Bonjour à tou(te)s !
J'espère que vous allez bien ! Aujourd'hui, je vous propose de découvrir le quatorzième chapitre de MAT. Quatorzième et donc avant-avant dernier (sans compter l'épilogue) de cette petite fic'…
Comme chaque semaine, je tiens à remercier du fond du cœur mes superbement superbes revieweurs/euses ! Un GRAND merci à : Mel-G1822 ; Limitlessgirl ; Brouette ; MissFlow ; MrsBrunette ; HeYa-NaHe ; Dame Lylith ; Kailliana ; NeverForgeett ; Caballeras ; Bonnie Padfoot pour ses deux reviews ; et enfin : Clodya !
.
NEWS : Comme j'ai pu l'annoncer sur ma page FB, je vous proposerai un OS de Noël en « différé ». Il sera donc publié au début de février, tout simplement car il sera estampillé « Hors-concours ». (Pour ceux qui se sont renseignés, vous savez que la deadline du concours « Les Chalusse d'Ébène » est le 31/01.) En outre, il est tout à fait possible que je ne propose pas un seul mais bien deux OS cette année. :)
Sinon : je continue bien sûr à inviter tous les auteurs à participer au concours !
.
RàR Anonyme:
MissFlow : Coucou ! Non, pas de bug cette semaine, et c'est tant mieux ! :) Effectivement, on peut dire que le chapitre était assez hot et que notre Scorpinou national est preeesque passé à l'action. Malheureusement, Leny ne se sentait pas encore prête. Peut-être la prochaine fois… Ou pas ! Quoi qu'il en soit, je suis ravie que tu aies apprécié ce petit « accroc » et je suis contente que tu trouves cela réaliste. C'est mon souhait donc c'est parfait. :) Comme toujours, je te remercie mille fois pour ta review ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! À très vite et des bisous !
.
Avant de vous laisser en compagnie de nos Scolène, Dramione et de Daniel, j'annonce à tous ceux qui ne le savent pas encore que mon OS de Nowel (de l'an dernier) : « Le réveillon de Noël d'une Cougar et d'un Gigolo » prenant place à la suite de « Sans équivoque » fait notamment intervenir le personnage de ce cher Daniel Jameson. (Ainsi que Blaise Zabini, Scorpius Malefoy, etc.) Vous pouvez donc retrouver Dan sur ce texte si vous le souhaitez. :)
Voilà ! Bon ! Nous avions quitté nos petits Scolène après un demi lemon et surtout une grosse appréhension de la part d'Hélène. Comment les retrouverons-nous ? La réponse tout de suite.
Ce chapitre est l'un de ceux que j'ai pris le plus de plaisir à écrire alors j'espère qu'il sera tout aussi plaisant à lire. Bonne lecture à vous ! :)
Comme toujours : seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
.
Chapitre 14 : Maman et fils
Lorsqu'il se réveilla en ce mardi matin, Scorpius était allongé sur le ventre, en travers du lit. Se surélevant très légèrement sur les coudes, il ne réprima pas le bâillement qui s'imposa naturellement à lui et finit de se redresser. Encore groggy, il tourna la tête à gauche puis à droite. Le rideau avait été très légèrement tiré, une douce lumière baignant la pièce, mais il ne vit pas Hélène. Passant sa main sur le drap, à côté de lui, il sentit que la place était froide. Fronçant les sourcils, le jeune homme s'extirpa des couvertures. Il s'étira quelque peu avant de gagner la pièce d'eau, attenante à la chambre. Il ouvrit la porte et se statufia littéralement sur le seuil.
La jeune fille était là, debout devant le lavabo, une serviette autour de son corps et les cheveux relevés en un chignon bâclé. Elle sortait de toute évidence de la douche et était en train de s'appliquer une crème particulièrement odorante sur les jambes. N'osant pas s'approcher, Scorpius resta là, à l'observer, incapable de faire quoi que ce soit. Son regard se perdait sur ses courbes lorsqu'elle prit la parole.
- Bonjour…
Elle ne s'était pas retournée et était en train de refermer son pot de crème. Son ton était étrange… elle avait presque… susurré ?
- Bon-bonjour. Tu vas bien ? Enfin… mieux ? Ça va ? bredouilla Scorpius qui se sentait à nouveau le plus idiot du monde.
Hélène ne répondit pas. Elle défit sa coiffure et ses longs cheveux glissèrent dans son dos, contrastants avec le blanc de la serviette.
Elle se retourna alors vers lui et vint à sa rencontre. Sa démarche était toute aussi bizarre que le ton sur lequel elle l'avait salué. Scorpius fronça les sourcils d'incompréhension. Elle ouvrit finalement la bouche après s'être plantée devant lui et avoir lever les yeux.
- Je vais très bien. Et toi ?
- Euh… oui… Leny, tu es certaine que…
Elle le fit soudainement taire en plaçant son doigt sur ses lèvres. Un sourire mutin étira les siennes qu'il savait si douces. Elle retira son index de sa bouche mais pas de sa peau et traça un sillon depuis son menton jusqu'au haut de son buste. Avec lenteur, son ongle effleura ensuite son torse, faisant instinctivement frissonner son propriétaire. Pris de court, Scorpius ne bougea pas. Après avoir dépassé ses abdominaux, Hélène rompit le contact physique mais pas visuel. Son regard intense plongé dans le sien, le blond la vit avec effarement détacher sa serviette. Cette dernière tomba au sol dans un bruit étouffé, dévoilant son corps nu. Abasourdi et prenant conscience qu'il la matait ouvertement, Scorpius releva les yeux. L'expression appréciative et espiègle qu'il lut sur le visage de sa petite amie le fit ouvrir la bouche.
- Hélène… est-ce que tu vas b…
- Chut…
Elle reposa son index au niveau de son sternum et le poussa pour qu'il recule. Elle agit ainsi jusqu'à ce qu'il sente le matelas au niveau de ses tibias. Déstabilisé par son comportement qui contrevenait totalement avec celui qu'elle avait eu la veille au soir, Scorpius fronça à nouveau les sourcils. La pression se fit plus forte et le blond s'assit sur le lit, ne comprenant pas à quoi rimait ce manège. Cela ne sembla toutefois pas satisfaire la Poufsouffle qui le poussa un peu plus fortement jusqu'à ce qu'il s'allonge totalement sur le lit.
- Euh… Len…
Il s'interrompit de lui-même en la voyant avec stupéfaction le rejoindre, se plaçant à califourchon sur lui. Lui qui ne portait qu'un caleçon et qui sentait donc ses seins sur son torse et son intimité, qui semblait irradier malgré le tissu, au niveau de son sexe. Il voulut ouvrir la bouche à nouveau mais elle plaqua sauvagement ses lèvres sur les siennes. Sa langue au goût de bonbon investit sa bouche presque instantanément, le faisant grogner. Ses propres mains trouvèrent instinctivement le chemin des hanches de la jeune fille et il la sentit sourire contre sa bouche. Elle était littéralement collée à lui. L'une de ses paumes reposait à plat sur son torse tandis que l'autre maintenait ses cheveux en place, sur le côté. Son baiser était étrange, donnant presque à Scorpius la sensation qu'il embrassait une autre personne. Leny se montrait si impudente et provocante… Alors qu'il ne l'avait même pas encore caressée, elle ondula son bassin, faisant glisser son entrejambe sur son membre durci. Un grondement de plaisir monta de la gorge du blond avant même qu'il n'ait pu le retenir. Il commença alors à laisser ses mains courir sur le dos d'Hélène puis sur ses fesses. Elle délaissa ses lèvres pour parsemer son cou de baisers humides, mordant sa peau par endroit. Ayant l'impression de nager en plein rêve, le jeune homme ferma les paupières alors qu'elle attrapait le lobe de son oreille entre ses dents. Il la plaqua presque inconsciemment contre lui, redressant lui-même son bassin comme s'il voulait la pénétrer malgré son sous-vêtement. Elle sembla sourire contre sa peau et il sentit bientôt son souffle chaud se perdre au creux de son oreille lorsqu'elle lui murmura :
- Fais-moi l'amour, Scorpius.
Scorpius se réveilla brusquement et se redressa d'un bon dans son lit. Son souffle était erratique et une sorte de sueur froide coula le long de son dos, le faisant frissonner. Il lui fallut une bonne minute pour comprendre qu'il venait tout simplement de rêver ou plutôt de fantasmer. Fermant momentanément les paupières, il prit une profonde inspiration avant de les rouvrir et de tourner la tête. Il était seul. Sautant rapidement à bas du lit, il courut presque jusqu'à la porte de la salle d'eau qu'il ouvrit en grand. Il n'y vit nulle trace d'Hélène. Le blond s'adossa au montant de la porte et resta là jusqu'à reprendre pleinement ses esprits. Pendant une instant, il avait espéré, voire cru, que son rêve soit une sorte de prémonition. Secouant la tête pour chasser les dernières images qui semblaient vouloir rester incrustées sur sa rétine, Scorpius se décolla du mur et marcha jusqu'au milieu de la pièce. Sur une chaise, sa chemise et son pantalon avaient été pliés. Il s'en empara et quitta la pièce, se hâtant de pénétrer dans la chambre qu'il était supposé partager avec Daniel. En marchant momentanément dans le couloir, il avait entendu des éclats de voix provenir du salon. Il se dépêcha alors d'enfiler une tenue de nuit et ressortit. Il s'avéra que les voix ne provenaient pas de la pièce principale de leur suite mais plutôt du balcon. Ils étaient tous là, rassemblés pour le petit-déjeuner.
- Ah, Scorpius ! Daniel s'apprêtait à aller te réveiller, annonça sa mère.
- Euh… Bonjour.
- Bonjour mon cœur. Tu as bien dormi ? Tu as une drôle de tête…
- Oui, très bien dormi. Salut, ajouta-t-il en portant son regard sur son père, Daniel et Hélène qui étaient restés silencieux.
Le blond alla s'asseoir à côté de son meilleur ami, seule place vacante puis releva les yeux. Hélène l'observait de même que Daniel et… En fait, tout le monde le regardait. Différemment mais ils l'observaient tous et le Serdaigle s'empourpra, malgré lui, très légèrement. Il attrapa une viennoiserie dans le panier devant lui, gardant les yeux fixés sur la table.
- Quelle heure est-il ? s'enquit-il avant de mordre dans son croissant.
- Déjà près de neuf heure, l'informa Hélène.
Par pur réflexe, Scorpius tourna la tête vers elle. Il repensa à son rêve et déglutit difficilement. Elle sembla l'interroger du regard mais il reporta son attention sur la tablée dans son ensemble.
- Je pensais qu'il était plus tard que ça…
- Eh bien, il est déjà tard pour le programme que nous avons prévu, dit sa mère.
- Le pro… Mince ! Je suis désolé, Maman, j'ai totalement oublié le Louvre ! s'exclama-t-il vivement, en manquant de s'étouffer.
Un sourire amusé naquit sur les lèvres d'Hermione.
- Ce n'est pas grave.
- Je vais tout de suite me préparer mais… vous venez, n'est-ce pas ? s'enquit-il en posant les yeux sur ses amis.
- Euh…
- C'est-à-dire que…
- J'ai proposé une « alternative » à votre programme d'intellos, intervint son père en reposant son journal sur sa table.
- Une « alternative » ? répéta Scorpius, sans comprendre.
- Ton père nous a proposé d'aller voler au-dessus de Paris. Les sorciers qui gèrent l'activité nous jettent des sortilèges de Désillusion très puissants pour que l'on ne soit pas vus par les Moldus et, comme ça, on peut visiter la ville par la voie des airs…, expliqua Hélène d'une petite voix.
- Ah… Du coup, toi, je me doute que tu veux y aller, dit-il en se tournant vers son meilleur ami.
- Bah carrément ! Désolé, Madame Malefoy mais… les bibelots et les peintures, très peu pour moi.
Scorpius eut l'impression de voir passer l'ombre d'un sourire sur le visage de ses parents.
- Je comprends tout à fait, Daniel, le rassura Hermione.
Le blond l'écouta d'une oreille distraite. Toute son attention était focalisée sur Hélène.
- Tu y vas aussi ? demanda-il.
- Eh bien c'est-à-dire que… je ne suis pas une grande adepte de l'art et…
Elle s'interrompit et leva un regard quelque peu gêné vers lui. Scorpius la rassura toutefois rapidement en lui adressant un sourire compréhensif. Leny adorait voler, cela ne l'étonnait absolument pas qu'elle préfère aller avec son père et Daniel plutôt qu'avec Hermione et lui.
Ils terminèrent de petit-déjeuner rapidement puis allèrent se doucher et se vêtir. Daniel avait investi la pièce d'eau après lui et Scorpius était en train de lacer ses chaussures lorsqu'Hélène se présenta à la porte de la plus petite des deux chambres.
- Je peux entrer ?
- Bien sûr.
Elle referma derrière elle et s'avança jusqu'au milieu de la pièce.
- Ecoute…, commença-t-elle, l'air mal à l'aise et en regardant le sol. A propos de cette nuit…
- Si tu comptes t'excuser encore une fois, ce n'est même pas la peine de terminer cette phrase, la coupa-t-il très sérieusement.
Elle n'ajouta rien et le blond se leva du lit sur lequel il s'était assis. Arrivé près d'elle, il tendit une main et lui releva la tête en plaçant un doigt sous son menton. Il s'apprêtait à lui répéter qu'elle n'avait pas à se sentir coupable de quoique ce soit mais changea d'avis et captura plutôt ses lèvres. Elle fut si surprise par son mouvement qu'elle ne réagit tout d'abord pas. Elle sourit finalement contre sa bouche avant de lui rendre son baiser.
Ils se détachèrent quelques secondes plus tard.
- Combien de temps dure le survol de la ville ? se renseigna le Serdaigle en attrapant sa baguette qu'il rangea précautionneusement.
- Plusieurs heures, je crois. Ton père a dit que si ça nous agaçait, on pouvait arrêter plus tôt. Et vous, la visite ?
- C'est très long alors je pense que nous allons uniquement nous focaliser sur certains points.
Elle lui sourit et ils retrouvèrent Drago et Hermione qui patientaient dans le salon.
- Dan' a presque terminé, annonça Scorpius qui avait pris soin de demander à son meilleur ami s'il en avait encore pour longtemps.
Son père opina.
- Scorp', nous devrions y aller pour prendre le plus d'avance possible, suggéra sa mère.
- Tu as raison.
- J'ai commandé des sandwichs comme ça, nous n'aurons pas à ressortir ou attendre pour déjeuner.
- Parfait.
- J'ai aussi pris un peu plus d'argent Moldu si tu veux un audio guide.
Scorpius acquiesça. Il vit ensuite ses parents se lever et son père embrasser sa mère. Embarrassé, il se tourna vers Leny mais n'osa pas bouger. Elle lui adressa un signe de tête entendu avant de s'approcher et de déposer un baiser sur sa joue.
- A plus tard, amuse-toi bien.
- Toi aussi.
Le Serdaigle commençait à marcher vers la sortie avec sa mère lorsque son père l'interpella.
- Scorp' ?
Il se retourna et l'interrogea du regard.
- Fais attention à ma femme, déclara-t-il très sérieusement.
Scorpius resta muet quelques secondes et sentit Hermione prête à répliquer quelque chose mais fut plus rapide.
- Et toi, fais attention à ma copine, répondit-il sur le même ton.
Père et fils s'observèrent quelques secondes jusqu'à ce que la Gryffondor prenne la parole.
- Vous savez que nous sommes au XXIe siècle et que nous n'avons pas besoin de vous pour nous « protéger » ? Moi tout au moins, Drago Malefoy, dit-elle en vrillant un regard glacial sur son mari.
- Et moi non plus, Scorpius Malefoy-Granger, scanda Hélène à son tour.
Elle semblait vraiment agacée et le blond lui adressa un regard surpris. Pourquoi serait-elle agacée qu'il la veuille en sûreté ?
Finalement, les deux hommes haussèrent les épaules tandis que les femmes grommelèrent quelque chose puis Scorpius et sa mère quittèrent la suite.
- Ton père m'insupporte, siffla-t-elle une fois dans le couloir de l'hôtel.
- Pourquoi tu t'énerves ? Il veut seulement que tu sois en sécurité…
- Il croit toujours que je ne sais pas me débrouiller toute seule ! Qu'est-ce qu'il peut m'agacer quand il fait ça !
Scorpius leva les yeux au ciel. Pour une fois, il comprenait totalement son père et était d'accord avec lui.
- Tu sais, ce n'est pas parce qu'il veut que tu sois en sécurité que ça sous-entend que tu ne sais pas te débrouiller toute seule. Tu es encore plus douée que lui. C'est juste son tempérament. Tu le connais…
- Oui et j'ai comme l'impression que tu deviens de plus en plus comme lui, répondit sa mère en lui jetant un coup d'œil suspicieux.
- Il n'y a absolument rien de mal à vouloir que la fille que l'on aime soit en sûreté, dit-il sur un ton parfaitement calme.
- Il y a une différence entre ça et l'exprimer de telle manière que cela rabaisse les femmes.
- Quoi ?!
Le blond ne put s'empêcher de rire.
- Désolé mais, là, c'est toi qui exagères et extrapoles totalement ses propos, Maman, ajouta-t-il tandis qu'ils arrivaient dans le hall d'entrée.
- Bien sûr que tu le défends ! Tu as répondu la même chose.
- Oui, parce que je suis d'accord avec lui.
Il la vit pincer des lèvres mais elle n'ajouta rien. Lui-même secoua la tête de dépit, un sourire amusé aux lèvres alors qu'ils entraient dans la pièce réservée aux transplanages.
- Qu'aimerais-tu visiter ? s'enquit Hermione lorsqu'ils eurent payé leur entrée.
- Je sais que tu les as déjà vues mais j'aimerais beaucoup aller dans la section des Antiquités égyptiennes pour la momie, entre autres, et aussi voir La Joconde, répondit Scorpius.
Un sourire étira les lèvres de la Gryffondor.
- On peut essayer de voir le maximum des deux sections, si tu veux.
- Ça ne te dérange pas d'y retourner ?
- Pas du tout, lui assura-t-elle.
- On pourra revenir une prochaine fois pendant plusieurs jours pour tout visiter, suggéra-t-il.
- Si on trouve une occupation pour ton père pendant ce temps-là, oui…, répondit-elle en riant.
- C'est sûr…, souffla le blond.
Résistant finalement à l'appel des audios guides, les Malefoy-Granger pénétrèrent dans la section réservée à la période égyptienne.
- Tout s'est bien passé, hier soir ? demanda Hermione sur le ton de la conversation pendant qu'ils s'extasiaient tous les deux devant la finesse de certains bijoux.
- Très bien, oui, répondit Scorpius, faisant taire sa gêne au maximum. Où Papa t'a-t-il emmenée dîner ?
- Dans un restaurant hors de prix, comme d'habitude… Regarde ça comme c'est beau, dit-elle en lui pointant une statuette en or.
Scorpius opina vigoureusement.
- C'est Papa…, finit-il par dire.
- Oui…
Ils demeurèrent silencieux tout en continuant à admirer les pièces d'art. Le Serdaigle aurait aimé parler de ses doutes concernant sa soirée avec Hélène à sa mère mais il ne savait ni comment aborder le sujet ni même s'il pouvait le faire. Il aurait voulu en discuter avec Daniel mais était certain que ce dernier ne lui serait d'aucune utilité et ne le comprendrait certainement pas. Hermione lui serait assurément de meilleur conseil mais elle était sa mère et il avait seize ans et…
- Quelque chose ne va pas ? s'enquit-elle alors qu'il passait dans une nouvelle salle.
- Si, si tout va bien…
- Hum…
Elle ne semblait absolument pas convaincue.
- Lorsque je me suis levée ce matin, reprit-elle quelques secondes plus tard. Hélène était déjà dehors. Elle n'avait pas commandé le petit-déjeuner et semblait soucieuse. Elle m'a même donnée l'impression d'avoir pleuré.
Scorpius se raidit brusquement.
- Je ne veux surtout pas me montrer indiscrète mais j'aimerais m'assurer qu'elle va bien. Je n'ai pas osé le lui demander moi-même.
Le timbre de sa voix était empli de sollicitude et Scorpius savait que sa question était posée en tout altruisme. Cependant, il n'avait aucune idée de s'il devait faire part de ce qu'il s'était produit à sa mère. Ou plutôt, il ne pouvait pas vraiment lui en faire part puisqu'elle était sa mère mais ressentait pourtant le besoin de se confier à elle. Lui-même n'était pas serein depuis la veille au soir. Il comprenait que sa petite amie ne soit pas prête mais la brusquerie avec laquelle elle l'avait « repoussé » l'inquiétait. Elle lui assurait que ce n'était pas le cas mais il avait vraiment peur d'avoir fait quelque chose qu'il ne fallait pas.
- Elle… elle a pris peur, dit-il finalement.
Sa mère l'observa quelques instants et sembla comprendre de quoi il parlait.
- Et elle a pleuré…, ajouta-t-il.
- Je vois. L'as-tu rassurée ?
- J'ai essayé mais…
- Mais ? l'encouragea Hermione d'une voix douce pendant qu'ils observaient un sarcophage.
- J'ai moi-même peur d'avoir fait quelque chose de mal, avoua-t-il.
- Hélène t'a-t-elle exprimé son mécontentement à propos de quoique ce soit ?
- Non, non. C'est juste que… je ne comprends pas pourquoi elle a pris peur. Enfin… je comprends qu'elle puisse avoir peur et qu'elle ne soit pas… prête mais…
Merlin que c'était difficile !
- Mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi elle a pris peur à ce moment-là. Je veux dire que… Rah ! C'est compliqué, Maman…, se plaignit-il.
La Gryffondor rit doucement.
- Je vois, déclara-t-elle peu après. Je ne suis pas Hélène, je ne peux pas donc répondre à ta question mais je t'encourage à ne surtout pas la brusquer.
- Je n'en ai jamais eu l'intention.
- Je m'en doute. Ce que je veux dire par-là c'est qu'elle viendra d'elle-même vers toi lorsqu'elle se sentira prête. Si elle ne t'a pas fait part d'un désagrément quelconque en ce qui concerne ton attitude vis-à-vis d'elle, tu ne dois pas t'inquiéter. Tu sais que c'est différent pour une femme et pour un homme. Le fait qu'elle ait peur n'a certainement rien à voir avec toi ou ce que tu peux faire.
- Tu penses que je ne dois plus rien faire et juste… attendre ? demanda-t-il, perplexe.
- Que lui as-tu répondu quand elle t'a confié avoir peur ?
- Qu'on attendrait, bien évidemment mais…
Il s'interrompit et fronça les sourcils. Il avait au moins espéré pouvoir embrasser Hélène et la toucher un minimum. Elle lui avait fait goûter à quelque chose qui ne lui était jamais apparu aussi bon dans toute sa vie et il ne pouvait pas s'empêcher de se sentir frustré en envisageant la possibilité que cela ne se reproduise plus avant… il ne savait combien de temps.
- Tu devrais respecter son choix et la laisser venir d'elle-même vers toi, conseilla sa mère. Si tu vois qu'elle ne le fait pas au bout d'un certain temps, alors tu pourras essayer de toi-même faire un pas vers elle et voir comment elle réagit.
Le blond médita ses paroles quelques instants. Il trouva qu'il s'agissait d'un bon compromis et acquiesça finalement. Tous les deux continuèrent leur visite mais Scorpius ne parvenait pas à s'y consacrer pleinement.
C'était seulement la seconde fois qu'il se retrouvait seul avec sa mère depuis qu'il était rentré pour les vacances d'été. Maintenant qu'il avait commencé à se confier à elle, il aurait aimé poursuivre sur quelque chose qui le taraudait depuis des mois mais dont il n'avait pas osé lui parler, de peur de gâcher leur moment. Toutefois, une telle occasion ne se représenterait peut-être pas avant qu'ils partent pour l'Australie et il savait que la Gryffondor aurait bien d'autres choses en tête à ce moment-là.
- Maman ?
- Oui ? Oh tiens ! Voilà la momie, s'exclama-t-elle en pointant du doigts une cage de verre un peu plus loin et devant laquelle des dizaines de Moldus étaient attroupés.
Oubliant momentanément ce qu'il s'apprêtait à lui dire, le blond s'approcha vivement. Il fit au moins cinq fois le tour de la momie avant de lire les panneaux explicatifs et d'essayer de glaner quelques informations dispensées par une guide qui faisaient faire la visite à un petit groupe de français.
La visite de cette partie-ci du musée s'acheva peu après. Mère et fils décidèrent de se rendre dans le hall d'entrée pour s'asseoir quelques minutes et déjeuner promptement avant de se rendre à l'étage des peintures où ils pourraient admirer « Mona Lisa ». Le blond pensa à Hélène et espéra qu'elle s'amusait tout autant que lui. Scorpius était véritablement fasciné par tout ce qu'il pouvait voir et emmagasinait le maximum d'informations possibles. Il espérait pouvoir les coupler avec celles qu'il connaissait du monde sorcier et peut-être être en mesure de les replacer dans un devoir d'Histoire de la magie ou d'Etude des Moldus.
- Tu voulais me dire quelque chose ? l'interrogea sa mère en lui tendant son sandwich.
- Pardon ?
- Tout à l'heure, tu m'as interpellée. Avant que nous nous approchions de la momie.
- Ah oui… Oui, dit-il sur un ton beaucoup plus sérieux.
- Il y a un problème ?
- Non, pas vraiment…, répondit-il évasivement. En fait, j'aurais voulu te reparler de ce qu'il s'est passé au début de l'année. Tu sais, quand j'ai fait mon malaise.
- Oui ? l'encouragea-t-elle avant de commencer à manger.
Le blond hésita quelques secondes puis se lança.
- Je n'ai jamais voulu que tu t'inquiètes pour moi… Je sais que… à cause de ce qu'il s'est passé avec… avant, tu t'inquiètes facilement pour moi mais… Pour être honnête, je n'y avais même pas pensé. Je suis vraiment désolé, Maman. Quelquefois… j'oublie… je…
Il ne sut quoi ajouter et préféra se taire. A côté de lui, Hermione demeura silencieuse également. Il la vit mâcher sa bouchée puis déglutir.
- Je sais, finit-elle par dire. Je comprends.
- Vraiment, si j'avais pensé une seule seconde à…
Elle le coupa d'un geste de la main.
- Je sais, mon cœur. Il n'y a aucun problème. J'ai été blessée sur le moment mais je comprends ta position. Après tout, ça ne fait que quatre ans. J'ai encore du travail sur moi-même à accomplir et je conçois parfaitement que ça te soit difficile de tout le temps penser à la réaction que je pourrais avoir vis-à-vis de ton attitude.
Le blond acquiesça et croqua un nouveau morceau de son sandwich. Il vit sa mère en faire autant avant qu'elle ne reprenne la parole.
- J'étais au travail et je m'apprêtais à aller plaider quand ton père est entré dans le bureau. Il semblait inquiet mais pas excessivement. Pourtant, quand il m'a dit qu'on t'avait retrouvé inconscient j'ai… je l'ai revue et j'ai paniqué. Je me suis rendue à ton chevet sur l'instant bien que Drago m'ait assurée que tu allais bien et que tu avais simplement fait un malaise. J'ai passé deux jours très difficiles et j'ai dû annuler tous mes rendez-vous. Ton père est resté avec moi et nous sommes allés à St Malo. J'étais sur le point de retourner travailler quand Neville nous a appelé par le biais de la cheminée pour nous annoncer que tu venais tout juste de te réveiller.
Elle tourna la tête vers lui avant de poursuivre. Scorpius, lui, n'osait plus respirer. Il était tétanisé et la culpabilité lui enserrait le cœur.
- Je sais que tu vas te sentir coupable mais il ne faut pas. Enfin si. Parce que tu nous as menti et que tu as mis ta santé en péril mais pas à cause de ce que j'ai pu ressentir. Mes réactions à ton propos sont démesurées. Je le sais, j'en ai conscience et je fais tout pour éviter de t'étouffer. A certains moments, c'est juste plus difficile qu'à d'autres.
- Je suis tellement désolé, souffla le blond.
- Arrête de t'excuser, sourit-elle. Nous savions tous qu'il y aurait quelques périodes délicates. Celle-ci en était une.
- Je n'ai jamais voulu que tu sois malheureuse avec nous…
Contre toute attente, sa mère eut un éclat de rire qui le désarçonna.
- Mon cœur, je n'ai jamais été aussi heureuse dans ma vie depuis les décès de Ronald et de Rose. Ton père fait mon bonheur. Tu fais mon bonheur et ma fierté. Je n'ai jamais regretté ni mon choix de devenir ta mère adoptive ni celle d'épouser ton père. Même si, parfois… souvent même, il m'horripile au plus haut point.
Scorpius médita ses paroles.
- Tu sais, Drago n'a jamais voulu que l'on rompe le serment inviolable et, jusqu'ici, je ne me suis jamais sentie obligée de lui faire part de quoique ce soit, ajouta-t-elle en lui adressant un clin d'œil.
Le Serdaigle hocha lentement la tête.
- Merci, dit-il au bout d'un moment.
- Merci pour quoi ?
- D'être là. D'être ma mère. D'être… toi.
Elle lui adressa un doux sourire. Lui non plus ne s'était jamais senti aussi heureux que depuis qu'elle avait accepté de devenir sa mère. Il avait toujours rêvé, aussi loin qu'il s'en souvienne, que sa mère biologique s'occupe de lui et l'aime, tout simplement. Lorsqu'elle était décédée, Scorpius s'était fait une raison : il n'aurait pas de mère ou plutôt de « maman ». Il ne manquait toutefois plus d'amour. Son père était là pour lui, sa grand-mère également. Mais lorsqu'Hermione était arrivée dans leur vie, il avait recommencé à espérer. Depuis la toute première fois où il l'avait vue, au Manoir Malefoy alors qu'il venait récupérer son « Histoire de Poudlard » oublié dans sa chambre, il avait su. Su qu'elle était la femme pour son père. Su qu'elle était sa maman. Cela avait été comme une évidence pour lui, enfant de onze ans qui n'avait jamais été aimé par sa mère. Hermione lui ressemblait bien plus qu'Astoria et le comprenait bien plus que sa mère biologique ne l'aurait jamais fait. Parfois, Scorpius repensait à elle. Il aurait apprécié savoir pourquoi elle ne l'avait jamais aimé – bien qu'Hermione lui assurait être persuadée qu'à sa propre manière, Astoria l'avait fait et ce même si elle ne lui avait jamais montré. Après cela, il posait les yeux sur la Gryffondor et se disait que, finalement, il s'en fichait. Il avait une mère aujourd'hui. Elle ne partageait peut-être pas son sang, ne faisait peut-être pas la cuisine à la perfection, le surprotégeait peut-être un peu trop et sa voix montait carrément trop dans les aiguës lorsqu'elle criait mais elle était une véritable maman. Elle l'aimait, elle aimait son père et ils étaient heureux tous les trois. Finalement, c'était tout ce qui lui importait.
- Je t'aime.
- Je t'aime aussi mon cœur. Plus que tout et pour toujours, sois en certain.
Il lui rendit son sourire et tous les deux terminèrent de déjeuner en silence. L'effervescence provoquée par les autres touristes régnait autour d'eux mais rien n'aurait pu rompre de moment de pure sérénité. Sauf peut-être…
- Papa ?!
- Quoi ? demanda Hermione, sans comprendre.
- Regarde, on dirait Papa et… Leny et Dan' ! s'exclama le blond, stupéfait, en pointant du doigt trois personnes qui marchaient dans leur direction.
- Merlin qu'est-ce que ton père a encore fait ?!
- Tu crois qu'il a fait quelque chose ?
- Si ton père met les pieds ici, c'est certainement parce qu'il a fait une connerie et pas des moindres, assura-t-elle. Ou alors il a subi un lavage de cerveau dans le ciel parisien ou alors…
- Salut, les interrompit le Serpentard.
- Qu'as-tu fait ? l'interrogea sa femme en lui adressant un regard suspicieux.
- Moi ? Rien du tout. Pourquoi penses-tu que j'ai fait quelque chose ? répondit-il, tout sourire.
- Parce que c'est la raison – l'unique raison pour laquelle tu viendrais nous retrouver ici.
- Le fait que ma femme et mon fils me manquent et que j'ai envie de passer du temps avec eux ne te semble donc pas être une raison valable expliquant ma présence dans ce maudit endroit ? demanda-t-il posément.
Scorpius entendit vaguement sa mère répondre quelque chose mais il se tourna vers son meilleur ami et Hélène.
- Ça va ? Qu'est-ce que vous faites là ? leur demanda-t-il.
- Ça va très bien, répondit la jeune fille en lui souriant. Nous avions envie de vous retrouver, c'est tout.
- Si tôt ?
- Il est déjà près de quinze heure trente, Scorp'.
- Quoi ?!
- Je crois que nous n'avons pas vu le temps passer quand nous visitions les Antiquités, dit sa mère au même moment.
- Alors c'est bien ça ! Je te dis que tu me manques et, toi, tu réponds que tu n'as pas vu le temps passer à regarder des idioties sans intérêt. Sympa, Granger ! Vraiment très sympa !
Amusé, Scorpius observa sa mère se lever et déposer un baiser sur les lèvres de son mari qui ne décoléra pas.
- Tu sais ce que nous étions sur le point d'aller voir, avec notre fils ? demanda-t-elle sur un ton espiègle.
- Une croûte quelconque, je suppose, répondit-il de mauvaise grâce.
- Pas n'importe laquelle…
- Dis-moi que c'est pas vrai, soupira le blond.
- Si…
- Bordel. Tu es bien le fils de ta mère, toi ! cingla-t-il en se tournant vers Scorpius qui ne comprenait absolument rien à ce qu'il se déroulait sous ses yeux.
Il s'apprêtait à répondre quelque chose mais Hermione lui fit comprendre que ce n'était pas la peine et elle récupéra ses affaires.
- Allons admirer La Joconde, annonça-t-elle en leur souriant.
- Je n'apprécie pas vraiment l'art mais j'ai toujours voulu la voir en vrai, confia Hélène tandis qu'ils se mettaient en route.
- C'est quoi ? demanda Daniel.
- Une peinture, répondit le blond.
- Ah…
- Soi-disant la peinture la plus connue – ou un truc comme ça – du monde Moldu, continua Drago. Une vraie mocheté.
- Papa ! se scandalisa Scorpius.
- Oh ça va ! On dirait ta mère !
Le Serdaigle leva les yeux au ciel avant de reporter son attention sur Hélène.
- C'était bien, le vol au-dessus de Paris ?
- C'était GENIAL, s'enthousiasma-t-elle. J'aurais aimé que tu sois là ! Je suis certaine que tu aurais adoré.
- Eh bien, si ça te fait envie, on pourra y aller ensemble avant que tu repartes. On a encore plusieurs jours pour ça.
- Oui. Vraiment, c'était top ! Hein Dan' ?
- Tu m'étonnes ! répondit le brun.
- On a vu plein de bâtiments super connus, on est passé plein de fois au-dessus de la Seine, du quartier sorcier, etc. Bref, c'était super bien.
Tous les cinq commencèrent alors à admirer les peintures. Ou plutôt : Scorpius et sa mère les admirèrent pendant qu'Hélène et Daniel les observèrent et que son père était occupé à…
- Franchement, vous me dégoûtez tous les deux, soupira Scorpius en passant près de ses parents. Vous pourriez au moins être discrets !
- Tu vois ce que je t'avais dit. Tu me fais honte, Drago Malefoy ! siffla Hermione entre ses dents.
- Mais…
- Pas de « mais ». Tu marches et tu te tais !
Elle roula des yeux, les traits sévères et les lèvres pincés avant de s'éloigner, poussant son mari devant elle.
- Ta mère est un vrai tyran ou quoi ? ricana Daniel en rejoignant Scorpius alors qu'Hélène prenait en photo une peinture avec son téléphone Moldu pour l'envoyer à ses parents. J'aimerais pas être ton père…
- C'est lui qui est un gros pervers !
- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a fait ? Ou dit ?
- Rien…, grommela le blond qui n'en pouvait tout simplement plus de ses parents qui agissaient encore comme des adolescents – voire pire.
- T'es pas drôle !
- Je m'en fous.
- Hum. Je ne te demande pas comment ça s'est passé cette nuit, vieux, enchaîna-t-il. J'ai vu la tronche de Leny ce matin...
Scorpius ne commenta pas mais fut soulagé de ne pas avoir à subir un interrogatoire ou bien des railleries.
- Vous avez déjeuné où ? demanda-t-il quelques instants plus tard.
- Dans un super petit restau pas très loin d'ici.
- Ok.
- Ensuite, on s'est séparé parce que ton père voulait acheter un truc et Leny aussi.
- Elle a acheté quoi ? demanda le blond, curieux, en observant une toile.
- Aucune idée.
- Bah tu faisais quoi, toi ?
- J'essayais de récupérer le numéro d'une fille.
- Le numéro d'une fille ? répéta Scorpius en se tournant vers lui, incrédule. Mais tu n'as même pas de téléphone portable.
- J'en aurais acheté un !
- Elle devait être sacrément canon, la fille…
- Ah ça…
Il n'ajouta rien mais l'expression de son visage parla pour lui et le blond secoua la tête d'affliction.
Ils déambulèrent pendant encore de longues minutes jusqu'à ce que la densité des touristes augmente fortement.
- On approche de la croûte… Génial ! ironisa son père tandis que Scorpius soupirait et qu'Hermione le frappait au niveau du bras.
- Personne ne t'oblige à être là, répliqua-t-elle sèchement. Tu n'as qu'à aller nous attendre plus loin.
« Non » fut la seule parole qui franchit ses lèvres et Scorpius vit sa mère prendre une profonde inspiration. Ils durent attendre encore quelques minutes avant d'enfin pouvoir s'approcher de la toile.
- C'est beaucoup plus petit que ce que je pensais, commenta Hélène.
- J'ai eu la même impression lorsque je suis venue la première fois, confia Hermione en s'approchant d'eux.
Toutes les deux papotèrent pendant que Scorpius détaillait la peinture.
Ils poursuivirent ensuite leur visite un peu plus loin puis décidèrent de faire demi-tour. Malheureusement pour eux, nombre de touristes avaient eu la même idée et un embouteillage se forma. Prenant son mal en patience, Scorpius attira Hélène dans ses bras. La jeune fille sembla ravie de se contact et posa sa joue contre son torse en patientant. Tous les deux discutaient avec Daniel lorsque la conversation qu'avaient Hermione et Drago leur parvint aux oreilles.
- Oh allez, Granger ! On l'a déjà fait une fois, on peut bien recommencer.
- J'ai dit non, Malefoy. Je me suis déjà sentie suffisamment humiliée la première fois, pas la peine de recommencer.
- Allez… En plus, ce ne serait qu'un demi mensonge cette fois-ci…
La Gryffondor arqua un sourcil.
- Tu es vraiment ma femme maintenant…
- Ce que tu peux être bête ! Tu m'agaces. Arrête de te comporter comme un enfant.
Scorpius vit son père se pencher pour dire quelque chose à l'oreille de son épouse. Lorsqu'il releva la tête, il arborait une expression victorieuse. Hermione soupira, semblant peser le pour et le contre pendant quelques secondes avant de se tourner vers lui.
- Ok mais tu as intérêt à tenir ta parole.
- Tu auras ton McDo, promit-il.
- Avec double ration de potatoes !
- Avec double ration de potatoes si tu veux, accorda-t-il.
- Y'a plutôt intérêt !
Les yeux écarquillés, Scorpius regarda ensuite ses parents se tourner vers eux.
- Ecoutez. On va faire en sorte de sortir plus rapidement d'ici, dit alors son père. Vous nous suivez et, surtout, vous vous taisez.
- Euh…
- Pas de « euh », Scorpius Malefoy-Granger. Tu te tais et tu obéis.
Ok… Le Serdaigle croisa le regard perdu d'Hélène et haussa les épaules, lui signifiant qu'il ne comprenait pas plus qu'elle ce qu'il se passait. Avec effarement, il vit son père se baisser et prendre Hermione dans ses bras, une main sous ses genoux et l'autre dans le haut de son dos. Il se retourna ensuite vers eux et Scorpius comprit qu'il devait « suivre et se taire ». Attrapant Leny par la main, il fit un pas en direction de son paternel lorsque ce dernier se mit à beugler.
- POUSSEZ-VOUS ! MA FEMME A FAIT UN MALAISE ! PUTAIN MAIS BOUGEZ DE LA !
Devant les trois adolescents effarés, la foule se divisa en deux, leur laissant un boulevard pour traverser le couloir. Drago se mit aussitôt à marcher très rapidement, Hermione toujours dans ses bras et Scorpius entraîna Hélène à leur suite, intimant Dan' d'en faire autant.
Le Serpentard dut jeter deux sortilèges de confusion avant qu'ils ne puissent respirer l'air parisien. Daniel et Hélène explosèrent de rire tandis que le blond était tout simplement scandalisé.
- Oh Merlin ! C'est la meilleure idée du siècle, ricanait Dan' en pleurant à moitié.
- Tu m'étonnes, répondit Hélène qui se tenait les côtes.
En face d'eux, Drago affichait une expression satisfaite tandis que la Gryffondor semblait tout de même légèrement embêtée.
- C'était quoi, ça ? demanda Scorpius qui n'en revenait toujours pas.
- Rien de plus que la traduction de l'envie de manger du gras qu'a ma femme, répondit le Serpentard.
Le jeune homme cligna les yeux d'hébétude.
- Oh ça va, Scorp' ! Tu ne vas pas nous faire l'une de tes leçons de morale à la noix, grommela son père. On dirait encore ta mère !
La mère en question s'empourpra.
- Merlin que j'aimerais avoir des parents comme vous ! s'exclama Daniel qui ne parvenait tout simplement pas à arrêter de rigoler.
Le blond vit son père s'enorgueillir et il ferma les yeux en se pinçant l'arête du nez. Laisser couler. C'est normal. Tout va bien. Ils ont respectivement trente-cinq et trente-six ans mais ce n'est pas grave. Ils sont encore plus immatures que des adolescents mais, encore une fois, ce n'est pas grave. Ils sont affligeants mais ce n'est pas grave non plus. Tout va bien.
- Dites, reprit finalement Scorpius après avoir ouvert les yeux et s'être tournés vers Dan' et Leny. Ça vous dirait qu'on regarde un film ce soir, tous les trois.
La brune acquiesça immédiatement tandis que son meilleur ami fronçait les sourcils.
- Bah vous en avez pas déjà regardé un, hier soir ?
- Euh… si mais…
- Il était nul, intervint Hélène. On pourrait regarder un film humoristique et commander du popcorn.
- C'est quoi ?
- Une friandise Moldue. Ah mince… ils n'en ont peut-être pas à l'hôtel…, dit-elle en faisant la moue.
- Ils en ont, assura Hermione en lui adressant un sourire.
- Cool… parfait !
Ils demeurèrent tous silencieux quelques instants jusqu'à ce que la Gryffondor reprenne la parole.
- Bon, Malefoy, tu m'offres mon McDo ? s'enquit-elle, tout sourire.
- Je n'ai jamais vu quelqu'un être aussi enthousiaste à l'idée de manger un truc dégueulasse, Granger, dit-il sur un ton consterné.
- Mais quelle mauvaise foi ! Tu apprécies tout autant que moi.
Le blond pinça les lèvres et un sourire amusé apparut sur le visage des trois adolescents qui se souvenaient parfaitement avec quel empressement le Serpentard avait volé deux potatoes à son fils, la veille au soir.
- Les enfants, vous pouvez faire ce que vous voulez et dîner où vous le souhaitez. Scorp', tu as toujours de l'argent Moldu ?
Il acquiesça.
- Bien, reprit sa mère. Par contre, ne rentrez pas tard, d'accord ?
- Ne vous inquiétez pas, Madame Malefoy. Nous avons l'intention de regarder un film à l'hôtel de toute façon, répondit Hélène.
- Parfait. Daniel, à quelle heure dois-tu repartir après-demain matin ?
- Dix heures vingt, répondit-il.
- Très bien. Bon appétit à vous et à plus tard dans ce cas.
Les trois adolescents répondirent la réciproque puis ils se séparèrent en deux groupes.
Après s'être baladés dans Paris, Scorpius, Hélène et Daniel s'arrêtèrent dans un établissement pour le dîner. Ils dégustèrent des tapas – ce que les deux garçons ne connaissaient pas mais dont le concept leur plu énormément – en discutant et riant. Scorpius se sentait parfaitement à l'aise en cet instant et la légère angoisse qu'il avait ressenti le matin même vis-à-vis de Leny et de ce qu'il avait pu se produire entre eux la nuit précédente s'éclipsa totalement. La jeune fille semblait aussi décontractée qu'à l'accoutumée et cela le rassura.
Ils reprirent le métro jusqu'au Champs-Elysées une fois qu'ils eurent terminé leur repas, Hélène et Scorpius se moquant ouvertement de Dan' sur lequel un pigeon parisien venait de gracieusement faire ses besoins. Le Serdaigle se précipita sous la douche à peine eurent-ils franchi la porte de leur suite sous les rires toujours plus grognards de ses meilleurs amis. Hermione était dans le salon en train de lire un livre et adressa un grand sourire à son fils.
- Comment était votre McDo, Madame Malefoy ? demanda Hélène.
- « Délicieusement gras » pour citer mon très cher époux, répondit-elle avec amusement.
- Où est Papa, d'ailleurs ? s'enquit Scorpius.
- Blaise avait expressément besoin de sa signature sur un document. Il est rentré en Angleterre mais revient rapidement.
- Oh… Tu veux que…
- Je ne veux rien du tout, mon cœur. Profitez de votre soirée, le coupa-t-elle.
D'un regard, Scorpius fit comprendre à Hélène qu'il la rejoignait. Elle opina et s'éloigna après avoir souhaité une bonne soirée à la Gryffondor.
Le blond s'assit près de sa mère qui l'interrogea du regard.
- Merci pour tes conseils, ce matin…
- De rien, lui sourit-elle.
Il la prit spontanément dans ses bras et la serra contre lui.
- Je t'aime, Maman.
- Moi aussi Scorpius.
Il déposa un baiser sur sa joue avant de se lever. Après un dernier sourire et lui avoir souhaité une bonne nuit, le Serdaigle alla retrouver Hélène dans sa chambre. Daniel n'était pas encore sorti de la salle de bain. La jeune fille avait revêtu un short et un tee-shirt et était occupée à piocher dans un énorme pot de popcorn, dos à lui. Sans un bruit, Scorpius s'approcha et se plaça derrière elle. Il se pencha et embrassa son cou, ne pouvant se retenir de passer ses bras autour de son corps. Il la sentit se laisser aller contre lui puis elle plaça l'une de ses mains sur les siennes qui s'étaient tout naturellement déposées sur son ventre. Le blond inspira son parfum et ils restèrent ainsi jusqu'à entendre la porte de la salle de bain s'ouvrir.
Daniel et eux se rassemblèrent ensuite sur le lit pendant que la Poufsouffle actionnait la télévision grâce à sa baguette.
- Vous connaissez les Bronzés ? demanda-t-elle.
- Euh… oui… Ce sont des gens qui se sont exposés au soleil, répondit le blond sans comprendre où elle voulait en venir.
- C'est aussi un film comique. C'est Français.
- Oh non ! C'est chiant, je ne vais rien comprendre ! se plaignit Daniel.
- Je peux mettre les sous-titres, proposa la jeune fille.
- C'est quoi ?
- Eh bien ce sont les répliques des personnages qui s'inscrivent en bas de l'écran. En anglais.
- J'aime pas lire !
- T'es chiant, Dan' !
Elle fit défiler la liste des films à l'écran.
- Il y a Scary Movie, sinon.
- Je pensais qu'on devait regarder un film drôle, dit Scorpius, perplexe.
- C'est drôle… C'est la parodie d'un film d'horreur. Bon… c'est un « humour » un peu bizarre mais…
- Bizarre, c'est-à-dire ? la coupa le brun.
- Bah… bizarre…
- Ok, on s'en fout. Mets.
- Toi, je sais que tu vas aimer. Scorp', par contre…
- Oui bah, Scorp', il fermera sa gueule et il mangera du popcorn ou il te matera pendant deux heures, c'est pas grave, répliqua Daniel.
Le blond se massa les paupières avant de tourner la tête vers Hélène et de lui faire comprendre qu'elle pouvait mettre le film. Installé au milieu, Scorpius tenait le pot de popcorn entre ses mains pour que les deux autres puissent en profiter.
Daniel explosa de rire moins de deux minutes après le début du film tandis que le blond, lui, était plus… circonspect. Il comprenait Hélène qui avait qualifié l'humour de « bizarre » et surtout le fait qu'elle ait assurée que Dan' apprécierait. Scorpius eut énormément de mal à rire, notamment pendant les scènes de sexe. A côté de lui, Leny semblait parfaitement relaxée et s'esclaffait régulièrement. Il finit par se détendre et piocha lui-même dans la friandise Moldue qu'il trouvait très bonne.
- Bordel, Len' ! J'espère qu'il y a une sorte de suite à ce truc, c'était énorme ! beugla Daniel une fois que le film fut fini.
- Il y a d'autres films comme celui-là mais ce n'est pas une véritable suite. Celui-ci est le meilleur, répondit-elle.
- Tu peux les voir chez toi ?
- Euh... oui, pourquoi ?
- Ok, tu m'inviteras ? Pour les regarder.
La Poufsouffle rigola avant d'acquiescer.
- Ok, cool ! Merci !
Il se leva du lit avant de s'étirer longuement. Il prit un dernier popcorn au fond du pot puis marcha jusqu'à l'entrée de la pièce.
- Bon bah bonne nuit, les amoureux ! Faites pas trop de folies. Quoique… ce truc est clairement un tue-l'amour alors…
- Bonne nuit, Dan', à demain…
- A plus, ajouta Scorpius.
Le brun leur adressa un léger signe de la main avant de sortir de la chambre et de refermer la porte derrière lui.
Restés seuls, Scorpius et Hélène s'observèrent un instant. La jeune fille finit par lui prendre le pot des mains et le déposa sur une console un peu plus loin. Le blond la vit ensuite aller ouvrir le placard où étaient rangés ses vêtements.
- Je vais passer mon pyjama, je reviens, annonça-t-elle.
- Ok. Euh… Leny ?
- Hum ?
- Je n'ai pas rapporté de tee-shirt ou… Enfin… ça te dérange si je dors torse nu ou pas ?
Elle lui adressa un léger sourire avant de secouer la tête.
Elle s'enferma dans la salle de bain tandis qu'il se déshabillait puis se glissait sous les draps. Elle le rejoignit moins de dix minutes plus tard. Ses cheveux étaient tressés et elle portait la même nuisette que la veille.
Scorpius éteignit les lumières avant de l'étreindre lorsqu'elle se fut allongée près de lui. Il avait une envie presque irrésistible d'embrasser ses lèvres et sa peau tout en la caressant. Fermant les paupières dans la nuit, il prit une profonde inspiration et tenta de faire taire ses pulsions jusqu'à plonger dans les bras de Morphée.
Le lendemain, les trois adolescents allèrent arpenter les rues parisiennes sans réel but, discutant de tout et de rien, profitant de ce qui serait très certainement leur dernière journée de vacances tous ensemble avant la rentrée de septembre. La nuit précédente, Scorpius avait à nouveau rêvé d'Hélène. Les choses devenaient extrêmement compliquées pour lui. Plus ils passaient de temps tous les deux, plus il avait envie de la toucher. Il avait l'impression que son corps tout entier la réclamait et les quelques minutes – ou plutôt, heures – qu'il passait à ses côtés, dans leur lit, devenaient un véritable supplice. Scorpius ne comprenait plus son corps. Celui-ci réagissait de façon totalement disproportionnée et la moindre attention que la jeune fille pouvait avoir à son égard le rendait fou.
Le jeudi soir, Hélène, Daniel et lui se rendirent dans le quartier sorcier pour boire une Bièraubeurre et dîner ensemble à l'occasion du départ de Dan', le lendemain matin. Harcelé par le couple, le brun finit par leur avouer qu'il avait prévu de contacter Andy Adams à son retour puis de le rencontrer afin qu'ils clarifient leur situation. Scorpius et Hélène le sommèrent de ne pas se montrer « idiot » et de n'avoir aucun geste ou parole pouvant potentiellement heurter le jeune homme tout en le poussant à envisager que les sentiments qu'il lui portait puissent être un minimum réciproques. Daniel, de son côté, leva les yeux au ciel et marmonna dans sa barbe inexistante, faisant sourire Hélène et Scorpius qui avaient depuis longtemps appris à interpréter ses différentes frasques. Ils étaient persuadés que le brun éprouvait bien plus de choses à l'égard d'Andy qu'il ne le laissait entendre mais respectèrent son mutisme. Lorsqu'ils rentrèrent finalement à l'hôtel, Drago et Hermione étaient sur le balcon, sirotant également un verre. Après avoir souhaité une bonne nuit à son meilleur ami et avoir fait comprendre à sa petite amie qu'il la rejoindrait rapidement, Scorpius alla retrouver ses parents. Sa mère riait aux éclats lorsqu'il franchit la baie vitrée.
- Vous êtes rentrés ! l'accueillit la Gryffondor, un grand sourire aux lèvres.
Amusé par son enthousiasme, Scorpius réprima un ricanement. Son père ne semblait pas dans un meilleur état qu'elle et la bouteille de Whisky Pur Feu bien entamée expliquait certainement pourquoi.
- Je pensais proposer à Hélène qu'on ne passe la journée que tous les deux, demain, après que Dan' soit parti, annonça-t-il.
- C'est une très bonne idée. Ton père et moi sommes invités à visiter une vieille fabrique de potions au nord de Paris, de toute façon, répondit Hermione tandis que le Serpentard les resservait.
- Ah… Tu me raconteras ?
- Si tu veux.
- Ça pourrait me servir à Poudlard.
- Je pensais prendre des notes et t'en faire part ensuite.
- C'est parfait, merci. Bonne nuit.
- Bonne nuit mon cœur.
Son père se contenta d'un vague signe de la main et le blond s'en alla rejoindre Hélène. Elle était déjà couchée dans le lit lorsqu'il arriva. Une vision qui lui plut tout autant qu'elle lui fut douloureuse. Ne cherchant pas à poser des mots sur ce qu'il ressentait, le blond retira prestement ses vêtements puis se glissa à ses côtés. Comme toujours, il frissonna lorsqu'elle colla son corps au siens après avoir éteint la lumière.
- Mes parents ont un truc de prévu demain. Je m'étais dit qu'on aurait pu passer la journée que tous les deux après que Dan' soit parti, dit-il, essayant de se distraire comme il le pouvait.
- C'est une excellente idée, souffla-elle.
Sa voix résonna tel le plus érotique des gémissements. Pourquoi, par Merlin, ne pouvait-ils pas contrôler ses pensées ?! Pourquoi l'imaginait-il nue sous lui, gémissant de plaisir alors qu'il lècherait sa peau, caresserait le sommet de ses seins du bout des doigts, la pénèt…
Heureusement pour lui, la jeune fille avait simplement sa tête posée au niveau de son pectoral et n'était donc pas en contact direct avec l'ensemble de son corps sinon, elle n'aurait eu aucun mal à percevoir son érection et il ne voulait surtout pas la mettre mal à l'aise. Pourtant, qu'est-ce qu'il aimerait la sentir à nouveau déposer ses mains sur lui, les faire glisser jusqu'à…
- Bonne nuit. Je t'aime.
Elle déposa un baiser léger sur sa peau avant de se pelotonner un peu plus contre lui et, finalement, de s'endormir. Après lui avoir murmuré la même chose d'une voix extrêmement rauque, le blond resta les yeux grands ouverts pendant ce qui lui sembla être des heures mais finit par s'endormir.
Lorsque Scorpius se réveilla le lendemain matin, il se sentait bien. Il n'avait ni trop chaud ni trop froid, était allongé dans un lit moelleux, n'avait, finalement, pas si mal dormi, sentait le corps de la fille dont il était fou contre le sien et avait son érection matinale contre ses fesses. Oui, tout allait parfaitement bien…
Ouvrant les yeux, il distingua la silhouette de Leny devant lui. Manifestement, il s'était plaqué dans son dos pendant la nuit. Encore groggy et ayant du mal à se réfréner, il leva un bras engourdi avant de laisser le bout de ses doigts courir sur le biceps de la jeune fille. Elle frissonna instantanément et il sut qu'elle était réveillée également. Aucun d'entre eux ne prononça le moindre mot et le blond continua à caresser son bras sur toute sa longueur, émergeant de son sommeil. Après être arrivé au niveau de sa main, il fit le cheminement inverse avant de continuer jusqu'à son épaule puis au creux de son cou et de sa clavicule. Sa peau était douce et chaude sous la sienne et les frissons répétitifs de la jeune fille éveillèrent ses propres sens. Il continua à la caresser en la frôlant, passant de sa clavicule droite à sa clavicule gauche, déposant un baiser sur sa nuque avant de serpenter en direction de son décolleté. Cette fois-ci, Scorpius savait qu'il ne rêvait pas. Son index glissa dans le creux de ses seins avant de remonter de l'autre côté. Il voyait sa peau, toute proche et ne résista pas à l'embrasser à nouveau. Il savait qu'il contrevenait totalement avec ce qu'il s'était promis de faire la veille mais il n'arrivait pas à résister. Il embrassa son épaule, sa main s'éloignant au niveau de ses côtes sans toucher ses seins puis allant se déposer sur son ventre. La bretelle de sa nuisette était sous ses lèvres et il ne savait que faire. Comme si elle souhaitait lui faire passer un message tacite, Hélène se pressa un peu plus contre lui et il eut même l'impression de la sentir onduler très légèrement du bassin, caressant subrepticement son membre durcit avec ses fesses. Son désir prit le pas sur sa raison et Scorpius attrapa la bretelle entre ses dents tandis que sa main remontait en direction de sa poitrine. Il laissa alors glisser le tissu sur le bras d'Hélène. Son sein était toujours recouvert lorsqu'il en caressa le sommet. Le blond ne put réprimer un sourire contre la peau hâlée de la jeune fille en le sentant dur sous ses doigts. Il se perdit à nouveau dans son cou, l'embrassant avec plus d'ardeur, laissant sa langue franchir ses lèvres au moment où il tira légèrement sur son vêtement pour dévoiler entièrement sa poitrine. Il sentit Hélène frémir et se coller encore plus à lui. Elle poussa un très mince gémissement lorsqu'il pinça son sein tout en mordant sa peau. Le souffle de l'adolescente s'accéléra et elle se retourna, plaquant sans ménagement sa bouche contre la sienne. Il passa sa langue sur ses lèvres jusqu'à ce qu'elle lui laisse caresser sa sienne. Il ne l'embrassa pas longtemps. Impuissant à réprimer ses pulsions qui relevaient autant d'un besoin que d'un désir, Scorpius se mut jusqu'à son cou puis dans son décolleté. Un nouveau gémissement franchit les lèvres de Leny lorsqu'il posa sa langue sur la pointe durcie de plaisir. Ses mains à elle fourrageaient dans ses cheveux blonds. Il sentait le corps de la Poufsouffle être secoué par des mouvements incontrôlables et il s'en amusa. Caressant, léchant, mordant. Il la fit s'allonger sur le dos et continua de déposer des baisers fiévreux sur l'intégralité de la peau qui se présentait à lui. Hélène griffait presque son dos. Son corps s'arquait. Son souffle était de plus en plus erratique alors qu'il embrassait son ventre, faisant descendre sa chemise de nuit un peu plus à chaque seconde. Encouragé par son attitude, le blond finit par la lui retirer complètement. Il la balança à l'autre bout de la pièce et plongea à nouveau sur ses lèvres pendant quelques instants. Sa langue courut ensuite le long de son corps. Il s'arrêta sur sa cuisse droite et la parsema de baisers, reproduisant ses gestes de l'autre côté. Il brûlait littéralement de désir pour elle. Ses mains au niveau de son bassin, il déposa un baiser sur son intimité, par-dessus son sous-vêtement et la fit gémir à nouveau. Il se délecta de se son et commença à…
- Scorp' ? Len' ? Vous êtes réveillés ? On part dans une quarante-cinq minutes, les amoureux. Debout !
.
Alors, appréciez-vous toujours autant ce très cher Daniel ? ;)
Lui qui était pour que les Scolène passent à la vitesse supérieure, le voilà en train de les couper involontairement dans leur nouveau rapprochement lemonesque... Ce dernier est au moins la preuve que Leny n'est pas angoissée au point de refuser le moindre contact avec Scorpius et de ne pas se laisser aller avec lui à nouveau. N'empêche que Scorpinou est tout de même sacrément poisseux de ce point de vue-là. Soit Hélène prend peur, soit il est en plein fantasme, soit son meilleur ami vient les interrompre... Par le string de Morgane, réussira-t-il à lemoner un jour ?! ^^
Hormis cela, j'espère que l'ensemble du passage « mère/fils » vous a plu. En dépit de l'amour qu'ils peuvent se porter, Hermione et Scorpius ont encore du chemin à parcourir pour parvenir à pleinement s'harmoniser sans ne jamais causer (involontairement) du tort à l'autre.
Ah et pour ceux qui souhaitait que le Dandy se concrétise un minimum... Dan' a prévu de recontacter Andy dès son retour en Angleterre... ^^
Enfin bref : beaucoup de choses à relever dans ce chapitre (de nouvelles références à MST par exemple ou un parallèle qui peut être fait entre les chapitres « parisiens » de MST et ceux de MAT du point de vue d'une Hermione que l'on retrouve apaisée, rieuse et heureuse...). J'espère qu'il vous aura plu ! :)
N'OUBLIEZ PAS DE ME LAISSER VOS IMPRESSIONS , THANKS ! :D
Sur ce, je vous quitte. Je vous fais des kilomètres de bisous, je vous dis à très vite dans vos reviews, à samedi sur FB pour le titre du chapitre quinze et à mercredi prochain pour sa publication !
Chalusse-qui-vous-souhaite-de-trèèèèès-joyeuses-fêtes-de-fin-d'année
PS : Que le Père Noël soit généreux avec vous ! ^^
