Coucou tout le monde ! Je m'excuse de ne pas avoir beaucoup posté récemment, pour ma défense j'ai commencé un stage et j'ai quand même beaucoup écrit ! (le chapitre 2 de Sakura sera le plus long que j'ai jamais écrit)

Lunamyx Voldy : Ta review m'a fait rire. T'as raison, moi aussi à la place de Sasuke, j'aurais eu envie de tuer Itachi et ses cheveux parfaits (t'as remarqué qu'il y avait toujours une petite brise qui les fait bouger délicatement ?) Konan était badass, y a pas à dire, Tsunade aussi c'est juste que ça m'énèrve que les quelques personnages féminins fort ne soient pas assez vus, Kurotsuchi, Mei Terumi, Yugito et Temari étaient cools elles aussi ! Izumi sera badass elle aussi, mais avant, la pauvre fille va devoir passer par la puberté (qui comme par hasard, a décider de laisser Itachi tranquil).

Chibi : Ne t'en fais pas pour Izumi, avec son sharingan, sa connaissance du futur et quelques alliés, elle deviendra bientôt super forte ;) Merci pour ta review.

Lou Lovegood : Merci beaucoup :) Je poste en générale deux à trois chapitres par mois. La prochaine update sera Sakura normalement. Mais j'ai déjà la suite de celle-ci en cours, ainsi que celle de Shadows and Sunshine et Hikari.

Disclaimer : Si Naruto m'appartenait, Itachi aurait mené une vie très différente...



IV


C'est la douleur à ma main qui me réveilla.

-Hmm…

Je gémis de façon pathétique. J'avais faim, j'avais soif, j'avais mal et j'étais fatiguée. Ou est-ce que j'étais, d'abord ? Avec difficulté, j'ouvrais les yeux. J'étais perchée sur le dos de quelqu'un. Quelqu'un de plus petit que moi. Quelqu'un d'horriblement familier.

-L'univers me déteste, soupirais-je à voix haute lorsque je réalisais ma situation.

-Je ne pense pas que l'univers ait quelque chose à voir avec ta fatigue, répondit Itachi d'un ton tellement serein qu'il aurait pu appartenir à un moine.

Peut-être qu'il était un moine dans une autre vie, ça expliquerait beaucoup de choses.

-Je peux marcher, s'il te plait ? Je me sens déjà mieux, mentis-je.

Itachi sceptique mais poli, me laissa glisser de son dos et se retourna, sans doute pour s'assurer que je ne risquais pas de tomber une nouvelle fois. Je sentis un léger vertige s'emparer de moi, mais je pris sur moi, ma dignité m'empêchant de me retrouver une nouvelle fois sauvé par Itachi. J'avais déjà une dette envers lui, je ne voulais pas en rajouter.

-Ce que tu as fait était irresponsable, dit-il alors que je m'apprêtais à le remercier.

Ma gratitude s'évapora jusqu'à n'être qu'un vague souvenir.

-Je te demande pardon ?

-T'entraîner jusqu'à l'épuisement était irresponsable et irréfléchi.

J'ouvris la bouche avant de la refermer plusieurs fois dans une imitation d'un poisson hors de l'eau. Je pouvais presque voir le peu d'estime qu'Itachi aurait pu avoir pour moi disparaître dans ses yeux.

-Je ne veux vraiment pas entendre ça venant de ta part, Itachi-kun. Je te signale que tu t'es jeté du haut d'une falaise !

-C'était pour tes…

-Oui, je t'ai entendu la première fois. Tester une théorie. Et quelle était cette théorie ?

Le garçon sembla irrité pendant une nanoseconde de s'être fait interrompre mais j'étais trop en colère pour m'en soucier. Malgré son irritation et le fait qu'il ne me devait rien, il répondit néanmoins de son ton calme habituel.

-J'ai réalisé que même si la vie meurt et que nous sommes tous condamnés à mourir que personne ne veut mourir. Je m'interroge encore sur le sens de la vie.

Il n'y avait qu'Itachi Uchiha pour s'interroger sur le sens de la vie à cinq ans, se jeter du haut d'une falaise comme un poète en pleine crise existentielle et parler comme un vieux moine bouddhiste égaré. Si ce n'avait pas été pour les souvenirs de mon ancienne vie, alors je n'aurais rien compris à ce qu'il venait de dire, je n'aurais pas compris ce qui le tiraillait. Je repensais à l'Itachi Uchiha de mes souvenirs. Celui qui avait tout sacrifié pour le village et son petit frère. Celui qui était mort aveugle, incompris et un sourire aux lèvres. Je ne voulais pas que le garçon en face de moi ait à traverser tout ça. Personne ne méritait ça…sauf peut-être Danzo. Et Orochimaru…et maintenant que j'y pensais, d'autres noms me venaient à l'esprit.

-Le sens de la vie, dis-je lentement. Je pense que c'est à toi de trouver ta propre réponse et qu'elle diffère pour chaque personne. A mon avis, c'est à toi de donner un sens à ta vie, tu ne devrais pas attendre que la vie te donne un sens. Mais rien ne presse, tu peux trouver ta réponse demain, dans un mois ou dans plusieurs années. Avoir toutes les réponses dès le départ…ça enlève un peu du mystère, tu ne crois pas ?

Légèrement étonné, Itachi me regarda longuement comme s'il ne s'attendait pas à cette réponse. Je ne savais pas s'il était satisfait par ma réponse mais il la considéra longuement.

Nous fîmes le chemin jusqu'au district ensemble et en silence. Je savais que le garçon à côté de moi était capable d'exécuter le shunshin et que la seule raison pour laquelle, il marchait avec moi, c'était pour s'assurer que je rentrais bien. J'étais à la fois reconnaissante et embarrassée. Je m'entraînais dur tous les jours pour devenir une bonne kunoichi, mais à chaque fois que j'étais en sa présence, je me transformais en demoiselle en détresse. Le cauchemar de toute kunoichi. Je ne voulais pas être sauvée, je voulais être celle qui sauvait.

Au moment de nous séparer, Itachi me surpris en prenant la parole.

-Tu es plus perspicace que je ne le pensais, Izumi-chan.

Venant d'un génie tel que lui, je savais que j'aurais dû être flattée, mais j'étais surtout agacée qu'il ait admit avoir eu opinion plutôt pauvre de moi avant aujourd'hui.

Je haussais les épaules. C'était Itachi, le génie, le prodige. Le garçon qui deviendrait un shinobi de rang S après avoir à peine entamé la puberté. Il était plus intelligent, plus fort et plus puissant que moi. Je n'y pouvais rien. Tout ce que je pouvais faire, c'était continuer de m'entraîner jusqu'à réduire le gouffre qui nous séparait au niveau compétence.

-C'est la deuxième fois que tu me sauves, dis-je pour changer de sujet.

-Je ne t'ai pas sauvé la vie cette fois-ci, répliqua-t-il calmement.

Je haussais de nouveau les épaules.

-Même. J'ai une dette envers toi. Je te revaudrais ça.

-Tu n'as pas à…

-Ja ne !

Je te revaudrais ça, Itachi. Je ne te laisserais pas te sacrifier pour le village et je ne te laisserais pas sacrifier le clan pour ton frère, songeais-je avant d'aller me réfugier chez moi.



Kaa-chan et moi avions une sorte de rituel quand nous déjeunions dehors. Nous commandions toujours trois à quatre plats et plusieurs entrées avant de manger d'un peu de tout. Kaa-chan avait beau être belle, distinguée et svelte, une vraie hime, elle pouvait manger tout autant qu'un Akimichi. Et je n'étais pas bien mieux.

Notre petite table était jonchée d'assiettes. Gyoza, tempura au légume, yakitori, inarizushi, katsudon, oyakodon et yakisoba. Nous mangions de tout sous les regards incrédules des autres clients du restaurant ou travaillait mon amie Mariko. Cette dernière avait seize ans et économisait afin d'ouvrir son propre restaurant. Elle était également une des rares personnes à ne pas détester les Uchihas. Elle ne les aimait pas non plus particulièrement et je ne pouvais pas lui en vouloir. En règle générale, les Akimichis étaient des gens plutôt amicaux, mais même eux avaient leurs limites. Lorsqu'elle m'avait rencontré (et avait remarqué mon appétit), elle m'avait souri et ébouriffée les cheveux gentiment. Je n'étais pas une Uchiha parmi tant d'autres à ses yeux. J'étais juste Izumi-chan.

-J'ai postulé pour plusieurs emplois jusqu'à présent sans succès, dit ma mère lorsque je lui demandais ce qu'elle faisait de ses journées pendant que je m'entraînais.

-Est-ce qu'on a des problèmes d'argent ? Demandais-je nerveusement.

-Non, pas encore. Kei nous a laissé suffisamment d'argent pour ne pas avoir à nous en soucier dans l'immédiat et j'ai encore un peu d'argent de côté, mais ça ne va pas durer indéfiniment. Tu as une idée ?

-Tu peux toujours postuler pour un job de secrétaire dans le département de police, proposais-je.

Ma mère grimaça à cette idée et je dû me retenir de ricaner. Je trouvais ça hilarant comment ma mère supportait si peu sa propre famille. Elle les aimait…mais de loin…et à petites doses.

-Non, merci.

-Tu pourrais écrire un livre, proposais-je sans réfléchir.

C'était le rêve de mon ancien moi. Ecrire un livre. Ça avait été le rêve d'une adolescente mal dans sa peau et incapable de s'exprimer à voix haute parce qu'elle était trop timide, trop lâche et trop faible pour dire ce qu'elle pensait.

Je me reconcentrais sur le plat le plus proche, peu encline à penser à la pauvre fille que j'avais un jour été.

C'était loin tout ça. Mieux valait oublier

-C'est une excellente idée !

Surprise, je relevais la tête pour voir le visage radieux de ma mère.

Elle paraissait excitée et beaucoup plus jeune tout à coup. Ses yeux bruns brillaient littéralement (je jurais qu'il y avait des étoiles dans ses yeux) et ses joues roses trahissaient son enthousiasme. Je clignais des yeux quelques fois, légèrement éblouie par la radiance qui émanait de ma mère.

-Kaa-chan ?

-Oh, Izumi-chan, pourquoi est-ce que je n'y ai pas pensé plus tôt ? J'adorais écrire quand j'étais plus jeune, il faudrait que je m'y remette mais je peux le faire !

Pourquoi est-ce que j'avais la désagréable impression d'avoir créée un monstre ?



Contrairement à ce que j'avais d'abord pensé, Kaa-chan n'avait pas coupé les ponts avec tout le clan quand elle avait décidé d'épouser Tou-san. Juste la plupart d'entre eux. Yui-basan était la cousine de Kaa-chan et une kunoichi à la retraite plutôt sympa. Je l'apprécierais sans doute un peu plus si elle ne se servait pas de moi comme babysitteur. Malgré tout, j'aimais bien Yui-basan et elle semblait m'aimait en retour à en juger par les petits cadeaux qu'elle me ramenait chaque fois qu'elle venait visiter sa cousine, que ce soit des produits pour les cheveux, des rouleaux de techniques qu'elle avait appris il y a longtemps ou encore des mochis au chocolat. Le problème c'était sa fille. Ema-chan avait beau n'avoir que quinze mois, la petite fille avait déjà décidé que j'étais son ennemie mortelle. Ce qui rendait mon job de babysitteur inutilement compliqué.

Pour une raison mystérieuse, les bébés me détestaient et ma cousine n'était pas une exception. Elle hurlait comme une hystérique chaque fois que j'essayais de la porter. Par conséquent, je faisais en sorte de garder le minimum de contact tactile avec elle.

-Tu restes sage et je reste à un mètre de toi, c'est d'accord ? Demandais-je au bébé qui me fusillait du regard.

Il n'y avait que les Uchihas pour faire ce genre d'expression si jeune.

-Je sais, tu ne m'aimes pas, mais j'y peux rien, ta mère est rusée et sournoise. Ça va peut-être t'étonner mais ce n'était pas comme ça que je voulais passer ma matinée.

-Hn.

Une goutte d'eau apparut sur mon front et je poussais un soupir. Ema avait un vocabulaire plutôt limité, elle savait dire Tou, Kaa, non, encore, veux pas et hn… Quelque chose me disait qu'elle connaissait d'autres mots mais ne me jugeait pas digne de partager ses nouvelles connaissances.

-Que d'éloquence, me moquais-je.

Une part de moi savait que c'était pathétique de tirer plaisir de la moue irritée de ma petite cousine, mais j'étais incapable de m'en soucier sur le moment. Mignone ou pas, bébé ou pas, Ema restait une peste.

Kaa-chan s'était également liée d'amitié avec une autre Uchiha, une civile à peine plus âgée qu'elle. Megumi Uchiha avait un garçon de trois ans absolument adorable, Shu qui adorait trottiner derrière moi, me suivre partout et me regarder m'entraîner avec de grands yeux pleins d'admiration. Il était sage, écoutait ce que je disais sans faire d'histoire et pour le récompenser, je lui lisais des histoires, lui démontrais comment faire tournoyer des feuilles à l'aide de mon chakra et lui offrais régulièrement des cookies. Malheureusement, elle avait également un garçon du même âge qu'Ema qui lui me détestait presque autant que l'heure du bain. Kenta était un sale petit mioche et rien ne me ferait changer d'avis.

Malheureusement pour moi, le mot s'était répandue que je faisais du babysitting et étant donné que je n'avais pas encore commencé l'académie, plusieurs membres du clan en profitaient sans scrupule pour me demander de surveiller leurs enfants. Ma mère disait que j'avais le droit de refuser (sauf lorsque c'était ses amies qui demandaient) mais j'avais toujours eu beaucoup de mal à dire non. J'avais beau tenter de leur expliquer que tous les enfants de moins de trois ans me détestaient, sans exception, personne ne m'écoutait.

J'avais pris l'habitude de me réfugier dans la forêt pour m'entraîner dès que j'entendais quelqu'un m'appeler puisque je ne pouvais même plus m'entraîner dans les terrains d'entraînements du clan. Au moins, ma perception sensorielle s'était légèrement améliorée à force de fuir ma famille…

Kaa-chan et Naori-neesan trouvaient ça, hilarant.

Moi, pas tellement.

Surtout que j'avais la désagréable impression d'être constamment observée. Je ne savais pas si c'était le cas, ou si c'était juste ma paranoïa mais j'avais l'impression d'avoir gagné un stalker.

Je tentais de changer de localisation régulièrement et de me montrer imprévisible, de changer de route et de rester discrète mais je n'étais qu'une petite fille de six ans dans un village de shinobi. Même le plus mauvais des genin réussiraient à m'espionner sans aucun problème. Mon sharingan n'était pas encore suffisamment développé pour que j'arrive à coincer mon stalker. Ce n'était pas faute d'avoir essayé.

Malgré tout, je continuais à m'entraîner presque religieusement. J'appris à exécuter mes katas avec plus de rapidité et de précision qu'avant, tout en m'entraînant à réaliser de nouveaux mouvements, j'affinais mon control de chakra un peu plus tous les jours (j'espérais toujours secrètement réussir la technique de Tsunade-sama) et entraînais mon shurikenjutsu jusqu'à ne jamais rater ma cible. Mon niveau en shurikenjutsu paraissait impeccable et nul doute que j'aurais de très bonne note à l'académie mais je savais qu'il y avait énormément de place pour de l'amélioration. Lorsque je serais plus rapide et plus confiante en mes capacités, je commencerais à m'entraîner à lancer plusieurs projectiles en un lancer et à toucher des cibles mouvantes. Je m'amusais également à manier le fil métallique et à réaliser des pièges basiques. Je n'étais pas très douée pour ces derniers mais comme on dit, la pratique est mère de succès.

Mais j'avais atteint une limite dans mon entraînement. Parce que je pouvais passer des heures et des heures à peaufiner tout ce que je savais et à lire tour ce que je pouvais, je n'avais personne avec qui m'entraîner. Je ne connaissais personne de mon âge à l'exception d'Itachi qui était inenvisageable pour des raisons évidentes.

S'entraîner seule…ce n'était pas aussi agréable que de le faire avec quelqu'un.

Jusqu'à présent, j'avais évité d'y penser pour ne pas me sentir triste en songeant que si Tou-chan avait été là, il m'aurait aidé dans mon entraînement. Il m'aurait soutenu, m'aurait appris de nouvelles choses…c'était juste qu'il me manquait tellement. Il y avait des jours ou je me réveillais avec le sourire aux lèvres et l'envie irrésistible d'aller me réfugier dans les bras de mon père jusqu'à ce que je me souvienne qu'il n'était plus là. Il y avait également des jours ou j'étais terrifiée à l'idée de l'oublier. Je préfèrerais avoir mal en songeant à lui plutôt que d'oublier. L'oublier serait…irrespectueux.

Avec un soupir, je m'allongeais par terre, sur le dos pour observer les nuages.

Les Nara avaient raison…c'était relaxant. Maintenant, si seulement je pouvais ordonner à mon cerveau d'arrêter de réfléchir…

Peut-être que c'était pour ça que les Nara dormaient constamment…ils en avaient besoin pour faire taire leurs cerveaux.

Je rentrais dans le district Uchiha plus tôt que d'habitude ce jour-là, déçue de ne pas avoir fait grand-chose.

Je me promis de demander à Naori-neesan de l'aide la prochaine fois que je la verrais. Elle m'avait promis des leçons en taïjutsu et genjutsu après tout. Elle était en mission en ce moment, mais elle ne devrait plus tarder…

-Izumi-chan !

Je sentis mon cœur rater un battement à l'entente de la voix de Yuriko-san. J'avais fait la bêtise d'accepter de surveiller ses enfants une fois. Elle avait des triplets. Trois petits monstres que je m'étais juré d'éviter pendant le restant de mes jours. Sans demander mon reste, je pris la fuite comme une lâche.



-Magen no kumotta est un genjutsu de rang D, facile mais super pratique. C'est un de mes préférés. Quand il est bien exécuté, la victime est tellement désorientée qu'elle ne distingue plus le haut du bas, à ton avis, quel sens dois-tu viser quand tu exécutes cette technique ?

-Hmm, la vue et le toucher ? Demandais-je un peu au hasard.

-Faux. Tu dois piéger tous les sens de ta victime, répliqua Naori en me lançant un shuriken que j'esquivais avec l'aisance que donnait l'habitude.

Une réponse fausse me valait un shuriken, une réponse idiote m'en valait cinq. Naori-neesan prenait le genjutsu très au sérieux. Peut-être même un peu trop. Elle disait que le sharingan nous conférait un avantage incroyable dans cette discipline, mais que si l'on ne comprenait pas la vraie nature d'une illusion, alors tous les avantages du monde ne nous aideraient pas face à un véritable maître en la matière. Je savais qu'elle avait raison et je voulais vraiment apprendre à l'art du genjutsu avant d'obtenir mon sharingan à trois tomoe. Mais ça ne voulait pas dire que j'appréciais la méthode d'éducation façon Uchiha. Naori disait que c'était comme ça que tout le monde apprenait dans le clan et je commençais à avoir pitié d'Itachi et de tous mes autres cousins que je ne connaissais pas encore.

-Rappelles toi de toujours penser à tous les détails quand tu crées une illusion. Notre sharingan nous permet de remarquer chaque détail et c'est pour cette raison que le genjutsu ne fonctionne pas sur nous. Ne te concentre pas sur un seul sens pour délaisser les autres. Quand tu crées un genjutsu, tout doit être parfait. Maintenant suis bien mes mudrâs. Saru, Tatsu, Ne.

Singe, dragon, rat.

J'exécutais les signes lentement, me concentrais, poussais mon chakra pour stimuler les nerfs amygdale de Naori et m'exclamais :

-Magen no kumotta !

Je sentis le fantôme, ce que les utilisateurs de genjutsu appelaient l'image qu'ils voyaient quand leurs illusions étaient accomplies avec succès. Naori qui n'avait pas activé son sharingan secoua la tête et se débarrassa vite fait du genjutsu.

-Pas mal pour un premier essai. Tes mudrâs étaient parfaits mais trop lent, tu n'étais pas assez agressive, si tu avais poussé plus de chakra j'aurais vraiment senti le vertige. Ton control est vraiment bon mais continues de t'entraîner, il y a toujours de la place pour de l'amélioration. On recommence.

Naori-neesan m'apprit trois genjutsu ce jour-là. Le magen no kumotta, le Magen okoni arazu no nutsu qui permettait de modifier l'apparence d'un objet et/ou paysage et nehan shoja no jutsu, une technique qui permettait d'endormir la victime…Je me promis d'essayer cette technique sur Ema-chan la prochaine fois que je me retrouvais coincée à faire du babysitting pour Yui-basan.

A la fin de la séance d'entraînement, j'étais épuisée. J'avais une migraine atroce à force de subir les genjutsu de Naori-neesan qui insistait pour que je sache à quoi ressemblait une vraie illusion, je transpirais et il ne me restait presque plus de chakra, mais j'étais également incroyablement fière de moi-même. Je savais que comparer aux prodiges du clan Itachi et Shisui, ce que je savais faire n'était rien, mais j'étais tout de même fière de moi-même. C'était plus un sentiment de paix qu'un sentiment de triomphe que je ressentais en pensant à mon maigre arsenal.

Nee-san m'avait remis plusieurs rouleaux de techniques et m'avait conseillé de m'entraîner sur des animaux quand elle n'était pas disponible pour servir de cobaye. Elle m'avait également conseillé de m'entraîner avec mon sharingan actif. Elle disait que ça m'aiderait à élargir mes réserves de chakra et mon endurance de le garder actif sur de longues durées. J'avais d'abord résisté, peu encline à être trop dépendante de mon kekkei genkai, mais elle présentait des arguments valables et j'avais vraiment besoin d'augmenter mes réserves. J'espérais aussi secrètement le développer assez tôt. La première forme du Sharingan, la moins puissante, celle que je possédais n'avait seulement qu'un tomoe. Elle permettait de saisir et de prédire à peu près les mouvements ennemis et me conférait une mémoire photographique super pratique.

La seconde forme du Sharingan, habituellement utilisée vers le rang de genin possède deux tomoe. Elle permettait de voir le flux chakra et de contrer les Genjutsus. Elle permettait aussi de copier les techniques de ninjutsu et genjutsu ce qui était la principale raison pour laquelle les Uchiha étaient si peu populaire.

Quant à la troisième forme du Sharingan, utilisée par les adultes et parfois les adolescents, elle possédait trois tomoe. Elle permettait de prévoir les mouvements de l'adversaire, de copier les techniques Taijutsu, Genjutsu et Ninjutsu, de contrer les Genjutsu et de les retourner contre leur lanceur si celui-ci ne possédait pas le Sharingan enfin, le Sharingan permettait aussi de lancer des Genjutsu d'une extrême puissance. On peut aussi forcer l'ennemi, en le regardant droit dans les yeux, à révéler des choses et à le forcer à répondre à toutes ses questions.

Le sharingan était vraiment un puissant kekkei genkai…et ça, c'était sans compter le mangekyou…une évolution que j'espérais sincèrement ne jamais gagner. Je ne voulais pas devenir une Uchiha parmi tant d'autres, que mon dojutsu me définisse. Je voulais sortir du lot, être une kunoichi reconnu et pour ça, j'allais devoir travailler dur, plus dur que jamais. Mais j'étais prête à le faire pour atteindre mon but.

Je protégerais ma famille et survivrais Itachi, Sasuke, Obito, Madara et n'importe quel autre stupide membre de mon clan obsédé par la vengeance ou l'idée d'une paix tordue.



Pauvre Izumi, elle va en avoir du boulot si elle veut survivre...

Ne me tapez pas, mais j'ai commencé une nouvelle histoire. Je ne l'ai pas encore posté et c'est centré sur Sakura, j'hésite encore à l'idée de la continuer parce que j'ai déjà pas mal de projets en cours et que j'aimerais vraiment terminer au moins une histoire avant de commencer à poster une autre. Sinon à part ça, je viens de terminer A Holmes in Konoha, une fanficiton sur archive of our own tellement géniale que j'ai passé une nuit blanche pour la terminer (et Dieu sait que j'aime dormir plus que tout), si vous êtes bon en anglais, je vous la conseille. Dans cette même optique, si vous avez des fanfictions à proposer, n'hésitez pas ^^

La prochaine update sera sans doute Sakura...je pense...j'espère...à moins d'un imprévu.

Bisous,

LS.