Ndla: je suis très heureuse de voir que cette histoire vous plait!
On retrouve notre Charlie!
Je l'ai dit à tout le monde.
A Billy en premier, bien entendu. Billy était mon meilleur ami, Il était heureux pour moi. Bella a passé beaucoup de temps à la réserve avec moi quand elle était plus jeune, elle était très amie avec Jacob, Seth et Leah. Ils seraient sans aucun doute heureux de se retrouver, cela faisait 3 ans qu'ils ne se s'étaient pas vus, mais ils étaient tellement amis que j'étais certain qu'ils auraient vite fait de renouer leurs liens amicaux.
Je l'ai dit à mon adjoint, au commissariat aussi.
Il a sourit et je lui ai offert un café. J'étais vraiment content.
Je l'ai dit aux voisins.
Je l'ai même dit au Docteur Cullen, quand je suis allé interroger le responsable d'un accident, à l'hôpital.
Il était très heureux pour moi, et il m'a dit:
« Vous allez voir, les adolescents c'est un peu compliqué mais c'est super! J'en ai 3 à la maison, plus les jumeaux Hale qui sont toujours fourrés chez nous, ça occupe! »
Je n'ai pas commenté, me contentant de le remercier.
J'appréciais beaucoup le Docteur Cullen mais je savais très bien que son fils et sa fille sortaient avec les jumeaux Hale, et je trouvais qu'ils étaient bien jeunes pour ça.
Moi, à la place de leurs parents, j'aurais refusé que mes enfants aient une relation si tôt, ils devaient penser à leurs études.
Heureusement, je savais que Bella était sérieuse, elle. Et puis, ma fille avait toujours été timide et renfermée, il était probable qu'elle n'aurait pas de petit ami avant l'université. La FIN de l'université bien entendu.
Et puis ,elle n'avait que 15 ans, c'était bien trop jeune pour penser à sortir avec un garçon, non? Non?
J'ai entretenu la maison avec plus de soin que je ne l'avais jamais fait.
J'ai réparé la balancelle qui était située à l'arrière de la maison, dans la cour qui donnait sur la forêt, puis dans un élan décoratif j'ai acheté des coussins pour mettre dessus.
A y être j'avais même acheté un pot de fleurs. Avec des fleurs dedans. Rouges, les fleurs, et jolies, je pensais.
Bella est arrivée le 2 janvier.
J'étais à l'aéroport avec 2 heures d'avance, et bien entendu son vol a eu trois quart d'heure de retard…
Mais elle est arrivée.
Ma fille.
L'émotion m'a serré la gorge quand je l'ai vue marcher vers moi, toute souriante.
Elle avait un sac à dos, un jean, un pull noir et un gros nounours dans les bras.
Elle avait grandi, même si elle n'était pas bien grande, comme sa mère.
Elle était…Enfin elle avait…Changé. Elle était devenu une jeune fille. Et magnifique avec ça.
Des longs cheveux bruns, un visage d'ange, avec une peau lisse et un teint de pêche.
Et de jolies jambes, et, argh des seins de jeune fille.
Ca devait bien arriver…
Elle m'a sauté au cou:
« PAPA! Mon papa! »
Je l'ai serrée contre moi, un long moment, pour masquer les larmes qui me montaient aux yeux, ces idiotes.
Puis on est parti.
Je ramenai ma fille à la maison.
Elle avait 3 valises avec elle, en plus du sac à dos, et j'étais content, même si elles pesaient un âne mort, parce que ça voulait dire que Bella venait vraiment vivre ici.
Quand on est arrivés à la maison Bella s'est mise à piailler de joie:
« Oh je ne me souvenais pas qu'il y avait tant d'arbres, c'est super, tellement original! »
C'est sûr que ça la changeait de l'Arizona.
J'ai monté ses valises en me déplaçant 3 ou 4 vertèbres et elle m'a suivi, son ours dans les bas.
Dans sa chambre elle a continué à manifester sa joie de tout retrouver et je me sentais incroyablement heureux:
« Oh le tableau avec le loup! Je l'aime tellement! OOOOH mon rocking chair! Il est supeeer! »
Elle s'est assise dessus et s'est balancé en berçant son ours et une vague de nostalgie a monté en moi: elle me rappelait tellement sa mère, la berçant nouveau-né…
Mais elle a bondit sur ses pieds, a déposé délicatement son ours sur l'oreiller en me remerciant pour les draps, puis a ouvert son sac à dos et en a sorti un ordinateur portable, qu'elle a posé sur le bureau, et elle l'a éclairé immédiatement. Elle s'est retourné vers moi:
« C'est quoi, le code wifi? »
Le code wifi.
Bonne question.
J'avais bien un ordinateur, dans la salle de séjour, que j'ouvrais une ou deux fois par semaine pour vérifier la météo, surveiller mon compte bancaire ou vérifier mes mails. Seuls Bella et Jacob m'en envoyaient. Bella m'écrivait une fois par semaine, pour me donner des nouvelles, et Jake m'envoyait des photos de nos parties de pêche.
Mais mon ordinateur était fixe, et relié à la box par , euh, un câble.
J'ai raclé ma gorge et j'ai suggéré:
« Défais tes valises et pendant ce temps je vais chercher le code, d'accord? »
Elle a approuvé et j'ai fini par mettre la main sur le fameux code, dans un tiroir.
Je suis remonté et j'ai constaté que ma fille avait bien avancé dans son aménagement.
Le rocking chair était désormais sous la fenêtre, le placard contenait plus de vêtements qu'il n'en avait jamais vu, 2 autres peluches plus petites (un koala et un chien) avaient rejoint le nounours sur le lit et des livres étaient posés sur l'étagère.
Une des valises étaient totalement vide, une autre encore à moitié pleine et la dernière, la plus grosse n'avait pas encore été ouverte.
Bella a sauté sur le papier où j'avais écrit le code, a planté là son rangement et s'est jetée sur son ordinateur. Sur le bureau j'ai vu un Smartphone, un câble d'alimentation et un carnet à croquis ainsi que des crayons.
« Appelle ta mère pour lui dire que tu es bien arrivée! »
Elle a agité le papier avec le code:
« Oui oui! Je vais lui envoyer un mail! »
Ah. Oui, bien sûr.
« Je te laisse t'installer, puis on ira manger au snack, tu e souviens? »
« Celui où on sert le crumble aux fruits rouges? »
« Oui »
J'étais heureux qu'elle s'en souvienne.
« Oui, celui-là! »
« Super! Merci p'pa! »
Je suis descendu et quand elle m'a rejoint on est allé manger. J'étais fier comme un paon et la présentait à chaque personne que l'on croisait.
Mais ma fille était un peu fatiguée et on est rentré tôt.
Elle a prit une douche puis est venu me souhaiter bonne nuit. J'étais un peu gênée car elle ne portait qu'une culotte et un tee shirt (visiblement sans rien dessous) et que je suis un grand pudique mais je n'ai rien dit.
Quand je suis monté prendre une douche je n'ai pas reconnu ma salle de bains.
Il y avait de tout, un peu partout.
Une serviette blanche à pois gris séchait sur le radiateur, l'étagère au dessus du lavabo était surchargée: il y avait des crèmes, des parfums, deux brosses à cheveux, des pinces ,des barrettes, un sèche cheveu, du coton , du démaquillant, un dentifrice inconnu, une brosse à dents violette, une pince à épiler, un gros pot sur lequel il y avait noté « masque à l'argile » (?) et du maquillage. Deux rouges à lèvres, un crayon marron, un autre noir et des trucs que je ne savais pas ce que c'était.
Tout, sauf mon rasoir, ma brosse à dents et mon dentifrice.
J'ai fini par les retrouver sur la chasse d'eau.
Je n'étais pas très content mais on a frappé à la porte, c'était ma fille bien entendu:
« Papa? On pourra installer des étagères dans la salle de bain? Parce que je n'ai pas pu ranger toutes mes affaires! »
« Euh, oui, d'accord »
Quelles autres affaires pouvait-elle bien avoir?
Quand je suis entré dans la baignoire je suis resté confondu.
Il y avait 3 shampoing, 1 après-shampooing, du soin pour cheveux, un gel douche à la fraise et un autre à la pêche.
Mais pas mon savon ni mon shampooing. Un rapide coup d'œil m'a montré qu'ils ne se trouvaient pas sur la chasse d'eau.
J'ai appelé Bella ,fort, pour qu'elle m'entende même depuis son lit:
« Bella? Où as-tu mis mon savon et mon shampooing? »
« Je les ai jetés, c'était de la mauvaise qualité; Prends les miens, papa, je te les prête! »
Je suis resté confondu un moment.
Puis j'ai du choisir.
Et c'est comme ça que je me suis savonné avec un gel douche parfumé à la fraise et lavé les cheveux avec du shampooing pour cheveux long.
Mais ce n'était pas grave.
Il fallait qu'on se mette en place.
Je suis allé me coucher, content.
Ma fille était là, adorable, comme elle avait toujours été.
Le lendemain matin, un samedi, j'ai été réveillé par de la musique.
Je me suis retourné dans mon lit et je venais d'enfiler un bas de jogging quand j'ai entendu Bella monter les escaliers en courant tout en m'appelant en criant.
Je me suis précipité sur le palier et elle m'a pris par la main:
« Viens voir! C'est magnifique! Magique! Trop beau! »
Elle m'a entrainé jusqu'à la cuisine et m'a montré quelque chose du doigt, par la fenêtre ouverte, au dessus de l'évier.
Suivant la direction qu'elle m'indiquait j'ai vu une biche qui était à la lisière de la forêt, broutant délicatement.
Une scène banale pour moi, mais qui mettait visiblement ma fille au comble du bonheur.
« Ca arrive souvent, tu en verras beaucoup ici ma chérie! »
Bella a glapit de joie encore plus et , armée de son téléphone a filmé et photographié la biche.
Une fois que cette dernière est repartie dans les bois, Bella s'est tournée vers moi:
« Sinon je voulais préparer un petit déjeuner mais il n'y a que du café. On mange quoi? »
Ah, oui, je mangeais rarement chez moi.
« On ira faire des courses en rentrant, parce qu'on est invité à LaPush! »
Bella a sourit et m'a sauté au cou:
« Ouais super! »
Elle a couru se préparer et j'ai souri tout seul, comme un imbécile.
Puis je me suis dit qu'il valait peut-être mieux que je me débarrasse de la tête de biche empaillée, un vieux trophée de chasse, qui se trouvait au garage, avant que Bella ne le voit, vu qu'elle avait l'air d'adorer les animaux…
