Bonjour à tou(te)s !
Avant toute chose, je tiens à vous souhaiter un très Joyeux Noël (un peu en retard) ! J'espère que vous avez été gâtés. :) Comme promis, je vous retrouve pour découvrir le quinzième (et avant-dernier) chapitre de MAT !
Avant de passer aux news : de graaaands mercis à mes revieweurs/euses de la mort qui tue ! Merci à MissFlow ; Betafrange ; NeverForgeett ; Bonnie Padfoot ; Clodya pour ses trois reviews ; et enfin : Caballeras !
.
NEWS : Je vous confirme que je publierai bien deux OS de Noël cette année. Rendez-vous début février pour les découvrir ! :)
.
RàR Anonyme:
MissFlow : Coucou ! :) Je suis très heureuse que le moment mère/fils t'ait plu, de même que le chapitre dans sa globalité ! Effectivement, les Dramione n'évoluent pas beaucoup. Ils se comportent encore et toujours comme des prépubères (des prépubères qui boivent et n'oublient jamais de lemoner quand ils en ont l'occasion…). Il est tout à fait possible que Scorp se mette à haïr Dan après cette fin de chapitre ! ^^ Pour répondre à ta question (« Est-ce qu'un jour tu prévois ou dans la fic ou en chapitre bonus de mette le point de vue de Drago ou Hermione quand ils sont tous les deux sans les "enfants" ? ») : je vais peut-être faire des déçus mais la réponse est non. Désolée. :/ En revanche, j'aurai sans doute une petite surprise pour vous après la fin de MAT, si vous êtes sages d'ici-là. ;) Quoi qu'il en soit, je te remercie pour ta question. Ça me fait très plaisir de constater que tu apprécies l'histoire au point de souhaiter qu'elle se « poursuive » avec un POV bonus. J'espère que tu ne m'en voudras pas trop de la réponse apportée. ^^ Voilà ! Un immense merci pour ta review ! Joyeuses fêtes (à moitié en retard) pour toi ! Des biiiisous ! :)
.
Dans le précédent chapitre, Scorpius et Hélène étaient violemment (je crois qu'il n'y a pas d'autre terme ^^) interrompus en plein début de lemon par notre Dan-chéri... Comment les retrouverons-nous cette semaine ? Parviendront-ils à conclure ? Ou pas ? ... C'est ce que je vous propose de découvrir dès à présent avec ce nouveau chapitre.
Bonne lecture à vous ! :)
Comme toujours : seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
.
Chapitre 15 : Ne pas attendre d'y être contraint pour le dire
Scorpius ferma brusquement les yeux et ses narines se dilatèrent de fureur. S'il avait eu sa baguette à portée de main, il aurait probablement avadakadavriser Daniel. Cet abruti venait tout simplement de briser ce qu'il avait espéré voir devenir un très agréable moment avec la fille qu'il aimait, à défaut de leur première fois. Il demeura immobile quelques secondes avant de finalement relever les yeux. Hélène l'observait aussi, une moue déçue sur le visage ce qui rassura le blond. Il s'était totalement laissé aller à suivre ses instincts et avait craint, pendant quelques secondes, qu'elle ne regrette mais la seule chose qu'elle semblait regretter, en cet instant, c'était qu'ils aient été interrompus.
- Hey ! Debout ! continua de beugler Daniel derrière la porte de la chambre.
- Ouais, c'est bon ! On arrive ! cingla Scorpius sur un ton profondément irrité.
Il se redressa et alla déposer un chaste baiser sur les lèvres d'Hélène avant de s'extirper du lit. Il récupéra la nuisette de la jeune fille et la lui rendit.
- Je vais aller prendre ma douche à côté. A tout à l'heure, annonça-t-il d'une voix lugubre.
Il avait l'impression de se sentir encore plus frustré que l'avant-veille, lorsqu'ils s'étaient stoppés juste avant qu'il ne fasse d'elle une femme. Certainement car, aujourd'hui, cela n'avait pas été elle qui l'avait arrêté. Il récupérait sa chemise et son pantalon avec des gestes empressés lorsque Leny l'interpella dans son dos. Le blond se retourna et son regard se perdit instantanément sur son corps à moitié nu. Elle s'était redressée dans le lit et était à présent agenouillée sur le bord. Scorpius s'approcha d'elle et elle l'agrippa par le cou, nouant ses mains au niveau de sa nuque, plaquant presque violemment ses lèvres sur les siennes. Lâchant ses vêtements, le blond la pressa contre lui, la soulevant presque du lit. Sa langue retrouva celle de sa partenaire et elles jouèrent ensemble, faisant sourire leur propriétaire respectif. Finalement à bout de souffle, ils se détachèrent à contre cœur. Scorpius appuya son front contre celui de Leny et caressa sa joue.
- A tout à l'heure, souffla-t-il.
Se faisant violence, il se détacha d'elle et quitta la pièce sans un regard en arrière. Il prit soin de ne pas ouvrir la porte en grand et fut accueilli par un Daniel les sourcils froncés.
- Bordel, ça fait dix minutes que je vous appelle !
- Ouais, ouais, désolé. On dormait encore, grommela-t-il.
Son meilleur ami arqua un sourcil.
- Désolé de ne pas croire à ce mensonge et désolé de vous avoir coupés en pleine séance de baise ou plutôt de « pré-baise », ricana-t-il.
Le blond ouvrit la bouche avant de la refermer et de refaire le même manège deux fois de suite.
- Laisse tomber, mec. T'as le regard du gars qu'à envie de baiser, tu tiens tes fringues devant ton slip et tu m'as l'air tout frustré, railla le brun.
Scorpius ne prit même pas la peine de répondre et s'enferma dans la salle de bain.
Ils petit-déjeunèrent tous les cinq assez rapidement avant de partir pour le ministère de la magie français. Scorpius évita scrupuleusement de croiser le regard d'Hélène. Il était encore particulièrement désappointé qu'ils aient été interrompus et avait beaucoup de difficultés à faire taire ses pulsions. Pulsions qui le conviaient gentiment à plaquer la jeune fille contre n'importe quel pan de mur devant lequel ils pouvaient passer avant de l'embrasser à pleine bouche tout en faisant courir ses mains sur son corps… Heureusement, comme ils étaient déjà en retard, ils transplanèrent tous à l'entrée du ministère ce qui permis au Serdaigle de se distraire quelque peu. Hélène entreprit toutefois de marcher devant lui jusqu'à la zone réservée aux départs et arrivées en Portoloin et Scorpius trébucha au moins deux fois car ayant le regard fixé sur les fesses de la jeune fille, merveilleusement mises en valeur par sa petite jupe en jean. Et dire qu'ils allaient passer la journée seulement tous les deux…
Les au revoir avec Daniel furent plutôt expéditifs puisqu'il ne restait plus qu'une minute et sept secondes au jeune homme avant de rentrer en Angleterre. Il prit tout de même le temps de remercier très chaleureusement les Malefoy-Granger, de leur souhaiter un bon voyage en Australie et de serrer ses meilleurs amis contre lui. Dan' avait beau être celui qu'il était, Scorpius ressentit une pointe de tristesse lorsqu'il disparut. La prochaine fois qu'il le reverrait, ce ne serait certainement que pour la rentrée de septembre, sur le quai la gare de King's Cross, dans près d'un mois et demi. Tout au moins il l'espérait puisque cela signifierait que les retrouvailles entre Hermione et ses parents se seraient bien déroulés au point qu'ils demeureraient en Océanie jusqu'à la fin du mois d'août. Ce qui était tout ce qu'il souhaitait pour sa mère.
- Nous vous souhaitons de passer une très bonne journée, les enfants, annonça Hermione quelques secondes plus tard.
Scorpius et Hélène se retournèrent vers elle et son époux.
- Merci, Maman. Vous aussi.
- Excellente journée à vous, ajouta Leny en leur adressant un large sourire.
- Tu parles, grommela Drago. Visiter une vieille fabrique tout ça pour essayer de signer un maudit contrat. J'aurais préféré qu'ils nous proposent d'aller déjeuner ou dîner quelque part…
- Ne recommence pas, le prévint sa femme sur un ton agacé. A quelle heure doit-on retrouver les Concombre ?
- Les « concombres » ? répéta Scorpius, sans comprendre.
- Eh oui ! Un nom pareil, ça ne s'invente pas, ricana son père. Estime-toi heureux, mon fils. Tu aurais très bien pu t'appeler « Scorpius Hyperion Concombre »…
Il y eut un moment de latence puis tous explosèrent de rire.
- Hermione, je ne pense très sincèrement pas être en mesure de garder mon sérieux toute la journée en ayant comme interlocuteur quelqu'un qui se nomme « Franck Concombre »…, reprit-il sur un ton faussement ennuyé.
- Oui eh bien tu le feras quand même, répliqua sa femme en ayant elle-même du mal à ne pas rire. Peut-être que ton nom et ton prénom l'amusent tout autant que toi tu te moques des siens.
Le Serpentard arrêta instantanément de ricaner.
- Rien dans mon prénom ou mon patronyme n'est désopilant, siffla-t-il entre ses dents.
Sentant venir la dispute à la vitesse d'un hippogriffe au galop, Scorpius s'empressa d'attraper la main d'Hélène dans la sienne, de souhaiter une bonne journée à ses parents à nouveau et d'entraîner la jeune fille à sa suite. Les adultes ne répondirent même pas, occupés à argumenter, avec de plus en plus d'animosité, la pertinence de leur propre désaccord…
- Tes parents sont…, commença Leny une fois qu'ils eurent quitté le bâtiment.
- Affligeants ? Tu m'étonnes, la coupa Scorpius d'un ton morne.
- Non, rit la jeune fille. Je les trouve mignons.
Le blond s'arrêta de marcher et la dévisagea.
- Euh… quoi ?!
- Oui… enfin… mignons entre eux mais, ne te méprends surtout pas, je suis très heureuse que tu ne sois pas comme ton père !
- Et toi que tu ne sois pas comme ma mère, renchérit-il. Sincèrement, je ne sais pas comment ils font. Ils sont tellement chiants !
- Ils sont amoureux…
- Heureusement ! C'est la seule chose qui me permet de leur pardonner leur comportement débile…
Hélène éclata de rire et le blond ne put réprimer un rictus. La jeune fille s'approcha ensuite de lui et déposa un baiser sur sa joue, une douce chaleur s'emparant instantanément de son corps.
- Que veux-tu faire ? lui demanda-t-il pour tenter de distraire ses propres pensées.
- Eh bien… comme il fait beau, je m'étais dit qu'on aurait pu se balader dans le Jardin du Luxembourg.
Scorpius arqua un sourcil.
- Je l'ai survolé hier et j'ai trouvé ça très beau. Et puis le Palais du Luxembourg, qui se trouve dans le jardin, est le siège du Sénat français, expliqua-t-elle. On ne peut pas le visiter librement mais on peut voir le bâtiment… Il y a même un petit musée.
- Euh… tu es certaine ?
- Oui pourquoi ?
- Bah… je croyais que les visites et ce genre de choses ne t'intéressaient pas vraiment, répondit-il, indécis.
- Je n'ai peut-être pas autant envie que toi d'enrichir mes connaissances à tout bout de champ mais mon père est français et ça m'intéresse. Et puis c'est un jardin, c'est différent de la visite d'un musée qui durerait des heures, ajouta-t-elle.
Le blond ne répondit pas. Il avait l'impression qu'elle voulait avant tout lui faire plaisir et étant donné qu'il désirait la réciproque, cela s'avérait compliqué.
- Sinon, il y a également le Jardin des Plantes ou des Tuilerie mais nous l'avons déjà traversé l'autre jour. Tu pensais faire quoi, toi ?
- Je pensais faire le survol de la ville avec toi. Comme je t'ai promis de le faire hier…
- Ah. Mais on pourra faire ça demain ou après-demain, non ? J'y étais hier.
- Ok. Dans ce cas, j'aimerais beaucoup visiter les deux premiers Jardins…
- Parfait !
Elle lui adressa un grand sourire et l'attrapa par la main avant de l'entraîner à sa suite. Merlin, pourquoi se sentait-il aussi mal à l'aise ?! Il avait l'impression qu'une drôle d'atmosphère régnait entre Leny et lui et cela le perturbait. Il marchait, l'écoutait parler et s'esclaffer, répondait et riait en retour mais son attention restait irrémédiablement focalisée sur sa main dans la sienne, leur peau qui se frôlait, ses doigts qui jouèrent avec les siens pour passer le temps pendant qu'ils étaient dans le métro parisien, sa jambe, nue, croisée par-dessus l'autre et qui caressait la sienne à chaque fois que le train souterrain ralentissait…
Son bras, frôlant le sien lorsqu'ils déambulèrent dans les allées fleuries. Le premier baiser qu'elle lui vola de façon complètement improvisée, à l'ombre d'un saule. Le sourire mutin qu'elle lui adressa avant de se détourner et de continuer à marcher. Son regard, si intense qu'il aurait désiré que cela soit la dernière chose qu'il vit de sa vie, avant qu'il ne l'embrasse une seconde fois, une main sur sa joue, l'autre, au creux de ses reins.
La façon qu'elle avait de tirer sur sa queue de cheval pendant qu'ils attendaient leur déjeuner, assis l'un face à l'autre à la terrasse d'un petit restaurant. Sa jambe, croisée, collée à la sienne, sous la table. Sa voix lorsqu'ils débâtirent sur les matières à prendre à la rentrée. Sa ride d'angoisse qui naquit sur son visage lorsqu'il lui annonça qu'il les choisirait toutes. Son éclat de rire lorsqu'il lui assura qu'il ne manquerait plus jamais un match de Quidditch de peur que Dorian Sharp ne l'embrasse contre sa volonté à nouveau. Son mince gémissement de plaisir lorsqu'elle goûta à la « meilleure tarte au chocolat de toute sa vie » et qu'elle tint à lui faire goûter avec sa propre cuillère.
Son baiser de remerciement pour le déjeuner qu'il lui avait offert. Ses doigts qui se mêlèrent aux siens, à nouveau. Sa joue qui se déposa sur le tissu de sa chemise, au niveau de son épaule, lorsqu'ils eurent réinvesti le métro. Sa beauté lorsqu'il la laissa prendre de l'avance une fois arrivé au Jardin des Plantes et qu'il l'observa marcher devant lui.
Elle était tellement belle et il était tellement fou d'elle que c'en devenait affreusement douloureux. Il était atrocement distrait, peinait à se concentrer sur ses paroles. Lorsqu'elle parlait, il voyait ses lèvres bouger. Ses lèvres qu'il savait douces, chaudes et accueillantes. Sa bouche aurait pu être porteuse du pire des poisons qu'il se serait tué avec délectation. La puissance de ses sentiments pour elle l'envahit progressivement au cours de la journée. C'était la première fois qu'ils passaient autant de temps seuls, en dehors du cadre scolaire et il prenait réellement la mesure de ce qu'il pouvait ressentir pour elle. Il avait eu un coup de foudre pour Hélène dès qu'il l'avait vue. Dans son uniforme, le Choixpeau, trop grand pour elle, vissé sur sa tête, son petit nez retroussé et ses sourcils froncés pour marquer sa concentration et sa volonté, près de cinq ans plus tôt, lors de la répartition. Il se souvenait de ce jour comme s'il avait eu lieu la veille. Pourtant, lorsqu'il la regardait, aujourd'hui, il voyait une jeune fille de seize ans, plus belle que jamais, son nez toujours retroussé et ses sourcils froncés pour marquer son incompréhension.
- Qu'est-ce que tu as ? Pourquoi tu me regardes comme ça ?
Un sourire presque ironique naquit sur les lèvres de Scorpius. Il aurait aimé lui répondre « parce que je t'aime » mais cela lui semblait être une réponse bien trop succincte. Il l'aimait, oui. Mais il ressentait tellement d'autres choses pour elle. Tellement de choses qu'il en avait… peur.
- Scorp' ? Ça va ?
Il acquiesça et finit par agripper la main qu'elle lui tendait. Il ne répondit pas à ses précédentes questions. Il n'était pas certain de la réponse qu'il souhaitait leur apporter.
Ils continuèrent donc de se balader. Hélène prenait des photographies d'à peu près tout, lui-même étant bien trop occupé avec ses pensées. Ce ne serait pas encore aujourd'hui qu'il remplirait l'album que ses amis lui avaient offert pour son anniversaire. De toute façon, il avait laissé l'appareil photo de sa mère à l'hôtel et il avait bien plus important à faire.
- Dis-moi ?
- Oui ?
- Est-ce que ça te dirait qu'on achète des sushis et qu'on rentre les manger à l'hôtel ? proposa-t-elle. Sur le balcon, par exemple. A moins que tes parents…
- Je ne pense pas qu'ils seront là.
- D'accord. Tu ne me demandes pas ce que sont les sushis ? l'interrogea-t-elle en lui adressant un sourire.
- Non. Ma mère en a déjà acheté une fois.
- Ah…
Le blond était parfaitement conscient qu'il lui répondait avec une certaine sécheresse voire brusquerie mais c'était plus fort que lui. Il crevait d'envie de la plaquer contre lui, de l'embrasser, de la caresser pour finalement lui faire l'amour. Alors il s'imposait un minimum de distance. Il le devait. Il s'était promis de se montrer respectueux et c'est ce qu'il ferait. Il n'irait plus de lui-même vers elle et attendrait qu'elle vienne d'elle-même vers lui. Il ne voulait rien gâcher. Surtout pas leur première fois. Surtout pas celle d'Hélène qui méritait tout ce qu'il y avait de meilleur.
Ses parents n'étaient pas encore rentrés lorsqu'ils arrivèrent à l'hôtel avec leur repas. Tous les deux se rendirent sur le balcon et Scorpius commença à tout placer sur la table. Hélène s'assit face à lui et ils entamèrent leur dîner. La jeune fille essaya de faire la conversation mais Scorpius était si absorbé par ses propres réflexions qu'il ne répondait que quelques mots, ne lui posant aucune question en retour. La Poufsouffle finit par repousser son plat en plongeant son regard dans le sien.
- Dis-moi ce qui ne va pas, requit-elle.
Le blond ouvrit la bouche mais elle le devança.
- Et n'ose surtout pas me dire que tout va bien. Tu es bizarre. Pourquoi es-tu bizarre ? Il y a un problème ?
Scorpius l'observa quelques instants avant de baisser les yeux sur la table. Il resta ainsi quelques minutes.
- Scorp'…
- Depuis quand est-ce que tu m'aimes ? demanda-t-il soudainement en plantant son regard dans le sien.
Il lut l'incompréhension sur son visage. Elle demeura silencieuse et il patienta donc.
- Depuis la troisième année, dit-elle finalement. J'ai toujours été attirée par toi. En première année, je trouvais que tu étais le garçon le plus beau de l'école.
- Et pas après ? demanda-t-il avec curiosité, sa révélation le détournant très légèrement de là où il souhaitait mener la conversation.
- Eh bien, pour être totalement honnête… en deuxième année, j'étais aussi attirée par Dorian…
Le jeune homme sentit aussitôt une pointe de jalousie s'emparer de lui. Il serra inconsciemment les poings tandis que sa mâchoire se crispait imperceptiblement.
- Mais j'ai complètement oublié Dorian quand je t'ai revu à la rentrée, en troisième année. C'est à ce moment-là que je suis réellement tombée amoureuse de toi, termina-t-elle.
- Pourquoi tu ne me l'as jamais dit ?
- Parce que je savais que tu étais aussi attiré par moi. Je pensais que puisque toi tu ne m'en parlais pas, ça voulait dire que tu ne l'étais pas suffisamment pour envisager autre chose qu'une amitié. En troisième et quatrième année tout au moins. Après la rentrée, en septembre dernier, j'ai fini par comprendre que, toi aussi, tu m'aimais comme moi je t'aimais. Mais tu ne me disais rien non plus alors j'ai essayé de… d'accélérer les choses, confia-t-elle en lui adressant une moue timide.
- Sharp ? devina Scorpius.
Hélène hocha la tête.
- Je n'avais jamais prévu que ça irait aussi loin. Je voulais simplement que tu nous vois ensemble de temps en temps pour te faire réagir, d'autant plus à cause de Katy Craig qui attirait idiotement ton attention. Mais Dorian a commencé à devenir vraiment lourd avec moi et… voilà. Pourquoi tu me demandes ça ? demanda-t-elle finalement. Maintenant, tout au moins…
Scorpius prit le temps de rassembler ses pensées avant de finalement ouvrir la bouche.
- Parce que moi, je t'aime depuis plus longtemps que cela. Je t'aime depuis notre première année.
Elle ne donna pas l'impression d'être particulièrement surprise et un doux sourire naquit sur ses lèvres auquel il ne répondit pas. Il la vit ouvrir la bouche mais la coupa.
- Je t'aime depuis la première fois que je t'ai vue. Depuis le jour de la répartition...
Comme à chaque fois qu'il y repensait, une douce chaleur se répandit depuis son cœur jusque dans l'ensemble de son corps.
- J'ai eu… un coup de foudre pour toi, Hélène. Un vrai coup de foudre.
- Oh… euh…
Elle semblait légèrement déstabilisée. Sûrement parce qu'il venait de lui dire cela comme s'il s'agissait d'une mauvaise chose.
- Je n'ai pas tout de suite pris conscience que j'étais amoureux de toi mais ça a été assez rapide. J'ai tout fait pour qu'on devienne ami parce que j'avais l'impression que c'était ce que je devais faire. Ton amitié a été suffisante pour moi. Pendant un temps. Puis ça ne l'était plus. Je te voyais tous les jours, j'étais amoureux de toi mais j'étais persuadé que ce n'étais pas ton cas. Je n'ai pas osé t'en parler pourtant, ça devenait de plus en plus difficile. J'avais… envie de te toucher et de t'embrasser. Au début de cette année, j'ai voulu te le dire mais avec mon emploi du temps et ce qu'il s'est passé, j'ai été pris de court. Quand je t'ai vue avec Sharp, quand je l'ai vu t'embrasser, j'ai… je n'ai jamais ressenti autant de rage…
Il s'arrêta quelques instants. La jeune fille était interdite, face à lui, ne semblant pas savoir où il voulait en venir.
- Et puis, finalement, il s'est passé ce qu'il s'est passé et j'étais – je suis – le plus heureux des hommes parce que je t'aime…
- Scorp', je t'…
- Laisse-moi finir, s'il-te-plaît.
Elle referma la bouche et acquiesça.
- J'ai eu un coup de foudre pour toi. Je t'ai aimée d'amitié. Je t'ai aimée tout court et, maintenant, je suis fou de toi. Littéralement.
- Je sais, dit-elle. Enfin… tu m'as déjà dit ça, Scorp'. Et moi aussi je…
- Non, tu ne sais pas. Moi-même je ne le savais pas. J'ai l'impression que je t'aime un peu plus tous les jours. Ou plutôt, j'en suis certain : je t'aime un peu plus tous les jours. Je t'aimais déjà comme un fou mais… Mais ça ne m'empêche pas de continuer à t'aimer un peu plus à chaque fois que je te regarde, à chaque fois que je te tiens dans mes bras, que je me réveille et que je te vois. Je suis tellement fou de toi que ça me fait mal. J'ai envie de te toucher et de t'embrasser tout le temps. Quand tu es là j'ai… je n'arrive pas à ne pas t'accorder toute mon attention. Tu me manques quand je ne te vois pas, tu me manques quand tu es loin de moi. On a passé six jours ensemble et j'angoisse déjà de ne plus te voir. Et je sais que ce n'est pas fini. Je sais que mon amour pour toi s'étendra au maximum de ses capacités et je sais qu'il en est encore loin. Et ça me fait peur. J'ai peur que tu prennes toi-même peur de ça… J'ai peur parce que j'ai seize ans et que je devrais me contenter d'être amoureux de ma petite amie, la prendre par la main et l'embrasser mais pas me dire que j'ai envie de faire ma vie avec elle.
Il vit Hélène déglutir et se reculer très légèrement sur sa chaise mais il poursuivit. Il fallait qu'il le dise. Il fallait qu'il mette des mots sur ce qu'il ressentait et ce qu'il avait compris cet après-midi en la regardant.
- Je suis peut-être détraqué mais c'est ainsi. J'ai besoin de te donner tout cet amour. Tu sais, mon père répète souvent que ma mère est la femme de sa vie. Au début de l'année, je lui ai demandé comment il pouvait savoir ça et il m'a répondu qu'il ne pouvait pas l'expliquer. Aujourd'hui, j'ai compris. Tout à l'heure, je t'ai regardée et je me suis fait la même réflexion. Tu es la femme de ma vie. L'amour de ma vie. Je ne pourrais pas te l'expliquer. Tu m'as fait goûter à tes caresses et je n'en aurai jamais assez. Tu m'as fait goûter à tes baisers et je n'en aurai jamais assez. Tu as commencé à me faire goûter à la vie à tes côtés et je n'en aurai jamais assez. Je le sais. C'est comme ça… Je te veux. Toi. Pour toujours et j'en suis désolé.
Le silence le plus assourdissant que Scorpius n'ait jamais entendu tomba alors. En face de lui, assise, Hélène le regardait comme si elle ne le connaissait pas. Ses yeux étaient écarquillés d'angoisse, ses mains semblaient être crispées sur les montant de la chaise, de part et d'autre de ses jambes et sa bouche était légèrement entrouverte. Soudainement, elle se leva. Scorpius ne la suivit pas du regard ni n'emboîta son pas lorsqu'elle passa derrière lui pour retourner à l'intérieur de la suite. Par le biais de la baie-vitrée, il la vit s'asseoir sur l'un des canapés, dos à lui. Lui-même reporta son regard droit devant. Il se sentait vide. Son cœur battait à tout rompre, le sang pulsait à ses veines, l'ensemble de son corps était tendu à l'extrême mais son esprit était étonnement relâché. Il lui avait dit ce qu'il avait sur le cœur, il lui avait dit ce qu'il avait à lui dire. Sa réaction ne l'avait pas étonné.
Pas plus que la suite ne le surpris.
Le rire d'Hermione s'étouffa instantanément et Scorpius comprit qu'elle venait de poser les yeux sur Hélène. Cette dernière pleurait peut-être, il n'en savait rien. Le blond entendit des bribes de conversations qui s'achevèrent par un « bonne nuit » de la part de ses deux parents sur un ton soucieux.
Il les entendit ensuite débattre quelques instants pour savoir lequel des deux devaient venir le voir. Son père gagna.
Scorpius perçut le claquement de ses chaussures et il s'assit bientôt à la place qu'occupait Hélène, encore quelques minutes auparavant. Le Serpentard le sonda de son regard grisé et l'adolescent ne chercha pas à s'y soustraire. Drago finit par prendre une légère inspiration et croiser les bras sur sa large poitrine.
- Tu veux m'en parler ? Ou à ta mère ?
- Non, répondit Scorpius d'une voix calme et posée qui sembla surprendre son père.
- Comme tu veux.
- Je n'ai pas attendu d'y être contraint pour dire à Hélène ce que j'avais besoin de lui dire. Il n'y a rien à ajouter.
Le Serpentard le regarda longuement avant d'acquiescer.
- Nous sommes invités au match des Vélanes de Paris, demain, en tout début d'après-midi.
- J'ai entendu.
- Hélène a dit qu'elle viendrait.
- J'ai entendu aussi.
- Et toi ?
- Je n'en sais rien…
- Laisse-lui du temps, Scorp', intervint sa mère en arrière-plan.
- Tu ne sais même pas ce que je lui ai dit, répondit-il d'une voix lasse et sans même se retourner.
- Je te connais, Scorpius. Je ne sais pas précisément ce que tu as pu dire à Hélène mais je pense en avoir une bonne idée. Laisse-lui du temps.
Il sentit sa main caresser doucement sa nuque. Elle se pencha et déposa un baiser sur sa joue.
- Est-ce que j'ai mal agi ?
- Non.
La réponse de ses parents fut catégorique, simultanée et sans appel. Le blond hocha la tête puis vit son père se lever. Il vint se placer à côté de lui et posa une main sur son épaule.
- Elle t'aime, Scorp'.
- Je ne sais pas pourquoi je ne peux pas me contenter de ce qu'elle m'offre, déclara-t-il soudainement, désemparé. Pourquoi est-ce que je l'aime autant.
- Tu aimes et as besoin d'amour Scorpius. Ce n'est pas une tare, le rassura Drago. Est-ce que tu te souviens de la façon dont tu t'es lié à ta mère ? C'était…
- Extrêmement intense.
- Tu ne cessais de répéter que tu voulais qu'elle soit une mère pour toi alors que tu ne la connaissais que depuis quelques mois et qu'elle et moi n'avions aucune relation stable. L'amour que tu pouvais lui porter était très puissant.
- Maman était une évidence, dit Scorpius en la regardant. Hélène est aussi une évidence. Pour moi tout au moins. Je n'en étais pas certain avant mais à présent, si.
- Qu'est-ce qui a changé ? lui demanda calmement son père.
- Je ne sais pas…
- Moi, je pense le savoir.
Scorpius releva la tête et l'observa, l'encourageant tacitement à s'expliquer.
- Je ne prétends pas détenir la vérité mais j'ai une sorte de « théorie », dit-il en s'essayant. Un élément relie Hélène et ta mère.
- Elles sont Née-Moldue toutes les deux, je ne vois pas…
- Non, pas ça.
- Alors quoi ?
- Elles t'aiment, toutes les deux.
- Je ne suis pas certain de comprendre.
Son père sembla se perdre dans ses pensées un long moment. Finalement, il reprit contact avec la réalité et vrilla son regard anthracite dans le sien.
- Toi et moi avons aussi un point en commun, Scorpius. Autre que ceux liés à notre sang. Nous avons manqué d'amour.
Scorpius fut profondément surpris par sa remarque. Jamais son père ne mentionnait ce genre de détails sur le passé.
- Une chose pour laquelle je me blâme et continuerai à me blâmer jusqu'à la fin de ma vie.
- Papa, je…
Il le coupa d'une main.
- Je sais que je me suis rattrapé auprès de toi depuis quelques années et je continuerai à le faire mais je sais que ce manque laisse des traces indélébiles. Peut-être changeras-tu avec le temps, peut-être pas mais ce que je peux te dire est que je me reconnais en toi. Tu le sais, le nombre de personnes que je porte dans mon cœur est extrêmement restreint. Ta grand-mère, ta mère et toi êtes les seuls que j'aime. Vous êtes les seuls pour lesquels je ferai tout. Nous ne l'exprimons pas de la même manière puisque, contrairement à toi, je ne sais pas le faire mais tout comme moi, tu t'accroches désespérément à la personne qui te retourne ton amour. Parce que, à l'inverse de ce qu'il a pu se produire dans ton passé, cette personne te le retourne.
- Je n'avais jamais vu les choses ainsi, avoua Scorpius, perdu face à ces conjectures.
- Moi non plus. Jusqu'à ce que ta mère m'éclaire de ses lumières.
- Comme toujours, ajouta cette dernière.
- Montre-toi patient avec Hélène, Scorpius.
- Hum.
- Elle t'aime, répéta le Serpentard.
Il s'éloigna sur ses mots mais le blond se retourna vers ses parents et les interpella.
- Comment vous savez tout ça ? A propos d'Hélène et moi.
Un sourire naquit sur leur visage et Drago prit la parole.
- Scorp'… tu nous parles sans arrêt d'Hélène depuis des années. Elle est venue à la maison plusieurs fois et ça fait six jours qu'elle est avec nous. Nous ne la connaissons peut-être pas parfaitement mais nous te connaissons. Et puis, comme j'ai pu te le dire au début de l'année, nous sommes peut-être des « handicapés des sentiments » entre nous mais ni ta mère ni moi ne sommes idiots. Hermione savait que tu étais amoureux d'elle depuis ta première année.
- Quoi ?! Comment tu as su ça ? On ne se voyait même pas vraiment quand j'étais en première année ! Vous n'étiez même pas vraiment ensemble et…
- Et ça ne t'a pas empêché de me parler énormément d'Hélène, dit la Gryffondor. Tout le monde sait que tu es amoureux d'elle depuis des années. Même ta grand-mère l'avait compris.
- Nous avons, par ailleurs, récemment eu la confirmation de ce que nous supposions, ajouta son père.
- Comment ? demanda Scorpius en fronçant les sourcils. La seule fois où j'ai parlé de cela, dernièrement, c'est à Dan' quand nous étions à Saint Malo et… Papa ! s'interrompit-il brusquement.
- Désolé…
- Tu nous as… espionné ?!
- Pas vraiment…
- Ne mens pas, Drago…, intervint son épouse.
- Oui, bon, juste un peu…
- QUOI ?! explosa le blond.
- Ce n'était pas volontaire, expliqua son père. Au début tout au moins. Et puis vous n'aviez qu'à pas parler aussi fort et si tard dans la nuit ! ajouta-t-il avec mauvaise foi.
Scorpius arbora une moue indignée avant de brusquement se souvenir de quelque chose.
- Euh… quand tu nous as espionné, reprit-il. Tu n'as pas entendu…
- Ton pote faire des réflexions graveleuses à propos de ma femme ? Si.
- Oh Merlin !
- Tu peux le dire…
- Attends mais, le lendemain matin, quand tu as soigné Dan' et qu'il est revenu tout bizarre…
- J'ai mis les choses au clair avec lui, effectivement, répondit le Serpentard.
- Pardon ?! Je croyais que tu avais dit que Scorpius s'en était chargé et que tu ne ferais rien sous réserve qu'il recommence, se scandalisa Hermione en se tournant vivement vers lui.
- J'ai changé d'avis.
- Tu n'avais pas à faire ça, Papa…, soupira le Serdaigle en se massant l'arcade sourcilière.
- Bien sûr que si ! Tu l'as toi-même frappé quand il a fait une réflexion au sujet d'Hélène.
- Attendez, tous les deux… Le nez cassé de Daniel…
- Oui, c'est moi. Je l'ai frappé. Trois fois… Deux fois à cause de ce qu'il a dit à ton propos, une à cause de ce qu'il a dit à propos d'Hélène. C'est ce dernier coup qui lui a cassé le nez…
- Merlin… Qu'est-ce que je vais faire de vous ?! se lamenta la Gryffondor. Allez, au lit ! Vous n'êtes que deux idiots !
- Ne commence pas à hausser le ton avec nous, Mrs-je-colle-la-marque-de-mon-alliance-sur-la-joue-de-la-première-pouffiasse-qui-s'approche-de-mon-mari, dit son père avec condescendance.
Scorpius ne put se retenir de pouffer tandis qu'un sourire naissait sur les lèvres d'Hermione.
- Alors, Granger, tu as un truc à ajouter ?
- C'est bon, Malefoy, ne pousse pas non plus.
- Allez, au lit, finit-il par dire après s'être penché pour déposer un baiser sur les lèvres de sa femme.
- Je préfère ça, déclara-t-elle sur un ton faussement agacé.
Tous les trois retournèrent dans le salon puis Scorpius souhaita une bonne nuit à ses parents. Sa mère le serra contre lui et déposa un baiser sur son front bien qu'il soit largement plus grand qu'elle.
- Bonne nuit, mon cœur, à demain.
Son père se contenta d'un hochement de tête mais le regard qu'il lui adressa parla pour lui, l'intimant de se montrer patient.
Scorpius ne tenta même pas de pénétrer dans la chambre d'Hélène et se réfugia directement dans celle qu'il aurait normalement dû partager avec Dan'. Il s'assit prestement sur son petit lit et se prit la tête dans les mains. Et voilà… il avait tout gâché. Malgré ce que ses parents avaient pu lui affirmer, il était persuadé d'avoir tout fait de travers. Hélène n'était pas le genre de personne à fuir une conversation. Si elle était partie, c'était parce que les paroles qu'il avait prononcées l'avaient effrayée.
Scorpius la comprenait. Comment aurait-elle pu ne pas l'être ? Lui-même l'était. C'était justement pour cela qu'il lui en avait parlé. Il avait peur de tout ce qu'il ressentait pour elle et, surtout, il craignait tellement qu'elle ne le comprenne pas, qu'elle ne partage pas un minimum ses sentiments. Elle l'aimait, il le savait mais l'aimait-elle assez ? Il lui avait ouvert son cœur ce soir, il lui avait tout dit et elle n'avait rien répondu. Il était perdu, en colère et avait peur. Il avait l'impression qu'il en crèverait si, à cause de ses paroles, elle rompait.
Il se maudit alors toute la nuit. Il aurait pu attendre… Ils n'étaient ensemble que depuis quelques mois, il aurait dû attendre avant de lui en parler ! Peu importait qu'il ait eu peur de ses sentiments, peu importait ce que lui avait conseillé et dit son père, il n'aurait rien dû lui dire. Il n'oserait plus se regarder en face après ça. Ni elle… Il savait qu'une unique pièce les séparait mais avait pourtant le sentiment qu'elle était déjà loin de lui. Il n'y avait aucun moyen pour qu'elle acquiesce simplement à ses paroles. Elle ne partageait pas la profondeur de son amour et il le savait. Au fond, il s'en fichait pourvu qu'elle soit suffisamment amoureuse de lui pour le laisser l'aimer à en crever.
Le jour se leva et, avec lui, Hélène qu'il entendit passer devant sa porte. Elle se rendait très certainement dans le salon pour le petit-déjeuner. Scorpius, lui, n'avait pas dormi de la nuit. Il était épuisé tant mentalement que physiquement, n'avait pas faim et se sentait nauséeux. N'ayant même pas quitté ses vêtements de la veille, il était simplement recroquevillé sur son lit. Il ressassait, encore et encore, ses propres paroles. Il les analysait, les décortiquait et le bilan qu'il dressait était toujours le même : il n'aurait jamais dû dire cela. Il aurait dû se montrer plus subtile, ou bien échelonner sa déclaration dans le temps, ou bien encore simplement fermer sa gueule. Oui, c'était surtout cela qu'il aurait dû faire : se taire. Garder ses pensées pour lui, continuer à vivre son histoire avec Hélène et, peut-être, un jour, lui en parler. Son père lui avait conseillé de ne jamais être contraint de le faire pour dire à quelqu'un qu'on l'aimait et Scorpius regrettait amèrement de l'avoir fait. Les choses étaient différentes pour ses parents. Drago avait perdu Hermione pour ne pas lui avoir dit ce qu'il ressentait à temps. Lui, il allait perdre Hélène car il le lui avait dit trop rapidement.
.
Nous rappelons à notre aimable lectorat que tuer l'auteure de cette FF ne rapprochera pas les Scolène. ^^
Bon bah euh... voilà, voilà... Scorpinou est définitivement un grand (trop grand) romantique et si cela a pu lui réussir par le passé, ce n'est plus franchement le cas à présent. Son honnêteté lui aura fait défaut sur ce coup-là. Il n'a plus qu'à espérer que Leny finisse par se montrer compréhensive.
Sinon, Scorp' peut compter sur ses parents et notamment sur son père pour le rassurer. J'espère que vous avez apprécié ce passage.
Et j'espère qu'en dépit de la façon dont il se termine, vous avez apprécié cet avant-dernier chapitre ! :)
.
Je vous convie à présent toutes et tous à me donner votre avis sur ce chapitre ou même la fic' en générale - pour ceux qui ne sauraient pas forcément quoi m'écrire. A deux chapitres de la fin, j'aimerais véritablement avoir le ressenti de lecteurs qui ne se sont pas encore manifestés... Enfin bref, j'espère recevoir TUUUUUUUUUUUUUT PLEIN DE REVIEWS cette semaine en guise de cadeau de Nowël !
Voilà !
Sur ce, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine. Plein de bisous pour vous et joyeuses fêtes !
Chalusse-qui-vous-aime-et-dont-le-foie-a-survécu-aux-185-parts-de-bûche-et-185-flutes-de-champagne-qu'elle-a-pu-ingérer
