas fait la courtoisie de l'écouter jusqu'au bout. Il était déjà parti...

Ça faisait encore plus mal. La douleur physique n'était rien à côté de la souffrance émotionnelle que ses actions me firent ressentir. Soit il m'en voulait, soit encore une fois, il ne voulait pas faire de différence devant ses hommes. Mais comment pouvait-il être si sincère et si proche de moi un instant, puis être froid et distant l'instant d'après ? M'appréciait-il autant qu'il le disait cet après-midi ? Comment pouvait-il me laisser là ? Dans ce moment où particulièrement, j'avais besoin de lui.

Je sentis un torrent de larmes brûler mes joues tout en fixant le ciel, le regard vide. Je ne sentis qu'à peine Jasper me soulever avec sa tendresse habituelle et me porter jusqu'à ma salle de bain où il me déposa gentiment sur le sol.

- Je vais appeler Rosalie pour qu'elle vienne t'aider à te déshabiller. Un bain te soulagera, tu verras, murmura-t-il en replaçant une de mes mèches derrière mon oreille.

Il alla pour partir, mais j'agrippai son poignet :

- Non s'il te plaît ! suppliai-je prise de panique.

Je ne voulais pas qu'il me quitte, j'avais besoin qu'il reste à mes côtés. Il était la seule présence que je pouvais supporter dans de telle circonstance.

- D'accord, d'accord, m'apaisa mon ami.

Il fit couler l'eau du bain et commença très prudemment à me retirer mon gilet et ma robe, comme s'il avait peur de me brusquer. Jasper ne me brusquerait jamais, il était bien trop gentil pour ça. Il prenait toujours son temps pour me laisser la possibilité de refuser.

Une fois en sous-vêtements, il m'aida à me lever, à grimper dans la sublime baignoire de marbre noire et s'assit sur le rebord. L'eau chaude apaisait la douleur.

- Est-ce que tu veux en parler ? demanda-t-il.

Je relevai la tête et fixai ses yeux. Il semblait si vrai, si sincère et si inquiet. Je n'avais pas vraiment envie de parler, mais je voulais le rassurer et après tout, avec qui pourrais-je parler si ce n'est mon coach et ami favori. Il saurait trouver les mots comme toujours.

-Je suis tellement en colère Jasper, murmurai-je, la voix serrée par l'émotion. Je voulais vraiment le tuer. C'est à cause de lui, tu comprends ? C'est lui qui a tué Taylor, trahit mon père et changer ma vie ! m'agitai-je, le ton de ma voix augmentant progressivement.

-Chuuuuut, m'apaisa Jasper en prenant ma main, je sais tout ça et je comprends. C'est normal de ressentir ça, mais si tu veux l'attaquer il faut que tu te prépares à rentrer en opposition avec Edward. Il ne porte pas particulièrement son père dans son cœur, mais en aucun cas il ne t'autorisera à le tuer. Certes il comprendra tes raisons, il aurait sans doute fait la même chose dans ton cas mais il ne pourra rester là à te regarder faire.

Je lâchai soudain sa main.

- Je me fous de ce que veux Edward, Jasper ! Tu entends ?! C'est de ma famille qu'il s'agit et j'ai maintenant les moyens de le faire souffrir. J'ai au moins une armée aussi puissante que la sienne ! m'écriai-je en voulant soudain me redresser, mais en gémissant de douleur à cause des dégâts causés à mon estomac.
- Reste tranquille Bella, me calma mon ami en appuyant doucement sur mes épaules, ça risque d'être un peu douloureux pendant quelques jours. Dis-moi plutôt comment s'est passé ton rendez-vous avec Edward ?

- Tu es au courant ? demandai-je sans grand intérêt pour le tournant que prenait notre conversation.

- Bien sûr, ricana-t-il, je sais tout. D'ailleurs tout le monde est au courant. On vit tous dans la même maison je te rappelle et les nouvelles vont vite. Bien sûr, on la joue discret parce qu'Edward ne voudrait pas qu'on se mêle de sa vie privée. Il croit qu'on ne voit pas la différence entre la manière dont il nous traite et la manière dont il te traite, mais il se trompe. Heureusement, ça ne dérange personne. La plupart sont contents de voir que notre patron montre un peu d'affection envers une femme, ça n'est jamais arrivé.

J'étais soulagée de voir qu'il n'était pas en colère. Je notais mentalement que si Edward n'avait jamais eu d'attachement sérieux avec une femme, il était naturel qu'il ne sache pas comment s'y prendre. Nous n'étions pas si différents sur ce point-là.

- C'était... intéressant. Je crois que je l'apprécie vraiment. Il est différent, avouai-je.

Je ne voulais pas vraiment m'étendre sur le sujet, ce n'était pas réellement le moment. J'essayais de changer de sujet en lui parlant de lui. Au moins, ça me changerait les idées cinq minutes...

-Et toi ton rendez-vous avec Alice ? fis-je semblant de m'intéresser.
-Tu sais pour mon rendez-vous avec Alice? s'étonna-t-il.

-Bien sûr. Je te rappelle qu'on vit tous dans la même maison et que les rumeurs vont vite. Alors, raconte ?
- C'était bien. Très bien même ! Elle est vraiment géniale comme fille : gentille, pleine de vie, drôle et créative quand on apprend à la connaître... J'ai très envie qu'on remette ça, sourit-il rêveur.

Au moins une personne qui a passé une bonne soirée. La vie est si simple pour certains... Je ne pensais pas qu'Alice réussirait à l'envoûter dès le premier rendez-vous. Mais après tout, elle avait réussi à gagner mon amitié dès notre première rencontre alors ce n'était pas si surprenant finalement.

Après notre conversation, je me trouvais épuisée. Jasper m'aida à enfiler mon pyjama et à me coucher avant de me laisser de nouveau seule, affrontant l'obscurité et les démons de la nuit.


Le lendemain, je n'avais toujours pas eu de nouvelles d'Edward. Cette fois c'est sûr il m'en voulait. Tant mieux : moi aussi ! Il n'avait pas était foutu de me défendre et d'être là pour moi. La seule chose qui me remonta le moral fut la présence de mes amis dans la maison qui les uns après les autres était venue me changer les idées et prendre de mes nouvelles.

Ma mère avait appelé également. Elle désirait me voir également, après son enlèvement (par James), elle n'avait pas eu de mes nouvelles. J'avais refusé, toujours fâchée contre elle, j'étais néanmoins rassurée de l'avoir au téléphone et d'apprendre qu'elle n'avait rien subi de grave.

Dans l'après-midi, j'avais rendez-vous avec Paul et Billy, les hommes de mon père dans une de leur maison dans le Queens afin de régler quelques détails techniques et d'élaborer un plan pour sauver Charlie. Je souhaitais aussi secrètement leur parler de mon projet d'éliminer Carlisle Cullen.

L'entretien se passa bien, mais ils refusèrent d'éliminer le père d'Edward. Du moins, ils jugeaient qu'il n'était pas notre priorité pour le moment. Ils avaient raison. Nous devions nous concentrer sur mon père avant qu'il ne soit trop tard. Je devais donc mettre ma rage de côté et attendre le moment venu avant de nous débarrasser de Carlisle. Je n'avais pas vraiment le choix, seule, je ne pouvais rien contre lui.

Le soir venu, j'allais rejoindre Alice à la villa pour profiter d'elle une dernière soirée. En effet, elle passait sa dernière nuit avec nous puisque dès demain elle prenait l'avion direction Paris. Elle allait commencer son rêve : travailler dans le monde de la mode. La styliste Kate Denali lui avait offert un poste en France pour travailler à ses côtés. Elle le méritait amplement et j'étais ravie pour elle, bien qu'un peu triste de la voir partir.

En franchissant la porte de la villa, Alice vint à ma rencontre.

- Ah Bella, te voilà enfin ! Je t'attendais ! Je voulais passer un moment seule avec toi avant de rejoindre Rosalie, Emmett et Jasper pour fêter mon départ, dit-elle en m'enlaçant pleine de joie.

J'en profitais pour la serrer dans mes bras et réaliser à quel point j'étais contente de l'avoir connu et d'avoir pu l'aider. Elle était vraiment formidable, attachante et d'une générosité sans failles. Avant que je ne puisse lui répondre, c'est avec surprise que je vis Carlisle et Edward arriver dans la pièce principale. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Il n'avait pas compris qu'il n'était plus le bienvenue ici ? Et surtout que faisait-il avec Edward après ce qu'il c'était passé ?

Même si sa présence ici me déplaisait au plus haut point, je ne pus m'empêcher de me sentir satisfaite en constatant les dégâts occasionnés sur son visage. Ces hématomes étaient bien la preuve qu'Edward savait frapper !

Le visage de mon patron se décomposa immédiatement en nous voyant là et avant que je ne puisse comprendre pourquoi, Carlisle s'exclama :

- Ah je vois que tu as enfin retrouvé ta sœur biologique ! Alice, c'est bien ça ?

Oh. Mon. Dieu.

Alice n'était pas au courant de ses liens de sang avec Edward. Elle qui avait toujours rêvée d'une famille, c'est de la pire des façons qu'elle apprenait qui elle était.

- Quoi ? demanda-t-elle innocemment en regardant son patron.

- Alice n'écoutez pas mon père, je vous prie, lui dissuada Edward.
- Je ne comprends pas ? dit cette dernière.
- Il confond avec quelqu'un d'autre, ne vous inquiétez pas. C'est parfaitement ridicule, relativisa-t-il.

Sans succès.

Il était hors de question qu'il lui mente à présent. Il ne pouvait pas le lui cacher plus longtemps. Il ne le réalisait peut-être pas, mais il vivait dans le mensonge et il l'imposait à sa sœur. Elle ne devrait pas l'apprendre de la sorte, mais je ne le laisserais pas lui mentir plus longtemps. Alice valait mieux que ça. De plus, elle était désormais au courant de la véritable identité de son patron alors pourquoi le lui cacher plus longtemps ? Par lâcheté certainement ? Je ne le tolérai pas.

- Arrête de mentir Edward. Elle doit savoir la vérité, m'immisçai-je.
- Qu'est-ce que ça veut dire Bella ?! paniqua soudain mon amie en se tournant vers moi.

Elle comptait sur moi pour être honnête avec elle et je n'allais pas la décevoir.

- Isabella, ne t'en mêle pas ! souffla-t-il en se pinçant l'arête du nez.

Il ne s'en sortirait pas aussi facilement cette fois.

- Tu laisses cette fille te parler ainsi Edward ?! gronda Carlisle en m'entendant défier ouvertement son fils et en le tutoyant.

- Ne t'en mêle pas toi non plus, tu en as bien assez fait. Je te demanderais de nous laisser à présent, j'ai des problèmes internes à régler, dit-il d'un calme austère, les dents serrées en me fixant d'une sévérité que je ne connaissais que trop bien.

Il se retenait d'exploser. Carlisle le comprit également et n'insista pas. Il s'en alla sans demander son reste, nous laissant moi et Edward nous affronter du regard.

- Les secrets nous détruisent Edward, je suis bien placée pour le savoir. Je ne te laisserai pas infliger ça plus longtemps à ta sœur, expliquai-je pour briser le silence.

- Bella explique-moi ! gronda Alice impatiente.

- Ce n'est pas à moi de le faire. Je suis désolée de ne pas te l'avoir dit, mais j'ai voulu respecter son secret. Désormais, tu connais sa véritable identité et que tu le veuilles ou non tu es impliquée dans cette mafia. Il n'y a donc plus aucune raison que tu restes dans l'ignorance. Désolée Edward... Je vais vous laisser entre vous à présent.

Sans attendre leur réponse, je me dirigeai vers mon bureau. Edward m'interpella en partant :

- Nous avons également des choses à régler tous les deux. Je n'oublierai pas de passer te voir, ne t'inquiète pas.

Effectivement, et j'attendais ce moment avec impatience.


Je vous donne rendez-vous pour le chapitre suivant : je vous promets plein de rebondissements.

Concernant ce que vous savez déjà : quelle scène aimeriez-vous voir apparaître dans le prochain chapitre ?

Bonne semaine !