Bonjour à tou(te)s !

J'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts à retrouver nos handicapés des sentiments première ET deuxième génération, à présent que notre Leny est de retour ! :)

Comme d'habitude, je débute cette note avec de chaleureux remerciements pour mes revieweurs/euses d'amûr ! MariePuffy ; Mel-G1822 ; NeverForgeett ; Kailliana ; Caballeras ; MissFlow ; Dame Lylith ; Clodya ; Bonnie Padfoot ; et enfin : Brouette ! Merci à vous ! :)

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NEWS : Comme la semaine dernière, je vous invite toutes et tous à me retrouver avec le concours de fanfics LCE. Je rappelle que le concours est ouvert à tout le monde. Le thème principal de cette édition est « Noël » et des récompenses sont à la clé pour l'intégralité des participants !

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RàR Anonyme:

MissFlow : Coucou ! Ma pauvre, je crois que tes reviews ont totalement bugué… :( Même la seconde est coupée. Cela étant, a priori, tu as apprécié le chapitre donc c'est top, je suis ravie ! Effectivement, ce pauvre Scorpinou est paumé et ses parents n'hésitent pas à le faire tourner en bourrique. Évidemment, ils allaient accepter pour Paris, mais ça, nous étions les seuls à le savoir. ^^ Je te remercie pour tes reviews et surtout pour tes tentatives ! ^^ J'espère que ça fonctionnera cette semaine et que tu apprécieras ce nouveau chapitre ! Encore merci à toi et des bisous ! :)

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Bon, bon, bon ! Nous avions quitté un Scorpinou totalement pétrifié face à sa petite-amie qui venait d'arriver par Portoloin. Retrouvera-t-il ses esprits ? Comment se dérouleront leurs retrouvailles ? C'est ce que je vous propose de découvrir sans plus attendre. J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira !

Bonne lecture !

Comme toujours et à tout jamais : seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR. :D


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Chapitre 13 : Quand la peur prend le pas sur l'envie

- Salut, Scorp'.

Scorpius entendit les paroles de sa petite amie et les comprit mais fut incapable de répondre quoique ce soit. Il était toujours statufié. Comme si son esprit et son corps étaient deux entités bien distinctes l'une de l'autre et que les ordres donnés par la première n'atteignaient jamais la seconde.

- Excuse-le, Leny. Il est tout stressé, ricana Daniel en venant enlacer sa meilleure amie. Ça va ?

- Très bien et toi ?

- Nickel !

Comme le blond ne bougeait toujours pas, la jeune fille se tourna alors vers ses parents.

- Bonjour Madame Malefoy-Granger et Monsieur Malefoy. C'est très gentil à vous de m'avoir invitée. Merci beaucoup.

- Tu n'as pas à nous remercier, Hélène. Ça nous fait très plaisir que tu sois là, assura la Gryffondor sur un ton bienveillant. Ton voyage en Portoloin s'est bien passé ?

- Parfaitement même si j'avais hâte d'arriver. Il fait beaucoup plus froid en Angleterre d'autant plus qu'il y a eu un souci au ministère. Des fées réfrigérées se sont échappées il y a trois jours. La plupart ont été capturées mais il en reste certaines et il fait dix degrés malgré les sortilèges.

- J'ai lu ça dans La Gazette, confirma Drago après l'avoir saluée à son tour.

Il y eut un léger silence puis Hermione reprit la parole.

- Bon, nous allons vous laisser ou bien nous serons en retard, annonça-t-elle. Ne t'en fait pas, Hélène, Scorpius t'expliquera tout. On se voit ce soir à l'hôtel.

- D'accord, acquiesça la jeune fille. Passez un bon après-midi.

- Attends, je vais jeter un sortilège sur ta valise. Tu la glisses dans ton sac à main et je lui redonnerai sa taille normale ce soir. Oh et toutes nos félicitations pour tes résultats ! ajouta-t-elle avec enthousiasme.

- D'accord. Merci beaucoup !

- De rien, sourit la Gryffondor. A plus tard les enfants, amusez-vous bien.

Hélène et Daniel répondirent mais Scorpius, lui, demeura muet. Lorsque ses parents se furent éloignés, il se retourna finalement vers la jeune fille qui semblait perplexe.

- Salut, répondit-il avec deux bonnes minutes de retard.

- Ah bah enfin ! Tu débloques vraiment, vieux ! s'exclama Daniel.

Ni lui ni Leny ne répondirent et Scorpius la vit s'approcher doucement. Elle se dressa sur la pointe des pieds puis déposa un baiser sur sa joue. Son parfum l'assaillit brusquement, lui donnant l'impression qu'il venait de recevoir un coup de fouet. Alors qu'elle s'apprêtait à reculer, Scorpius enroula son bras autour de la taille de la jeune fille, la collant contre son corps avant de lui donner un long baiser. Ses lèvres lui faisaient toujours autant d'effet, si ce n'était plus et il n'eut plus qu'une hâte : rentrer à l'hôtel pour pouvoir prolonger leurs retrouvailles en toute intimité. Malheureusement, ce n'était pas ce qui était prévu dans l'immédiat et il finit par se détacher d'elle. Leny lui adressa un grand sourire auquel il répondit avec un peu moins d'ardeur, se sentant déjà frustré.

- Eh bah tu vois quand tu veux ! dit Dan' en lui administrant une claque dans le dos. Allez, venez les amoureux.

Hélène eut un rire léger et suivit le brun. Scorpius roula des yeux mais leur emboîta le pas également.

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- Alors… Mes parents ont un truc de prévu cet après-midi, du coup, on fait ce qu'on veut, expliqua le blond à sa petite-ami lorsqu'ils eurent quitté le ministère français. Ils m'ont donné un plan de la ville et du métro. On doit seulement rentrer à l'hôtel à vingt-et-une heures maximum.

- Ok !

- Donc… Ah mince ! Tu as déjeuné ou pas ?

- Oui, oui, ne t'inquiète pas. J'ai déjeuné juste avant de partir.

- Ok, parfait. Bon eh bien… que voulez-vous faire ? les interrogea Scorpius.

- Je ne sais pas trop… Où sommes-nous, déjà ? s'enquit la jeune fille.

- Euh… Pas très loin des Champs-Elysées puisque c'est là qu'est notre hôtel et que…

Il s'interrompit en voyant les yeux d'Hélène s'écarquiller soudainement et ses traits se figer.

- Ça va, Len' ? s'inquiéta Daniel.

- Tu as dit que notre hôtel était… sur les… Champs-Elysées ? répéta-t-elle, son regard vert planté dans celui du blond.

Légèrement déstabilisé par sa réaction, ce dernier perdit son sourire.

- Euh… oui… C'est un problème ?

- Un problème ? Mais Scorp', c'est beaucoup trop !

- C'est ça d'avoir un mec blindé, Leny, ricana Dan'. Personnellement, ça ne me dérange absolument pas. Tu verrais la suite, en plus, c'est une pure merveille !

La jeune fille l'assassina du regard avant de reporter son attention sur Scorpius.

- Ce n'était vraiment pas la peine…, dit-elle, semblant de plus en plus mal à l'aise.

- Tu sais, ce sont mes parents qui ont choisi. Ou plutôt mon père. Lui et ma mère ont l'habitude de venir dans cet hôtel, expliqua-t-il.

- Oui, d'accord mais…

Porté par ses pulsions, Scorpius posa un doigt sur ses lèvres pour la faire taire avant de le remplacer par sa bouche. Cette dernière ne demeura au contact de son homologue que quelques microsecondes puis le jeune homme se recula. Son mouvement avait au moins eu pour mérite de surprendre suffisamment la Poufsouffle pour qu'elle ne réplique rien. Tranquillisé, Scorpius les interrogea à nouveau sur ce qu'ils souhaitaient faire.

- On pourrait peut-être simplement se balader, proposa finalement Hélène. Je ne suis jamais venue dans cette ville.

- Moi non plus, avoua Scorpius.

- Idem pour moi, ajouta Daniel.

- D'accord. On commence par les Champs-Elysées et on verra jusqu'où on va ? reprit le blond.

Hélène et Daniel acquiescèrent. Satisfait, Scorpius rangea ses plans et ils se mirent en route. En arrivant sur l'Avenue, le Serdaigle présenta leur hôtel à sa petite-amie.

- As-tu besoin de monter quelques minutes ? se renseigna-t-il.

- Non, ça va.

Elle lui sourit puis ils reprirent leur marche.

- Au fait, Scorp' ?

- Oui ?

- Tu n'as pas trop chaud avec ta veste ?

- Oula ! Faut pas chercher, Len' ! Depuis que tu lui as fait comprendre que tu le trouvais beau gosse dans un costume, il veut t'en sortir à toutes les sauces. Quitte à péter de chaud ! déclara Daniel sur un ton profondément affligé.

La jeune fille se tourna vers lui, les sourcils arqués d'étonnement et le blond baissa légèrement les yeux.

- Tu sais, si jamais tu changes d'avis et que c'est la tenir à la main qui t'embête, je peux la mettre dans mon sac, déclara-t-elle. Il a un sortilège d'extension et de Poids-Plume.

Le blond acquiesça et la remercia mais lui assura que tout allait bien. Il tint quinze minutes et vingt-huit secondes supplémentaire avant de finalement s'en débarrasser sous les ricanements moqueurs de Daniel et le sourire amusé de Leny.

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Les trois adolescents déambulèrent tout l'après-midi dans la ville et finirent par s'arrêter dans un bar Moldu pour boire un verre. La jeune fille leur relata alors ses vacances. Elle avait assurément profité du soleil méditerranéen car sa peau se trouvait encore plus dorée qu'à l'accoutumée. Cela donnait d'ailleurs très envie à Scorpius d'y déposer une myriade de petits – ou pas petits… - baisers. Hélène était tout simplement magnifique dans sa robe rouge à bretelles qui s'arrêtait au-dessus du genou. Cette couleur lui allait merveilleusement bien, se mariant à la perfection avec son teint hâlé et ses cheveux brun foncé.

- Fais gaffe, Leny, je crois que Malefoy s'apprête à te sauter dessus pour te bouffer, prévint Daniel en affichant un sourire moqueur.

Scorpius détourna aussitôt les yeux du cou de la jeune fille tandis qu'elle portait son attention sur lui.

- S'il pouvait attendre que l'on soit en privé pour le faire, ça m'arrangerait.

Sa réplique, clamée sur un ton parfaitement détaché, souffla totalement les deux Serdaigle qui la dévisagèrent, les yeux ronds. La jeune fille, elle, semblait parfaitement à l'aise et reprit une gorgée de sa boisson gazeuse au citron. Finalement, Daniel explosa de rire.

- Oh putain ! Bah entre les parents de Malefoy et vous, ça va être chaud ce soir à l'hôtel. Il faudrait peut-être que je me trouve quelqu'un. Je vais me sentir seul, moi.

Une discussion autour d'Andy s'engagea alors entre Hélène et Daniel mais Scorpius n'y prêta aucune attention. Il était totalement focalisé sur la Poufsouffle et l'observait, toujours sous le choc de ce qu'elle avait dit.

Une légère angoisse s'insinua en lui et il s'employa à l'étouffer le plus rapidement possible.

- Où avez-vous envie de dîner ? demanda-t-il finalement.

- Comme tu veux, répondit Dan'.

- Je vous offre un McDo si vous voulez, suggéra Hélène.

- Un McDo ? répétèrent les deux garçons d'une même voix.

- Vous ne connaissez pas ?!

- Euh… non…

- Si j'avais su, je vous aurais proposé ça bien avant ! rigola-t-elle.

- On y mange quoi ? l'interrogea le blond.

- Euh… tu verras. Je ne pense pas que ce soit vraiment ce à quoi tu es habitué…

- Ah bon ?

- Oui. Tu verras. Enfin c'est juste une idée, hum, reprit-elle tandis qu'ils se levaient pour quitter le bar.

- Moi, ça me va, dit Daniel. J'ai bien envie de voir ce que c'est.

- Idem pour moi.

- Ok. Il ne nous reste plus qu'à en trouver un…, reprit la jeune fille.

- Ah oui…

- Vous avez faim tout de suite ? les interrogea-t-elle.

- Non, pas vraiment, répondit Scorpius tandis que Dan' secouait la tête.

- Bon alors on peut continuer à se balader et on verra si on passe devant l'un d'eux. Je crois qu'il y en a beaucoup, ici. Et puis, si on n'en trouve pas, je demanderai à des Moldus. Je ne me débrouille pas trop mal en français grâce à mon père.

Scorpius et Daniel acquiescèrent et ils se mirent en route.

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Après s'être promenés dans le quartier des Halles pendant une heure supplémentaire puis avoir pris le métro pour se rapprocher de leur hôtel, les estomacs commencèrent à se manifester et les trois amis se mirent plus sérieusement à la recherche du restaurant mentionné par Hélène.

- Ah mais je connais ! dit Scorpius lorsque la jeune fille leur pointa un établissement de l'autre côté de la rue.

- C'est vrai ?

- Oui. J'en ai déjà vu un dans la ville à côté de ma résidence secondaire. Par contre, je n'y ai jamais mangé.

- Venez.

Ils traversèrent le passage pour piétons, Daniel manquant de se faire renverser par un automobiliste qui ne semblait pas connaître le Code de la route. Pourtant, mêmes les sorciers qui suivaient le cours d'Etudes des Moldus l'étudiaient succinctement lors de leur quatrième année… Après que le brun eut beuglé un chapelet d'insultes typiquement sorcières à l'encontre du Moldu qui était déjà parti, faisant se retourner vers lui bon nombre de passants interloqués, ils pénétrèrent dans l'établissement. L'odeur qui y régnait fit gronder le ventre de Scorpius malgré son manque évident de raffinement.

- Bon, je vous préviens, il ne faut pas s'attendre à de la haute gastronomie, annonça Hélène en se retournant vers eux.

- T'inquiète, Leny. Ça sent méga bon, j'ai trop les crocs ! s'exclama Dan'.

Scorpius opina.

- Ok, suivez-moi.

Elle les mena jusqu'à une étrange machine que le Serdaigle n'avait jamais vue, même dans les livres.

- C'est quoi ? demanda-t-il avec curiosité.

- Une borne pour commander. C'est une machine électronique qui enregistre ce que tu veux et qui le transmet aux cuisines.

- Fascinant ! souffla le blond qui était vraiment impressionné.

La jeune fille lui adressa un sourire mi-amusé, mi-attendri avant d'appuyer son doigt sur la « borne » qui afficha une nouvelle image.

- C'est tactile ?! s'enthousiasma-t-il comme s'il venait de recevoir son cadeau de Noël à l'avance.

- Oui, rigola-t-elle.

- Désolé… On a étudié cette notion en début d'année, c'est pour ça, expliqua-t-il plus modérément.

- Tu veux passer la commande ? proposa-t-elle.

- Carrément !

Elle s'écarta légèrement pour lui laisser sa place devant la borne.

- Ah oui, attends ! reprit-elle rapidement. Il faudrait que vous alliez voir les panneaux explicatifs pour savoir ce que vous voulez. C'est là-bas, dit-elle en les leur désignant.

- Ok, tu ne viens pas ? l'interrogea Daniel.

- Non, je sais déjà quoi prendre.

- Ah d'accord…

Les deux Serdaigle s'avancèrent vers les panneaux et commencèrent à lire, Scorpius traduisant approximativement les termes que son meilleur ami ne comprenait pas.

- C'est quoi ce truc ? demanda le brun en pointant l'un des… « mets » du doigt.

- Aucune idée, avoua Scorpius.

- C'est bizarre !

- Ça s'appelle des hamburgers. Ma mère en a déjà fait une ou deux fois à la maison mais je ne pensais pas qu'il en existait autant.

- Et c'était bon ?

- Franchement, ouais. Pourtant, la cuisine n'est pas son domaine de prédilection.

- Hum… Je crois que je vais prendre ça. Et toi ?

- Sûrement ça, répondit le blond en désignant un hamburger différent.

Tous les deux firent demi-tour. Hélène n'avait pas bougé et les observait, un sourire aux lèvres.

- C'est bon, on a choisi ! annonça le brun.

- Parfait. Scorp', mets-toi devant la borne, je vais te dire comment on fait.

- Ok.

Il s'exécuta puis passa leur commande.

- Dis, Leny ? Pourquoi la borne me demande si je veux « sur place » ou « à emporter » ? l'interrogea Scorpius.

- Ah oui, mince ! Décidément, j'oublie tout…

- C'est Malefoy et son costume qui te perturbent à ce point ? railla Dan'.

La jeune fille ne prit même pas la peine de lui répondre.

- En fait, ici, on peut soit décider de manger sur place, comme les Moldus qui sont là ou bien rapporter notre repas à la maison. Ou plutôt à l'hôtel, expliqua-t-elle.

- On pourrait faire ça, suggéra le blond.

- C'est clair ! On serait plus tranquille pour discuter. En plus, les parents de Malefoy ne seront peut-être pas rentrés.

- On s'en fiche. S'ils sont là, on se mettra sur le balcon.

- Euh…, intervint Hélène. Vous savez… le McDo ce n'est pas franchement le genre de choses que l'on rapporte dans un hôtel cinq étoiles…

Scorpius balaya son argument d'un revers de la main et s'apprêtait à appuyer sur « à emporter » mais se retourna vers la jeune fille.

- Hormis si tu préfères qu'on reste ici, dit-il.

- Non, non, assura-t-elle. Mais je ne voudrais pas que tu aies des ennuis avec tes parents s'ils voient que nous sommes revenus avec du McDo, c'est tout.

- Laisse tomber mes parents. Ils diront bien ce qu'ils voudront. De toute façon, ils ne seront peut-être même pas là, comme l'a dit Dan'.

- Bon, bon, d'accord.

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- Pourquoi c'est si long ? se plaignit Daniel. J'ai faim !

Scorpius leva les yeux au ciel. En attendant que leur « repas » soit prêt, les deux Serdaigle s'étaient assis sur des chaises de bar. Hélène s'était alors approchée du blond jusqu'à poser son dos contre son torse. Bien trop heureux de pouvoir la toucher, le jeune homme avait instinctivement passé un bras autour de ses épaules pour la ramener à lui au maximum.

- Ça ne fait que dix minutes, tempéra la brune.

- Ouais bah c'est dix minutes de trop, j'ai faim !

- Qu'est-ce que t'es chiant ! On dirait un vrai gamin, soupira Scorpius.

- Bah c'est bien. Ça vous entraîne, les amoureux, ricana-t-il.

D'affliction, le blond laissa tomber son front sur l'épaule d'Hélène qui se mit à rire.

- C'est à nous, déclara-t-elle quelques secondes plus tard.

- Ah bah enfin !

Daniel se leva d'un bon et se dirigea vers les caisses.

- Ce mec me saoule ! J'ai hâte qu'il rentre un peu chez lui, dit Scorpius sur le ton de la plaisanterie.

Ou pas de la plaisanterie, d'ailleurs…

- Tu as déjà hâte que je reparte également ?

- Bien sûr que non, pourquoi tu dis ça ? demanda-t-il au moment où Daniel revenait vers eux en se vantant d'être parvenu à récupérer leur commande tout seul.

- Eh bien…, commença-t-elle.

- Tu sais, la coupa Scorpius. Je ne te l'ai pas dit mais Dan' repart mercredi.

- Ah bon ? Pourquoi ?

- J'ai quelque chose de prévu avec mes vieux, répondit l'intéressé. Et puis, comme ça, vous pourrez être tranquille pour…

- Ne termine pas cette phrase, Jameson. Peu importe ce que tu avais l'intention de dire, tu te tais, le coupa vivement Scorpius.

Le brun ricana mais n'ajouta rien. Il ne leur fallut pas plus de dix minutes de marche pour arriver jusqu'à l'hôtel. Hélène sembla sincèrement impressionnée tandis que Daniel agissait comme s'il était chez lui, passant devant les réceptionnistes avec ses sacs en papier estampillés « McDonald's » à la main sans même chercher à les dissimuler un tant soit peu. Tous les trois montèrent ensuite dans l'ascenseur qui les mena jusqu'au dernier étage. Daniel prit, encore une fois, les devants et s'arrêta face à la porte de leur suite, se retournant vers Scorpius.

- Leny, tu peux me rendre ma veste, s'il-te-plaît ? demanda ce dernier.

La jeune fille fouilla quelques secondes dans son sac à main puis la lui tendit. Le blond put ainsi récupérer sa clef et ouvrir la porte. Ses parents étaient toujours absents.

- Viens, je vais te montrer ta chambre pendant que Dan' s'occupe de sortir la nourriture.

- Dis plutôt « votre » chambre, rectifia le Serdaigle qui était déjà occupé à répartir le contenu du sac en trois tas qu'il plaça sur la table basse qui trônait au milieu de la pièce.

Le blond soupira mais ne commenta pas et la jeune fille le suivit dans le couloir. Il lui présenta successivement la chambre qu'il partagerait a priori avec Dan' puis la salle de bain principale et sa chambre à elle. Scorpius demeura dans l'embrasure tandis qu'elle s'avançait quelque peu dans la pièce. Elle la détailla avant de se retourner vers lui, un grand sourire aux lèvres. Le blond le lui rendit et Hélène revint vers lui.

- C'est parfait, merci.

Il ne lui répondit pas mais prit instinctivement son visage en coupe avant de déposer un baiser sur ses lèvres. Une douce chaleur se répandit instantanément dans tout son corps. Il préféra rompre le baiser rapidement avant de retirer ses mains et d'embrasser sa joue. Il s'apprêtait à lui dire qu'elle lui avait manqué mais fut interrompu par Daniel qui les appela.

- Vous v'nez ? Ça va être froid !

Scorpius soupira imperceptiblement et se recula avant d'inviter Hélène à passer devant lui pour rejoindre le salon.

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Préférant profiter de la climatisation plutôt que de retourner dehors où il faisait encore très chaud, ils se mirent tous les trois d'accord pour dîner à l'intérieur.

Scorpius devait avouer que le McDo n'était pas mauvais du tout. C'était même bien meilleur que les repas parfois concoctés par ses parents. Il vola une potatoes à Hélène pour la troisième fois et elle lui proposa finalement d'échanger leur accompagnement.

La pièce résonnait de leurs éclats de rire lorsqu'un bruit de serrure se fit entendre. Scorpius leva les yeux et vit ses parents se figer soudainement en les avisant, assis par terre, en train de déguster leur repas de fortune au milieu des dorures, tapisseries et autres nobles tissus de la luxueuse suite. Un sourire amusé naquit sur les lèvres de sa mère qui tourna la tête vers son mari. Ce dernier sembla le lui rendre, laissant le Serdaigle perplexe.

- J'espère que vous ne nous en voudrez pas, Madame Malefoy-Granger et Monsieur Malefoy. C'est moi qui ai eu l'idée du McDonald's…, expliqua Hélène d'une petite voix.

Scorpius se retourna instantanément vers elle. Il ouvrait la bouche pour dire quelque chose mais sa mère le coupa dans son élan.

- Il n'y a aucun problème, Hélène. Après tout, qui n'a jamais eu envie de rapporter du McDo dans un hôtel cinq étoiles ?

Elle se tourna imperceptiblement vers Drago avant de poursuivre.

- Et tu peux m'appeler « Madame Malefoy », si tu le souhaites. Ce sera plus simple.

Scorpius arqua un sourcil alors que la Poufsouffle acceptait. C'était la première fois que sa mère proposait une telle chose. Son père, lui, ne semblait pas particulièrement surpris bien qu'un sourire ait étiré ses traits.

Tous les deux s'avancèrent ensuite dans la pièce et Scorpius vit avec effarement le Serpentard se pencher sur sa nourriture afin de lui voler deux potatoes. Il en tendit une à sa femme tout en mettant l'autre dans sa bouche.

- Nous sortons ce soir mais vous, vous restez-là, annonça-t-il après avoir avalé sa bouchée.

Le blond, pas plus étonné que cela, opina rapidement.

- Je suis sérieux, Scorpius. On vous fait confiance pour rester là. Vous pouvez faire ce que vous voulez ici mais dans la limite du raisonnable.

- Oui Papa.

Le blond ancra son regard dans celui de son fils pendant quelques secondes avant de disparaître dans sa chambre.

- Vous pouvez commander magiquement tout ce dont vous avez besoin grâce la liste de sortilèges mise à votre disposition, ajouta la Gryffondor. Je crois qu'il y en a un exemplaire dans chaque chambre.

- Tu es sûre ? demanda son fils.

- Certaine. Majeurs ou non, cela n'a pas d'importance. De même, si vous souhaitez regarder un film ou la télévision Moldue - je pense plus spécifiquement à toi, Hélène - il faut simplement penser à une télévision et elle apparaîtra. Vous la gérez avec votre baguette.

- D'accord, merci Madame Malefoy.

Daniel opina également et Scorpius se leva pour rejoindre sa mère, à l'écart de ses amis.

- On ne rentrera pas très tard. Enfin je pense. Ton père m'invite au restaurant. Encore…

Le blond savait qu'à l'instar d'Hélène, sa mère n'appréciait que très modérément que l'on fasse des dépenses pour elle.

- Ok. Passez une bonne soirée.

Hermione ne répondit pas et plongea ses yeux noisette dans les siens.

- Pas de bêtises, d'accord ? Vous faites attention à vous…

Son regard était si intense que le blond comprit instantanément à quoi elle faisait référence. S'il avait voulu se montrer discret, c'était peine perdue. Tout le monde était au courant de sa vie sexuelle… Génial !

- Oui, Maman…, soupira-t-il.

- Au fait, reprit-elle alors qu'elle s'apprêtait à s'éloigner. J'avais pensé que nous aurions pu aller au Louvre demain, qu'en penses-tu ?

- Je suis partant. Depuis le temps que j'ai envie d'y aller, répondit-il avec entrain.

- Bon, ton père ne voudra certainement pas venir mais…

- On s'en fiche ! Moi, j'ai envie d'y aller. Hors de question que je reparte d'ici sans y avoir mis les pieds au moins une fois.

Sa mère lui adressa un doux sourire avant de lui caresser tendrement la joue.

- Je t'aime mon cœur.

- Moi aussi, Maman, répondit-il en lui rendant son sourire.

Elle se détourna finalement et s'enferma dans sa chambre tandis que Scorpius reprenait place près de ses amis. Ses parents les quittèrent quelques minutes plus tard. Sa mère était tout simplement magnifique et son père était… son père.

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- Bordel mais ton vieux l'emmène où pour qu'ils s'habillent comme ça ?! s'exclama Daniel lorsque la porte se fut refermée.

- Aucune idée.

- Putain, y'a des jours où j'aimerais bien être un Malefoy !

- Et moi, y'a des jours où j'aimerais juste être un Granger…

Ils terminèrent de dîner puis discutèrent une bonne partie de la soirée jusqu'à ce qu'Hélène annonce qu'elle allait prendre une douche dans sa chambre. Daniel et Scorpius, quant à eux, se rendirent à tour de rôle dans l'autre salle de bain. Ils avaient regagné leur pièce et le blond était occupé à ranger le reste de ses vêtements dans l'armoire mise à sa disposition lorsqu'Hélène toqua à leur porte. Son visage apparut rapidement par l'entrebâillement.

- Vous voulez regarder un film dans ma chambre ? proposa-t-elle.

- Bof, répondit Daniel. J'suis mort, moi.

- Ok. Scorp' ?

Il savait que, s'il disait oui, il n'acceptait pas uniquement de regarder un film. S'il investissait sa chambre, si tard dans la soirée, il savait qu'il ne la quitterait pas. Peu importait ce qu'ils feraient ou ne feraient pas, il était certain qu'il ne reviendrait pas dormir ici cette nuit. Sauf si Hélène le mettait d'elle-même à la porte…

- Oui, d'accord. Je finis de ranger et j'arrive, répondit-il avec un détachement qui le surprit lui-même.

Un soupir lui échappa toutefois lorsqu'il entendit la porte se refermer dans son dos. Il plaça le tee-shirt qu'il avait entre les mains avec les autres puis s'assit sur son lit, le regard perdu sur le mur en face de lui.

- Tu vas pas nous faire une attaque de j'sais pas quoi, hein, vieux ?! T'es tout blanc et on dirait que tu vas gerber !

- J'ai envie de gerber, confia le Serdaigle.

- Ah bah c'est sympa pour Leny !

- Dis pas n'importe quoi ! Je suis stressé, ça n'a rien à voir avec elle… Enfin si mais…

Il n'acheva pas sa phrase et ferma les paupières, se prenant le visage entre les mains. Une boule d'angoisse venait d'élire domicile au sein de son estomac et il avait l'impression qu'une autre était coincée dans sa trachée. Il tenta de calmer sa respiration. Inspirer, expirer, inspirer, expirer, doucement… Inspirer, stresser, expirer, inspirer, angoisser, expirer, stresser, inspi… Et si jamais il ne savait pas s'y prendre ? Scorpius entendit Daniel dire quelque chose mais il était tellement focalisé sur ses propres pensées qu'il le l'entendit pas. Et si jamais il ne plaisait plus à Hélène ? Il lui sembla que le brun continua de parler. Et si jamais il lui faisait mal ? Et si jamais il était nul ?

- HEY OH, MALEFOY ?! beugla soudainement son meilleur ami.

Tiré de ses réflexions, Scorpius releva les yeux vers lui.

- Ah bah putain ! Franchement, mec, tu deviens ridicule ! Tiens, prends ça, dit-il en lui tendant une boîte ovale.

- C'est quoi ? demanda le blond, méfiant.

- Bah tes chocolats ! Laisse tomber les fleurs. Ça, ce sera largement suffisant.

Scorpius le regarda, les yeux écarquillés.

- Je ne vais pas y aller avec des chocolats !

- Bah si ! C'est pas ce qui était prévu ?

Il ouvrit la bouche pour répondre mais Daniel le coupa.

- Vas-y avec ça, je suis certain que ça lui fera plaisir. Len' adore le chocolat et puis, comme ça, elle pourra les déguster sur toi et inversement, ajouta-t-il alors que sa bouche s'étirait en un sourire aux accents pervers.

- T'es vraiment con ! cingla le blond.

Il lui prit toutefois la boîte des mains et l'ouvrit.

- Pourquoi il en manque un ? interrogea-t-il son meilleur ami en relevant les yeux vers lui.

- Bah parce que j'les ai goûté ! répondit Dan' comme s'il s'agissait de la chose la plus évidente du monde.

Scorpius ferma les paupières et soupira. Ce mec le désespérait.

- Bon, t'y vas ou t'attends la Saint Merlin ?!

- Ouais, ouais…

Il se leva de mauvaise grâce, le visage fermé et les sourcils froncés.

- J'y vais comme ça, tu crois ?

- Bah c'est quand même un peu tendu si tu te pointes à poil…, répondit Dan' en partant d'un ricanement moqueur.

Scorpius n'ajouta rien et ouvrit la porte de la chambre.

- Amusez-vous bien ! entendit-il le brun clamer au moment où il refermait le panneau de bois.

Seul dans le couloir, sa boîte de chocolats à la main, Scorpius recommença à stresser. Il s'irritait lui-même mais ne parvenait tout simplement pas à endiguer cette angoisse qui le tenaillait. Soupirant longuement, il relâcha ses bras et les secoua comme pour évacuer sa panique. Il marcha ensuite dans le couloir, passant devant la salle de bain et s'arrêta devant la porte de la suite d'Hélène. Le blond avait revêtu une nouvelle chemise et un pantalon en flanelle lorsqu'il était sorti de la douche et se sentait vraiment idiot, ainsi vêtu.

Prenant sur lui au maximum, il inspira, leva sa main qui ne tenait pas les chocolats, bloqua sa respiration et frappa quelques coups contre la porte. La réponse ne se fit pas attendre.

- Entre !

Avec lenteur, Scorpius décrispa son poing et fit glisser sa main jusqu'à la poser sur la poignée. Il laissa s'écouler une seconde puis l'actionna. Le jeune homme ferma momentanément les paupières et, lorsqu'il les rouvrit, la silhouette de Leny se détachait devant lui. Apparemment occupée à défaire ses propres bagages, la jeune fille était en train d'accrocher une robe sur l'un des cintres mis à sa disposition. Ce ne fut toutefois pas cela qui attira le regard de Scorpius en tout premier lieu. Ce fut plutôt la tenue qu'elle avait revêtue qui accapara toute son attention. Elle portait une… sorte de robe pour la nuit bleu foncé à bretelles qui s'arrêtait à mi-cuisse et qui semblait faite de coton très fin. Elle n'était pas aussi sexy que l'ensemble qu'elle avait revêtu lors de leur première nuit mais la jeune fille lui apparaissait pourtant plus désirable que jamais.

Oubliant momentanément son angoisse, Scorpius referma la porte derrière lui. Son mouvement fit se retourner Hélène qui lui adressa un large sourire.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle en pointant du menton la boîte qu'il tenait à la main, tout en accrochant un petit haut sur un nouveau cintre.

- Des chocolats… Dan' les a commandés et n'en voulait finalement plus. Il a pensé que tu les aimerais peut-être.

Son mensonge ne le fit pas se sentir coupable une seule seconde lorsqu'il vit Leny acquiescer.

- Tu peux commencer à chercher le film si tu veux, proposa-t-elle. J'ai presque terminé.

Le blond opina et s'approcha du lit. Il déposa la boîte de chocolats sur la table de chevet avant d'aviser un immense écran contre le mur qu'il n'avait tout d'abord pas remarqué.

- Mince, j'ai oublié ma baguette, remarqua-t-il soudainement en fronçant les sourcils.

- Tu peux prendre la mienne si tu veux. Je l'ai laissée de mon côté du lit.

Scorpius amorçait un mouvement lorsqu'il se figea brusquement en entendant la fin de sa tirade. Il demeura immobile une seconde avant de finalement récupérer la baguette de la Poufsouffle, un sourire aux lèvres. Il la pointa sur la télévision, s'apprêtant à l'allumer mais se ravisa finalement. Hélène venait de finir de ranger ses affaires et il tourna la tête vers elle.

- Est-ce que… est-ce que tu as vraiment envie de regarder un film ? l'interrogea-t-il.

Un étrange sourire naquit sur sa bouche et elle détourna momentanément les yeux pour refermer sa valise avant de les reposer sur lui et de faire quelques pas dans sa direction. Scorpius la fixa, incapable de détacher son regard du corps de sa petite amie qui ondulait dans sa robe à chaque pas qu'elle faisait. Elle se posta devant lui qui était assis sur le matelas et il releva la tête pour la regarder dans les yeux.

- Pas vraiment…, répondit-elle finalement. Et toi ?

- Moi non plus…

.

Il s'apprêtait à se lever mais elle amorça son mouvement avant le sien. Elle se pencha et plaqua ses lèvres sur les siennes, retenant ses cheveux d'une main. Scorpius réprima un grognement de satisfaction. Ce baiser avait une saveur toute autre que celui qu'il avait pu partager à son arrivée ou des suivants, disséminés tout au long de l'après-midi. Celui-ci était un véritable baiser, donné sans retenue et qui fit instantanément grimper sa chaleur corporelle. Soudainement, tout son stress et son angoisse lui semblèrent superflus. Ne réfléchissant même pas à ce qu'il faisait lorsque sa langue commença à caresser celle de la jeune fille, le Serdaigle plaça ses mains sur les hanches d'Hélène et l'attira sur le lit. Elle se retrouva alors plaquée au-dessus de lui, les jambes écartées de part et d'autre de son bassin. Scorpius remonta l'une de ses mains le long du corps de sa petite amie, venant glisser ses doigts dans sa longue chevelure. Il plaqua un peu plus ses lèvres contre les sienne en faisant pression à l'arrière de sa tête. Elle mordit sa lèvre inférieure et il lui rendit la pareille en mordillant sa langue. Le léger gémissement qu'elle poussa résonna merveilleusement à ses oreilles et il laissa sa seconde main glisser au niveau de sa hanche. Il pouvait sentir les courbes de son corps sous le tissu fin de sa robe. Le souffle court, Hélène rompit leur baiser, appuyant son front contre le sien. Leur respiration saccadée se mêla et ils s'observèrent. Un sourire mutin apparut sur la bouche de la jeune fille et Scorpius arqua un sourcil. Décidant de se montrer joueur et ne contrôlant, de toute façon, déjà plus les pulsions de son corps, il laissa sa main glisser un peu plus bas jusqu'à rencontrer la frontière entre sa robe et sa peau. Lentement et sans la quitter des yeux, ses doigts caressèrent l'arrière de sa cuisse. L'adolescent ressentit un élan de satisfaction en la voyant fermer les yeux. Son corps réagit aussi et il la sentit frissonner quand son index remonta finalement le long de sa peau.

Une main toujours dans ses cheveux, il plaqua l'autre sur sa cuisse et la fit brusquement basculer sur le côté. Il se plaça au-dessus d'elle tandis qu'un hoquet de surprise s'échappait des lèvres entrouvertes d'Hélène. Lèvres sur lesquelles le blond ne put s'empêcher de déposer un nouveau long baiser. Leny frémit sous lui et un sentiment de pure excitation s'empara de son corps. Il avait envie de la toucher, d'embrasser sa peau, de l'écouter gémir de plaisir sous ses caresses. Il avait envie d'elle. Scorpius délaissa rapidement sa bouche pour sa mâchoire puis son cou. Il y déposa des dizaines de baisers de moins en moins chastes et finit par laisser sa langue remonter jusqu'au lobe de son oreille qu'il prit entre ses dents. Le corps d'Hélène s'arqua sous le sien et ses ongles s'enfoncèrent très légèrement dans son dos, par-dessus sa chemise.

- Tu m'as manquée…

Il lui susurra ces paroles puis quitta son cou pour sa clavicule. Il peinait à refréner ses instincts. Elle était sous lui, elle ne portait qu'une chemise de nuit et une petite culotte et il avait de plus en plus envie de lui faire l'amour. Il déposa des baisers humides sur l'ensemble de son décolleté carré, se retenant de ne pas directement embrasser ses seins qu'il pouvait voir percer au travers du tissu. Il ne résista pas lorsqu'Hélène l'attira à elle pour un langoureux baiser. Ses douces mains, qui étaient, jusque-là, demeurées inactives, passèrent de ses omoplates à ses épaules puis Scorpius la sentit entamer le déboutonnage de sa chemise. Ses doigts caressaient sa peau à chaque bouton qu'elle défaisait. Il dut se redresser lorsqu'elle arriva au niveau de ses abdominaux et il ne put se retenir de fermer les yeux. Ses mains s'approchaient dangereusement de son sexe qu'il savait déjà dur d'envie et de désir. Il savait également que la jeune fille pouvait le sentir contre son bas-ventre. Elle posa ses paumes à plat sur lui lorsqu'elle eut terminé de détacher sa chemise et il ouvrit les yeux. Il les plongea dans les siens tandis qu'elle remontait ses mains le long de son corps avec une lenteur presque exaspérante et il frissonna de plaisir et d'anticipation. Hélène fit finalement passer les deux pans de son vêtement dans son dos dont il acheva de se débarrasser seul, ne prêtant aucune attention à l'endroit où il l'envoyait balader. Le Serdaigle se laissa à nouveau basculer sur Leny et l'embrassa à peine bouche. Les mains de la jeune fille parcoururent son dos. Il mordit sa lèvre et sa paume droite glissa soudainement sur ses fesses, comme pour le rapprocher d'elle. Surpris par son mouvement, le blond ouvrit à nouveau les yeux. Il lut une sorte de gêne dans son regard vert qui devint tout à coup fuyant. De toute évidence, Hélène avait tout autant de difficultés que lui à ne pas céder aux pulsions de son corps. S'amusant de son malaise alors que, quelques minutes plus tôt encore, les rôles étaient inversés, Scorpius quitta sa bouche. Sa langue traça un sillon humide sur le haut du corps de la petite amie jusqu'à ce qu'il atteigne l'orée de son vêtement de nuit. Il plongea son regard dans le sien une dernière fois avant de reculer son visage jusqu'à être en mesure d'embrasser son sein. Elle gémit lorsqu'il y apposa sa bouche, par-dessus le tissu. Un second gémissement vint rompre le silence qui régnait autour d'eux quand il reproduisit son geste sur l'autre sein.

Prenant d'infinies précautions pour être en mesure de s'arrêter si elle le lui ordonnait, Scorpius leva alors une main dans sa direction. Il caressa sa joue puis laissa ses doigts courir sur son cou jusqu'à sa clavicule et la bretelle de sa robe. Ancrant son regard dans le sien, il la fit lentement glisser. Elle dépassa la courbe de son épaule puis le haut de son bras. Son sein droit se dévoila petit à petit à lui et le blond ne put s'empêcher de l'accueillir avec ses lèvres. Il l'embrassa à mesure que sa peau se présentait sous sa bouche. La bretelle se tendit quelque peu sous ses doigts et il y exerça une pression légèrement plus forte, dévoilant le sommet de sa poitrine. Dur de plaisir, le bouton rose semblait l'appeler et Scorpius ne se retint pas d'y déposer ses lèvres. Un nouveau gémissement franchit celles de Leny lorsqu'il l'embrassa et un, beaucoup plus rauque, s'échappa de sa gorge lorsqu'il commença à le lécher puis le mordre. Ses doigts graciles étaient crispés autour de l'édredon et ne se relâchèrent que lorsque le blond s'éloigna de son sein. Il fit subir le même traitement au second, dévoilant entièrement le buste de la jeune fille. Ses mains à elle avaient quitté le lit pour venir fourrager dans ses cheveux blonds.

Le jeune homme déposa un dernier baiser sur sa poitrine avant de se redresser légèrement. La vision d'une Hélène, les cheveux éparpillés tout autour d'elle, la bouche entrouverte, les yeux mi-clos et le souffle saccadé fit naître une vague de désir pur en lui qui sentit son propre souffle s'accélérer. Son sexe commençait à devenir douloureux et il brûlait littéralement de désir pour Leny.

Scorpius découvrait le corps d'une femme pour la toute première fois et il avait l'impression qu'il ne se lasserait jamais d'explorer le sien. Elle était belle, il était fou d'elle et il la voulait tellement qu'il en avait mal.

Le blond ne laissa pas s'écouler une seconde supplémentaire avant de continuer à descendre sa robe le long de son corps. Il embrassa la moindre parcelle de sa peau, sa langue glissant sur son ventre lorsqu'il ne le parsemait pas de baisers brûlants. Il recula tellement qu'il dut quitter le lit pour finir de la dévêtir. Penché sur elle, il s'arrêta quelques instants lorsqu'il arriva au niveau de sa petite culotte. Il ne voulait surtout pas la brusquer mais, voyant qu'elle ne disait rien et que ses paupières étaient toujours closes, il fit glisser le tissu de son vêtement de nuit. Il le retira rapidement une fois qu'il eut dépassé le haut de ses cuisses puis, poussé par son désir, déposa de nouveaux baisers à l'intérieur de ses jambes. Il partit du genou et s'arrêta à la frontière de son sous-vêtement avant de reproduire le même cheminement de l'autre côté. Il hésita ensuite quant à la marche à suivre et ne résista pas lorsqu'elle attrapa sa main, posée sur le matelas et qu'elle l'attira au niveau de son visage. Décidant de se montrer tout de même audacieux, Scorpius déposa un baiser sur sa petite culotte noire avant de se redresser. Hélène gémit imperceptiblement et il se félicita mentalement de son geste.

Ses lèvres de nouveau sur les siennes, elle lui donna un baiser plus doux que les autres mais non moins excitant. Ils se séparèrent le souffle haletant et Leny se releva légèrement. Le blond s'écarta d'elle mais ne la quitta pas des yeux. Elle le regarda quelques instants avant de détourner la tête et de tirer sur les couvertures. Une très légère angoisse l'envahit mais Scorpius essaya de ne pas y prêter attention.

Lui-même alla appuyer son dos contre l'oreiller avec l'intention de se glisser sous les draps mais Leny ne le laissa pas faire. Elle plaqua une main au niveau de son torse avant de se placer à demi au-dessus de lui et de la faire lentement serpenter tout le long. Comme précédemment, le jeune homme ferma les yeux lorsqu'elle dépassa ses abdominaux et déglutit lorsqu'il perçut ses doigts au niveau du bouton de son pantalon. Il la désirait tellement que son érection était perceptible et une décharge électrique sembla le traverser lorsque Hélène détacha le bouton et commença à descendre sa braguette. Il pouvait sentir le métal coulisser le long de son membre et savoir qu'il était actionné par elle le rendit fou. Il se sentit instantanément frustré lorsqu'elle retira sa main mais ce sentiment fut bien vite remplacé par du plaisir à l'état pur lorsqu'il la vit se rapprocher de lui, s'agenouiller et commencer à lui retirer son vêtement. Bien que la sensation soit agréable, elle l'était beaucoup moins que de savoir ses mains près de son sexe et c'est pour cela que Scorpius fut plutôt satisfait lorsque son pantalon quitta complètement ses jambes. Avec douceur et une certaine timidité qu'il ne lui connaissait que très peu, il vit Hélène apposer ses doigts au niveau de son mollet. Puis elle commença à le gravir. Lentement. Cette vision était tout aussi grisante que la précédente et le blond ne la lâcha pas des yeux. Elle ne l'observait pas mais il savait qu'elle sentait son regard sur elle. Ses joues s'étaient légèrement colorées alors que ses doigts continuaient d'effleurer sa peau. Il la sentit hésiter une seconde lorsqu'elle fut au niveau du bas de son boxer. Il s'apprêtait à se redresser et lui faire comprendre que ce n'était pas grave si elle ne se sentait pas suffisamment à l'aise pour le toucher mais fut coupé dans son élan lorsque ses ongles passèrent sur toute la longueur de son sexe. Il ferma alors les yeux de plaisir. C'était de loin la caresse la plus érotique qu'elle ne lui avait jamais prodigué. Il serra la mâchoire et son corps se raidit lorsqu'elle déposa sa paume sur son membre et la laissa glisser une nouvelle fois sur son entièreté. Il avait très chaud, son sexe était douloureux mais n'avait jamais ressenti quelque chose d'aussi bon. Il attendait ça depuis des semaines voire des mois et cela dépassait largement ses espérances, en termes de sensations et de ressentis, que tout ce qu'il avait toujours pu se figurer. La main d'Hélène se fit plus pressante, ses caresses plus rapprochées et il attrapa vivement son poignet lorsqu'elle commença à glisser ses doigts sous l'élastique de son caleçon. L'incompréhension naquit sur son visage et il s'empressa de l'attirer à lui et de lui donner un long baiser afin de la rassurer. Presque inconsciemment, elle se plaça au-dessus de lui et il posa ses mains sur ses hanches. Alors qu'il caressait sa langue de la sienne, Scorpius commença à faire glisser le sous-vêtement d'Hélène sur ses fesses. Il y plaça lui-même ses mains, faisant gémir très légèrement la jeune fille dans sa bouche. Incapable de contrôler sa pulsion, le blond la fit basculer sur le côté et continua de l'embrasser tout en lui retirant sa petite culotte. Hélène releva très légèrement les jambes pour l'aider à l'en débarrasser puis plaqua son corps contre le sien, ne quittant pas ses lèvres qu'elle mordilla. Sur le flanc, Scorpius glissa une main dans son dos et traça la ligne de sa colonne vertébrale en effleurant sa peau d'une douceur infinie. Il la sentit remuer contre lui à mesure qu'il descendait. Ses doigts trouvèrent ensuite le chemin de sa taille puis de sa hanche. Il prit, à nouveau, grand soin de ne surtout pas aller trop vite lorsqu'il descendit encore plus bas et se raidit en la sentant se reculer très légèrement. Il s'apprêtait à ôter sa main au moment où il se retrouva dans le noir le plus complet. Hélène venait tout simplement d'éteindre sa lampe de chevet, dans son dos. Rassuré, Scorpius déposa un doux baiser sur sa bouche. Il la poussa très légèrement afin qu'elle soit sur le dos et vint coller son corps contre le sien, son érection au niveau de sa hanche. Il avait très envie d'elle mais ne souhaitait rien précipiter. Il savait qu'une première relation sexuelle était différente pour les femmes que pour les hommes et il ne voulait surtout pas qu'Hélène ait une mauvaise première expérience.

Ses doigts se posèrent finalement sur son sexe et il l'embrassa à nouveau, sentant la jeune fille nouer ses bras derrière sa nuque. La totalité de son corps se crispa brusquement lorsqu'il toucha son clitoris et un gémissement plus fort que les précédents s'échappa de sa gorge, venant mourir dans sa bouche à lui. Grisé par ce son et le fait de savoir qu'il lui procurait du plaisir, le blond joua quelques instants avec son bouton de chair, faisant se cambrer Hélène sous sa main comme si elle recherchait instinctivement plus de contact. Amusé, Scorpius le délaissa finalement et insinua ses doigts encore plus bas. Son sexe était chaud et humide et une nouvelle décharge de plaisir l'assaillit. Quittant ses lèvres, le jeune homme plongea dans son cou. Il le parsema de baisers brûlants alors qu'il présentait l'un de ses doigts au bord de l'intimité de la jeune fille. Il la sentit se mouvoir à nouveau et il l'introduisit doucement. Etonnement, elle ne sembla pas avoir mal et gémit. Un gémissement qui ne s'apparentait pas du tout à une plainte, bien au contraire. Positivement surpris, le blond commença à faire de lents va-et-vient en elle, ayant l'impression de partager son plaisir tant l'entendre exprimer le sien l'enivrait. Jamais il n'aurait pensé ressentir autant de choses alors même qu'elle ne le touchait pas. Son cœur battait la chamade, il avait chaud, tous ses sens étaient en alerte, l'attente était toute aussi douloureuse que délectable et que c'était bon. L'embrasser était bon. Caresser son corps était bon. Sentir son cœur battre aussi fort que le sien était bon. La toucher aussi intimement et la savoir y prendre du plaisir était bon.

Hélène chercha ses lèvres et lui donna un baiser passionné qui le fit sourire puisque lui laissant un léger goût de récompense. Le jeune homme retira son doigt et rit légèrement en l'entendant se plaindre. Il en présenta alors un second à l'entrée de son sexe et la pénétra à nouveau. La tension du corps de la jeune fille lui apparut d'une nature différente et il s'immobilisa en elle. Elle venait de détacher ses lèvres des siennes et leur souffle se mêla. Avec lenteur, il la sentit finalement bouger son bassin. Il la laissa s'habituer à ses doigts en elle puis recommença ses va-et-vient. Avec douceur au début puis de plus en plus rapidement, suivant le rythme qu'elle-même imprimait en se mouvant contre sa main. Elle gémissait de plaisir et lui s'en délectait. Il n'osait imaginer toutes les sensations qu'il pourrait ressentir lorsqu'il serait enfin en elle, lorsque ses doigts, en ce moment-même au cœur de son intimité, seraient remplacées par son membre gorgé de désir.

Il la perçut se tendre contre lui à nouveau et voulut s'arrêter mais elle plaqua sa main sur la sienne, gardant ses doigts en elle.

- Ne t'arrête pas. S'il-te-plaît ne… ne t'arrête… pas…

Son murmure était ponctué de gémissements et il ne pensa pas une seule seconde à lui désobéir. Il continua jusqu'à finalement sentir les parois de sa féminité se crisper autour de ses doigts et un liquide plus abondant les recouvrir.

Il n'eut même pas le temps de se remettre du fait qu'il venait de lui donner un premier orgasme qu'elle se redressa quelque peu et se plaqua à moitié sur lui, faisant glisser l'une de ses paumes le long de son corps. Pris de court, le blond ne put alors anticiper la vague de plaisir qui le submergea lorsque la main d'Hélène investit soudainement son sous-vêtement, ses doigts entrant en contact direct avec la peau tendue de son sexe. Toute sa timidité s'était envolée et elle commença à le caresser. Scorpius ferma les paupières et ses lèvres s'entrouvrirent légèrement. Son souffle s'accéléra à mesure que la main d'Hélène se faisait plus pressante et empressée. Elle finit par lui retirer totalement son boxer avant de recommencer ses caresses, venant chercher un baiser sur ses lèvres. Baiser qu'il consentit instantanément à lui offrir, s'employant à le rendre encore plus fougueux que les précédents. Il ressentait son sang pulser dans son membre à mesure que sa main descendait puis remontait, toujours plus rapidement.

Finalement au bord de l'implosion, il agrippa son poignet et se détacha de sa bouche. Il porta sa main à ses lèvres et y apposa un baiser avant de la déposer sur son torse.

- J'ai tellement envie de toi, souffla-t-il d'une voix rauque.

Elle frissonna contre lui et un sourire étira les lèvres de l'adolescent. S'il devait « assurer » comme le disait si bien Daniel, c'était maintenant…

Faisant lui-même taire ses dernières appréhensions de ne pas se montrer à la hauteur, Scorpius fit lentement basculer la jeune fille afin de l'allonger. Il se plaça au-dessus d'elle et eut l'impression de sentir son corps se tendre quelque peu contre le sien. Indécis quant à l'interprétation qu'il devait en donner, le blond se pencha vers elle et déposa de nouveau baiser dans son cou jusqu'à remonter au niveau de ses lèvres. Il se souvint soudainement de quelque chose et se retint de l'embrasser.

- Len'… est-ce que tu… est-ce que tu es protégée ? demanda-t-il d'une voix légèrement hésitante.

Elle ne prononça pas le moindre mot mais il la sentit hocher la tête.

.

Scorpius s'autorisa alors à capturer à nouveau de ses lèvres. Il laissa sa langue glisser sur la sienne puis, progressivement, amorça un mouvement du bassin pour venir placer son sexe face au sien. Le simple fait de sentir la chaleur qui irradiait son intimité le fit tressaillir. Poursuivant son baiser, Scorpius commença alors à s'introduire en elle. Il imprima à son mouvement le tempo le plus lent possible mais s'arrêta en la sentant se raidir alors qu'il ne devait que l'avoir pénétrée d'un centimètre. Prenant son mal en patience, il délaissa ses lèvres pour embrasser à nouveau son cou, sa main qui ne le maintenait pas en équilibre au-dessus d'elle venant caresser son flanc puis son sein. C'est en souhaitant en stimuler le sommet qu'il comprit que quelque chose n'allait pas. Sa main quitta sa poitrine pour le poser sur sa joue.

- Len', ça v… Tu pleures ?!

Il fut si surpris de sentir sa joue complètement humidifiée qu'il se recula d'un bon, comme s'il s'était brûlé à son contact. Complètement désarçonné, il se retira et alla reprendre place sur le lit, à côté. Il ne comprenait pas ce qu'il avait fait de mal mais, de toute évidence, il avait fait une grosse connerie pour qu'elle se mette à pleurer avant même qu'il ne commence à entrer réellement en elle. Il se repassait le film de ses dernières minutes en tête lorsqu'il l'entendit murmurer son prénom, la voix pleine de trémolos. Il se rapprocha d'elle à nouveau et n'eut le temps de rien faire que la jeune fille se pelotonna contre lui, enfouissant son visage au creux de son cou et se mettant franchement à pleurer à présent. De plus en plus déstabilisé et légèrement inquiet, Scorpius dégagea ses cheveux de son visage et caressa sa joue. Il lui sembla que ses pleurs redoublèrent d'intensité.

- Len'…

Sa voix était douloureuse.

- Je suis désolé, je ne voulais pas te faire mal ou…

- Pas mal…, bredouilla-t-elle.

- Quoi ? demanda-t-il sans comprendre.

Elle demeura silencieuse puis il l'entendit prendre une inspiration et se reculer légèrement.

- Je n'ai pas eu mal, dit-elle dans un souffle.

- Mais alors pourquoi…

- J'ai eu… peur d'avoir mal…

Une vague de soulagement s'abattit sur Scorpius et il manqua de peu de soupirer. Reportant toute son attention sur sa petite amie, il se tourna sur le flanc pour placer son visage face au sien et le prit en coupe entre ses mains.

- Ce n'est pas grave. J'ai eu peur de t'avoir fait mal ou…

- Si c'est grave, le coupa-t-elle vivement.

- Non. Si tu n'es pas prête on…

- Mais je suis prête… Ou plutôt… je croyais… je ne sais plus… J'ai peur…

- Calme-toi, souffla-t-il en caressant ses joues avec ses pouces pour ôter ses larmes. Ce n'est pas grave si tu n'es pas prête. On attendra.

- Mais toi…

- On s'en fout de moi ! répondit-il avec une fougue qui la fit sourire malgré les larmes qui dévalaient toujours son visage.

- Je suis nulle…, se morfondit-elle.

Le blond leva les yeux au ciel avant de déposer un chaste baiser sur ses lèvres. Il se recula ensuite et retira ses mains de son visage.

- Où… où est-ce que tu vas ? l'interrogea-t-elle avec appréhension.

- Simplement remettre mon boxer.

Il récupéra son sous-vêtement à tâtons et l'enfila avant de remonter dans le lit et de retrouver Hélène qui n'avait pas bougé. Comme précédemment, elle se plaqua contre lui. Elle ne pleurait plus mais il savait qu'il s'en fallait de peu pour qu'elle recommence.

- Je suis désolée, Scorp'…

Agacé par son comportement, Scorpius s'écarta d'elle et alluma la lampe de chevet. Après autant de temps passé dans le noir, la lumière l'éblouit et il mit plusieurs seconde avant de s'acclimater. Il tenta au maximum de ne pas détailler le corps nu de la jeune fille et se plaça à la hauteur de son visage, glissant un doigt sous son menton pour lui relever la tête.

- Regarde-moi. Ne t'excuse surtout pas, tu m'entends ? Je t'aime et on s'en fout !

Elle l'observa quelques secondes avant de finalement hocher la tête et se coller à lui de nouveau. Scorpius fit appel à toute sa retenue pour tenter de se concentrer sur autre chose que la peau nue de son sous ses doigts, sa poitrine plaquée contre son torse et son intimité au niveau de son sexe. Il essaya au maximum mais lorsqu'elle se blottit un peu plus contre lui, il se sentit obligé d'ouvrir la bouche.

- Hélène… je suis désolé mais… est-ce que tu pourrais te rhabiller, s'il-te-plaît.

Elle se dégagea de son étreinte et fronça les sourcils.

- Je… je me sentirais plus à l'aise si tu te rhabillais, poursuivit-il d'une voix rauque. Tout au moins un peu, parce que là… tu es belle, tu es nue, tu es contre moi et c'est… difficile.

- Bien-bien-sûr, bredouilla-t-elle. Pardon. Euh… est-ce que… tu sais où est mon sous-vêtement ? Et ma nuisette ?

Tournant la tête, le blond repéra les vêtements de la jeune fille au pied du lit et s'empressa d'aller les récupérer. Il les lui tendit sans un mot, mal-à-l'aise et elle se vêtit en silence également. Lorsqu'elle se retourna vers lui, le cœur de Scorpius se serra dans sa poitrine. Elle semblait déçue, presque dépitée et arborait une expression coupable qui déplut très fortement au Serdaigle qui l'attira à nouveau sur le lit. Elle s'allongea et il plaça les couvertures sur eux avant de lui-même éteindre la lumière.

- Ce n'est pas grave, ok ? On attendra jusqu'à ce que tu aies envie, assura-t-il.

- Mais j'ai envie ! Scorp'… je t'aime. J'ai envie de toi. Vraiment mais j'ai…

- Peur, termina-t-il à sa place pendant qu'une douce chaleur se répandait dans tout son corps.

C'était la toute première fois qu'elle lui disait de vive voix qu'elle l'aimait et ceci couplé au fait qu'elle ait exprimé son envie de lui, lui donna l'impression d'avoir reçu un sortilège d'allégresse en pleine poitrine.

- Alors nous attendrons jusqu'à ce que tu aies seulement envie, reprit-il finalement.

- Je suis tellement désolée… Ce n'était pas du tout comme ça que ça devait se passer…

- On s'en fiche, Leny, d'accord ?

- On n'a même pas mangé les chocolats ! continua-t-elle.

Il rit en entendant sa réplique et il la serra un peu plus contre lui.

- Tu en veux un ?

- Non…

- Tu veux dormir ?

Elle acquiesça.

- Alors bonne nuit.

Il se pencha et déposa un tendre baiser sur ses lèvres.

- Mais… tu restes, hum ?

- Oui.

Satisfaite de sa réponse, elle se coucha contre lui, la tête sur son torse puis apposa sa main sur son buste également.

- Bonne nuit…


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Bonne nuit mes petits Scolène...

Bien que Scorpinou se soit donné à 1000%, la jeune Hélène a, une fois de plus, pris peur... Mais que voulez-vous, tout ne peut pas être « rose, guimauve et Fizwizbiz » dans la life ! Même si le lemon a été légèrement écourté, je pense que personne n'en voudra à Leny. Tout au moins, je l'espère. D'autant plus que vous avez été plutôt gâtés avec ce chapitre : le retour de Leny, du Scolène, quelques frasques de notre Dan' préféré, un peu de Dramione, des références à MST, du McDo, du lemon...

BREEEF j'espère de tout cœur que ce chapitre vous aura plu malgré l'écourtage lemonesque (^^).

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Pour tous ceux qui ne savent pas quoi écrire dans leur review, voici quelques pistes :

- Appréciez-vous le caractère des personnages ?

- Sont-ils fidèles (pour ceux qui s'y trouvaient déjà, bien entendu) à ceux qu'ils étaient dans MST ?

- Appréciez-vous les nouveaux personnages ?

- Les références à MST ?

- Le déroulé de l'histoire ?

- L'évolution de la relation des Scolène ?

- Êtes-vous déçus par l'un des aspects/la totalité de la fic' ?

A vos reviews ! :D

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VOILA ! Sur ce, je vous quitte. Je vous fais des bisous, je vous dis à très vite dans vos reviews, à samedi sur FB pour le titre du chapitre quatorze et à mercredi prochain pour la publication du chapitre !

Chalusse-qui-vous-love

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PS : Pour les intéressés, n'oubliez pas que le concours d'écriture de fanfics' LCE est ouverts à tout le monde ! Infos à retrouver sur ma page FB - lien direct dans ma bio ! :)