Coucou, tout le monde ! Cette histoire ne semble toujours pas être très bien accueilli, mais elle me plait alors je m'acharne et continuerait de la poster. Et puis, c'est un bon entraînement d'écrire sur Itachi.
juiceandcookies : Je suis tellement contente que tu aimes ! Si tu as des suggestions, n'hésite pas. Et oui, Izumi ne ressent rien pour Itachi, elle tombera même amoureuse de quelqu'un d'autre mais Itachi reste dans la course ;) Je veux qu'Izumi mûrisse et explore ses options avant de se mettre avec quelqu'un pour de bon. Je ne sais pas si j'aide vraiment qui que ce soit, mais si tu décides de poster quelque chose sur Naruto, fais moi signe *_*
Disclaimer : Si Naruto m'appartenait, ça se saurait (parce que je le crierais sur tous les toits).
泉
III
-C'est fermé.
-Mais…
-C'est fermé j'ai dit, t'es sourde gaki ?! S'énerva le vendeur.
-Je…
-Dégages, Uchiha ! Je refuse de servir des traitres !
Et c'est devant une audience qui me regardait avec un mélange de dégout et de haine que le vendeur m'attrapa avec une poigne de fer par le bras et me jeta hors de son restaurant. Les joues rouges de honte, je ravalais mes larmes et parti avec ma dignité en miette.
C'était comme ça depuis l'attaque du 10 Octobre. Les Uchiha étaient tombés en disgrâce. Je comprenais mieux comment la situation avait pu se dégrader au point que le clan s'était mis à comploter un coup d'état. Bien sûr, l'idée était complètement stupide et dangereuse mais il y avait une limite à ce qu'un clan réputé pour son orgueil pouvait supporter.
Ma mère avait été virée de son ancien emploi, la police ne recevait plus aucun respect. Les shinobis en activité ne souffraient pas trop d'après ce que j'avais pu voir, mais les enfants qui n'avaient aucun moyen de se défendre étaient toujours des victimes. C'était…c'était triste et légèrement répugnant de voir comment la haine transformait les gens. Comment Naruto avait-il fait ? Comment avait-il fait pour sourire malgré son statut de paria ? Ou avait-il trouvé la force de pardonner aux gens qui l'avaient détesté et humilié ? Parce que j'en aurais besoin de cette force. Bien sûr, Naruto n'était qu'un bébé pour l'instant et je ne pouvais pas vraiment lui poser ces questions.
À cet instant, je me promis de l'aider dans le futur. D'être son amie même quand personne ne voudra s'approcher de lui. De l'entraîner s'il le demandait et de lui offrir mon aide quand il en aura besoin.
Je rentrais chez moi complètement abattue.
Konoha était ma maison. J'avais juré de dédier ma vie à protéger le village quand j'ai décidé de devenir une kunoichi, je l'avais promis à Tou-san… mais les villageois rendaient la tâche difficile. Et s'ils continuaient à pousser, mon clan allait se rebeller, résultant à un massacre digne de figurer dans les pires histoires d'horreurs.
Je refusais de mourir à cause d'imbéciles.
Hors de question.
泉
Je passais le reste de l'automne et tout l'hiver à m'entraîner d'arrache-pied. Réalisation de pièges, shurikenjutsu, control de chakra, taïjutsu, je m'entraînais et perfectionnais mes maigres compétences jusqu'à ne trouver aucun défaut dans mes techniques. Mon endurance s'était légèrement améliorée et tous les jours, j'étais un peu plus rapide, un peu plus précise, un peu plus douée. Bien sûr, je n'arrivais pas à la cheville d'Itachi Uchiha, le génie, le prodige qui arrivait déjà à réaliser le Gôkakyû no jutsu ce qui était le rituel de cérémonie de majorité du clan. Itachi qui excellait en taïjutsu, ninjutsu et genjutsu au point que l'on se demandait à quoi servirait de l'envoyer à l'académie, Itachi qui éclipsait tout le monde rien que par sa présence.
J'étais un tout petit peu jalouse, à ma plus grande honte.
Ce n'était pas sa faute au garçon, s'il était aussi parfait…et puis je n'avais que cinq ans, je pouvais encore m'améliorer ! Mais le sentiment était quand même là et je faisais de mon mieux pour l'étouffer.
Du côté de ma vie sociale, elle était quasi-inexistante. Kaa-chan me forçait à sortir de temps à autre pour parler à des gens et faire autre chose que m'entraîner ou lire. Pour ne pas l'inquiéter, je le faisais sans trop me plaindre. Beaucoup de villageois me traitaient comme si j'avais l'herpès. Je n'y pouvais rien, à part rester moi-même, je ne pouvais rien faire pour montrer aux idiots que je n'étais pas la raison de l'attaque du kyubi. Mais j'avais rencontré des gens bien malgré tout. Il y avait Teuchi-san, le propriétaire du stand de ramen qui s'était toujours montré très gentil. Teyaki et Uruchi Uchiha, qui étaient les propriétaires de la boutique Uchiha Senbei ou je me rendais tous les Samedi. Mariko Akimichi, une serveuse dans un de mes restaurants favoris. Et ma voisine, Naori Uchiha, une kunoichi de l'âge de ma mère. Ce n'était pas beaucoup, mais ces quelques gens m'étaient précieux et je les rajoutais avec joie à la liste de gens que je voulais protéger.
Ce jour-là, je finis mon entraînement un peu plus tôt que d'habitude. Je venais de compléter l'exercice de la marche sur l'eau et j'étais pressée de raconter mon exploit à ma mère. J'étais trempée, gelée et fatiguée, mais aussi délirante de bonheur, au point que lorsque j'entrais à la maison, je ne remarquais pas tout de suite que Kaa-chan n'était pas seule ou en compagnie de Naori-neesan comme à son habitude.
-Tadaima !
Pieds nue et les cheveux dégoulinants sur le plancher, je laissais échapper un cri de surprise quand je découvrais un groupe de personnes âgées ainsi que le chef de clan à l'intérieur du washitu.
-Okaeri, Izumi-chan.
Ma mère était présente, assise en position de seiza et son expression était neutre et poli.
-Alors, c'est elle la fille, dit une femme.
Elle devait avoir dans la petite soixantaine. Un rictus méprisant étirait ses traits alors qu'elle me regardait de haut. Ses cheveux noirs teintés de gris étaient noués en un chignon attaché par plusieurs senbons, son maquillage était impeccable, elle avait l'air d'être une hime, mais ses mains étaient pleines de callosités et ses yeux vifs et calculateurs. Cette femme était une kunoichi et son âge ne la rendait pas inoffensive. C'était même le contraire. Cette femme avait survécu à trois grandes guerres à en juger par son âge. Elle était dangereuse. Et semblait me mépriser pour une raison que j'ignorais.
-Oui, c'est ma fille, répondit ma mère avec une touche de fierté.
-Elle n'a pas l'air très douée. Son apparence est… commença un vieil homme à l'air revêche.
-Les apparences peuvent-être trompeuses, interrompit ma mère avec insolence.
-Fais attention petite fille. Nous t'avons mis dehors une fois, nous pouvons le recommencer. Sauf que cette fois, tu n'auras personne derrière qui te cacher, répliqua la première femme.
Ma mère ne répondit pas mais je vis clairement sa mâchoire se serrer. Et si moi, je le vis. J'étais certaine que les autres shinobis l'avaient vu également. Je m'apprêtais à ouvrir la bouche pour défendre ma mère quand Fugaku Uchiha prit la parole.
-Je suis certain que cette jeune fille rendra honneur à la réputation du clan malgré son sang dilué.
Est-ce que c'était un compliment ou une insulte ?
-Son père…commença la vielle femme qui semblait me détester.
-Etait un jonin. Et sa mère, bien qu'une civile, reste une Uchiha. La fille ne nous décevra pas, j'en suis certain.
Un silence pesant suivit cette déclaration et je sentis mon estomac se nouer inconfortablement. Le père d'Itachi venait peut-être de me défendre, il venait également de me mettre une pression énorme sur les épaules. Au bout de quelques secondes, un homme aux cheveux blanc prit soudain la parole.
-Nous allons prendre congé Hazuki-san, dit-il à l'adresse de ma mère.
Le groupe s'en alla enfin alors que je me forçais à imiter ma mère qui avait gardé une expression poli et neutre malgré son irritation. La vieille femme qui me détestait fut la dernière à s'en aller. Avant de partir, elle m'adressa un regard noir avant de dire à l'adresse de ma mère :
-Il semblerait que la fille soit légèrement moins décevante que la mère.
Quand elle claqua la porte derrière elle, je me retournais vers ma mère.
-C'était qui ça ? Demandais-je à la fois furieuse, incrédule et légèrement effrayée.
-Ça, c'était ma grand-mère. Charmante, n'est-ce pas ?
泉
Apparemment mon entraînement n'était pas passé inaperçue comme je l'avais d'abord cru. Ça m'apprit au moins une leçon. Ce n'était pas parce que je ne voyais personne que personne ne me voyait. Le clan entier savait que je m'entraînais et que j'étais plutôt bonne. Bien sûr, plutôt bonne n'était pas suffisant pour eux, et le pire c'était que les crétins me comparaient à Itachi. Mais j'étais quand même un objet d'intérêt à leurs yeux. Surtout quand ils savaient que j'avais activé mon sharingan à cinq ans seulement. J'étais jeune, naïve et donc malléable et beaucoup de membres du département de la police étaient venus m'offrir de m'entraîner mais j'avais refusé. Quand certains d'entre eux s'étaient mis à insister, j'avais prétendu que Naori-neesan avait accepté de m'entraîner et Kami-sama merci, elle avait accepté de jouer le jeu et même de m'aider un peu.
Je ne savais pas ce que tous ces gens voulaient. Tout ce que je savais, c'était qu'ils voulaient se servir de moi et cette idée me rendait automatiquement sur la défensive.
Le 18 Mars, le jour de mon sixième anniversaire, Kaa-chan acheta un gâteau et invita Naori-neesan. Nous n'étions peut-être que trois, mais j'aimais à penser que c'était amplement suffisant.
Kaa-chan m'acheta un pantacourt de shinobi noir, des sandales à sorti et un top kimono violet, pratique pour dissimuler des armes et Naori-neesan, elle, m'offrit des gants noirs, des kunaïs et des shurikens et me promit quelques leçons de genjutsu et taïjutsu quand elle aurait le temps. Elle disait que je n'avais pas assez de chakra pour commencer mon entraînement de ninjutsu et elle n'avait malheureusement pas vraiment tort. J'aurais sauté sur l'occasion pour m'y mettre immédiatement si Kaa-chan ne m'en avait pas empêché. Je passais donc la journée en compagnie de ma mère et de Naori et lorsque les deux femmes se mirent à boire et à parler de choses qui n'étaient pas de mon âge, je me refugiai dans ma chambre pour lire tout ce que je pouvais trouver sur le genjutsu. Il y avait de la théorie derrière chaque pratique. Et malgré l'avantage que me conférait le sharingan sur les arts ninja, si je ne pratiquais pas énormément, tout l'avantage du monde ne m'aiderait pas.
Ce que j'adorais particulièrement avec le sharingan c'était la mémoire photographique qu'elle me conférait. Je m'en servais sans aucune honte pour lire mes livres et mes rouleaux de parchemins. Quand mes yeux se seront développés, je pourrais également décomposer et copier des techniques, mais en attendant, je devais me montrer prudente. Kaa-chan n'avait pas besoin de m'emmener à l'hopital à cause de mes propres bêtises. J'avais beau avoir six ans, me souvenir de mon ancienne vie me rendait…légèrement plus mature. J'étais toujours Izumi. J'étais juste…plus mûre ? Plus intelligente ? Quelque chose dans ce goût là, dans tous les cas.
Kaa-chan pleurait toujours le soir. J'arrivais à l'entendre la nuit quand le sommeil m'évadait. J'avais pris l'habitude de me glisser dans son futon pour la réconforter. Ou peut-être que c'était elle qui me réconfortait, je n'en étais pas sûre. Tout ce que je savais, c'était qu'être en se présence m'aidait et semblait l'aider à mieux dormir.
泉
-Kaa-chan, je vais sortir, tu veux que je ramène quelque chose à mon retour ?
Ma mère leva son nez de son roman pour me regarder.
-Tu vas ou ?
-Explorer, répondis-je prudemment.
Et m'entraîner. Mais ça, elle n'avait pas besoin de le savoir. Je m'étais entraîné jusqu'à très tard dans la soirée la veille et m'était évanouie sous le coup de l'épuisement. Il fallait vraiment que j'élargisse mes réserves de chakra, c'était la sixième fois que ça m'arrivait.
-Tu ne vas pas t'entraîner, n'est-ce pas ? Demanda-t-elle d'un air suspicieux.
-Non… ? Un peu… ? Je promets de faire attention !
-Izumi-chan, tu t'entraînes pratiquement tous les jours, il faut que tu te reposes.
-Mais je me repose, mentis-je de façon plutôt convaincante.
Hélas, ma mère était un détecteur de mensonge ambulant quand j'étais concernée.
Elle haussa un sourcil, l'air de dire « tu peux faire mieux que ça ». Je ne me reposais pas beaucoup c'était vrai, et je m'entraînais en réalité tous les jours, même si ma mère ne le savait pas. Mais même comme ça, je faisais toujours attention à ne pas pousser mes limites. Quand j'étais physiquement épuisée, je lisais ou exerçais mon control et quand je n'avais plus de chakra, je m'entraînais au shurikenjutsu ou à la réalisation de pièges.
Je passais dix minutes à convaincre ma mère que je ne risquais rien et que je serais prudente avant qu'elle ne cède, et quand elle le fit, je m'empressais de l'embrasser sur la joue et de courir vers la sortie avant qu'elle ne change d'avis.
Des mois s'étaient écoulés depuis l'attaque du kyubi. Les bâtiments, rues et boutiques avaient été réparés et c'était comme si aucune démon n'avait jamais mis les pieds dans le village, mais ça ce n'était qu'en surface. La réalité, c'était que nous avions perdus beaucoup de shinobis et même si les missions continuaient d'arriver, nous n'avions pas assez de mains d'œuvres pour les compléter. Tout le monde avait perdu un ou plusieurs êtres chers et tout le monde soupçonnait les Uchiha d'être responsable de la nuit du 10 Octobre ce qui causait des tensions internes entre la police et les civiles et un mur entre les Uchihas et…tous les autres.
Il fallait que je fasse quelque chose pour que mon clan se fasse bien voir...mais quoi ? Et comment ? Les Uchihas me traitaient comme une outsider à cause de mon père et le reste du village me traitait comme…comme une Uchiha. C'était impossible de gagner.
Avec un soupir, je pris le chemin des toits pour me rendre au village. Notre district était tellement isolé qu'un civil mettrait quarante minutes à se rendre jusqu'au centre du village. En courant et en sautant sur les toits, il m'en fallait quinze. Et ça, c'était en utilisant du chakra.
C'était injuste. Tellement injuste. Mon clan n'était pas parfait, loin de là, j'étais la première à l'admettre, mais nous étions innocents. Nous n'avions rien fait pour mériter ce traitement !
Ce qu'il faudrait…ce qu'il faudrait, c'était d'améliorer l'image des Uchihas. Mais comment ? Tout le monde était persuadé que nous avions libérer le kyubi, tout le monde enviait et détestait notre kekkei genkai, personne ne nous faisait confiance depuis la révolte de Madara Uchiha et le comportement arrogant de mon clan n'aidait pas la situation.
Une part de moi avait envie d'aller voir le maître Hokage et le supplier à genoux de m'aider à protéger ma famille et à lui avouer tout ce que je savais…mais une autre part de moi ne ferait jamais confiance à l'homme qui avait sacrifié Itachi et qui pardonnait à Danzo tous ses méfaits…Hiruzen Sarutobi était peut-être mon leader et mon Hokage, il avait quand même joué un rôle important dans le massacre de mon clan.
Je voulais faire quelque chose. Mais je n'étais qu'une petite fille sans aucun pouvoir dans un monde de shinobi… Tout ce que je pouvais faire, c'était m'entraîner jusqu'à gagner suffisamment de pouvoir pour me défendre moi et ma famille.
Au lieu d'utiliser un terrain d'entraînement, je me rendis dans la forêt épaisse qu'avait créée le Shodai, Hashirama-sama dans l'espoir de trouver une clairière ou je pourrais m'entraîner en paix. J'en trouvais une au bout d'une demi-heure de marche. Elle faisait face à une falaise, sans doute l'œuvre d'un jutsu doton, possédait un lac et n'étais pas très spacieuse. Juste ce qu'il fallait pour un petit entraînement. Je n'avais pas mentit à ma mère, lorsque j'avais dit que je ferais attention.
Je commençais par m'étirer longuement jusqu'à ce que tous mes muscles crient grâce avant de me mettre à courir autour du lac quelques fois, je fis ensuite une trentaine de pompes, de squat et d'abdos avant de me diriger vers le lac pour marcher calmement sur la surface.
L'exercice de la marche sur l'eau était quelque chose qui demandait beaucoup de concentration au départ. Il fallait que je maintienne un flux constant et variable de chakra sous mes pieds et je n'étais suffisamment familière avec l'exercice pour le faire sans y penser.
Je me mis à réaliser mes katas, les uns après les autres, tout en maintenant ma concentration sur mon chakra.
J'avais toujours eu beaucoup de mal avec le taïjutsu. Peut-être était-ce pour cette raison que j'avais demandé à Tou-san de m'entraîner sur ça en particulier. Lui, en revanche préférait me montrer des exercices de control de chakra et comment manipuler cette énergie pour m'aider à augmenter la puissance de mes muscles. Je pense que c'était parce qu'il souhaitait me voir devenir une médic. Un rôle de support m'irait bien je suppose, et peut être que dans une autre vie, j'aurais pu être cette fille-là. Mais je n'avais pas le luxe de choisir la facilité. En tant que médic-nin, je ne survivrais jamais. Etrangement, ma mère qui était la civile dans le couple était celle qui m'avait encouragé à apprendre ce qui me faisait envie. Peut-être, était-ce parce qu'elle était une Uchiha ou parce qu'elle avait l'esprit plus ouvert que la moyenne, dans tous les cas elle m'avait toujours dit de faire comme il me plaisait. Avec une attitude pareille, elle n'aurait jamais survécu en tant que kunoichi et elle le savait. Elle l'avait toujours su. Ma mère était vraiment une femme incroyable. C'était le genre de personne qui savait ce qu'elle voulait et qui fonçait toujours…un jour, j'espérais devenir aussi brave qu'elle.
泉
Une heure plus tard, j'étais morte de fatigue. Je n'avais pas ramené d'eau et ma gorge était sèche pour me rappeler de ne plus jamais faire quelque chose d'aussi stupide. Je transpirais et mes muscles protestaient contre le traitement que je leurs infligeais. J'étais fatigué, assoiffée et mes réserves de chakra à moitié vide. Je n'avais qu'une envie, c'était de m'allonger pour faire une sieste d'une semaine. Mais je ne pouvais pas m'arrêter. Je ne pouvais pas me le permettre. Je devais devenir plus forte, je le devais.
Est-ce que c'est comme ça que Sasuke s'est sentit après le massacre ? Mon cœur se serra en songeant au massacre. Depuis que les souvenirs de ma vie d'avant étaient revenus, j'y pensais constamment.
Songer à Sasuke me fit penser à l'équipe 7 et tout particulièrement à Sakura.
Je l'admirais.
Malgré son côté obsessionnelle et ses nombreux défauts, la Sakura Haruno de mes souvenirs était quelqu'un que j'admirais. Peut-être, était-ce parce qu'une fille de civile, sans aucun avantage avait réussi à devenir une puissante kunoichi .
Bien sûr, elle avait eu l'aide de Tsunade-sama…mais contrairement à tous les autres, elle n'avait pas eu de clan ou de kekkei genkai pour l'aider.
…Et puis la force monstrueuse de Tsunade-sama était quelque chose que toutes les kunoichi rêvaient d'avoir.
Peut-être…peut-être que je pourrais…
Je m'empressais de quitter la surface de l'eau pour me rendre vers l'arbre le plus proche. Je posais ma paume contre le tronc de l'arbre et notais avec surprise que j'arrivais à sentir son chakra. Mes talents de senseurs étaient plutôt minables, je n'arrivais pas à discerner les différentes signatures de chakra et la personne devait être à moins de trois mètres de moi pour que je la sente.
Avec beaucoup d'hésitation (parce que ça allait faire très mal, je le sentais et ma tolérance à la douleur était encore plus pathétique que ma perception sensorielle) je cognais l'arbre à l'aide de mon poing de toutes mes forces en relâchant une bonne partie de mon chakra dans ma main.
-Aaaaaaaah !
Je gémis de douleur et sentit les larmes me montaient aux yeux, malgré moi.
Je n'avais jamais eu aussi mal de ma vie.
J'avais presque peur de voir l'état de ma main.
Je reniflais de façon pathétique pendant quelques secondes avant d'y jeter un coup d'œil…
Ça aurait pu être pire. Je m'étais ouvert la main et du sang coulait, mes phalanges étaient meurtrie et je n'arrivais pas à plier ma main tremblotante. Mais j'arrivais encore à la sentir, ce qui était déjà ça. Je passais quelques minutes à calmer ma respiration et à faire de mon mieux pour ignorer la douleur lancinante avant de jeter un coup d'œil à l'arbre que j'avais malmené et fut surprise de voir un creux à l'endroit que j'avais cogné.
C'était moi qui avais fait ça ?
Je n'eus pas le temps d'y songer un peu plus qu'un bruit étrange me parvint. Je me retournais pour découvrir quelqu'un (un enfant à juger par la taille) se jeter du haut de la falaise.
Un hurlement strident m'échappa sous le coup de l'horreur.
J'étais figée sur place, incapable de détacher mes yeux de cette catastrophe alors même que mon esprit me hurlait de faire quelque chose, n'importe quoi, pour aider cette personne.
Sous mes yeux ébahis, je vis l'enfant sortir un kunaï et l'enfoncer contre la roche pour ralentir sa chute. Il était calme, posé et concentré et ne ressentait aucune peur. Il évita les rochers avec agilité et maniait son unique arme avec dextérité et ralentit effectivement sa chute jusqu'à arriver sur la terre ferme sans faire de bruit et sans une égratignure.
Je m'empressais de courir vers lui en utilisant le chakra qui me restait pour m'assurer qu'il allait bien avant de réaliser qui était cette personne.
Itachi Uchiha.
Vous vous foutez de moi ?!
-Izumi-chan, dit-il, sans une seule once de surprise dans son ton.
-TU ES CINGLE ?! Hurlais-je, incapable de retenir mes émotions.
Il s'était peut-être ravisé, il avait quand même tenté de se suicider.
-Je…
-QU'EST-CE QUI T'A PRIT DE TE JETER DU HAUT D'UNE FALAISE ?! TU T'ENNUIES A CE POINT QUE TU CHERCHES DE L'ADRENALINE COMME CA ? TU AURAIS PU UTILISER DU CHAKRA POUR TE COLLER A LA FALAISE, MAIS AU LIEU DE CA, TU PREFERES COMPTER SUR UN MALHEUREUX KUNAI ?! REPONDS-MOI, EST-CE QUE TU ES CINGLE ?!
-Non, je voulais juste tester une théorie, répondit-il neutre.
Je clignais des yeux une fois, deux fois, avant de sentir mon inquiétude se changer en rage.
-Il n'y avait pas d'autres moyens ? Demandais-je dans un ton sec.
Il secoua la tête et continua de me regarder de son air impassible. Ce n'était pas normale, ce n'était pas normale pour un enfant d'être aussi solennel, j'avais envie de le secouer et de le gifler mais je savais que je n'avais aucune chance contre lui. Itachi Uchiha était un génie, à qui tout réussissait. Tout sauf la normalité.
-J'ai envie de te tuer là tout de suite, j'y songe sérieusement, soupirais-je.
-Ce serait contre-productif, non ? Demanda Itachi avec son insupportable neutralité.
Je le fusillais du regard. Le tuer rendrait ma vie beaucoup plus simple, en tout cas, ça c'était certain.
Je sentis tout à coup, une fatigue énorme prendre le dessus sur moi et avant que je ne puisse répliquer, je m'effondrais.
Ma dernière pensée fut que ma mère n'allait pas être contente.
泉
Chaque fois que je créee une héroïne, je dresse une liste de ses qualités et de ses défauts, de ses points forts et de ses points faibles de ses manies, de ce qu'elle aime et ce qu'elle déteste. Comme tout le monde j'imagine, je déteste les Mary-Sue, mais j'ai remarqué que lorsqu'un gars est superpuissant (Itachi, Kakashi, Shisui, Minato, Sasuke, Neiji et même Naruto) tout le monde trouve ça normal, mais que lorsque c'est une fille, il y a un scepticisme légèrement (il n'y a rien de léger la dedans) insultant. Comme si, même dans le domaine de la fiction les filles ne doivent pas être plus puissante que les garçons. Je pense que c'est pour ça que beaucoup d'entre nous aimons et détestons à la fois Sakura. Canon!Sakura était une peste au départ, elle était également faible et une fangirl de la pire espéce mais elle a toujours eu un énorme potentiel.
Tout ça pour dire que mes héroïnes seront toutes très fortes. Pas forcément du niveau d'Itachi (sérieusement, j'ai beau adoré ce gars, il faut admettre que c'est un Gary-stu), mais puissantes quand même et Izumi ne sera pas une exception.
Dites-moi ce que vous pensez du chapitre et Tyche vous remerciera. Ignorez ce message et Nemesis me vengera.
Sur ce, je vous fais de gros bisous !
LS.
