Bonjour à tou(te)s !
Je suis ravie de vous retrouver et j'espère que vous allez bien !
Comme chaque semaine, je tiens à remercier mes revieweurs/euses de la mort qui tue ! J'ai nommé : Clodya Betameche ; NeverForgeett ; Swangranger ; MissFlow ; Bonnie Padfoot ; Caballeras ; Dame Lylith ! Merci à vous ! *-*
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NEWS : Les intéressé(e)s ont jusqu'à dimanche pour soumettre leur candidature aux postes de juges du concours « Les Chalusse d'Ébène ». Les candidatures de « juge lecteur/lectrice » seront tout particulièrement scrutées !
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RàR Anonyme:
MissFlow : Hey ! J'adore quand les lecteurs trouvent une ressemblance entre les personnages d'une même famille. Du coup, je suis forcément ravie que tu aies relié la réaction de Scorpius à celle de Drago. D'ailleurs, ça marchait aussi pour Hermione ! ^^
Tu penses que les Scolène ont avancé pour mieux reculer ? Aaaaaah peut-être… Je suis sadique, c'est vrai. Mais j'ai peut-être décidé d'adopter une autre stratégie avec cette fic'… À voir. ^^ Concernant Dan : c'est le grand point d'interrogation !
Quoi qu'il en soit, je te remerciiiiiie mille fois pour tes compliments ! Dix minutes pour lire le très long chapitre de la semaine dernière c'est très peu ! Bref : tout plein de mercis pour toi ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! À très vite ! Des bisous. :)
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Avant de vous laisser avec le chapitre de la semaine, j'aimerais vous en toucher quelques mots. Son scénario est, globalement, très différent de ce à quoi j'ai pu vous habituer. Initialement, il n'aurait pas dû exister mais je me suis prise au jeu et je n'ai pas su résister. Tout cela pour vous dire que j'espère qu'il vous plaira bien que nous abandonnions quelque peu la trame habituelle. :)
Voilà. A tout à l'heure pour la note de fin et bonne lecture à vous tous !
Comme toujours : seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
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Chapitre 7 : BUSE ou presque
Les deux semaines qui suivirent la soirée organisée par les Poufsouffle furent entièrement consacrées aux cours puis aux révisions en prévision des BUSE. Comme il leur était extrêmement difficile de passer du temps tous ensemble, Hélène, Daniel et Scorpius allaient étudier à la Bibliothèque. Ils avaient élu domicile dans le recoin le plus reculé de la pièce afin d'être les moins dérangés possible par les va-et-vient incessants des autres élèves ou les remontrances de Mrs Pince. Scorpius avait plus de matières à réviser que les autres mais prenait tout de même le temps d'expliquer à Leny et Dan' ce qu'ils ne comprenaient pas encore très bien ou de leur exposer comment lancer tel ou tel sortilège. Au début, la proximité d'Hélène et les attentions qu'elle pouvait avoir à son égard avaient souvent perturbé Scorpius. Puis, il avait fini par s'habituer et c'était à présent lui qui prenait machinalement sa main dans la sienne pour la caresser du bout de ses doigts sans sortir de sa concentration. Il y avait tout de même des moments plus délicats que d'autres et, lorsqu'elle se penchait pour déposer un baiser sur sa joue, ou ses lèvres, ou bien pour lui souffler quelques mots à l'oreille – peu importe l'ordre –, il ne parvenait tout simplement pas à ne pas lui accorder toute son attention.
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Le mercredi premier juin, l'ensemble des cinquième année furent rassemblés dans la Grande Salle à l'occasion de leur tout premier examen de BUSE : celui d'Histoire de la Magie. A peine fut-il sorti de la salle, quelques heures plus tard, que Scorpius fonça à la Bibliothèque. Il en redescendit au bout de quinze minutes, la mine dépitée. Il retrouva Hélène et Daniel devant les portes de la Grande Salle qui venait d'être réaménagée pour le déjeuner.
- Alors, Scorp' ? l'interrogea la jeune fille.
- J'ai envie de me pendre, annonça-t-il d'une voix morne.
- Pourquoi ? l'encouragea à s'expliquer Dan'.
- J'ai oublié une date super importante ! se morfondit le blond. Mille huit cent quatre-vingt-quatorze : la victoire des sorciers du Massachusetts contre ceux du Connecticut pour la libération de Raymonta Chimney, leur leader. La première femme à avoir osé défier Calvin Piquette ! Ce que je peux être con !
En face de lui, la Poufsouffle et le Serdaigle arquèrent un sourcil, sceptiques.
- Euh… parce que c'était au programme, ça ? demanda le brun.
- Pas vraiment, soupira Scorpius. Mais je suis certain de rater l'Optimal à cause de ça !
- Mais non, le réconforta Hélène en lui caressant doucement le bras. Allez, venez, allons déjeuner.
Les deux autres acquiescèrent et ils se mirent en marche pendant que Scorpius les interrogeait à leur tour sur le déroulé de l'épreuve.
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L'après-midi fut consacré à la pratique de la Métamorphose. L'ensemble des élèves eurent à transformer un Caméléon de l'Archipel des Comores en pupitre. L'exercice était assez délicat et peu d'élèves parvinrent à annihiler les effets du changement de couleur des animaux, naturellement présent dans leur épiderme. Alors que le pupitre avait été expressément demandé de couleur bleu – les nuances de violet et de vert pouvant être acceptées – beaucoup se retrouvèrent avec un objet rouge, jaune, noir ou même bicolore. Scorpius, lui, obtint un bleu nuit et fut assez satisfait de sa performance. Hélène s'en était apparemment bien sortie, bien qu'il manquât un pied à son pupitre, tandis que Daniel avait obtenu un objet de couleur turquoise.
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Le lendemain eurent lieu les deux examens de Potions, ceux que Scorpius redoutaient le plus puisqu'ayant moins d'aisance dans cette matière que dans les autres. Sa Solution d'Agilité – un dérivé de la Solution de Force qu'ils avaient appris en cours d'année et qui ne demandait que quelques heures de préparation - ne lui sembla pas trop mal réussie mais il ne put malheureusement pas en voir les effets. La partie théorique se déroula plutôt bien également. Il apporta, tout au moins, réponse à chaque question posée.
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L'ensemble des candidats eut une matinée de libre, le lendemain matin et tous les trois, Leny, Dan' et lui, retournèrent à la Bibliothèque pour étudier. Scorpius n'avait pas moins de trois épreuves ce jour-là. Celle d'Etudes des Moldus, juste après le déjeuner, suivie de celle de Soins aux créatures magiques et, enfin, de la partie pratique d'Astronomie, le soir venu. Les deux premières se déroulèrent assez bien, voire même très bien pour la première puisque Scorpius fut en mesure de rédiger pas moins de douze pages sur l'utilité et l'usage du Métro puis de préparer et faire cuire un gâteau – celui de son choix – sans le brûler à l'aide du four, typiquement Moldu, qui avait été mis à sa disposition. Le Serdaigle avait choisi de confectionner des cookies, comme sa mère le lui avait enseigné lorsqu'il était plus jeune et eut même l'occasion de les goûter avec le Professeur Matcha puisqu'il avait terminé avant les autres.
En Soins aux créatures magiques, il lui fallut prouver qu'il était en mesure soigner une aile de Sombral qui avait été percée bien qu'il ne le voie pas puis de distinguer un Botruc parmi un tas de branchages. L'épreuve se termina par la capture de dix Billywigs qu'il fallait parvenir à attraper sans subir de piqûres. Scorpius s'en sortit haut la main alors que Daniel, lui, s'était fait piquer trois fois. Le blond le suspectait presque de l'avoir fait exprès pour ressentir l'effet de tournis et de lévitation que provoquait leur venin. Une fois que le brun eut, plus ou moins, repris ses esprits et soit redescendu sur Terre, Scorpius et lui remontèrent jusqu'à la Bibliothèque où ils retrouvèrent Hélène, le nez plongé dans sa carte du ciel.
Le blond déposa un baiser sur sa joue puis s'installa près d'elle pour sortir sa propre carte.
- Comment ça s'est passé ? les interrogea-t-elle.
- Bien, répondit Scorpius.
- Bof, dit Daniel au même moment.
- Pourquoi ?
- On devait soigner l'aile d'un Sombral. Pour ceux qui les voient, c'est facile, mais pour les autres… beaucoup moins, expliqua-t-il, la mine sombre. Bref, je me suis trompé d'aile et j'ai ensuite été piqué trois fois par les Billywigs.
- Tu t'es trompé d'aile ?! s'exclama Scorpius. Mais comment tu as pu te tromper ?
- J'sais pas, moi… P't'être parce que ce sont des putains de créatures invisibles ? s'agaça Dan'.
- Moi non plus je ne les vois pas mais je ne me suis pas trompé.
Daniel lui adressa un regard noir.
- Enfin… tu as bien dû sentir que l'aile que tu « soignais » n'était pas percée ! reprit Scorpius.
- C'est bon, j'ai pas envie d'en parler, tu me gonfles. De toute façon, j'aurais dû faire comme Leny et pas prendre cette option merdique.
Scorpius leva les yeux au ciel mais ne commenta pas.
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Après le dîner, ils retournèrent dans leur Salle commune respective puis se rendirent au pied de la tour d'Astronomie. La Poufsouffle arriva juste après les deux Serdaigle et ils patientèrent en silence. Scorpius avait saisi la main de la jeune fille dans la sienne et s'appliquait à la détendre au maximum en y traçant de petits cercles avec son pouce. Leny redoutait cette matière plus que toutes les autres. Elle avait de grandes difficultés à retenir l'ensemble des planètes et des étoiles ainsi que leur trajectoire malgré toute l'aide qu'il pouvait lui apporter.
- Calme-toi, ça va aller, lui souffla doucement Scorpius en déposant un baiser sur sa tempe.
- C'est facile à dire pour toi ! Je suis nulle…
- Arrête de dire n'importe quoi. Ce n'est pas en stressant inutilement que tu vas réussir ton épreuve, tenta-t-il de la raisonner.
Hélène se dégagea brusquement de son étreinte et se tourna vers lui.
- Merci ! Tu m'aide énormément, là, ironisa-t-elle en lui adressant un regard furieux avant de s'éloigner de quelques pas.
Hébété, Scorpius se retourna vers Daniel. Ce dernier eut une expression signifiant quelque chose comme « faut pas chercher à comprendre, c'est une fille » et le blond finit par hausser les épaules en observant Hélène de loin. Elle avait sorti sa carte de son sac et la consultait, à l'image de plusieurs autres de leurs camarades de promotion. Elle la garda en main jusqu'à ce qu'on leur accorde l'accès à la Tour d'Astronomie.
Scorpius était si épuisé par ses courtes nuits et son train de vie qu'il manqua de s'endormir à deux reprises au cours de l'examen. Il ratura quelques fois sa carte et était plutôt mécontent de lui en sortant de la salle. Daniel, lui, affirmait que l'épreuve s'était bien déroulée. Tous les deux attendirent ensuite que Leny sorte pour retourner à leur dortoir. Alors qu'il tentait d'afficher un air conciliant, Scorpius vit Hélène passer précipitamment devant eux. Elle avait le visage dans les mains et ne s'arrêta pas lorsqu'il l'interpella. Son cœur se serra mais il fit ce que Daniel lui conseillait : ne pas lui courir après et la laisser se calmer.
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Le samedi matin, soit le lendemain, ils retrouvèrent la jeune fille dans la Grande Salle, à leur table. Elle avait les yeux rougis mais aucun n'aborda le sujet de l'examen de la veille. Ils passèrent toutes la journée à la Bibliothèque et la matinée du dimanche se déroula de la même façon. Après le déjeuner, tous les trois décidèrent d'aller voler un peu pour prendre l'air et, surtout, se changer les idées. Comme il fallait, aux Professeurs, accorder l'ensemble des emplois du temps entres les examens de fin d'année des première, deuxième, troisième, quatrième et sixième année ainsi que ceux des BUSE et des ASPIC, leur lundi matin était déchargé de toute épreuve et ils en profiteraient pour se replonger dans leurs révisions à ce moment-là. Ces quelques heures de détente leurs firent du bien à tous et ils abordèrent leur nouvelle semaine d'examens avec plus de décontraction. Enfin… Hélène et Daniel le firent. Scorpius, lui, avait l'impression d'angoisser de plus en plus.
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Le lundi matin, ils se préparèrent aux deux examens de l'après-midi : les parties théoriques de Métamorphose et d'Astronomie. Toutes deux s'avérèrent plus simples que leurs homologues pratiques et les trois amis en furent satisfaits.
Le mardi, Scorpius commença sa journée, après le petit-déjeuner, par son épreuve d'Etude des Runes qu'il eut l'impression de totalement rater puis enchaîna par celle de Divination qui se déroula en fin d'après-midi. Contrairement à ce qu'il s'était produit en Astronomie, Hélène ressortit de la salle de classe avec un grand sourire aux lèvres. Scorpius était moyennement satisfait de son interprétation des signes du feu et Daniel répétait, quant à lui, qu'il n'avait qu'une seule envie : « être l'année prochaine pour arrêter cette matière de merde ».
Le mercredi fut entièrement consacré à la Botanique, matière de prédilection d'Hélène. Scorpius ne l'appréciait pas plus que cela mais pensait s'en être plutôt bien sorti, de même que Daniel qui, pour une fois, ne s'était pas trompé entre l'engrais à base de bouses de Dragon et celui à base de déjections de Salamandre.
Le jeudi, les cinquième année furent confrontés à l'examen d'Enchantements au cours duquel Scorpius réussit un panel de sortilèges parfaits, dont un splendide « Stupéfix » et on leur accorda leur vendredi. Le blond et Hélène devaient encore passer l'Arithmancie, le lundi suivant, tandis que Daniel n'avait plus que les épreuves de Défense contre les forces du mal du mercredi. Tous les trois purent donc souffler un peu au cours du week-end. Cela permis à Scorpius et Hélène de prendre un peu de temps pour se retrouver seuls. Ils retournèrent pique-niquer dans le parc, le samedi matin et passèrent tout l'après-midi sur place à discuter, rire et se poser parfois quelques questions de cours. Exercice très apprécié par le Serdaigle puisqu'il avait le droit à un baiser dès qu'il donnait une bonne réponse. Ne goûtant pas son plaisir, il poussa même le vice jusqu'à demander à Hélène de l'interroger sur quelque chose qui était au programme des ASPIC. Sa, plus ou moins, bonne réponse lui valut un long baiser et tous les deux se séparèrent lorsque le blond se retrouva allongé sur la nappe, Leny à califourchon sur lui. S'en suivit un silence plus que gêné et, pendant que la jeune fille se redressait pour remettre un peu d'ordre dans ses vêtements et ses cheveux, le Serdaigle tentait de calmer ses ardeurs et de diminuer sa pression artérielle qui ne pulsait pas qu'au niveau de ses tempes…
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En sortant de son examen d'Arithmancie, Scorpius se mit à angoisser au plus haut point. Il était persuadé d'avoir inversé un trois avec un cinq et donc faussé l'entièreté de l'un de ses calculs tandis qu'Hélène se montrait assez confiante.
Le Serdaigle et sa petite amie retrouvèrent ensuite Daniel dans la Grande Salle pour le déjeuner. Ils consacrèrent l'après-midi suivant et le mardi à réviser pour leur examen final de Défense contre les forces du Mal à propos duquel Scorpius ne se faisait pas trop de souci. La partie théorique ne s'avéra pas très compliquée et il eut l'impression qu'elle s'était bien passée. Il réussit même à intégrer tout un passage sur les effets du Sortilège Sectumsempra qui n'était pourtant pas au programme. A treize heures, les élèves se retrouvèrent dans le couloir du premier étage où ils seraient appelés un par un pour passer l'épreuve pratique dans la salle de classe avec un examinateur. Lorsque les deux Serdaigle et la Poufsouffle arrivèrent sur les lieux, l'effervescence régnait. Un peu surpris, tous les trois mirent cela sur le compte du dernier examen avant les vacances. Finalement agacé de ne pas savoir pourquoi tout le monde piaillait, Daniel alla à la pêche aux informations. Lorsqu'il revint, alors que le premier candidat était appelé à entrer, son visage était fermé et il posa instantanément son regard sur Scorpius.
- Quoi ? demanda ce dernier.
- L'examinateur…
- Oui ? l'encouragea le blond.
- C'est un Auror.
- Oui et ?
- C'est Harry Potter…
- Quoi ?!
- Des filles l'ont vu arriver tout à l'heure…
- Putain ! J'suis mort ! soupira Scorpius.
- Mais non, Scorp', ne dit pas ça…
Il se tourna vers Hélène qui venait de parler.
- Si, Leny. Il déteste mon père et ma mère n'est pas là pour faire le tampon. Il va me massacrer.
- Calme-toi, tout va bien se passer. Tu sais tout faire de toute façon…, le rassura-t-elle.
Une boule s'installa pourtant dans la gorge du Serdaigle qui sentit ses entrailles se contracter fortement.
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Daniel fut le premier à passer. Il assura que Mr Potter était « sympa » et ne demandait que des choses au programme. Hélène fut la seconde de leur groupe. L'examen dura une petite demi-heure, comme pour Dan' et les autres élèves. Scorpius était en train de se ronger les sangs lorsqu'elle ressortit. Spontanément, elle trottina vers lui et lui bondit dans les bras tandis qu'un autre élève était appelé.
- J'ai réussi ! s'exclama-t-elle vivement en déposant un baiser sur sa joue.
Pris de court, le blond l'enlaça comme il le put alors qu'elle reprenait la parole.
- J'ai réussi à produire un Patronus ! Enfin… une sorte de Patronus. Une fumée, comme celle dont tu m'as parlé l'autre jour ! Merci, merci, merci !
Elle ponctua chaque remerciement d'un nouveau baiser. Heureux pour elle, Scorpius s'empressa de la féliciter.
- Mais je croyais qu'il ne demandait que des choses au programme, ne put-il s'empêcher d'ajouter.
- Oui mais il m'a proposé d'essayer pour avoir des points supplémentaires. Je n'avais rien à perdre alors j'ai dit oui. Au début, il ne s'est rien passé et il m'a dit que ce n'était pas grave. J'ai quand même voulu retenter et j'ai fini par réussir à produire une fumée blanche. Il m'a dit que c'était très prometteur et qu'il fallait que je continue en ce sens mais que mon souvenir n'était probablement pas assez puissant encore.
- Ah…
Scorpius était tellement anxieux qu'il peinait à se réjouir pleinement.
- Au début, j'ai cru qu'on devait seulement attaquer ou se défendre de Sortilèges lancés par des mannequins ou des choses comme ça mais, en fait, pas du tout. C'est lui qu'il faut attaquer et dont il faut parer les Sortilèges… Tu aurais d'ailleurs pu me le dire, Dan', s'interrompit-elle en se tournant vers le jeune homme. Bref, c'est trop bizarre de se retrouver comme ça, face à lui…
- Ce qui me confirme que je suis doublement mort, dit Scorpius avec dépit.
Hélène afficha une expression empathique et déposa un autre baiser sur sa joue avant de s'écarter de lui.
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Scorpius fut appelé en dernier, une heure plus tard. Serrant les doigts autour de sa baguette, il ferma les paupières et prit une profonde inspiration avant d'entrer dans la salle de classe. Une drôle d'atmosphère y régnait. Harry Potter était assis à un bureau, au fond de la pièce et semblait remplir un formulaire. Certains rideaux avaient été tirés, créant un sentiment de malaise supplémentaire chez le blond. Dans un coin de la salle, Scorpius vit une malle et plusieurs représentations en trois dimensions de créatures magiques flottaient devant un pan de mur, de l'autre côté.
- Bonjour Monsieur Malefoy-Granger.
L'Auror n'avait pas levé les yeux de son parchemin et son ton était assez peu chaleureux. Scorpius déglutit. Il ne s'attendait pas à ce que le meilleur ami de sa mère s'adresse à lui en l'appelant par son prénom, comme il pouvait le faire les rares fois où il s'adressait directement à lui, mais pas non plus qu'il se montre aussi sec. Ses craintes se virent donc confirmées.
- Bon-bonjour, bredouilla-t-il en guise de réponse.
Sans même regarder ce qu'il faisait, Mr Potter attrapa sa baguette et la pointa en direction des représentations près du mur. Ces dernières changèrent instantanément de place.
- Vous allez commencer par identifier l'ensemble des créatures que vous voyez, dans l'ordre, en partant de celle qui se trouve la plus proche de vous.
Déstabilisé, Scorpius hocha la tête – ce que son examinateur ne vit pas – puis s'approcha.
- Un Troll, une licorne, un Pitiponk, un Chaporouge, une Chimère, un loup-garou, un loup… « classique », un Doxy, un Kappa et un Farfadet, récita-t-il sans aucune hésitation.
Il y eu un court silence puis Harry Potter se leva de sa chaise.
- Placez-vous face à moi, au niveau de la toute première créature que vous avez identifiée, ordonna-t-il.
Scorpius hocha la tête et s'exécuta.
- Bien. Je vais vous demander de me lancer plusieurs sortilèges d'attaque puis je vous lancerai, à mon tour, plusieurs sorts que vous tenterez de parer du mieux possible. Est-ce clair pour vous ?
- Parfaitement clair, répondit le blond sur un ton poli en tendant sa baguette.
- Commençons dans ce cas. Lancez-moi un sortilège de désarmement.
Le blond acquiesça et leva sa baguette.
- Expelliarmus !
Un éclair de lumière rouge s'échappa de sa baguette et vint ôter celle des mains de son « adversaire », allant même jusqu'à le faire reculer. Scorpius ne savait pas trop si cela était une bonne chose. Mr Potter n'afficha aucune expression et alla simplement ramasser sa propre baguette à l'autre bout de la classe. Il se repositionna.
- Lancez-moi le Maléfice du Saucisson puis libérez moi.
Scorpius fit comme demandé une nouvelle fois. Il lui demanda de lancer trois autres sortilèges puis les rôles s'inversèrent.
- Je vais maintenant tenter de vous atteindre avec des sortilèges. Votre objectif est qu'aucun d'entre eux ne vous touche.
- D'accord.
Les sorts de l'Auror lui semblèrent assez puissants mais rien de comparable avec ceux de ses parents lorsqu'ils s'entraînaient à la maison et il parvint à tout bloquer sans aucun problème. Face à lui, Mr Potter arqua très légèrement un sourcil mais ne fit aucun commentaire. Il regagna momentanément son bureau pour noter quelque chose sur un nouveau parchemin puis vint se placer face à lui.
- Deux exercices peuvent être proposés pour tenter de gagner des points supplémentaires. Celui d'affronter un Epouvantard et celui de produire un Patronus. Souhaitez-vous…, commenta-t-il.
- Je vais faire des deux, le coupa Scorpius.
Mr Potter arqua de nouveau un sourcil.
- Comme vous le souhaitez. Par quoi voulez-vous commencer ?
- L'Epouvantard.
- Bien. Placez-vous face à la malle sur votre gauche, s'il-vous-plaît.
Scorpius s'exécuta et tint sa baguette fermement devant lui. Il s'avait ce qui ou plutôt qui allait apparaître mais ce n'était pas un problème. Il s'était entraîné.
- Un, deux, trois…, compta l'Auror avant de libérer la créature.
Le Serdaigle resserra la prise sur sa baguette et, comme toujours, ressentit un pincement au cœur lorsqu'il fit face à sa propre réplique. Un Scorpius enfant s'extirpa de la malle et s'avança vers lui. Il avait les joues baignées de larmes et cherchait ses parents. L'adolescent ferma momentanément les paupières puis les rouvrit et murmura le sortilège. Contrairement à ce qu'il se produisait en temps normal, sa réplique ne se retrouva pas avec des vêtements comiques et un maquillage disgracieux sur le visage. Il s'évapora, purement et simplement, dans une volute de fumée grisâtre. Scorpius en fut si surpris qu'il recula d'un pas. C'était la première fois qu'il parvenait à faire disparaître complètement un Epouvantard. Un silence pesant tomba alors sur la salle de classe, bientôt rompu par son examinateur.
- Souhaitez-vous toujours tenter de produire un Patronus ? l'interrogea-t-il d'une voix étrange.
- Bien sûr, excusez-moi, se reprit Scorpius en se tournant prestement vers lui.
Oubliant son malaise, il pointa sa baguette devant lui et attendit quelques secondes, le temps de se laisser envahir par son souvenir. Un sourire naquit sur ses lèvres, comme à chaque fois et il prononça la formule. Son renard apparut sur l'instant. Ne sachant pas combien de temps il devait maintenir le sortilège, le blond lui intima mentalement de s'asseoir à ses pieds et attendit. Au bout d'un moment, il releva les yeux vers Mr Potter qui l'observait, les yeux ronds.
- Tu peux arrêter, lui dit-il.
Ravi de l'apprendre, Scorpius rompit le sort et se recula d'un pas, attendant d'être congédié. Il vit Mr Potter ouvrir la bouche mais le devança, se souvenant soudainement de ce qu'il avait été en mesure de réaliser une quinzaine de jours plus tard.
- Monsieur Potter, je suis désolé mais… Est-ce qu'il serait possible que je vous montre autre chose ? Pour gagner plus de points ? demanda-t-il, indécis.
Il se doutait de la réponse mais cela ne coûtait rien de demander. Etonnement, l'examinateur plissa les paupières, croisa les bras sur sa poitrine et l'encouragea à lui faire part de cette « chose ».
- Eh bien… il y a deux semaines, je suis parvenu à produire un Sortilège informulé et…
- Tu as lancé un informulé ? répéta le meilleur ami de sa mère.
- Oui Monsieur.
- Quel était-il ?
- En fait, j'en ai lancé deux. Un Maléfice du Saucisson et son contre-sort.
Le blond regretta aussitôt ses paroles. Il venait plus ou moins d'avouer avoir « attaqué » un autre élève et cela ne demeurerait certainement pas impuni. Il baissa la tête et attendit donc de s'entendre dire que ses paroles seraient rapportées à sa Directrice de maison.
- Scorpius ?
Il releva aussitôt les yeux.
- As-tu un autre examen après celui-ci ?
- Non Monsieur.
- Tu es le dernier de ta cession, est-ce que cela t'embêterait de rester quelques minutes supplémentaires ?
- Euh… non mais… pourquoi ?
- Au vu de ce que tu me dis, j'ai envie d'essayer quelque chose. Si tu es partant, bien entendu. Ta note ne pourra qu'en être bonifiée, expliqua l'examinateur.
Scorpius crut l'entendre ajouter quelque chose comme « si toutefois c'était possible » et accepta sur le champ.
Harry Potter leva ensuite sa baguette en direction du mur devant lequel flottaient les répliques de créatures magiques. Celles-ci disparurent au profit de nouvelles, plus nombreuses.
- Peux-tu essayé de les identifier ? demanda-t-il.
Le Serdaigle hocha la tête et s'approcha.
- Euh… alors… une Harpie, un… un... Boullu, une Acromentule, un Inférius, un…
Il s'arrêta quelques secondes et chercha le terme. Il connaissait cette créature, l'avait déjà vue dans un livre mais n'arrivait pas à se souvenir du terme.
- Ce n'est pas grave si tu n'identifies pas tout, intervint la voix de Mr Potter dans son dos.
- Je ne me souviens plus de celle-ci, avoua-t-il.
- C'est un Povrebine.
Le Serdaigle eut envie de se donner des gifles pour ne pas s'en être souvenu et poursuivit.
- Un vampire, un Cocatis comme celui qui a causé beaucoup de dommages pendant le Tournoi des Trois Sorcier en 1972, un Détraqueur, un Quintaped, une Sirène, un…
Il s'interrompit quelques secondes.
- Un Nundu, je crois. Un Basilic, un Spectre de la mort, une Manticore, un…
Il butta encore une fois et fut incapable de se souvenir du nom de la créature.
- C'est un Grapcorne, le renseigna l'examinateur.
Scorpius soupira contre lui-même mais continua.
- Ça, c'est un Fléreur, le chat de ma mère était un croisement entre cette créature et un chat normal, ajouta-t-il.
Il passa à l'image suivante et jeta un coup d'œil à celle d'après également.
- Ça, c'est un Goblin… « classique » et le suivant, un Goblin buveur de sang. Ensuite c'est un… une…
Il hésita puis se tourna vers l'examinateur en lui faisant comprendre qu'il n'avait pas la réponse.
- Un Moremplis, l'informa-t-il.
Scorpius acquiesça puis marcha jusqu'à la dernière image et arbora une moue déçue.
- Je ne connais pas celle-ci non plus, je suis désolé.
- Il s'agit d'un Chartier, ce n'est pas grave. Tes connaissances sont très impressionnantes.
Surpris, le blond se retourna. L'Auror était adossé contre le mur du fond et avait les bras croisés sur sa poitrine.
- Merci…
- Replace-toi comme lors de l'exercice, tout à l'heure, dit-il en lui désignant le milieu de la pièce d'un mouvement du menton.
Scorpius fit comme ordonné et patienta.
- Tu vas tenter de me stupéfixer puis de me lancer le contre-sort. Si tu n'y parviens pas, va chercher un Professeur, d'accord ?
Le blond acquiesça, sachant déjà qu'il n'aurait pas besoin d'aide.
- Bien alors vas-y.
Il pointa sa baguette et prononça le Sortilège. Mr Potter s'envola dans les airs pour retomber un peu plus loin, stupéfixé. Scorpius accourut et lui lança un « Enervatum » avant de s'excuser de la puissance de son sort.
- Ne t'en fait pas, les sortilèges de protection qui m'ont été lancés en prévision des ASPIC sont toujours actifs, répondit-il en se relevant. Place-toi face à moi.
Encore une fois, Scorpius fit comme il lui était demandé.
- Dans le cadre des ASPIC, on m'a donné l'autorisation de pratiquer le sortilège de l'Imperium sur les candidats. Veux-tu essayer de le déjouer ?
- Euh… c'est-à-dire que je n'ai jamais essayé de le faire…
- C'est comme tu le souhaites.
- Essayez. De toute façon, ce n'est pas grave si je n'y arrive pas, n'est-ce pas ?
- Non.
- Ok alors allez-y.
Il lui jeta le sort et Scorpius se sentit tout bizarre. Son corps faisait des choses qu'il ne voulait pas et il essaya au maximum de résister. Il ne sut combien de temps s'écoula jusqu'à ce que le sortilège ne soit finalement rompu et qu'il reprenne la pleine possession de ses moyens.
- J'ai réussi ? se renseigna-t-il rapidement.
- Presque. J'ai rompu moi-même le sort mais tu y étais presque, à un moment.
- Ah…, fit-il en fronçant les sourcils.
Il vit ensuite Harry Potter faire venir un mannequin jusqu'à lui.
- Je vais te donner une série de sortilège et tu devras les lancer à la suite sur ce mannequin, d'accord ?
- Ok.
Quelques-uns de ses enchantements ne furent pas des plus réussis mais, dans l'ensemble, le Serdaigle s'en sortit plutôt bien. Mr Potter corsa ensuite l'épreuve en ensorcelant le mannequin pour qu'il lance, à son tour, des sortilèges.
- Le but : te défendre et l'attaquer, expliqua-t-il. Passé un certain quota de magie reçu, il se détruira. Essaie d'arriver jusque-là. Je reste juste derrière toi en cas de problème.
Concentré, Scorpius hocha la tête et pointa sa baguette devant lui. La difficulté était clairement montée d'un cran et la dangerosité aussi. Il fut sévèrement brûlé au niveau de la jambe gauche et une entaille apparut sur son flanc, maculant sa chemise de sang. Par deux fois, l'examinateur lui proposa d'arrêter voire de soigner ses blessures pour qu'il puisse continuer mais Scorpius refusa. Il para et attaqua comme ses parents lui avaient appris à le faire, usant de sortilèges qu'ils n'auraient jamais dû connaître à son âge. Il commençait très sérieusement à fatiguer mais tint bon au maximum. Il ne voulait pas se ridiculiser devant le meilleur ami de sa mère. Ironie du sort ou non, c'est par un Sectumsempra qu'il termina l'exercice, le mannequin magique explosant en milliers de petits morceaux. Epuisé et le souffle court, Scorpius s'assit par terre avant de grimacer. Mr Potter s'approcha et le soigna sommairement avant de lui donner un bout de chocolat. Agenouillé à sa hauteur, il le sonda de ses yeux verts.
- Lequel a appris à te battre ? lui demanda-t-il.
Scorpius le dévisagea quelques secondes avant d'avaler son chocolat et de répondre.
- Les deux.
- C'est bien. Je m'assurerai qu'ils sachent qu'ils peuvent être fier de leur fils.
Le Serdaigle fut profondément touché par ses paroles et un sourire fleurit sur ses lèvres.
- Merci.
Le Survivant ne répondit pas et se leva.
- Si tu n'es pas trop fatigué, j'ai un dernier exercice à te proposer, annonça-t-il.
Scorpius prit une profonde inspiration pour se donner du courage et se releva. Il était vraiment exténué mais voulait terminer cette… épreuve du mieux possible. Il tenait à ses points supplémentaires. Finissant son chocolat, il fit face à l'Auror qui était retourné se placer à l'endroit où s'était tenu, quelques minutes plus tôt encore, le mannequin.
- Tu m'as dit que tu avais réussi à lancer deux Sortilèges informulés. Voyons ce que ça donne.
- Je dois lancer quoi ? se renseigna Scorpius.
- Le Maléfice du Saucisson sera amplement suffisant puisque c'est celui que tu es déjà parvenu à réaliser.
- Bien, acquiesça-t-il.
Il pointa sa baguette sur Mr Potter et s'apprêtait à lancer le maléfice d'entrave lorsqu'il changea brusquement d'avis. Il essaya quelque chose mais rien ne se produisit alors il se rabattit sur un autre sortilège. Moins d'une seconde plus tard, la baguette d'Harry Potter s'échappait de sa main pour la deuxième fois. Il sembla profondément surpris et dévisagea Scorpius pendant de longs instants avant de, finalement, aller récupérer son bout de bois. Le blond se sentait très mal à l'aise. Il craignait d'avoir fait une erreur en ne lui lançant pas le sortilège demandé. La question que l'Auror lui posa juste après renforça ce sentiment.
- Pourquoi as-tu lancé un Expelliarmus et pas ce qui était prévu ?
Son ton n'était pas franchement réprobateur mais Scorpius n'était pas rassuré pour autant. Décidant de jouer la carte de l'honnêteté, il exposa ses raisons.
- Mon père dit toujours qu'il ne faut pas que mon « ennemi » sache quel sort je vais lancer. Je me suis seulement dit qu'il serait bon d'appliquer son conseil. Et puis ma mère me répète souvent que le Stupefix est le « passe-partout du sorcier » - Mr Potter sourit à cette réplique sans que Scorpius ne sache pourquoi. J'ai essayé de le lancer mais ça n'a pas fonctionné alors je me suis rabattu sur le sortilège de désarmement que je considère être le second « passe-partout du sorcier », expliqua-t-il.
Son interlocuteur acquiesça.
- Tu as eu un très bon réflexe. Tu es bien le fils de tes parents.
- Ah… Merci, bredouilla-t-il.
- De Malefoy et d'Hermione, je précise.
Le sourire sur les lèvres de Scorpius s'élargit.
- J'ai une toute dernière question à te poser, reprit Mr Potter en s'avançant vers lui.
- Oui ?
- J'ai proposé à l'ensemble des élèves que je jugeais apte à le faire d'affronter l'Epouvantard ou bien de tenter de produire un Patronus. Une seule personne, hormis toi-même, a choisi le Patronus.
- Hélène…, souffla Scorpius en souriant inconsciemment.
- Miss Robin, effectivement. As-tu tenté de lui apprendre le sortilège ?
Face à sa question, Scorpius baissa les yeux. Il ne voulait pas donner l'impression d'outrepasser l'enseignement des professeurs mais il savait que mentir n'était, de toute façon, d'aucune utilité. S'il lui posait la question, c'était parce que l'Auror connaissait déjà la réponse.
- Oui. Elle… elle me l'a demandé…, bafouilla-t-il. Nous n'avons essayé qu'une seule fois…
- Et toi ? Tu as appris comment ?
- Tout seul, Monsieur.
L'homme demeura silencieux pendant une courte période.
- Miss Robin a de bonnes bases. Je suis certain qu'elle sera en mesure de produire un Patronus corporel dès qu'elle aura acquis un peu de puissance supplémentaire et surtout trouvé un souvenir plus fort que celui-ci. C'est bien.
Scorpius ne répondit rien. Tous les deux s'étaient approchés de la porte de la salle de classe et le blond ouvrait la bouche pour dire au revoir quand Mr Potter tendit une main vers lui.
- Félicitations, j'aurais aimé avoir un professeur tel que toi à ton âge.
- Vous l'avez vous-même été, lui rappela Scorpius qui connaissait son histoire, en lui serrant sa main.
Un étrange sourire étira les fines lèvres du Survivant.
- Pas tout à fait, non.
Il ouvrit la porte de la salle sur ces mots, ne laissant pas l'occasion au Serdaigle de répondre.
- Miss Robin, Mr Jameson, vous êtes toujours là, c'est très bien. Pouvez-vous accompagner Mr Malefoy-Granger jusqu'à l'infirmerie afin que Mrs Pinckey vérifie ses blessures, s'il-vous-plaît ? requit-il.
Sortant à sa suite, Scorpius croisa les regards soudainement inquiets de sa petite amie et de Daniel.
- Bien sûr Monsieur, répondit ce dernier sur un ton sérieux.
Harry Potter acquiesça avant de retourner dans la salle et de fermer la porte. Aussitôt, Hélène et Dan' se précipitèrent sur lui.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Pourquoi tu as du sang sur ta chemise et que ton pantalon est dans cet état ?! s'exclama vivement Hélène.
- Ça va, je n'ai presque plus rien. Juste encore un peu mal, c'est tout, répondit-il.
Il les vit ouvrir la bouche mais les arrêta d'une main.
- Je vous expliquerai tout quand on sera à l'infirmerie, dit-il sur un ton las.
Les deux meilleurs amis opinèrent du chef et le blond alla prendre appuis sur Daniel pour s'aider à marcher puisque sa jambe le faisait encore souffrir. Leny se plaça de l'autre côté, son visage laissant transparaître son anxiété et Scorpius prit sa main dans la sienne.
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Arrivés à destination, Hélène s'éloigna et entreprit d'aller ouvrir les lourdes portes en bois de l'infirmerie. Tous trois se présentèrent à l'entrée de la salle et leurs yeux s'agrandirent de stupeur. L'ensemble des lits ou presque, étaient occupés. Occupés par des septièmes années qui avaient des blessures plus ou moins importantes.
- Restez-là, je vais chercher Pinckey, annonça Hélène avant de s'élancer en direction du bureau de l'infirmière.
Cette dernière arriva rapidement, des bandages dans une main et une bouteille d'il-ne-savait-quoi dans l'autre.
- Encore un ?! s'exclama-t-elle en posant les yeux sur Scorpius. Je croyais pourtant que la cession d'examen n'était que ce matin ! Qu'est-ce que vous avez ? demanda-t-elle vivement et sur un ton pressé.
- Euh… une coupure et une brûlure mais mon examinateur, Monsieur Potter, les a déjà un peu soignées…
- Ah très bien, très bien. Ce sera moins long que pour les autres. Allez vous installer dans le dernier lit à gauche. J'arrive bientôt.
Scorpius claudiqua jusqu'au lit indiqué et s'y écroula. Il était littéralement épuisé et profita que l'infirmière ne soit pas encore là pour fermer momentanément les paupières. Dan' et Leny demeurèrent à son chevet mais ne l'interrogèrent pas sur ce qu'il avait pu se passer.
Finalement, Mrs Pinckey revint et soigna sa jambe avant de s'occuper de son flanc. Pour sa première plaie, le jeune homme n'avait eu qu'à remonter son pantalon – ou plutôt ce qu'il en restait – mais il dut ôter sa chemise pour que l'infirmière s'occupe de la seconde. Se dévêtir devant Hélène lui provoqua une sensation bizarre entre la gêne et le plaisir. La gêne parce qu'il se sentait quelque peu démuni et le plaisir car il constata que la Poufsouffle ne le lâchait pas des yeux. La Guérisseuse appliqua une pommade cicatrisante sur sa coupure, qui était déjà presque entièrement refermée puis lui ordonna de rester couché le temps qu'elle aille lui chercher une potion revigorante. Le blond s'installa un peu plus confortablement et demanda à Daniel de tirer les rideaux pour qu'ils aient un peu d'intimité. Ceci fait, il commença à relater ce qu'il s'était passé.
- Je crois…, je dis bien « je crois », que Monsieur Potter m'a fait passer l'examen des ASPIC…
- Pardon ?! s'exclamèrent les deux autres.
- Ne hurlez pas comme ça !
- Mais… et tes BUSE ? s'inquiéta Hélène.
- J'ai passé l'examen des BUSE. J'ai identifié des créatures, j'ai jeté les sortilèges et j'ai paré les siens puis j'ai détruit un Epouvantard et produit mon Patronus, énuméra-t-il rapidement.
- Tu as détruit un Epouvantard ?
Scorpius se tourna vers Daniel et hocha la tête.
- Tu avais déjà fait ça avant ?
- Jamais…
- Putain !
- Tu l'as dit… Bref ! Ensuite, il m'a proposé de rester quelques minutes supplémentaires pour essayer quelque chose…
- Et t'as dû faire quoi ? l'interrogea son meilleur ami.
- Identifier de nouvelles créatures. Il y en avait plus et je ne les connaissais pas toutes mais j'en ai correctement identifié une majorité, je crois. Ensuite, il y avait une partie sortilèges avec lui et contre un mannequin ensorcelé. C'est là que j'ai été blessé. J'ai fini par le détruire puis Monsieur Potter m'a demandé de lui montrer comment je produisais un Sortilège informulé. Je l'ai désarmé, on a discuté un peu et voilà…
- Putain ! répéta Daniel.
- C'est… bizarre, murmura Hélène, presque pour elle-même.
- Je ne te le fais pas dire.
- Mais c'est cool, tu vas avoir plein de points supplémentaires. Non pas que tu en aies besoin…
- On verra ça…
Scorpius vit la jeune fille échanger un regard entendu avec son meilleur ami. Sur ces entrefaites, l'infirmière lui apporta sa potion. Le blond se sentit tout de suite mieux et fut autorisé à quitter l'infirmerie dix minutes plus tard.
- J'ai passé combien de temps dans la salle, au fait ?
- Une heure et demie. J'en pouvais plus ! Hélène n'arrêtait pas de me les briser, grommela Dan'. Une vraie flippette, j'te jure ! « Et tu crois que ça se passe bien ? » ; « Et pourquoi il n'est pas sorti ? » ; « Et s'il s'en était pris à lui ? », dit-il en imitant une voix haut perchée.
Cela lui valut une claque derrière la tête de la part d'Hélène tandis que Scorpius réprimait un ricanement.
- Nan mais sérieusement, Leny, t'étais grave chiante ! On sait que t'es amoureuse mais contiens-toi un minimum, merde !
Pendant que Daniel continuait de baragouiner dans son coin, Scorpius et Hélène échangèrent un regard gêné. Enfin… le blond avait immédiatement braqué les yeux sur elle et elle avait détourné le regard, ses joues rougissant ostensiblement. Scorpius savait, au fond de lui-même, que la jeune fille partageait ses sentiments mais ils n'avaient encore jamais réellement abordé le sujet, ce qui expliquait leur malaise.
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Ce soir-là, le Serdaigle monta rapidement se coucher tant il était exténué et fit une longue grasse matinée le lendemain. Lorsqu'il se réveilla, Scorpius était seul dans le dortoir. Après s'être douché et habillé, il descendit et retrouva Daniel dans la salle commune. Un Daniel qui était, étonnement, occupé à jouer une partie d'échecs avec… Andy Adams.
- Enfin debout ?! T'en a mis du temps ! lui dit son meilleur ami en guise de salutations.
- Bonjour à toi aussi ! Salut Andy.
- Salut Scorpius.
- Vous avez déjà été prendre votre petit-déjeuner ? les interrogea-t-il.
- Ouais mais toi, t'as pas le temps, répondit le brun en avançant l'un de ses pions.
- Et pourquoi ça ?
- Parce qu'il faut qu'on parle de quelque chose d'extrêmement important.
- Ah…
Scorpius tira un fauteuil et s'assit sur le bras, à mi-distance entre les deux joueurs.
- Et qui est ? encouragea-t-il Dan'.
- L'anniv' de Leny !
Le blond arqua un sourcil.
- Son anniversaire est demain et… ?
- Et il faut qu'on en discute pour savoir ce qu'on va faire !
- Comment ça « ce qu'on va faire » ? Moi, je sais parfaitement ce que je vais lui offrir, répliqua Scorpius.
- C'est vrai ce mensonge ?
Son meilleur ami le connaissait trop bien.
- Nan…, avoua-t-il. Je sais pas quoi faire comme cadeau. Je n'ai pas envie de faire « cliché » et…
- Offre-lui ton corps, ricana Daniel. Tu te fous devant elle avec un nœud en ruban collé sur le slip et voilà, le tour est joué ! Sans le slip se serait même encore mieux…
- Ce que tu peux être con ! s'exaspéra Scorpius.
- Bah j'suis sûr que ça lui plairait !
- Bref ! Tu lui offres quoi, toi ?
- Bah j'en sais rien, justement ! Tu veux pas qu'on fasse un truc tous les deux ?
- Tu fais chier, Dan' ! C'est ma copine, je suis supposé faire un truc spécial, pas lui offrir un cadeau bidon !
- Et en quoi le fait que j'y sois associé rendrait le cadeau « bidon » ?
Scorpius ne répondit pas et se creusa les méninges. Avec les révisions et les BUSE, il n'avait pas vraiment eu le temps de penser au cadeau d'Hélène. Il se sentait le pire petit ami de la planète et devait maintenant se dépatouiller pour trouver un présent en moins de vingt-quatre heures.
- Qu'est-ce qui pourrait faire plaisir à une fille de seize ans ? Hormis se faire dépuceler par son mec puisqu'apparemment, ce n'est pas à l'ordre du… Aïe ! Putain ! beugla Daniel.
- Arrête de dire des conneries ! le menaça Scorpius en se rasseyant.
- Tu deviens vachement violent, ces derniers temps, remarqua le brun. C'est la tension sexuelle ça, vieux ! Faut que tu fasses gaffe, ça va t'exploser à la gueule à un moment.
Daniel rigola tout seul à sa blague graveleuse tandis que Scorpius se prenait la tête entre les mains. Qu'avait-il fait, par Merlin, pour mériter un meilleur ami pareil ?!
Quelques secondes s'écoulèrent jusqu'à ce qu'Andy s'éclaircisse la gorge. Aussitôt, Scorpius et Daniel tournèrent la tête vers lui.
- Je ne connais pas beaucoup Hélène mais je pense que ce qui lui ferait surtout plaisir, c'est d'être avec ceux qu'elle aime, non ? Je veux dire… elle n'a pas l'air d'être très attachée aux cadeaux « matériels »…
- Non…, soufflèrent les deux meilleurs-amis, leurs méninges tournant déjà à plein régime.
Une minute s'écoula puis ils reprirent la parole presque au même moment.
- Une soirée surprise, dit Scorpius.
- Dans la Salle sur Demande, ajouta Daniel.
- On pourrait le faire chez moi. Enfin… en France. Avec le grand jardin et la plage, je suis certain qu'il devrait faire plutôt beau. Quoique…
- Bah on pourra vérifier et changer d'endroit au dernier moment si y'a besoin.
- Ouais.
- Nickel ! J'vais aller inviter ses potes ! s'exclama Daniel en bondissant de sa chaise.
- Fais ça, je vais aller prévenir les cuisines.
- Nickel, répéta le brun. Comme on est les premiers à avoir terminé les exams', j'pense qu'on sera, de toute façon, pas emmerdé par les autres demain soir.
- Oui, je pense aussi.
- Ok, cool ! Putain, t'es un vrai génie, Adams ! Si j'étais pas sobre, j'te galocherais !
Scorpius écarquilla les yeux mais, déjà, Daniel s'était éloigné. Andy semblait aussi surpris que lui, voire encore plus et Scorpius alla s'asseoir face à lui.
- Merci. Tu m'as vraiment sauvé la vie, dit-il.
- De rien, répondit l'autre en souriant.
- Tu es invité, bien évidemment.
- Oh… Comme je te l'ai dit, je ne connais pas trop Hélène et…
- On s'en fout ! Tu nous connais nous et je suis certain que Leny sera contente que tu sois là, assura Scorpius en lui rendant son sourire.
- Ah euh… bah… ok. Merci.
Scorpius inclina légèrement la tête en se levant.
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Il quitta sa salle commune et dévala prestement les marches des escaliers. Les elfes, avec lesquels il avait de bonnes relations, acceptèrent sans délai de préparer un buffet à envoyer dans la Salle sur Demande le lendemain soir. Satisfait, Scorpius ressortit des cuisines et s'apprêtait à remonter lorsqu'on l'interpela dans son dos.
- Scorp' ?
Il se statufia et une grimace apparut sur son visage. Il essaya de se composer une expression innocente puis se retourna finalement.
- Ça va ? Tu n'étais pas là ce matin, pour le petit-déjeuner, dit Hélène en s'approchant de lui.
- Je ne me suis pas réveillé, avoua-t-il. Ça va, toi ?
- Très bien.
Elle arriva à son niveau et il se pencha pour l'embrasser. Il ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher. Elle était belle, elle sentait terriblement bon et elle était à lui.
- Qu'est-ce que… tu… fais… là ? lui demanda-t-elle tandis qu'il embrassait ses lèvres à nouveau.
- J'avais un peu… faim.
Elle se recula très légèrement et il s'en sentit frustré. Maintenant qu'il n'avait plus le stress des examens, il avait envie de profiter pleinement d'elle avant qu'ils ne rentrent respectivement chez eux et qu'il ne la voit plus pendant un certain temps – bien qu'il ait l'intention de l'inviter pendant les vacances, au même titre que Daniel et ce le plus rapidement possible.
- T'es bizarre, qu'est-ce que tu as ? l'interrogea la jeune fille en arquant un sourcil.
- Bizarre ? Pourquoi ? demanda le Serdaigle en perdant son sourire. Je veux dire… comment ça « bizarre » ?
L'expression de perplexité visible sur le visage d'Hélène s'accentua et le blond s'insulta mentalement.
- Je sais pas… Tu as l'air… bizarre.
- Je suis soulagé que les examens soient terminés, c'est tout.
Ce qui n'était pas entièrement un mensonge. Leny lui fit clairement comprendre qu'elle n'était pas dupe mais ne commenta pas et tous les deux remontèrent ensuite jusqu'au rez-de-chaussée. Ils aperçurent Daniel discuter avec quelques Poufsouffle devant la Grande Salle et, bien que le blond tentât de distraire la jeune fille, cette dernière s'approcha.
- Tient, Leny ! s'exclama vivement Dan'.
Son ton était tout aussi naturel que lorsque Scorpius lui avait demandé pourquoi elle le trouvait bizarre et il sut que jamais ils ne parviendraient à garder le secret jusqu'au lendemain soir. De toute façon, il faudrait bien la mettre au courant. Ne serait-ce que pour lui dire qu'elle devait apporter un maillot de bain et se vêtir de façon festive. L'esprit de Scorpius dériva très légèrement de ses pensées initiales au moment où il songea au terme de « maillot de bain ». Il…
- Scorp' ! Eh oh, Scorp' !
- Hein ?
- Bon, ça suffit ! s'exclama vivement Hélène. Vous allez me dire ce que vous avez, tous les deux et tout de suite !
Les deux meilleurs amis échangèrent un regard.
- Il faudra bien la mettre au courant de toute façon, dit Scorpius en haussant les épaules.
- Ouais, t'façon, on est des merdes pour garder des secrets. Vas-y, dis-lui.
- Me dire quoi ?
- On t'organise une fête surprise-sans-la-surprise demain soir, dans la Salle sur Demande, pour ton anniversaire, annonça Scorpius en regardant sa petite amie.
Hélène resta interdite de longues secondes, ses prunelles passant alternativement de Dan' à lui si bien que le blond commença à douter de son « cadeau ». Un grand sourire naquit finalement sur les lèvres de la Poufsouffle.
- C'est trop cool ! Merci les garçons, vous êtes trop mignons ! pépia-t-elle en se jetant à leur cou pour les embrasser sur la joue.
Tandis que Daniel faisait mine de s'essuyer, Scorpius, lui, en redemandait.
- Bref, reprit Dan'. Du coup, Malefoy a pensé qu'on aurait pu faire « apparaître » sa baraque en France et faire ça dans le jardin, si j'ai bien compris.
- C'est ça, confirma le blond.
- Ah ouais, j'ai failli zapper, reprit Daniel. Les gens m'ont demandé s'ils pouvaient « dormir ». J'ai répondu que non et que, s'ils voulaient baiser, ils n'avaient qu'à ressortir de la salle et rentrer à nouveau mais… ailleurs.
- Oui, tu as bien fait. De toute façon, il n'y a que deux chambres, dit Scorpius en faisant fi de la fin de sa tirade.
- Je croyais qu'il y en avait trois, s'étonna le brun.
- Oui mais je vois mal quelqu'un dormir dans celle de mes parents…
- Moi, ça ne me dérange absolument pas.
Le blond leva les yeux au ciel avant de reprendre la parole.
- Bref, je fermerai la maison pour que personne ne puisse y entrer et…
- Et pourquoi on n'y dormirait pas, nous ? Toi, Dan', moi et… quelqu'un d'autre si Dan' veut inviter quelqu'un…, intervint Hélène d'une petite voix.
Les deux garçons se retournèrent vers elle. Scorpius resta silencieux, ayant du mal à savoir quoi répondre. Daniel, lui, ne se gêna aucunement pour donner son avis.
- Moi, ça me va ! En plus, ça m'évitera de devoir remonter les escaliers du château en étant bourré. Bref, j'vous laisse, les amoureux, parce que j'ai comme l'impression que la discussion va devenir méga torride et… enfin bref, à plus !
Il ricana puis s'éloigna. Scorpius, lui, demeura muet quelques secondes supplémentaires. Il attira finalement Hélène un peu plus loin puisque les élèves commençaient à descendre pour aller déjeuner.
- Tu veux prendre la chambre de mes parents ? lui demanda-t-il afin d'être certain d'avoir compris ce qu'elle envisageait et insinuait.
La jeune fille baissa les yeux quelques instants avant de redresser la tête. Elle semblait légèrement intimidée.
- Ou dormir dans la tienne…, répondit-elle d'une petite voix.
Voyant qu'elle confirmait ses pensées, le Serdaigle perdit légèrement de son flegme.
- Juste pour dormir, ajouta-t-elle précipitamment. C'est que… euh…
Elle balbutia quelque chose d'incompréhensible puis il la vit fermer les paupières et prendre une profonde inspiration avant de replonger son regard dans le sien. Un peu perdu face à son attitude, Scorpius resta silencieux. Leny finit par ouvrir la bouche à nouveau, son timbre étant beaucoup plus posé.
- Nous n'allons pas nous voir pendant un certain temps, ce sera mon anniversaire et… voilà. Tu n'es pas obligé d'accepter.
Sidéré, le blond écarquilla les yeux.
- Pas obligé d'accepter ? répéta-t-il. Bien sûr que j'accepte !
Elle lui adressa un sourire un peu timide et il reprit la parole.
- J'y avais pensé mais j'ai… je n'aurais pas… osé, avoua-t-il.
Son sourire s'élargit.
- Je sais, répondit-elle.
Le blond fronça les sourcils.
- Alors pourquoi tu m'as dit « tu n'es pas obligé d'accepter » si tu savais déjà que j'allais le faire ?
Hélène haussa les épaules et son sourire se fit plus mutin. Elle fit un pas pour retourner dans le hall d'entrée mais Scorpius ne la laissa pas s'éloigner. Il agrippa son bras et se plaça devant elle avant de s'approcher jusqu'à ce qu'elle se retrouve plaquée contre le mur.
- Ce n'est pas à Poufsouffle qu'on aurait dû t'envoyer, c'est à Serpentard, souffla-t-il en se penchant vers elle.
- Peut-être…, répondit-elle avec espièglerie.
Scorpius ne put résister à son air joueur et fondit sur elle. Elle lui rendit instantanément son baiser, nouant ses bras derrière sa nuque et se collant à son corps. Ils n'avaient pas échangé un tel baiser depuis l'après-midi dans le parc, pendant les examens et cela avait atrocement manqué au Serdaigle. Alors que l'une de ses mains se plaçait juste au-dessous de sa queue de cheval, l'autre venait se perdre dans la chute des reins d'Hélène. Elle-même fourrageait dans ses cheveux blonds. La jeune fille mordilla sa langue et il la colla à lui dans un mouvement purement instinctif qui la fit sourire contre sa bouche. Tous ses sens lui semblaient décuplés et Scorpius eut un mal fou à se détacher d'elle, même pour reprendre son souffle.
Il était supposé dormir avec elle le lendemain soir ? Il n'y parviendrait jamais ! Comment serait-il en mesure de faire taire ses pulsions quand tout ce qu'il voulait, en cet instant, c'était couvrir son corps de baisers brûlants tout en lui susurrant qu'il était fou d'elle ?
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Bon alors voilà... Comme j'ai pu commencer à vous l'expliquer dans la note précédente, toute la partie « BUSE » ne devait pas être aussi détaillée. J'avais initialement prévu de la relater très succinctement et je me suis finalement fait la réflexion qu'il serait peut-être amusant de laisser de côté ma « romance » chérie pour proposer un chapitre nettement plus « Harry Potterien ». J'ai donc repris pas mal d'éléments directement du monde de JKR comme les différentes créatures magiques, etc. mais j'ai également innové en inventant moi-même quelques petits détails. Des noms de sorciers, le déroulé de certaines BUSE, la potion demandée au cours de l'épreuve éponyme, etc.
Bref, je me suis clairement amusée et j'espère de tout cœur que le résultat est appréciable.
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En ce qui concerne l'intervention d'Harry, je pense que personne ne s'y attendait et j'espère qu'il s'agit, à nouveau, d'une bonne surprise. Notamment en ce qui concerne les parallèles que nous pouvons faire avec MST mais également l'œuvre originelle (livres + films).
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Et comme je ne me voyais pas vous laisser sans vous donner votre dose de Scolène/Dandy quotidienne, j'espère que l'annonce de l'anniversaire imminent de notre Poufsouffle ainsi que la surprise prévue par les garçons vous plait.
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Voilà ! N'hésitez surtout pas à me donner vos avis dans vos reviews et à me faire part de vos pronostics (vous devenez cette semaine des parieurs fous après avoir été des Miss Météo ^^) pour la suite et notamment cette soirée (et nuit) prévue dans la Salle sur demande ;).
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Je vous fais, comme toujours, des bisous et je vous dis à très vite dans vos reviews, à samedi sur FB pour le titre du chapitre huit et la semaine prochaine pour la publication du chapitre en question !
Chalusse-qui-vous-aime :D
