Salut tout le monde !
J'espère que l'attente n'a pas été trop longue. J'espère que vous allez bien et que l'année 2017 s'annonce bien pour vous tous. Si ce n'est pas le cas j'espère que ce petit chapitre vous changera les idées :)
Merci à tous d'avoir liker ma page Facebook "Je vous en touche un mot". Si vous ne l'avez pas encore vu, j'ai écris un nouveau poste (c'est un petit texte rédigé par moi-même), j'espère que vous apprécierez.
Merci à tous pour votre fidélité, votre patience et vos gentils commentaires qui ne cessent de me motiver.
Malheureusement, je me dois de vous dire que le prochain chapitre ne sortira que dans 3 semaines. Je sais, je sais, c'est pénible ! La raison ? Ma correctrice Luciole26 n'est pas disponible avant cette date et je suis moi même à l'étranger actuellement. J'espère que vous comprendrez, même si je sais que je vous fais déjà souvent patienter... La bonne nouvelle c'est que l'héritière reviendra avec deux chapitres d'un coup (pour nous faire pardonner). Et en plus de cela, je suis actuellement à New York (lieux où se déroule l'histoire), alors je vais sans doute être beaucoup inspirée. Si vous voulez voir des photos dites le moi et je vous les posterais sur la page Facebook :) Restez connectés, comme ça je vous tiendrai au courant de l'avancé de la fiction.
Merci encore à ma correctrice, qui malgré son emploi du temps chargé en ce moment a pris du temps pour ce chapitre ! Et même si on est pas toujours d'accord, elle est toujours au top et j'apprends beaucoup avec elle ;)
Bonne lecture les amis !
Chapitre 24 : Divergence de point de vue
« J'ai reconnu le bonheur au bruit qu'il a fait en partant » ~ Jacques Prévert
Après cette soirée, la vie reprit son cours : le travail, les missions et les entraînements.
Néanmoins, j'avais la nette impression que les liens entre Rosalie, Jasper, Emmett, Edward, Taylor et moi s'étaient resserrés depuis ce fameux jour. Je les trouvais plus souriant, plus souvent ensemble même si d'un autre côté j'avais été absente ces derniers temps.
En effet, je m'étais concentrée sur mes entraînements avec Jasper et sur de nombreux rendez-vous avec le clan Swan. Ils avaient eu besoin de moi pour me parler de plusieurs problèmes. Ils souhaitaient que je prenne des décisions importantes pour eux. De même, j'ai pu revoir Billy et Paul qui faisaient le déplacement de Seattle jusqu'à leur bureau de New York spécialement pour me voir.
J'avais horreur de faire ça : poursuivre une activité illégale. Je le faisais seulement parce que ces gens pouvaient m'aider pour mon père.
A l'occasion, je leur avais présenté mon frère et même si au départ ils ont eu du mal à nous croire, un test ADN a pu prouver ses dires en comparaison du mien. C'était donc officiel !
Lors de nos rencontres, nous tentions tant bien que mal d'établir un plan de sauvetage pour récupérer Charlie. Malheureusement, la seule solution envisageable consistait à me faire entrer dans le quartier général des Volturi avec mon frère, en faisant croire qu'il m'avait enlevée. Charlie allait avoir besoin de quelqu'un pour l'aider à sortir d'ici. Physiquement parlant je veux dire. D'après mon frère, il n'avait pas la force de marche tout seul, et j'étais la seule à pouvoir rester enfermée avec lui. L'idée était simple : Taylor m'emmenait chez les Volturi, de nuit de préférence. Ensuite, il m'enfermerait dans la même pièce que mon père - situé au sous-sol - en oubliant de m'attacher, et j'en profiterais pour défaire les liens de Charlie. Pendant ce temps, Taylor ferait intervenir ses collègues armés de la police. D'après lui, il avait bien assez de preuve maintenant pour procéder aux arrestations des plus grands membres des Volturi. Pendant ce temps, mon frère viendrait nous rejoindre pour nous faire sortir par un accès souterrain dont l'entrée se trouvait près de la cellule de mon père au sous sol.
Le chemin creusé sur un kilomètre (au cas où les Volturi auraient un jour besoin de s'évader) menait apparemment jusqu'à la forêt, là où le clan Swan nous attendrait pour nous ramener à la maison et prodiguer les soins nécessaires à mon père. Le plan tenait la route… Le seul souci étant qu'il reposait sur l'idée que les Volturi dormiraient et donc, que je serais saine et sauve avec mon père jusqu'à ce que la police débarque. S'il s'avérait que quelqu'un nous entendait ou qu'un des dirigeants du clan soit réveillé... nous étions foutus ! Bien évidemment l'endroit était sécurisé mais Taylor connaissait tous les codes secrets pour rentrer dans la maison.
J'avais le sentiment que ce projet ne plairait pas particulièrement à Jasper et à Edward mais nous avions beau réfléchir à toutes les solutions probables, notre stratégie semblait la meilleure.
Bon… je reconnaissais ne pas être très confiante non plus à l'idée de pénétrer le QG des Volturi sans arme et protection mais je me rassurais en me disant que Jasper avait intensifié mes entraînements et que je parvenais de plus en plus à le surprendre sur le ring. Ainsi mon frère, notre « clan familial » et moi, nous nous étions mis d'accord. Il ne me restait qu'à en informer les Cullen...
En dehors de ce souci, même si j'avais été occupée ces derniers jours, j'avais cependant eu quelques opportunités de sortie avec Edward. Nous avions pu avoir des créneaux libres en commun. Nous étions allés au cinéma, nous avions partagé le ring ensemble et tous les matins nous courions ensemble dans Central Parc. La séance de footing se terminait généralement par un Caramel Macchiato pris au Starbucks du coin que nous sirotions en nous prélassant sur la pelouse du parc.
Plus on se voyait, plus j'appréciais sa compagnie. Non, en fait, plus je le voyais, plus je développais une sorte d'addiction... On rigolait beaucoup, on apprenait à se connaître davantage et on s'apprivoisait l'un l'autre. Je découvrais peu à peu l'homme qu'est Edward. Il est plein de vie, intelligent, subtil, drôle, tendre et même un peu rêveur. Je comprenais presque pourquoi mon frère l'avait qualifié de « révolutionnaire ». Edward avait une vision différente de la vie. Il refusait de travailler pour gagner sa vie. Il voulait vivre de passions, c'était pour cela qu'il s'était assuré d'avoir les moyens de vivre aisément jusqu'à la fin de ses jours et même plus. Désormais, son entreprise était gérée par ses employés (elle n'était pour lui qu'une couverture) et la mafia n'était pas un travail, c'était quelque chose qu'il aimait faire. Il m'avait même confié que s'il venait à vouloir faire autre chose de sa vie, il n'hésiterait pas à abandonner tout ce qu'il a construit. Bien entendu, il aime toujours beaucoup ce qu'il fait donc ce n'est pas d'actualité. Il expliquait simplement que même si il est aujourd'hui n par ce qu'il fait, il n'est pas impossible qu'avec les années, les événement, il passe à autre chose. Soit parce qu'il a trouvé une autre passion ou un autre projet ou tout simplement parce qu'il évolue. Il n'hésitera donc pas à donner à sa vie un nouveau tournant.
- Tu abandonnerais l'œuvre de ta vie et tous ces gens qui compte sur toi ? lui avais-je demandé, étonnée.
- Je désignerais un remplaçant. Mes hommes n'ont pas besoin de moi. Ils ont simplement besoin d'un bon leader, ce que j'incarne pour eux. Mais même si je quitte tout, cela ne signifie pas nécessairement que je les laisse tomber. Certains sont de très bons amis et ils pourront éternellement compter sur moi. Je me porterais garant pour eux et je les défendrais de ma vie, avait rétorqué Edward.
Je repensais à ce qu'il m'avait dit dans Central Parc après la fameuse soirée. Il m'avait promis qu'il serait prêt à tout quitter pour moi, pour que nous vivions normalement, au moins un temps en tout cas. Et pourquoi ? Parce qu'il s'était trouvé une autre passion plus importante que celle qu'il a pour son métier : moi. C'est ce qu'il insinuait en tout cas. Je ne savais pas comment l'interpréter et je m'interrogeais encore sur le sujet...
Je commençais sérieusement à saisir l'ampleur de son affection pour moi et je pouvais déjà affirmer que je l'avais dans la peau... Alors comment allais-je pouvoir lui annoncer mon plan pour sauver Charlie ? Il allait mal réagir… c'était couru d'avance.
Ce soir, il m'avait donné rendez-vous dans un club privé. Il avait réservé une salle fermée où les serveurs venaient nous servir pendant que nous dînions en toute intimité. Il y avait à notre disposition un jacuzzi, un canapé d'angle, une table, un billard et un vidéoprojecteur.
Je portais pour l'occasion une robe beige assez chic et professionnel, à bretelle, décolleté et maintenu à la taille par une fine ceinture noir celée par un motif en neuf papillon (celle que Bella porte dans le film lors de son départ en lune de miel). J'avais laissé mes cheveux détachés, tombés dans mon dos en large boucle brune et mon maquillage consistait seulement en un peu de mascara et un trait d'eye-liner sur les paupières.
- Tu es sublime, complimenta Edward quand il me vit descendre du taxi qui m'avait amené jusqu'à notre lieu de rendez-vous, tout en déposant un léger baiser sur ma joue. Tu viens ? poursuivit-il en me tendant galamment son bras. Tu as pris un maillot pour le jacuzzi ?
- Oui, confirmai-je en m'accrochant à son bras, contente d'être à ses côtés ce soir.
Il me guida jusqu'à la réception où on nous indiqua le numéro de notre box privée pour la soirée.
En arrivant dans la grande pièce, je remarquai immédiatement la grand baie vitrée qui s'étendait face à nous avec une vue sublime sur les buildings de la ville. C'était à couper le souffle ! Comme il était 19 heures, nous allions assister au coucher du soleil et voir le ciel se tinter d'une nuance oranger.
Contre la baie vitrée, dans l'angle de la pièce se trouvait le fameux jacuzzi, assez grand pour quatre personnes. Les murs de la pièce étaient en bois ancien sauf le mur entourant la porte d'entrée qui était en briques rouges foncé. L'ensemble donnait à l'endroit un caractère rustique et chaleureux. Dans un coin, le canapé en toile beige y était d'ailleurs installé. L'éclairage était tamisé et des bougies de décoration trônaient sur la table déjà fièrement dressée pour le dîner. Elles embaumaient et rajoutaient un plus au charme du lieu. Puis au milieu de la salle se trouvait un sublime billard, qui me donnait déjà envie de faire une partie.
En pénétrant les lieux, je ne pus m'empêcher de me tourner vers Edward, un sourire stupéfait accroché au visage.
- Ça te plaît, constata-t-il en me suivant du regard tandis que je déambulais dans la pièce.
- C'est sublime..., murmurai-je ébahie.
Nous nous installâmes à table et rapidement l'apéritif nous fut servi. Quelques minutes plus tard, nos commandes furent prises.
- A cette bonne soirée, lançai-je en levant mon verre.
- A cette soirée, approuva Edward souriant.
- Comment était ta journée ? le questionnai-je après avoir trinqué les yeux dans les yeux.
- Pas des plus agréables. J'avais rendez-vous avec un client important qui s'est montré difficile pendant la négociation..., avoua-t-il en soupirant.
- Tu as réussi à obtenir gain de cause ?
- Plus ou moins. Il s'est énervé quand il a vu que je ne pliais pas et il est devenu irrespectueux... J'ai dû lui apprendre les bonnes manières. Enfin bref ! détourna-t-il, et toi comment était ta journée ? Jasper m'a dit que tu t'étais grandement amélioré au combat.
- C'est vrai ?! Il te l'a dit? poursuivis-je soudainement plus enthousiaste.
Pour qu'il en parle à Edward, il devait vraiment le penser. Cela allait peut-être les rassurer quand ils sauront mon projet pour sauver Charlie. En y repensant, je ressentis une pointe de culpabilité. Il fallait vraiment que je lui en touche un mot, je ne pouvais pas lui cacher plus longtemps.
- Oui, tu as dû vraiment l'épater pour qu'il m'en parle.
- Tant mieux, j'en suis ravie. Il m'en fait voir de toutes les couleurs tous les jours, ricanai-je.
Les plats ne tardèrent pas arriver et la conversation se poursuivit.
- T'as eu des nouvelles d'Alice, lui demandai-je curieuse.
- Je l'ai appelé ce matin, avoua-t-il incertain, elle va bien. Elle m'a dit qu'elle allait représenter la marque Denali à un défilé ici même dans 10 jours.
- Mais c'est génial ! On pourra venir tu crois ?
- Elle prévoit de nous envoyer les places par mail, me rassura-t-il souriant.
- Es-tu ravi de lui parler ou est-ce que la situation te semble gênante ? osai-je lui demander.
- Je suis content. Enfin… ça fait bizarre encore de pouvoir lui parler normalement, sans lui mentir je veux dire... Il y a encore des moments de blanc parfois, mais avec sa personnalité bavarde et enjouée, elle trouve toujours quelque chose à dire. Elle m'a demandé de tes nouvelles également.
- Je suis heureuse pour vous alors, souris-je sincèrement.
Edward se leva et me proposa de mettre un peu de musique.
- Qu'est que tu nous mets ? m'enquis-je.
Il réfléchit un moment avant de me dire :
- « Broken strings ».
- Nelly Furtado et James Morrison ? tentai-je.
Il approuva d'un signe de tête et comme nous avions fini nos plats, il me tendit la main en chantonnant le début des paroles de la chanson.
- Regarde, dit-il en m'attirant vers la baie vitrée pour observer le déclin du soleil.
C'est baigné dans la musique que nous admirions avec émotion ce spectacle haut en couleurs. Derrière moi, Edward était collé à mon dos et m'enlaçait tendrement la taille.
- Un billard, ça te dit ? proposa-t-il au bout de plusieurs minutes en m'emmenant jusqu'à la table.
- J'attendais le moment où tu allais me le proposer, riai-je.
- Tu sais jouer ? répliqua Edward d'un ton étonné.
- Ah ah ! Prépare-toi à prendre la pire déculottée de ta vie ! le narguai-je en faisant mine de dépoussiérer mon épaule avec ma main.
- Ma belle, c'est pas une nana de ton gabarit qui va m'apprendre à me servir d'une queue ! ricana-t-il à son tour le regard malicieux en se saisissant de la dite queue.
Le sous-entendu me fit rougir et bien sûr, cela le fit rire.
- Ta défaite au poker ne t'as pas suffi mon beau, provoquai-je à mon tour en reprenant son surnom et en me saisissant d'une queue également.
J'essayais tant bien que mal de masquer ma gêne.
- Voyons Bella, charia-t-il en s'approchant vers moi avec toute l'arrogance dont il savait faire preuve, je t'ai simplement laissé gagner pour ne pas t'humilier. J'ai eu pitié, souffla-t-il d'un ton condescendant en me regardant de toute sa hauteur une fois qu'il fut devant moi.
Nous nous confrontions du regard, nos cannes en main, bien décidés à ne pas céder tout en sachant que nous plaisantions. Il faut dire que son insolence titillait comme il faut ma fierté.
- C'est ce qu'on va voir ! Honneur au perdant du dernier jeu alors, je te laisse prendre un peu d'avance comme ça, renchéris-je, un sourire en coin accroché au visage.
L'ombre d'un sourire le traversa également. Il aimait jouer.
Il enleva le triangle et commença par tirer dans les boules pour toutes les répartir sur la table. C'est alors que je remarquais la manière dont il était habillé. Il portait un jean noir très ajusté et un tee-shirt blanc à manche longue qui moulait ses muscles à la perfection. Surtout quand il se penchait sur la table pour tirer une boule, je pouvais voir ses biceps se contracter de la manière la plus délicieuse. Je dus me retenir de soupirer en mordillant ma lèvre inférieure. Edward se positionna à nouveau et tira.
- En voilà une, annonça-t-il satisfait quand une première boule rentra dans le trou qu'il avait visé avec précision.
- Bien, prends encore un peu d'avance. Ça risque d'être trop facile sinon.
Il lâcha un rire rauque et se repositionna. Je pouvais déjà deviner qu'il réussirait à rentrer la boule qu'il visait. C'était facile ! Et je dois avouer qu'il avait l'air d'être un très bon joueur.
- Et de deux ! s'écrit Edward quand il marqua son deuxième point.
- Elle était vraiment facile celle-là. Si tu veux m'impressionner, tu n'as qu'à tirer celle-ci, le défiais-je, si tu ne t'en sens pas capable, je te montrerais comment on fait ne t'inquiète pas.
Il releva la tête vers moi et son regard sembla s'embraser. Toujours en me scrutant avec ce feu dans ses yeux, il s'abaissa d'une lenteur indécente sur la table. Il se concentra sur la boule en question et tira. J'affichais désormais, un léger sourire en coin.
- Je vais te montrer chéri, le taquinai-je en haussant les épaules en m'efforçant de ne pas trop laisser apparaître ma satisfaction.
Il venait de rater son coup. Sa fierté allait avoir du mal à s'en remettre. C'était à mon tour de jouer.
J'allais lentement rejoindre l'endroit où il se situait tandis que lui s'avançait pour rejoindre ma place, à l'opposé. Quand nous nous croisions, nos corps se frôlèrent insidieusement. Nos regards s'accrochèrent un bref moment. Il y avait une lueur de malice et de provocation.
Ce petit jeu entre nous était loin de me faire rire. Au contraire, il faisait naître en moi des fourmillements dans le bas ventre qui me rendait fiévreuse. J'avais envie de saisir ses muscles que j'avais observé se contracter sur la canne mais je me faisais violence. Je ne voulais pas le toucher et céder, je devais d'abord emporter le jeu.
Une fois du bon côté de la table, je stabilisais ma position. Un pied légèrement en avant, l'autre derrière, légèrement incliné. Je fléchissais les genoux pour me mettre à hauteur du billard. De ma main gauche je saisi l'avant de la queue, la positionnant entre le pouce et l'index, tandis que mon autre main tenait habilement l'arrière de l'instrument pour la diriger. Sans plus attendre je me penchais sur la table minutieusement pour pouvoir aligner mon regard à la boule et au trou dans lequel je vouais la faire rentrer. J'entendis alors Edward inspirer brusquement et sentis son regard brûler mon corps.
Je déglutis péniblement, tentant de me concentrer.
Soudain, des pas résonnèrent et s'approchèrent de plus en plus de moi. C'était lui. J'essayais d'ignorer son déplacement, de ne pas y prêter attention pour me focaliser sur ma cible. Néanmoins sans m'y attendre, je le sentis se positionner derrière moi sans me toucher. Ma mâchoire se crispa. Je pouvais le faire ! J'allais y arriver. Je reculais alors mon bras qui dirigeait la canne pour lui donner un peu d'élan, me préparant à frapper mais je fus interrompu par les mains d'Edward s'emparant fermement de mes hanches. En un hoquet de surprise, j'interrompis mon geste et inspirai d'un air tremblotant.
- Edward, murmurai-je troublée.
Je pouvais entendre sa respiration erratique même sur la musique « All I Want » de Kodaline qui émanait de la barre de son. Ses mains continuèrent de palper mes hanches et commencèrent à glisser sur ma taille.
- Edward, c'est bas. Tu me déconcentres, soufflai-je en proie à une bouffée de chaleur.
Ne savait-il pas l'effet qu'il me faisait ?
J'allais me redresser pour le sermonner quand sa main m'en empêcha en appuyant légèrement sur le bas de mon dos.
- Tut, tut, tut, tire cette boule Bella, chuchota-t-il alors qu'il me penchait de nouveau sur la table.
Son corps se mut au mien et il s'écrasa contre mon dos. De cette façon je pouvais apprécier la sensation de tout son corps qui épousait magnifiquement les courbes du mien.
- Pourquoi ? réussis-je à demander, la gorge sèche.
Il se contenta de dégager ma nuque en rassemblant tous mes cheveux sur la même épaule. Impossible pour moi de bouger, je ne pouvais que rester sous son emprise, immobile et impuissante. Il commença à déposer de légers baisers sur ma nuque, enflammant ma peau au passage de ses lèvres. Il poursuivit son chemin jusqu'à mon cou avant d'arriver jusqu'à mon oreille dont il mordit doucement le lobe. Un gémissement m'échappa quand il me répondit :
- Tu t'es vantée de savoir manier une queue, je veux voir ça...
Ses gestes et ses mots déclenchèrent en moi, une avalanche de frissons dans tout mon corps. Je le voulais. Je voulais me retourner, l'embrasser farouchement et le toucher jusqu'à plus de raison. Là, maintenant. Au diable le jeu ! Je tentai alors de me défaire de son emprise, mais il me stoppa.
- Isabella, tire, gronda-t-il.
Je fis mon possible pour me concentrer sur la bouche... Euh, sur la boule ! Oui, je me concentrais sur la boule et pris une inspiration tandis qu'il continuait à me prodiguer ses caresses et ses baisers.
BAM !
Edward émit un rire grave et lent dans mon oreille.
- Tu y étais presque pourtant... Ce n'est pas grave mon trésor.
- J'ai raté... répondis-je étourdie.
- Ce n'est pas grave, lâcha-t-il en nous relevant brusquement, parce que j'ai terriblement aimé te voir essayer, rajouta Edward avant de me tourner vers lui et de saisir brutalement mon cou pour plaquer ses lèvres aux miennes.
Sans plus de cérémonie, il m'embrassa sauvagement, avec une passion plus incendiaire que d'ordinaire si tenté que cela soit possible. Nos lèvres s'accrochèrent et s'agressèrent. Nos langues se bâtèrent et nos respirations résonnèrent. J'agrippais son cou et lui, ma taille avec force jusqu'au moment où il me souleva pour m'asseoir sur le billard. Automatiquement, j'entourais son bassin de mes jambes pour le rapprocher davantage de moi même si cette position fit remonter ma robe. Notre fougue ne faisait que s'amplifier et je crus devenir folle quand je le sentis me mordiller la lèvre inférieure tandis que l'une de ses mains se posait sur la partie de ma cuisse dévoilée par ma robe.
- Edward, murmurai-je essoufflée.
Cet homme allait me tuer, mais mon dieu qu'est-ce que je le voulais ! Je le désirais. Alors que mon appétit sexuel s'accroissait, une pointe de culpabilité vint apparaître. Charlie. Le clan Volturi. Je devais lui dire... Si je voulais que tout cela continue, je ne pouvais pas lui cacher plus longtemps mon plan. Je ne souhaitais pas bâtir quoi que ce soit ou allait plus loin avec des non-dits et des cachotteries.
- Bella, tu me rends fou, révéla-t-il la voix sourde.
Je le serrais davantage contre moi, aussi bien avec mes bras qu'avec mes jambes. Immédiatement, Edward réagit et me fit allonger entièrement sur la table puis il y grimpa pour me surplomber sans cesser ses baisers fougueux à mon égard. C'en était trop. Je voulais plus, il voulait plus... Notre relation progressait et je ne pouvais pas lui cacher plus longtemps mes intentions avant que nous n'allions plus loin. Un peu de courage !
- Edward..., lançai-je timidement espérant attirer son attention.
Sous l'emprise de le frénésie du moment, il ne régit pas.
- Edward, tentai-je plus fort cette fois en plaquant mes deux mains sur ses larges épaules afin de le freiner.
- Hey… Je vais trop loin ? Qu'est-ce ce qui se passe, Bella ? me questionna-t-il, essoufflé et confus.
- C'est délicat…
Il haussa un sourcil interrogateur, ne comprenant pas pourquoi je l'avais interrompu si soudainement.
- Il faut que je te dise quelque chose.
En apercevant ma mine sérieuse et coupable, Edward se redressa et descendit lentement de la table, compréhensif, avant de m'aider à en faire de même.
- Je t'écoute.
Et comme ça, en une seconde, l'atmosphère était devenue glaciale... Congelée ! Ok, autant aller droit au but...
- C'est à propos de mon père, lui avouai-je de but en blanc, les mains moites en m'appuyant sur la table de billard pour me stabiliser.
- Mais encore ?
- On a défini une stratégie pour le sortir de là. On en parle depuis quelques jours avec Taylor et le clan Swan, et nous avons convenu que c'était sans doute notre meilleure option...
- Abrège Bella, me coupa-t-il en devinant là où je voulais en venir.
- Attends laisse-moi le temps !
- Je sais déjà que pour que tu pratiques une telle langue de bois et que tu m'arrêtes de la sorte, c'est que ce que tu vas m'annoncer ne va pas me plaire, railla-t-il d'un air agacé en levant les yeux au ciel.
- Eh bien justement ce n'est pas facile alors je m'attends à un peu plus de compréhension de ta part.
- Bien alors continue. Tu as pris une décision avec TON frère et TON clan sans me demander mon avis. Qu'elle est-elle, dis-moi ?
- Oui j'ai pris une décision avec MON frère et le clan de MON père sans te concerter puisque de toute façon, tu n'aurais pas cherché à agir dans l'intérêt de Charlie, m'énervai-je.
Inutile de se voiler la face. Edward était incapable de comprendre que ma priorité était de sauver mon père puisque la sienne était de me protéger. Je le savais, lui aussi. Nous avions reporté le conflit plusieurs fois mais à présent c'était inévitable.
- Excuse-moi de vouloir te protéger ! On protège son clan et en ce qui me concerne tu fais partie du mien ! s'agita-t-il à son tour.
Son clan ?!
- Alors tu veux me protéger comme tu le ferais avec tous les autres membres de ton clan ?! m'écriai-je vexée.
Je n'aimais pas du tout la tournure que prenait la soirée.
- Exactement ! répliqua Edward furieux d'un geste ample de ses mains.
Ouch ! Ça faisait mal... Et pas qu'un peu. Quand je pense qu'il y a quelques minutes, nous étions sur le point de...
Il vit ma mine déçue et soudain beaucoup plus triste qu'en colère. Mais je m'empressai de chasser cette peine. Qu'il en soit ainsi. Si c'est vraiment ce qu'il pense alors soit. Je ne pouvais pas me permettre de lui montrer mes failles si visiblement nous ne ressentions pas la même chose l'un pour l'autre. Il faut croire que je me suis trompée sur lui. J'ai peut-être trop pris mes désirs pour des réalités...
Tant pis. Je ne pouvais me permettre de me montrer faible, alors j'allais continuer à lui exposer mon plan en restant de marbre.
- Eh bien ça ne se passera pas ainsi. Notre décision est prise et je vais aller sauver mon père. Taylor va me faire entrer chez les Volturi en tant que prisonnière. Il m'enfermera dans le sous-sol où est enfermé Charlie.
- Non Bella, explosa-t-il en faisant un pas vers moi.
- Ne m'interromps pas ! répliquai-je incendiaire à mon tour. J'irais que tu le veuilles ou non ! Ensuite, il va procéder à une arrestation massive avec une armée de policier puisqu'il a désormais assez de preuve contre les Volturi. Pendant ce temps, il viendra nous rejoindre au sous-sol pour nous faire sortir par un passage souterrain. Ainsi, les Volturi seront entre les mains de la justice et mon père et moi seront à l'abri de la police et de ce clan !
- J'ai dit non Bella tu entends, s'indigna Edward en pointant son doigt vers moi, et tu vas être mignonne et faire exactement ce que je te dis. Tu n'iras pas ! Tu vas rester sagement à la maison et tu vas me laisser gérer cette situation! Taylor et moi trouverons une autre solution.
- Mais tu ne comprends donc rien ! hurlai-je en écartement violemment son doigt et en avançant vers lui pour le faire reculer. C'est toi qui m'a entraîné dans ce monde. Oui, c'est toi ! Toi, qui m'a initié à cette violence et à cette sauvagerie. Et sous prétexte que tu veuilles me protéger, je devrais soudainement ne plus m'en mêler ?! Ne t'étonne pas si maintenant je veux m'investir. Je ne peux plus reculer. Il est bien loin le Edward qui voulait m'obliger à abattre un homme de sang froid !
Percuté de plein fouet par mes remarques, Edward avait reculé de quelques pas au fur et à mesure de mon avancée vers lui. Je pus lire la rage et la désapprobation sur son visage. D'ailleurs, il me le fit bien ressentir quand il vint agripper subitement mes épaules pour me secouer. Il m'exprima sa furie :
- J'en ai rien à foutre Bella !
Et cette fois c'était lui qui avançait en me maintenant fermement jusqu'au billard.
- Te rends-tu compte du danger que tu cours ?! Qui te dit que les Volturi ne t'exploseront pas la tête à la minute où tu franchiras leur porte ? Ils pourraient même être au courant au sujet de Taylor! Ces hommes t'emmènerons peut-être dans leur chambre pour t'infliger les pires sévices avant de te laisser pour morte! éclata-t-il en se penchant vers moi ce qui m'obligea à poser mon dos sur la table.
-Le supporteras-tu, Isabella ?! reprit-il en s'emportant.
Son visage était à quelques centimètres du mien et ses deux mains encadraient mon visage.
-Le supportas-tu, hein ?! Parce que moi non, putain ! fulmina Edward en abattant violemment un de ses poings juste à côté de ma tête et me faisant tressaillir, tu entends ? Moi non !
Son cri laissa place au silence sans que nos yeux ne se quittent. Seul le bruit de nos respirations erratiques résonna. En le scrutant, en constatant la fureur qui avait teint ses yeux de noir, je ne pus m'empêcher de le comprendre. Malgré ses dires, une partie de moi continuait de croire qu'il souhaitait me protéger parce que j'étais plus... Et non pas parce qu'il me protégeait en tant que membre du clan Cullen. Mais j'étais déterminée à le faire. Il devait se faire une raison.
D'une extrême tendresse, j'approchais ma main de son visage pour lui effleurer la joue.
- Je te comprends, Edward. Mais c'est de mon père qu'il s'agit. Si tu es honnête avec toi-même tu sais très bien que tu aurais réagis pareil si c'était le tien, expliquai-je aussi calmement que possible. C'est mon père et malgré tout je l'aime, alors je ferais tout pour le sauver. Je donnerai ma vie pour la sienne, confiai-je émue en y pensant, la voix fébrile. Mon papa, Edward. Tu saisis, Edward ? Mon papa..., insistai-je en ressentant chaque mot. Tu sais cet homme qui te donne la vie, celui-là même qui te tient dans ses bras, qui te lit des histoires et t'accompagne à l'hôtel lors de ton mariage.
Je fis une pause pour lui laisser le temps d'assimiler tout ça. Un sanglot m'échappa.
- Eh bien moi tu vois, je n'ai jamais eu tout ça. Mon père ne m'a jamais lu d'histoire. Il ne me prenait jamais dans ses bras et il ne pansait pas mes blessures.
Je pris un temps pour empêcher mes larmes de couler.
- Mais ce n'est peut-être pas trop tard. En tout cas, je veux y croire, lui annonçai-je, plus assurée. De pouvoir le sauver et lui dire tout ce que je ressens… je veux lui expliquer pourquoi je lui en veux tant et pourquoi il n'a pas était un bon père pour moi ! Et je veux aussi lui dire que son fils est en vie et qu'il a une chance ! Une chance de pouvoir rattraper toutes ses erreurs et d'être enfin le père que je mérite. Alors, s'il-te-plaît Edward, je t'en supplie, suppliai-je, ne me prive pas de la seule occasion que j'ai de le faire. Tu sais très bien que c'est la seule option que l'on ait. Si trouver une autre solution veut dire perdre encore plus de temps, alors je refuse.
J'étais à bout de souffle encore une fois et à bout de tout. C'était un trop plein d'émotion.
Le regard d'Edward finit par s'adoucir suite à mon récit et je pouvais voir toute la sympathie qu'il y avait dans ses yeux.
- Tu as raison. Je comprends parfaitement Bella, lâcha-t-il en se redressant, mais je ne peux te permettre cette folie. Je comprends totalement ce que tu viens de me dire. Il est normal que tu réagisses ainsi et je le respecte, mais en aucun cas je ne l'accepte. Je tiens trop à toi pour te le permettre, m'exposa-t-il sérieusement. Je suis désolé, mais je ferais tout en mon pouvoir pour t'en empêcher.
Qu'il en soit ainsi alors... Nous nous comprenions mais nous avions des intérêts divergents et incompatibles dans cette histoire. Nous ne pouvions rien y faire.
- Alors je m'opposerai à toi, me résignai-je la tête haute.
- Ne fait pas ça Bella, souffla-t-il en se pinçant l'arête du nez.
- Tu ne me laisses pas le choix. Je m'en vais Edward. Je vais partir rejoindre les Swan dès ce soir. C'est mieux ainsi, décrétai-je sûre de mon choix.
Je me dirigeai vers mon sac pour m'en saisir afin de partir mais Edward avait été des plus rapides et me bloquait désormais la sortie.
- Je ne peux pas te laisser faire ça.
- Que comptes-tu faire? M'en empêcher physiquement ?
- Si c'est par là qu'il faut en passer alors je ne reculerais devant rien, prévint-il tout sérieux.
-Il n'oserait pas, pensai-je en pinçant les lèvres.
Je me dirigeais vers lui puis tentais en le contournant pour atteindre la poignée de la porte mais il fut plus malin et m'arrêta dans mon élan. Je me mis alors à le pousser. Il me résista et agrippa mes poignets en me repoussant jusqu'à me plaquer contre la porte. Nos gestes se firent de plus en plus déchaînés.
- Arrêtes Bella, tu ne feras pas le poids au corps à corps avec moi et tu le sais, m'avertit Edward.
Sa remarque eut particulièrement le don de m'énerver et il ne m'en fallut pas plus pour lui asséner un coup de pieds dans le genou qui le fit siffler.
- Ah, tu veux la jouer comme ça alors ? s'agaça-t-il.
- Lâche-moi !
- Si je dois te ramener de force à la maison, je le ferais. Alors maintenant tu vas te calmer et cesser de t'agiter comme tu le fais. Rien de positif n'en ressortira.
- Je crois surtout que tu ne me feras pas le moindre mal Edward. C'est d'ailleurs exactement ton but dans toute cette histoire : me protéger, rageai-je en gesticulant pour me libérer. Ne me force pas à être plus violente, je ne voudrais pas t'abîmer.
Il eut un sourire narquois.
- Il y a bien des façons de faire du mal à une femme sans la blesser gravement… comme ça pourrait arriver si tu mettais ton plan à exécution.
Connard, fut le seul mot qui me vint à l'esprit. Il me blessait en disant cela et il le savait... Mon seul moyen pour sortir de là était la ruse.
- Très bien, cédai-je calmement, je vois. Je n'ai pas le choix alors ?
Il secoua la tête satisfait de me voir me résigner.
- C'est comme tu veux, prétendis-je avant de brutalement lui asséner un coup de genou entre les jambes.
Sa réponse fut immédiate puisqu'il s'écroula par terre en gémissant. Pour l'empêcher de riposter, je ne m'arrêtais pas en si bon chemin. Je me saisissais alors de son visage et le visais d'un nouveau coup de genou avant d'ouvrir la porte et de m'enfuir à toute jambe.
Fébrilement, je rejoignis la rue et je réussis à héler un taxi qui passer avant de m'y engouffrer.
- Où allons-nous, ma p'tite dame ?
- A l'hôtel le plus proche sur Lexigton Avenue, Manhattan, s'il-vous-plaît, ordonnai-je.
C'en était fini. Moi, Isabella Swan quittait officiellement le clan Cullen et m'affirmais comme leader de mon clan. J'allais récupérer la place qui me revenait de droit. J'allais accepter mon héritage en tant que chef du clan Swan.
Alors ? Qu'avez-vous pensez de la scène "hot" ? ;) Vous y avez cru, hein ? Ah ah !
Et le départ de Bella ? La réaction d'Edward ? J'ai hâte d'avoir vos avis :D
Je vous attends en commentaire :)
