Bonsoir ! Comment allez-vous ? Pas trop dur de se remettre de ces fêtes ? Moi j'ai l'impression de ne pas avoir dormi depuis le 24, mais bon.

Merci à toutes les personnes qui m'ont laissés un petit mot sur Après toi le déluge, les followers et les lecteurs. J'espère que la suite qui ne saurait tarder vous plaira.

Tout comme ce petit chapitre. L'avant dernier.

En tout cas désolée pour les fautes et les erreurs de frappes, il est tard et je ne vois plus très clair.

Bonne lecture.


Une journée en Enfer : 2éme Partie.

- C'est à cette heure-ci que tu arrives ?!

Felicity se figea sur le pas de la porte vitrée du bureau grand luxe d'Oliver Queen, PDG, justicier et connard patenter. La jeune femme jeta un coup d'œil à sa montre pour constater qu'elle était parfaitement à l'heure qu'ils avaient convenus la veille. Soit. Oliver était de mauvaise humeur et, apparemment, il avait envie de partager. Elle le fusilla du regard mais choisie de ne pas rétorquer. Ce serait lui donner de l'importance.

- Bien, je suis là. Alors allons-y.

Elle tourna les talons et se dirigea d'un pas rapide en direction des ascenseurs. À l'idée de devoir passer deux heures en voiture avec Oliver, son sale caractère et Diggle elle priait pour rester bloquée dans l'élévateur. Une crise de claustrophobie valait mieux.

En plus elle portait des baskets.

Oliver lui adressa un regard torve lorsqu'il emboîta son pas. Le garde du corps, lui, mourrait d'envie d'en savoir plus. Son ami avait était plutôt joyeux – ou tout du moins autant que faire se peut dans son cas – quand il était passé le chercher. Ils s'étaient prit un café et il avait décidé d'en prendre un pour Felicity et d'aller la chercher histoire de tenter de lui remonter le morale en vue de la journée qui les attendaient. Seulement, lorsqu'il était revenu, il avait bien failli péter les vitres de la voiture quand il avait refermer la portière derrière lui. Ensuite il avait juste ruminer, le regard sombre, crispé et l'air patibulaire. Il tenait trop à la vie pour oser lui demander ce qu'il s'était passé, mais, à n'en pas douter, la situation était grave, assez pour que Felicity arbore plus ou moins la même expression.

Il fallait se rendre à l'évidence, la journée serait longue pour tout le monde.

Le voyage en ascenseur fut le plus désagréable jamais subit. Felicity fixait obstinément le décompte des chiffres lumineux, priant pour que la cabine bouge plus vite, Oliver la fusillait du regard sans réserve tandis que Diggle les jaugeait au sons de l'agaçante musique d'ambiance.

- Je peut savoir ce qu'il se passe, tenta-t-il finalement, n'y tenant plus.

- Non, répondirent-ils à l'unisson avant de se jeter un regard meurtrier.

Au moins ils savaient encore se mettre d'accord sur quelques sujets. Diggle secoua la tête en levant les yeux en l'air. Super.

Felicity se mit à taper nerveusement du pieds au sol, marmonnant sur la lenteur de cette descente.

- Tu peux arrêter de faire du bruit inutilement, cracha le Justicier.

- Je ne sais pas, et toi, tu peux ?

Le sang d'Oliver ne fit qu'un tour. Avec la rapidité qui caractérisait ses talents d'archer il appuya sur le bouton d'arrêt d'urgence de l'ascenseur et lui fit face, ignorant le piteux « non » de son garde du corps qui voulait sortir de cette boîte de métal.

- Pourquoi tu ne m'as rien dit ?

- Pourquoi je t'en aurais parlé ?

- Peut-être parce que nous sommes amis.

Felicity laissa échapper une exclamation ironique en levant les yeux au ciel. Alors ils étaient amis ? Elle avait plutôt l'impression d'être une sorte de gentille subalterne, limite esclave, à la rigueur bonne pote à tout faire. Fait ça Felicity. Trouve ça. Ne pose pas de question. Sers-moi d'appât, laisse-moi fouler au pieds tes sentiments. Avec le sourire et en silence de préférence.

- On l'est ? Première nouvelle.

- Je peux savoir ce que tu sous-entends par là ?

Ils se faisaient face, tout deux dans une position similaire. Le dos raide, les bras croisés, les sourcils froncés. La tension était palpable, presque à couper au couteau. Diggle se tassait dans un coin de l'ascenseur, priant pour que les câbles lâchent et qu'ils meurent rapidement.

- Que tu me traite en amie seulement quand ça t'arrange. Sinon je suis au mieux ta collaboratrice, au pire, ta secrétaire.

Oliver reçu cette attaque comme un coup porter au cœur, il ne pensait pas qu'elle voyait leur relation comme ça. Il ne pensait pas la traiter comme ça. Elle était importante pour lui, capitale, même. Il avait conscience qu'il aurait dû tenter d'arrondir les angles afin de la calmer, peut-être s'excuser avant de faire plus d'efforts afin de lui prouver qu'ils étaient bel et bien amis à défaut d'autre chose.

C'est ce que le mec qu'il aurait aimé être aurait fait. Ce que John ou Barry auraient fait. Lui, par contre, il se comporta comme le parfait connard qu'il savait être, celui, qui, malgré tout ce que la vie lui avait apprit à la dure, réapparaissait parfois, principalement lorsqu'il était blessé, comme le mécanisme de défense le plus pourris du monde.

- Tu sais quoi ? Tu as raison. Ma mère m'avait pourtant toujours dit de ne pas donner trop de considération aux personnels. Ça n'en vaux pas la peine. Alors, à partir de maintenant, Felicity, je saurais rester à ma place. J'attends de toi le même professionnalisme. Et, tant que nous y sommes : les relations entre membres du personnels sont prohibées.

Et, sans rien ajouter de plus, Oliver déverrouilla l'ascenseur. Diggle laissa échapper un souffle audible de soulagement. Cela aurait pu être pire.

Felicity, elle, se mordit l'intérieur des joues pour se retenir de pleurer. Elle avait l'impression qu'il venait de la gifler. Elle ne s'était pas attendu à ce genre de réponse. Des cris, des regards froids et des jurons, oui, mais qu'il l'a renie aussi facilement ? Il n'a même pas chercher à se défendre.

La jeune femme prit une profonde inspiration quand enfin les portes s'ouvrirent et qu'ils furent tous libérés de cette cage d'acier.

Le pire c'est qu'il n'était même pas dix heure. Une longue journée de randonnée l'attendait encore. Alors qu'ils se dirigeaient vers la voiture, elle envisagea de se jeter hors du véhicule en marche et tenta d'évaluer ses chances de survies.


- Bon, cria Oliver pour attirer l'attention de ses employés et se faire entendre par-dessus le brouhaha joyeux qui l'entourait, on va se lancer sur un parcours en trois étapes. Une randonnée de huit kilomètres qui vous mènera jusqu'à la rivière où plusieurs embarcations vous attendrons afin de descendre cinq kilomètres jusqu'à la course d'obstacle. Ce n'est pas une compétition, vous ne serez pas virer si vous arrivez en dernière position, alors ne vous pressez pas trop, néanmoins essayez quand même d'arriver avant demain matin, de ne pas vous perdre, vous noyer ou vous briser une jambe, acheva-t-il avec son plus beau sourire de circonstance. Oh ! J'allais oublier. Vous serez en équipe. De deux à cinq maximum. L'équipe arrivée en première remportera un week-end. Aspen ou les Bahamas, tout frais payés, se sera à vous de choisir.

John le rejoignit et scruta la foule enthousiaste :

- Ça va ?

- Oui.

Dig lui jeta un regard oblique, absolument pas convaincu avant de chercher Felicity des yeux qui s'éloignait du groupe en levant son téléphone au ciel à la recherche de réseau.

- Tu comptes attendre combien de temps avant d'aller lui présenter tes excuses ?

- Je ne vois pas de quoi tu parles. Tu l'as entendue, elle ne me considère pas comme son ami, je ne lui doit donc aucunes excuses.

John leva les yeux au ciel en secouant la tête, exaspéré. Bientôt il allait lui facturer ses conseils.

- Elle a dit ça parce qu'elle se sentait blessée et acculée. Et toi c'est ta jalousie qui a parlé, ne le nie pas, répliqua-t-il quand il le vit ouvrir la bouche.

Oliver détourna les yeux. Oui, il était jaloux. Et dégouté qu'elle ne lui ai rien dit. Il était également très en colère après lui-même, après tout il n'avait rien vu, trop centré sur sa mission, l'état de la ville après le passage de Slade et sur ses fantômes.

- Qu'est ce que vous lui avez dit ?!

Oliver se raidit instinctivement tant la voix était agressive. Il n'appréciait réellement pas ce ton et jeta un regard torve à l'inopportun.

Ellis. Super.

- De quoi parlez-vous, maître ?

- Felicity. Que lui avez-vous dit ?! Elle vient de rompre avec moi.

Jonathan le fusillait du regard, absolument pas inquiet par la situation et la possibilité qu'Oliver le vire sans plus de cérémonie.

- Je n'ai rien fait de plus que lui rappeler les règles de l'entreprise. Navré qu'elle privilégie sa carrière à votre… relation.

En vérité il jubilait et priait pour que cela ne se voit pas trop. En temps normal il était assez doué pour maintenir sa poker face.

Ellis esquissa un petit sourire en coin en croisant les bras sur son torse :

- C'est quoi votre soucis ? Hein ? Vous la voulez aussi, n'est-ce pas ? Alors vous ne trouvez rien de mieux que libérer le passage à coup de chantage ? C'est moche, même pour un pauvre fils à papa comme vous. Je me doute que vous n'avez jamais eu à travailler pour quoi que ce soit mais là…

Oliver serra les dents et contracta ses muscles pour s'empêcher d'aligner une droite à ce connard prétentieux.

- Et vous ? Vous vous servez d'elle pour accéder au gratin de Starling et donc, potentiellement intégrer enfin un véritable cabinet ?

- Espèce de…

- Attention, Jonathan, je suis toujours votre patron, sa voix était calme et froide. Froide comme la mort. Létale, même.

- Monsieur Queen, intervint Diggle, qui, à la posture des deux hommes, prédisaient que la situation allait finir en eau de boudin.

- Je vous propose un truc Ellis, lança Oliver en ignorant son garde du corps et en souhaitant en mettre plein la vue à cet abruti et lui faire enfin comprendre qu'il n'était pas qu'un gosse de riche et que, s'il le souhaitait il pourrait conquérir la jeune femme à la loyale, si vous arrivez avant moi vous pourrez vous fréquenter sans enfreindre aucune règles, si j'arrive d'abord vous sortez de sa vie.

Ellis prit le temps de considérer les enjeux. S'il gagnait il pourrait avoir Felicity au nez et à la barbe de cet enfoiré, s'il perdait il devrait démissionner et, certainement, quitter la ville, sans oublier qu'il devrait faire une croix sur la jeune femme. Il lui jeta un coup d'œil. Elle semblait s'ennuyer ferme alors qu'une des fille de la compta lui tenait la jambe. Il esquissa un sourire avant d'acquiescer.

- Ok. Mais comment je suis certain que vous ne trichez pas ?

- Felicity et Diggle seront dans mon équipe, et si vous n'avez pas confiance en mon garde du corps, Felicity est trop honnête pour mentir. Quand à vous, vous porterez une balise. Une sorte de montre que vous ne pourrez pas enlever.

L'avocat hocha la tête, d'accord. Il s'apprêtait à réunir son équipe lorsqu'Oliver l'interpela :

- Pas un mot à mademoiselle Smoak, cela va sans dire.

- Cela va sans dire.

Ellis s'éloigna et Diggle parla enfin :

- Je tiens à te prévenir que je suis totalement contre. Felicity sera furieuse. Qu'il soit dit que je t'ai dit que ça tournerait mal.

Sachant que l'archer ne lâcherait rien l'ancien militaire tourna les talons en marmonnant après cette journée de merde.


Alors ? Qui est le plus con ? Felicity, Oliver ou Jonathan ? Moi je penche pour les trois. Pauvre Diggle.

Merci !