Bonjour à tou(te)s !
J'espère que vous allez bien !
Vous vous êtes mobilisez pour me laisser plein de commentaires et ça me fait super plaisir ! Un immense merci à : Mel-G1822 ; MariePuffy ; NeverForgeett ; Kailliana ; Clodya ; Limitlessgirl ; MissDraymione ; Caballeras ; Brouette ; Betameche ; Bonnie Padfoot ; MissFlow ; et enfin : Dame Lylith !
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NEWS: C'est officiel : une auteure a été recrutée pour juger la prochaine édition (édition de Noël) du concours « Les Chalusse d'Ébène » à mes côtés ! Le règlement du concours sera publié le 1/12 ! J'espère que vous serez nombreux à souhaiter y participer ! :)
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RàR Anonyme:
MissFlow : Coooucooou ! C'est moi qui suis désolée que tu aies moins apprécié le chapitre. J'espère que celui-ci te plaira davantage ! :) Merci pour ta review malgré tout ! Des bisous !
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Avant de vous laisser avec nos petits Scolène/Dandy-chéris, je voulais vous prévenir que ce chapitre était plus court que les autres. Disoulée pour ceux qui aiment des looooooongs chapitres. Promis, je me rattraperai avec le prochain. J'espère que celui-ci vous plaira malgré tout ! Bonne lecture !
Seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
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Chapitre 9 : Dormira ? Dormira pas ?
Hélène était là, assise sur son lit. Le dos appuyé contre l'oreiller, elle avait le regard perdu dans le vide. Regard qu'elle braqua instantanément sur Scorpius lorsqu'il fit un pas et que le parquet grinça légèrement. L'angoisse s'empara alors de lui et il baissa les yeux, avançant jusqu'à être en mesure de refermer la porte de sa chambre.
Le Serdaigle se retourna puis détailla rapidement la tenue de Leny. C'était surtout le fait que ses jambes soient nues sur sa couette qui attira son attention... Elle portait un petit short et un caraco. Les deux étaient de couleur noire. Les deux semblaient fait d'une matière bien trop soyeuse pour ne pas qu'il ait envie d'y toucher sur l'instant.
Il se rendit compte qu'il était planté là, comme un imbécile, à fixer ses jambes, plongé dans ses pensées depuis au moins deux minutes lorsqu'Hélène prit la parole.
- Tu veux que j'aille dormir en bas ?
Scorpius releva aussitôt la tête et se mit en mouvement.
- Non, bien sûr que non !
Sans même s'en rendre compte, il venait de franchir la distance qui le séparait de son lit qu'il avait magiquement agrandi et qui était à présent immense. Sans un mot, il se glissa sous la couverture, sur la droite, tandis que, de son côté, Hélène en faisait autant.
- J'ai essayé de jeter le sortilège du Gemino sur l'oreiller mais je n'ai pas réussi, dit-elle en lui adressant un petit sourire désolé.
- Mince, j'avais oublié ça. C'est pas grave, attends.
Le blond attrapa sa baguette qu'il venait de déposer sur sa table de chevet et la pointa sur l'oreiller qui reposait à présent au milieu d'eux avant de murmurer l'incantation.
- Tu en veux plusieurs ? proposa-t-il.
- Juste un supplémentaire, s'il-te-plaît.
Il acquiesça et reproduisit son geste. Il pointa ensuite sa baguette sur sa table de chevet et la dupliqua. Il la fit voler pour qu'elle se place du côté de la Poufsouffle qui le remercia. Elle y posa sa propre baguette puis se retourna dans le lit pour placer ses oreillers. Scorpius fut surpris mais un sourire naquit sur ses lèvres lorsqu'elle déposa simplement celui qu'il lui avait donné en plus au milieu des deux leurs. Ceci fait, elle se coucha, le visage tourné vers lui. Elle l'observait et le blond eut beaucoup de mal à savoir quoi faire.
Prenant sur lui pour contenir ses instincts et ce que son corps l'incitait à faire, il se pencha et embrassa le front de la jeune fille avant de se retourner et d'éteindre sa lampe de chevet.
Le silence les enveloppa alors. Lourd, épais, pensant et paradoxalement assourdissant. Scorpius n'osait même pas respirer normalement. Il prenait de petites inspirations et expirait tout aussi discrètement. Les draps, précédemment froids, se réchauffèrent progressivement. Il était allongé sur le dos et n'osait rien faire. Il savait que, dans cette position, il ne parviendrait jamais à s'endormir. Il était, de toute façon, persuadé qu'il ne dormirait pas beaucoup cette nuit-là mais il aurait au moins pu essayer. Pourtant, il n'osait pas se retourner. Il ne savait pas trop pourquoi. C'était étrange de se dire que l'on n'était pas tout seul dans son propre lit. C'était encore plus étrange de se dire qu'on n'était pas tout seul parce que la personne que l'on voulait qui y soit depuis des années y était, enfin. Scorpius s'était souvent figuré cette situation dans son esprit, les soirs où il n'arrivait pas à s'endormir. Parfois, il s'imaginait même les bras autour du corps de Leny et il finissait par plonger dans ceux de Morphée. Sauf que, maintenant qu'il y était véritablement, c'était totalement différent. Alors qu'il s'était complètement laissé guider par ses instincts et ses envies lors de leur premier baiser et des moments qu'ils avaient passés dans les bras l'un de l'autre, là, il n'y parvenait pas. Il n'y parvenait pas parce qu'il savait que, s'il cédait à la première de ses pulsions, d'autres suivraient et il préférait ne rien faire que de risquer de mal faire.
Alors il patienta simplement dans le noir. Il tentait de se concentrer sur sa respiration. Il essaya même de compter les hippogriffes, comme lorsqu'il était petit mais rien n'y fit. A côté de lui, la respiration d'Hélène ne semblait pas s'être modifiée. Elle inspirait et expirait toujours aux mêmes intervalles.
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Scorpius s'était enfin décidé à se retourner lorsque la voix de la jeune fille déchira la nuit, interrompant son geste. Elle n'était qu'un murmure mais il l'entendit comme si elle avait hurlé.
- Scorp' ? Tu dors ?
- Non…, répondit-il sur le même ton.
Il la sentit remuer sur sa gauche. Il profita de son mouvement pour amorcer le sien et pivota sur le flanc. Il la savait pas très loin de lui et dut se retenir de ne pas avancer sa main pour la toucher.
- Scorp' ?
- Oui ?
- Tu crois qu'Andy est avec Dan' ?
- Sincèrement, je n'en sais rien. Tu en penses quoi ?
- Je ne sais pas… Je crois que Dan' l'aime bien.
- Moi aussi.
- Toi aussi tu l'aimes bien ?
- Non ! Enfin oui mais… je voulais dire que je pense aussi que Dan' l'aime bien.
- Tu crois qu'Andy l'aime plus que bien ?
- Je… peut-être. Je pense que c'est possible.
- Qu'est-ce qui te fais croire ça ?
- Parce que… parce qu'il… parce qu'il le regarde comme je te regarde.
Scorpius ne sut comment il anticipa le mouvement d'Hélène mais le fait était qu'au moment où il avança sa main en direction du milieu du lit, elle en faisait autant, mêlant ses doigts aux siens.
- Leny ?
- Oui ?
- Je suis désolé de ne pas t'avoir offert de cadeau. Pour être honnête j'ai… avec les révisions et les BUSE j'ai… un peu oublié. Vraiment, je suis désolé. Je t'offrirai ce que tu voudras.
Sa proposition n'obtint qu'un froissement de tissus en guise de réponse. La tension qu'il sentait au travers de la main d'Hélène se relâcha progressivement et elle finit même par détacher ses doigts des siens. Scorpius ressentit aussitôt une sensation de manque. Il voulut retrouver sa main et la tendit devant lui mais il rencontra quelque chose de totalement différent. La douceur d'une étoffe qu'il n'avait jamais touchée. Elle était froide sous sa paume et contrastait avec la chaleur qu'il pouvait ressentir au niveau du dos de sa main. Il était au contact de la peau d'Hélène et comprit, en prenant conscience que, sous ses doigts, le tissu suivait une courbe, qu'il venait d'agripper la taille de la jeune fille. Cette information créa une vague de chaleur dans son corps et il ne put se retenir de laisser glisser sa main dans son dos, rapprochant instinctivement leurs deux corps. Les jambes nues de Leny rencontrèrent les siennes et Scorpius sentit son souffle à elle se perdre au niveau de son cou à lui. Il lui provoqua des milliers de frissons et le blond ferma les paupières, les comprimant fortement pour s'intimer au calme.
- Ce que je veux, souffla Hélène, c'est que tu me dises que tu m'aimes.
Scorpius ouvrit brusquement les yeux. Il resta immobile avant de refermer momentanément les paupières, un sourire étrange, presque victorieux, naissant sur ses lèvres. Incapable de se contenir, il s'abaissa à sa hauteur et ôta la main qu'il avait dans son dos. Elle rejoignit sa jumelle, sur le visage de la jeune fille qu'il prit en coupe. Il s'approcha alors d'elle jusqu'à poser son front contre le sien. Une douce chaleur s'empara de lui, partant de son sternum pour se propager dans le reste de son corps. De ses épaules jusqu'au bout de ses doigts, de son ventre jusqu'à ses orteils. De son cœur jusqu'à son cerveau Puis, enfin, il le lui dit. Ce qu'il avait toujours voulu lui dire depuis qu'il l'avait vue pour la première fois, le jour de la répartition.
- Je t'aime. Je suis fou de toi.
Elle souriait quand il l'embrassa. Il maintenait toujours son visage en place et ses lèvres étaient plaquées sur les siennes. Elle sentait tellement bon. La fleur et le soleil.
Euphorique, Scorpius la fit basculer sous lui et intensifia son baiser. Il mordilla très légèrement sa lèvre inférieure avant d'y passer sa langue. Hélène lui accorda finalement l'accès à la sienne et le blond grogna légèrement lorsqu'elles se rencontrèrent. Sa main, qui ne le maintenait pas en appuie au-dessus de la Poufsouffle, caressa sa joue avant de glisser jusqu'à son cou dans un mouvement presque saccadé. La langue de Leny caressa la sienne et ses doigts glissèrent de quarante bons centimètres. Ils se retrouvèrent au niveau de sa taille, juste entre le bas de son tee-shirt et le haut de son short. Scorpius pouvait presque sentir sa peau au travers de l'interstice que créait ses vêtements. Chose qu'il voulait plus que n'importe quoi d'autre. Il avait l'impression d'avoir besoin de la toucher. Alors, lentement, doucement, il laissa son pouce passer sous le tissu de son caraco et caresser sa peau. Il s'attendait à ce qu'elle lui dise d'arrêter, qu'elle s'écarte, qu'elle fasse n'importe quoi mais pas qu'elle glisse elle-même sa main dans son dos, sous son vêtement. Il sentit les ongles d'Hélène s'enfoncer très légèrement dans son épiderme alors que son tee-shirt remontait progressivement. Se focalisant sur sa bouche, Scorpius mordit sa langue, la faisant pousser un très léger gémissement. Il arrêta soudainement de la caresser, il arrêta d'intensifier son baiser et il arrêta même de respirer. Pourtant, elle continua de tracer une ligne invisible de long de sa colonne vertébrale, de jouer avec ses lèvres et d'inspirer puis d'expirer.
Scorpius s'écarta presque brutalement de ses lèvres. Il la sentit se tendre à son tour contre lui et il sourit avant de plonger dans son cou. Depuis le premier baiser qu'ils avaient échangé, il avait eu envie de l'embrasser, de le mordre, de laisser sa langue s'y promener. Il fit les trois. Il ne contrôlait plus rien. Sa main remontait toujours plus le long du flanc d'Hélène, son souffle était de plus en plus court, ses pensées s'emmêlaient et son cœur s'emballait. La progression de sa main ralentit et s'arrêta pendant que celle de sa bouche prenait le relai. Après avoir déposé des dizaines de baisers au niveau de son cou, d'avoir tracé la ligne de sa carotide avec sa langue et mordillé sa peau, Scorpius poursuivit plus bas. Au niveau de sa clavicule qu'il parsema de baisers brûlants.
Soudainement, il ressentit le manque de sa bouche et redressa la tête jusqu'à ce que ses lèvres touchent les siennes. Hélène gémit très légèrement à nouveau. Il sentit son corps s'arquer quelque peu sous lui et ses côtes se faire plus perceptibles sous ses doigts. Les ongles de la jeune fille griffèrent l'épiderme de son dos et la main qu'il avait passé sous son tee-shirt à elle remonta encore. Il pouvait sentir l'orée de son sein du bout de son pouce. Une nouvelle vague de chaleur s'empara de Scorpius. Son érection était très clairement présente et il savait qu'Hélène pouvait la sentir contre sa hanche. Il savait qu'il devait s'arrêter mais il n'y parvenait pas. Elle non plus, apparemment.
Après avoir initié un baiser qui le laissa pantelant, la jeune fille fit remonter ses deux mains dans son dos et le contraignit à retirer son tee-shirt. Elle déposa ensuite ses paumes au niveau de sa nuque et l'attira à elle pour un nouveau baiser après qu'il se soit reculé pour se dévêtir. Il sentit ses doigts graciles passer de sa nuque à ses épaules puis ses clavicules et s'arrêter au niveau de ses pectoraux.
Elle s'arrêta et lui, entama son propre mouvement. Il quitta à nouveau sa bouche pour embrasser son cou et remonta, encore un peu plus, sa main. Il sentait son sein contre sa paume. Sa peau était d'une douceur infinie et elle irradiait. Avec lenteur et timidité, il la caressa du bout des doigts. Hélène s'arcbouta alors que son pouce en atteignait presque le sommet. Il sourit instinctivement contre la peau de son cou et y apposa sa langue au moment où il se montrait audacieux au point de caresser la pointe durcie de son sein.
La réaction d'Hélène fut instantanée. Son corps se tétanisa brusquement, ses mains disparurent de son torse et le gémissement qu'elle avait amorcé mourut dans sa gorge.
Scorpius demeura totalement immobile pendant quelques secondes avant de retirer sa main de sous son top. Sa bouche, toujours contre son cou, s'en écarta progressivement et il finit par se détacher complètement d'elle.
Il tenta de réorganiser ses pensées mais fut interrompu.
- Scorp'…
Sa voix avait des intonations qui ne plurent absolument pas au Serdaigle qui se rapprocha à nouveau d'Hélène. Il porta sa main à sa joue et la caressa doucement.
- Je sais. Je suis désolé, lui chuchota-t-il doucement.
- C'est moi… J'ai…
Il plaça immédiatement son index sur ses lèvres pour la faire taire. Lorsqu'il fut certain qu'elle n'ajouterait rien, il le retira et le remplaça par ses lèvres. Le baiser dura à peine quelques petites secondes mais il eut le temps de la sentir sourire.
Satisfait, il se recula dans le lit. Il demeura assis deux bonnes minutes, le temps de calmer les pulsations de son cœur et l'afflux sanguin dans son sexe. Il se sentait légèrement frustré mais devait avouer n'être lui-même pas prêt à franchir le pas si rapidement. Il aurait certainement été plus loin si Hélène ne l'avait pas arrêté mais il était heureux qu'elle l'ait fait à ce moment-là et pas plus tard où il n'aurait été que plus désappointé de leur éloignement. Ayant finalement récupéré la maîtrise de son propre corps, le blond prit une profonde inspiration avant d'ouvrir la bouche.
- Tu dors ? murmura-t-il dans la nuit.
- Non, répondit-elle sans délai et sur le même ton.
- Il faudrait que j'allume ou que je produise un Lumos. J'ai… Je ne sais pas où est mon tee-shirt, avoua-t-il.
- Il est de mon côté du lit mais… Scorp' ?
- Oui ? dit-il alors qu'il tendait la main pour tenter d'attraper son vêtement par-dessus le corps de la jeune fille.
- Tu es… obligé de le remettre ?
- Euh… Non…
Elle n'ajouta rien. Ses doigts s'étaient finalement posés sur le tissu et le jeune homme prit la décision de le laisser là où il était. Il se rallongea à sa place au moment où Hélène bougeait également. En tendant la main, il remarqua qu'elle était restée à ses côtés mais qu'elle s'était tournée, dos à lui. Ramenant la couverture sur eux, il se colla contre elle, pressant son torse nu contre son dos. Les jambes de la Poufsouffle vinrent se mêler aux siennes et elle attrapa sa main, faisant passer son bras au niveau de sa taille avant de ramener sa paume sur le matelas, près de son buste. Lui-même glissa son second bras sous son oreiller et déposa un baiser sur sa nuque qui la fit frissonner.
- Bonne nuit.
- Bonne nuit, répondit-elle.
Le visage de Scorpius se perdit dans sa chevelure et il poussa un mince soupir d'aise avant de fermer les paupières. Ce tableau ressemblait bien plus à celui qu'il avait l'habitude d'envisager dans son esprit et il finit par s'endormir, se faisant la réflexion que la réalité ne supportait aucune comparaison avec l'imaginaire.
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Scorpius mit de longues secondes avant de se souvenir qu'il ne se trouvait pas dans le petit lit de son dortoir et, surtout, qu'il n'était pas seul. Une intense sensation de chaleur l'avait réveillé et il en comprit rapidement la raison. Au cours de la nuit, il avait dû se retourner car il n'avait plus les bras autour du corps d'Hélène. A présent, c'était sa petite main à elle qui était plaquée sur son torse et c'est son corps tout entier qu'il sentait dans son dos, son souffle chatouillant agréablement sa nuque. D'où la sensation de chaleur. Un sourire naquit instantanément sur ses lèvres tandis qu'il se réveillait pleinement. La respiration de la jeune fille était régulière, signe qu'elle dormait encore. La sentir dans son dos éveilla les sens de Scorpius qui se félicita de s'être retourné dans la nuit. Il lui aurait été très difficile de se retenir de poser ses mains ou sa bouche sur Leny si son érection matinale avait été plaquée contre ses fesses.
Prenant mille précautions, le blond tenta de s'extirper de son étreinte. Il avait vraiment très chaud et son épaule était engourdie. Il commença par détacher ses jambes de celles d'Hélène puis attrapa ses doigts pour pouvoir se libérer. Elle resserra instinctivement sa prise sur lui. Embêté puisque ne voulant pas la réveiller, Scorpius retenta l'expérience, avec succès cette fois-ci. Il se redressa quelque peu et s'apprêtait à se lever lorsque Leny poussa un soupir d'aise dans son sommeil. Surpris, le Serdaigle fit un faux mouvement et tomba du lit. Un gémissement de douleur s'échappa de sa bouche avant qu'il n'ait pu le retenir. A moitié allongé par terre, il se massait le genou et le tibia quand la Poufsouffle se redressa un bond, certainement réveillée par son cri. Devant une Hélène, les cheveux dans tous les sens et, surtout, devant son air perdu, ses traits contractés par son réveil brutal et ses yeux plissés à cause la lumière qui filtrait dans la pièce, Scorpius eut beaucoup de mal à se retenir de rire. Il essaya de s'éclaircir la gorge pour dissimuler son hilarité mais ce fut peine perdu. Après s'être acclimatée, Leny posa les yeux sur lui et fronça instantanément les sourcils. Il la vit porter ses mains à son visage et tenter de mettre un peu d'ordre dans sa chevelure.
- Arrête de te moquer de moi ! Et puis qu'est-ce que tu fais par terre ? l'apostropha-t-elle sur un ton de reproche et sans le regarder.
En la voyant batailler avec ses longs cheveux bruns, Scorpius eut un sourire attendri. Même ainsi, il la trouvait belle. Il avait d'ailleurs l'impression de la trouver encore plus désirable que d'habitude avec son caraco en tissu fin qui laissait entrapercevoir la rondeur de ses seins et dont l'une des bretelles menaçait de glisser sur son épaule. Détournant le regard, il se remit debout et s'approcha du lit.
- Je ne me moque pas de toi et je suis tombé.
- Si tu te moques. Comment es-tu tombé ?
- Juste un peu alors mais je te trouve mignonne…
- Je ne suis pas mignonne !
Le blond leva les yeux au ciel. Il s'approcha et remit sa bretelle en place avant de déposer un baiser sur son épaule. Il frissonna instantanément d'anticipation et se recula en essayant de ne pas penser à tout ce qu'il ressentait.
- Si, tu es mignonne, insista-t-il.
- Comment tu es tombé ? répéta-t-elle en le regardant droit dans les yeux.
- Si je te réponds « comme un con », ça te va ? rigola-t-il.
Un sourire apparut sur les lèvres de Leny et elle acquiesça avant d'étirer légèrement ses bras.
- Bonjour, au fait, dit-elle avant de plaquer sa main sur sa bouche et de bailler.
- Bonjour… Bien dormi ?
Elle acquiesça.
- Et toi ?
- Pas trop mal…, répondit-il en lui adressant un clin d'œil.
- Quelle heure est-il ?
- Aucune idée, répondit honnêtement Scorpius en se levant pour la seconde fois.
Il se pencha et avisa son vieux réveille-matin posé sur son bureau.
- Il est onze heures et dix-huit minutes, très précisément, annonça-t-il.
Elle acquiesça à ses paroles et ferma les yeux, toujours assise en tailleur au milieu du lit.
- Tu viens prendre ton petit-déjeuner ? Normalement, les elfes devaient nous apporter deux ou trois choses ce matin.
Elle tourna la tête vers lui et arqua un sourcil.
- Tu as pensé à tout…
- Oui, enfin… j'ai essayé. Ça me m'a pas empêché d'oublier ton gâteau, hier soir, ajouta-t-il, la mine sombre.
Elle leva les yeux au ciel et s'extirpa du lit. Le blond arrêta de bouger et la regarda simplement marcher jusqu'à lui. Elle s'arrêta à quelques centimètres et fronça les sourcils.
- Tu vas bien ? s'enquit-elle.
- Hein ? Euh… oui, oui. Allons-y.
Il se retourna avec l'intention d'ouvrir la porte mais le rire léger de la jeune fille le fit se retourner et il l'interrogea du regard.
- Tu devrais peut-être remettre ton tee-shirt, dit-elle en le lui tendant.
- Ah… euh… oui, bredouilla-t-il.
Et voilà que c'était reparti : il se sentait à nouveau le plus idiot de la planète. Maudite testostérone et, surtout, maudit sentiment d'amoureux transi. Il se vêtit prestement alors qu'elle s'approchait, se hissait sur la pointe des pieds et déposait un baiser sur sa joue. Ceci fait, elle se dégagea de lui et ouvrit la porte.
- Tu n'as pas quelque chose à mettre par-dessus ton pyjama ? l'interrogea-t-il tandis qu'ils marchaient dans le couloir.
Il l'entendit rire devant lui.
- Non, Scorp' mais on s'en fiche.
- Euh… non, pas vraiment, dit-il en voyant que la porte de la chambre de Daniel était ouverte.
- Mais si !
- Non, non… Len', attends !
Elle était déjà à mi-chemin des escaliers et ne s'arrêta pas. Maugréant, Scorpius dévala les marches à sa suite. Il essaya de la retenir mais elle s'engageait déjà dans le séjour et le blond fut contraint de l'y suivre.
- Ah bah enfin réveillés, les amoureux ! les accueillis Daniel.
Ce dernier était torse nu et mâchonnait une tartine. Assis un peu plus loin, à la grande table en bois, Andy buvait ce qui devait être du chocolat chaud. Il leur adressa un signe de la main tout en tenant son bol.
- Salut ! s'exclama Hélène avec bonne humeur. Ça va ?
- Euh… oui, répondit Daniel avec suspicion pendant que ses yeux faisaient la navette entre la jeune fille et Scorpius qui était toujours debout près de la table.
Ce dernier leva les yeux au ciel et prit place près de sa petite amie.
- Ça va, répondit Andy.
- Putain, Len' ! On comprend mieux pourquoi vous vous levez si tard quand on voit ton… « pyjama », commenta le brun alors que Scorpius s'apprêtait à se servir un verre de jus de fruit.
Les elfes avaient tenu parole et un festin presque aussi gargantuesque que celui de la Grande Salle trônait au milieu de la table. Il interrompit son geste tandis que la Poufsouffle prenait la parole.
- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a, mon pyjama ?
- Bah il est… hot ! ricana Dan'. Malefoy a dû avoir du mal à dormir… Si tant est que vous ayez dormi…
Scorpius connaissait bien son meilleur ami et n'entra pas dans son jeu. Il proposa plutôt des toasts à Hélène qui accepta, les joues légèrement roses.
- Et vous ? Bien dormi ? demanda finalement le blond en levant les yeux vers Andy et Daniel.
- Extrêmement bien dormi, je te remercie, répondit ce dernier sur un ton faussement révérencieux.
- … Oui…, merci, ajouta Andy.
Scorpius scruta le jeune homme qui baissa les yeux sur son bol. Le blond arqua un sourcil mais ne commenta pas.
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Après qu'ils eurent petit-déjeuné, Scorpius renvoya la nourriture restante en cuisine puis s'engagea le premier dans les escaliers. Il les monta quatre à quatre et fit mine de pivoter sur ses talons pour parler à Hélène en s'engageant dans le couloir. Il put ainsi avoir une vue dégagée sur l'intérieur de la chambre de Daniel et constater que la couette était froissée et tirée des deux côtés du lit. Il ne fit pas plus de commentaire que quelques minutes auparavant et retourna simplement dans sa chambre pour y prendre ses affaires. Comme la veille, chacun se rendit à la salle de bain à tour de rôle puis ils quittèrent la fausse demeure des Malefoy-Granger.
- Je crois qu'ils ont dormi ensemble, souffla Hélène à Scorpius tandis qu'ils dévalaient le jardin pour rejoindre la porte de la Salle sur Demande.
Devant eux, Dan' et Andy marchaient tranquillement.
- Ils ont dormi ensemble, affirma le blond sur le même ton. J'ai vu la couette défaite des deux côtés.
- Et moi, je n'ai rien vu de différent dans la chambre de tes parents lorsque je suis descendue prendre ma douche tout à l'heure, ajouta la brune.
Un sourire amusé étira les lèvres du Serdaigle.
- Tu crois qu'ils n'ont fait que dormir ? demanda Leny.
- Ce serait bien la première fois que Dan' dort avec quelqu'un sans qu'il ne se soit rien passé avant…
Hélène acquiesça mais n'ajouta rien.
- J'essaierai d'en savoir plus pendant les vacances, reprit-il.
Une ombre passa sur le visage de la Poufsouffle qui hocha la tête une nouvelle fois.
- Si je t'invite pendant les vacances, avec Dan', tu viendras ? demanda Scorpius une fois qu'ils eurent quitté la Salle.
- Bien sûr ! Je ne sais pas encore ce qui est prévu avec mes parents mais je ne compte pas passer deux mois et demi sans te voir, assura-t-elle vivement.
Le blond lui sourit et déposa un baiser sur sa tempe.
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Hélène, Scorpius et Daniel passèrent les jours suivants ensemble, alternant entre balades dans le Parc, pique-niques, vols et entraînements de Quidditch. Andy vint même se joindre à eux pour un mini match improvisé qui fut remporté par les Scolène contre des Dandy, comme les surnommait la Poufsouffle. L'ensemble des élèves terminèrent leurs épreuves le vendredi soir et, le samedi matin de cette mi-juin, tous reprirent le Poudlard Express pour rentrer chez eux. Le voyage se déroula dans la bonne humeur et l'amusement. Hélène était blottie dans les bras de Scorpius qui profitait de sa présence au maximum. Plus les minutes s'écoulaient, les rapprochant inexorablement de la gare de King's Cross, plus le cœur du blond se serrait. Il avait envie de rentrer chez lui et de retrouver ses parents mais ne voulait pas quitter Hélène. Il avait pris l'habitude de la voir tous les jours et de passer le maximum de temps avec elle et il avait du mal à se dire que cela allait brusquement s'arrêter. D'un autre côté, il se disait aussi que cette coupure leur permettrait de se changer un peu les idées pour mieux se retrouver. Il avait de plus en plus de difficultés à ne pas la couvrir de baisers à chaque instant et son absence aurait au moins pour bénéfice de ne pas stimuler ses sens à tout bout de champ.
Face à eux, Daniel lisait un magazine de Quidditch Américain tandis qu'Andy regardait par la fenêtre.
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Arrivés à destination, Scorpius et Hélène se levèrent mais laissèrent leurs deux camarades partir devant. Ils avaient décidé, d'un commun accord, de ne pas révéler leur relation à leurs parents et de faire leur « vrais » au revoir dans le train. Prenant sa petite amie dans ses bras, Scorpius plongea le nez dans ses cheveux et huma son odeur jusqu'à en avoir le tournis. Il se sentait idiot mais un idiot heureux alors c'était tout ce qui comptait. La jeune fille, quant à elle, avait plaqué sa joue au niveau de sa clavicule et passé ses mains dans son dos.
- Tu m'écriras pour me dire quand tu souhaiteras m'inviter ? demanda-t-elle.
- Bien sûr. D'ailleurs, il serait peut-être mieux que tu me donnes tes disponibilités avant, non ?
Elle hocha la tête contre sa chemise. Il se sépara finalement d'elle et sourit tendrement en la voyant faire la moue. Il prit son visage en coupe et embrassa ses lèvres. Il souhaitait simplement y déposer un chaste baiser mais Hélène noua ses mains derrière sa nuque et sa langue vint bientôt caresser la sienne. Ne goûtant pas son plaisir, Scorpius se laissa totalement faire jusqu'à ce qu'elle s'éloigne, le souffle haletant. Lui-même n'était pas dans un meilleur état mais prit tout de même le temps de déposer un dernier baiser sur ses lèvres.
- Allez viens, dit-il finalement en attrapant l'anse de leurs deux valises tandis que la jeune fille s'occupait de leurs animaux de compagnie.
Ils avancèrent dans le couloir jusqu'à retrouver Daniel qui les attendait.
- Bah putain, vous en avez mis du temps à vous bécoter !
Le visage d'Hélène s'assombrit et Scorpius fronça les sourcils.
- On t'a dit de ne pas en parler ! On ne veut pas que nos parents sachent ! siffla-t-il avec humeur.
- Mais t'inquiète ! J'ai pigé, ça ! Bordel mais pourquoi vous tirez ces tronches ? Vous allez vous quitter pendant quelques semaines, grand max'. Vous ne partez pas dans un camp pour Mangemorts !
Scorpius se figea soudainement et adressa un regard glacial à Daniel qui finit par baisser les yeux.
- Désolé, vieux…
Le blond ne répondit pas et préféra descendre les bagages sur le quai de la gare. Il fut soudainement assailli par une montée de stress. Il n'avait pas revu ses parents depuis l'incident, quelques mois plus tôt, où il s'était évanoui et redoutait leur réaction. Bien qu'ils aient semblé ne plus être foncièrement fâchés contre lui dans les dernières lettres qu'ils avaient pu échanger, Scorpius craignait tout de même de subir des remontrances. Remontrances qui, maintenant qu'il avait pris du recul sur la situation, lui apparaîtraient justifiées quoiqu'il arrive.
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Hélène et lui avaient pris tellement de temps pour se dire au revoir que bon nombre de familles avaient déjà quitté la gare. Face à eux se tenait la mère de Daniel, son beau-père devant être retenu ailleurs à ce moment-là. Scorpius et Leny allèrent saluer Mrs Miller anciennement Jameson puis les trois amis se dirigèrent vers les parents de Scorpius. Hermione et Drago patientaient un peu plus loin, debout l'un près de l'autre. Légèrement mal à l'aise, le Serdaigle marcha jusqu'à eux en scrutant leur visage. Une vague de soulagement s'empara de lui lorsque sa mère lui sourit franchement. Le blond s'empressa de le lui rendre. Arrivé à leur hauteur et prit la Gryffondor dans ses bras en déposant un baiser sur sa joue.
- Bonjour Maman.
- Bonjour mon cœur.
Elle lui rendit son étreinte puis Scorpius se recula et se tourna vers son père.
- Bonjour mon fils.
- Bonjour Papa.
Drago sembla le sonder jusqu'à la moelle et Scorpius ne bougea pas d'un millimètre. Finalement, le Serpentard tendit une main vers lui et son visage se fendit en un mince sourire. Le jeune homme s'empressa de saisir la main de son père qui l'étreignit un peu maladroitement. Pendant ce temps, Hélène et Daniel venaient à leur tour de saluer Hermione. Ils firent de même avec son époux, lorsque son fils se fut écarté puis Daniel annonça qu'il devait partir. Il dit au revoir à ses deux meilleurs amis en leur faisant promettre de se voir rapidement.
Tous le regardèrent s'éloigner puis il ne resta plus qu'Hélène, Scorpius et ses parents. Les deux premiers échangèrent un regard discret et ils se mirent en chemin pour regagner le côté Moldu de King's Cross.
- Alors, Scorpius, qu'y a-t-il de nouveau dans ta vie ? l'interrogea Drago au moment où ils arrivaient au niveau de la barrière.
Le blond se figea instantanément. Il n'avait pas fallu plus de cinq minutes à son père pour comprendre que quelque chose se tramait.
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Le chapitre est court mais il contient un « lemon » et les Dramione (Tiens, ça rime. Comme c'est bizarre... AHEM ! ^^) alors j'espère qu'il vous a plu !
La nuit de nos petits Scolène a donc été détaillée, ce dont certains doutaient, mais ne s'est pas transformée en première fois, ce que certains espéraient... Hélène a pris peur et même Scorpius n'était pas (passez-moi l'expression) très chaud pour aller jusqu'au bout. A côté de cela, nous avons les Dandy qui ont, a priori, dormi ensemble également. Alors première fois ? Pas première fois ?
Sinon, nos jeunes gens en ont définitivement terminé avec leur cinquième année et la période des grandes vacances débute pour eux. Qui dit grandes vacances dit retour à la maison. Et qui dit retour à la maison dit... retour des Dramione comme vous avez pu le constater ! ^^
BREEEF, j'espère que ce chapitre vous aura plu !
Dîtes-moi tout ce que vous en avez pensé dans vos reviews ! :)
(Allez-vous faire péter la barre des 100 et célébrer, ainsi, le premier reviewersaire de MAT ? *-* Un post FB "à la gloire de" celui ou celle qui laissera la fameuse 100e review !)
MERCIIII !
Je vous fais des bisous et je vous dis à très vite dans vos reviews, à samedi sur FB et la semaine prochaine pour la publication du chapitre dix (déjà !) !
Chalusse-qui-vous-aime
