Titre : Le Borgne et le Cloporte
Auteur : Sigognac
Genre : Romance
Rating : T
Disclaimer : Les personnages et l'univers du manga Naruto appartiennent à Masashi Kishimoto.
Note : Cette fic a été écrite dans le cadre d'une nuit du Fof. Le concept ? Un thème est donné, et on a une heure pour écrire un OS dessus. Cette fic a donc été écrite dans la nuit de vendredi à samedi, entre dix heures et onze heures du soir, et le thème était... "caramel".
Note 2 : Pour ceux qui passeraient par là et qui attendraient la suite de "L'Un à l'autre inconnus", je suis en train de m'en occuper, je vous promets, mais je ne sais pas quand aura lieu la prochaine publication. Il faut que je relise le chapitre avant de le publier, ce qui prend du temps, et je pars en vacances demain matin. A voir donc si j'ai internet sur mon lieu de villégiature et un moment pour me consacrer à l'écriture.
Bonne lecture !
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Indigestion
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« C'est complètement con. »
Iruka se retourna, vexé. Il ne pensait pas que Kakashi réagirait ainsi.
« Je ne vois pas pourquoi tu dis ça…
– Déjà, c'est bourré de fautes d'orthographe, argua le jounin.
– Evidemment, il a onze ans. Et on leur demande de savoir manier les shuriken, pas les règles de grammaire. Faut faire des choix dans la vie…
– Et il dit que tu es « le meilleur prof ninja » qu'il ait jamais eu, poursuivit Kakashi.
– Eh bien oui, rougit Iruka, c'est gentil. »
Kakashi soupira, se redressa un peu parce que son dos glissait du coussin du canapé, leva les yeux de la lettre qu'il était en train de lire.
« Parce qu'il en a eu d'autres, des profs ninjas ? »
Iruka voulut répondre mais rien ne sortit de sa bouche ouverte.
« Ah, tu vois, reprit un Kakashi victorieux, complètement con, cette lettre. Et la suite est pire.
– La suite n'est pas pire ! s'indigna Iruka. Un peu hors de propos, je veux bien… Et il gagnerait à mieux organiser ses idées mais… c'est flatteur, non ?
– « Vous êtes trop beau », lut Kakashi en imitant la voix d'un enfant de cinq ans, quel est le rapport avec la qualité de ton travail ?
– Y en a pas, admit Iruka, mais… mais… c'est un compliment ! Quoi ? Un enfant ne peut pas faire un compliment à son professeur sans que tu trouves ça ridicule ?
– Oh ! s'écria Kakashi en retournant le papier. Je n'avais pas vu que c'était recto-verso. Sans déconner ? Il t'a dessiné ?
– J'avoue que ce n'est pas très ressemblant.
– Il a un problème de motricité, ce gosse ? Il ne sait pas même pas colorier correctement. Comment ça se passe avec un kunai ?
– C'est délicat… C'est pas demain la veille qu'il s'entraînera sur cible vivante.
– Et à la maison ? Il doit avoir de gros problèmes relationnels pour t'écrire une lettre pareille. Ou alors il est gay.
– Il a onze ans ! rappela Iruka.
– Si tu savais à quoi je pensais quand j'avais onze ans… », lâcha Kakashi, songeur.
Il poursuivit sa lecture : le gamin faisait une description très précise de son dessin. Et là, Kakashi se mit à pouffer de rire. Iruka sut exactement pourquoi.
« Votre peau caramel ? énonça le jounin, à voix haute. Mais il t'a pris pour une brochette ou quoi ?
– C'est ça, moque-toi ! Moi qui croyais naïvement que tu serais fier de moi.
– Vos yeux chocolat ? continuait de lire Kakashi. Toute la liste des courses va y passer ou bien ?
– Ce sont des métaphores alimentaires, expliqua Iruka. Quand on y pense, il est en avance pour son âge…
– Tu as la peau foncée et les yeux marron. Il est pas en avance, il est myope, ce gamin. En plus, ça expliquerait ces soucis de coloriage.
– Ou il voulait rendre son portrait poétique et tu es simplement trop rustre pour le comprendre !
– Rustre, moi ? »
Kakashi balança la lettre stupide par terre et se redressa pour se rapprocher d'Iruka, assis près de lui sur le canapé. Il s'empara d'une de ses mains et s'éclaircit bruyamment la gorge.
« Oh, mon amour, déclama-t-il, ta peau est douce comme du satin. »
Iruka reprit brutalement sa main, tout en levant les yeux au ciel.
« Tu es nul.
– C'est parce que c'est pas de la bouffe, c'est ça ? Voyons… Ton odeur est sucrée comme un bonbon ?
– C'est de pire en pire… Ce ne sont même pas des métaphores !
– Tu es beau à croquer ? Métaphore indirecte, là. Parce que « croquer », tu vois. Comme un fruit. J'ai pas l'impression que tu aies compris.
– C'est vrai que c'était tellement élaboré…
– J'ai envie de goûter à ton sucre d'orge ? retenta Kakashi.
– Quoi ? s'offusqua Iruka.
– Ah ! Tu l'as bien comprise, celle-là !
– Tu… râla Iruka. Tu salis tout ! Elle était mignonne, cette lettre, et maintenant…
– Maintenant ? »
Iruka soupira, se rapprocha et, sans surprise, il se retrouva plaqué contre les coussins du canapé, le corps du jounin au-dessus de lui et ses mains caressant sa peau. Le chuunin lui cédait toujours trop rapidement. Il en était un peu honteux mais il avait eu une illusion de romantisme derrière les pitoyables essais de Kakashi.
« Tomate ! hurla ce dernier.
– Quoi, tomate ?
– Ta peau n'est plus caramel, elle est tomate. Parce que tu rougis. Je m'améliore ?
– Non. Absolument pas. Promets-moi de ne plus jamais essayer d'être poétique avec moi.
– Je te promets, mon petit caramel.
– Qu'est-ce que je viens de dire ?
– Mon coulis de fruits jaunes ? Mon biscuit au miel ? Mon citron des îles ? »
Iruka ne put s'empêcher de sourire : immanquablement Kakashi l'avait à l'usure. Mais là, tout de même, il frôlait l'indigestion.
Avouez : vous vous êtes demandés un moment quel était le rapport avec le thème. ^^
Et loin de moi l'idée de me moquer des métaphores alimentaires, j'en utilise parfois, mais là, c'est le seul axe que j'ai trouvé !
Merci d'avoir lu !
