Bonjour ! Voilà, j'ai réécris le chapitre 2. En soit je ne fais pas des changements drastiques, je change les tournures de phrases, corrige mes fautes qui par moment son plus grosses que moi et c'est tout. Les plus gros changements viendront dans les chapitres suivant, la je rajouterai plus de détails et je rendrais juste les scènes moins.. Rapides comme on a pu me le souligner.

Bref voilà, une bonne journée à vous ! Si jamais l'envie vous prend de mettre des reviews, des avis, des critiques, n'hésitez pas. Merci encore à tout ceux qui prennent le temps d'en donner !


28 septembre 1880 - Beacon Hill

Les deux jeunes promis étaient restés un moment dans les jardins à parler. Ils avaient parlés de ce foutu contrat, de ce que ça impliquait et ça impliquait beaucoup trop pour leur jeunes âges. Stiles avait soufflé ses seize bougies quelques mois auparavant et Allison avait à peine dix-huit ans. Certes, elle n'était toujours pas promise malgré son âge, d'habitude les jeunes princesses comme elle étaient promises voir mariées à treize ou quatorze ans mais visiblement elle n'avait pas trouvé un bon parti avant, ou du moins Gérard n'avait pas trouvé un bon parti avant Stiles.
Le jeune garçon l'avait remarqué bien vite, le père d'Allison ne semblait pas avoir son mot à dire. Le patriarche semblait tout contrôler.

Après plusieurs heures, ils en étaient arriver à une même conclusion : ils devaient trouver une solution pour s'en sortir, pour annuler le mariage qui arrivait.

L'heure du repas était déjà passée depuis un bon moment quand ils décidèrent de finalement rentrer au château. Sans prendre en compte le protocole il décida de l'emmener en cuisine pour qu'ils puissent se restaurer un peu et reprendre des forces. Aucun des deux ne souhaitait voir les rois ni entendre ce qu'ils avaient à dire sur leur comptes alors ils prirent beaucoup de temps pour manger les quelques vivres qu'ils avaient chipés et tout ça dans un silence inhabituelle, surtout de la part de Stiles. C'était loin d'être une collation digne de ce que les cuisiniers servaient durant les repas officiels mais c'était mieux que d'avoir le ventre qui grognait.

Mais malgré toute la répulsion qu'ils avaient à y aller, ils furent appelés peu de temps après à rejoindre la salle du conseil qu'ils avaient quittés dans la matinée.

Allison entra la première invitée à entrer par un Stiles galant qui s'inclina, la laissant passer devant lui. Autant faire semblant pour le moment, certes il n'avait pas envie de se marier mais le montrer clairement à son père signerai son arrêt de mort. Il ne cessait de lui répéter qu'il lui devait le respect après ce qu'il avait osé faire.

Leur Majestés Noah Stilinski et Gérard Argent s'étaient finalement mit d'accord sur les termes du contrat et tout était noté parfaitement sur un parchemin propre signé de leur deux noms. Et ils en firent fièrement l'exposé une fois que les plus jeunes s'étaient installés à leur place, enfin « ils », surtout Gérard. Il avait une manière de s'accaparer les choses, il se croyait sûrement le meilleur. Un très long exposé qu'Allison n'écoutait que d'une oreille. Elle était perdue dans ses souvenirs pendant que Stiles écoutait attentivement cherchant tout les moyens, du plus compliqué au plus simple, qui lui permettrait d'échapper au mariage. Une close dans le contrat qu'il ne respectait pas ou qui se contredirait mais il n'y avait rien. Aucun échappatoire de prévu.

« - … La date du mariage est donc prévue dans environ deux semaines, le 15 octobre, un vendredi. En attendant tu iras là bas, pour préparer le mariage.
- Là-bas ? Tu veux dire que je vais devoir partir, tout de suite ?
- Je suis surpris que tu comprennes si vite, j'en attendais pas autant de toi. Vous partirez demain.
- Bien maintenant que tout est clair, vous pouvez disposer de nouveau. »
lança Gérard d'un ton condescendant, interrompant la joute verbal du père et son fils.

Stiles n'avait retenu qu'une chose : Demain, il ne serait plus chez lui. Il n'avait donc que peu de temps pour trouver un moyen d'échapper à tout ça. Il se leva d'un bond, faisant racler sa lourde chaise sur le sol avant de se diriger vers la porte d'un pas pressé, mais son père l'interrompit avant qu'il ne puisse sortir. Ah oui, il devait évidemment rester avec Allison..

C'était comme si ils étaient déjà mariés et ça le rendait malade. Il avait subitement l'impression d'avoir été ôté de toute sa liberté.

Il finit par lui présenter ses appartements pour la nuit, non loin des siens. C'était une chambre typique d'invité, un grand lit trônait au milieu de la pièce, deux petits meubles à côté de la tête, des tapisseries et des tableaux sur les murs. Gérard avait la plus belle et la plus grande chambre des invités tandis que les deux parents se partageait une chambre tout aussi simple que pour leur fille.

Bizarrement Stiles s'entendait bien avec Allison, alors qu'il s'était installé sur son lit pendant qu'elle déballait les quelques affaires qu'elle avait emmené, elle lui confia plusieurs choses. Elle lui parla de comment elle ressentait tout ça, de sa vie en général, d'elle tout simplement. Les bras croisés sur son torse, il l'écoutait attentivement, chaque information était bonne à prendre et il aimait de toute manière apprendre. C'était sûrement pour ça qu'il faisait une bonne étincelle, sa mémoire était grande, quoi qu'un peu trop vu toutes les informations inutiles qu'il y stockait.
Quand tout fût en ordre, il décida de la laisser se reposer et de retourner à sa chambre. Le lendemain serait une longue journée et tout deux avaient besoin de calme, tout allait trop vite.

Le chambre du prince était chargée de livre en tout genre éparpillés partout au sol, sur les meubles. Même son bureau était plein de feuilles volantes. Il prenait des notes de tout ce qui pouvait lui servir dans la vie, ça l'avait aidé avec beaucoup de traités. Notamment parce que son père avait voulut lui porter préjudice à plusieurs reprises, mais ça n'avait jamais pu aboutir, du moins jusque maintenant. Rien ne stipulait qu'il ne pouvait se marier malheureusement pour lui.

Énergiquement il commença à rassembler ses quelques affaires : ses notes, des habits, une photographie de sa mère. Juste ce qui lui semblait indispensable. Il boucla ses coffres en un après-midi à peine. Ça allait être dur d'occuper son esprit durant le reste de la journée.

Gérard avait décidé, vu qu'il décidait d'absolument tout, qu'ils partiraient demain dans la matinée pour essayer d'arriver avant la nuit noire, même si c'était presque impossible. Stiles n'avait jamais tort dans ses prévisions et s'il prenait en compte le vitesse des chevaux, le terrain qu'ils allaient traverser, les pauses, c'était juste physiquement impossible. Mais qu'importe. Il n'avait pas vraiment le droit d'argumenter puis il en n'avait même plus la force.

Le matin arriva bien vite au soulagement de sa majesté Stilinski et au désarroi de Stiles qui avait une tête d'enterrement affreuse durant le petit-déjeuné. La nuit n'avait pas été la meilleure pour lui, il n'avait cessé de tourner dans son lit, se lever, se cogner contre les meubles, lire le contrat, ronger ses ongles. Enfin bref, il n'avait pas eut assez de sommeil. Son visage ne se défroissa pas même au moment de saluer les serviteurs du château, certains pleuraient, c'était dur mais malgré son énervement il avait un mot gentil pour chacun d'entre eux. Sauf pour son père en réalité. Il se contenta d'un bref salut.

« - Ne me déçois pas. Tu as déjà foiré assez de trucs comme ça pour te permettre de louper encore une chose. Tu as juste à dire oui, ça ne doit pas être trop compliqué même pour quelqu'un comme toi. »

Serrer les dents et se taire à tout prix. Il renifla, ignora ses propos et il se dirigea dans la cour où Deaton l'attendait près de son cheval Roscoe.

« - Au revoir Deaton. Merci pour tout.

- On se reverra, j'en suis sûr. »

Deaton avait toujours eut de sages paroles alors s'il disait que ça irait et qu'ils se reverraient c'était sûrement vrai. Par pudeur il n'osa pas le prendre dans ses bras devant les autres mais le sentiment y était.

Le prince vérifia d'un coup d'œil que tout ses bagages étaient installés dans la diligence tirée par deux magnifiques pur-sang -ils appartenaient à Gérard eux aussi- et il grimpa sur son propre cheval, réajustant ses gants avant de prendre les rênes en main. Allison et sa mère ne montaient pas, elles étaient installées dans une calèche bordées de fioritures en or, inutile si vous voulez l'avis de Stiles. Quelques gardes du Royaume de Pecunia étaient présents autour d'eux pour les escorter et c'est ainsi que commença la longue chevauchée à travers son pays, du moins son ancien pays. Est-ce qu'il pouvait encore se présenter comme Mieczyslaw Stilinski, prince de Beacon Hill ? Il n'en était pas bien sûr.

Malgré le peu de sommeil qu'il avait eut c'était comme si son corps s'adaptait en toutes circonstances. Alors il pu facilement tenir le choc de plusieurs heures à cheval sans même se plaindre, il aurait préféré marcher un peu mais Gérard ne souhait pas ralentir, même quand les chevaux commençaient à fatiguer. Le jeune homme eut un pincement au cœur, il détestait qu'on puisse faire du mal aux êtres vivants, il préféra alors ralentir seul, restant derrière tout le monde pour ne pas pousser Roscoe. Son cheval était une des choses qui lui importait le plus au monde.

La nuit tombait doucement, et même si Gérard était réticent, ils descendirent tous de cheval pour manger rapidement une soupe et du pain réchauffée au feu de bois, personne ne parlait, le silence humain en devenait presque oppressant. Il n'y avait que les bruits de la nature pour rendre cette scène moins morbide : des oiseaux qui piaillaient, sûrement quelques lapins qui erraient, ... Et tout aussi rapidement qu'ils étaient descendus, ils remontèrent à cheval pour finir la traversée.

Au loin, Stiles finit par apercevoir enfin des lumières. S'il s'en fiait à la lune, il devait être entre vingt-trois heures et minuit, c'était tard mais pas assez pour qu'il s'en inquiète. De toute façon il savait que près de la ville des patrouilles surveillaient régulièrement pour éviter toutes attaques de bandits ou d'animaux sauvages.

Après ce qu'il lui sembla être une éternité, le château était à ses pieds, des tonnes de servants ou d'esclaves -il ne savait pas trop- s'affairaient déjà à défaire les bagages, saluer le roi, aider les demoiselles à descendre. Stiles n'exagérait pas en disant qu'il en comptait plus d'une dizaine rien que dans la cour du château, il confia son cheval à l'un d'entre eux, un homme à la peau claire qui semblait avoir de l'âge. Ses coffres avaient déjà disparu dans les dédales du château quand Gérard l'invita d'un signe de main à monter les quelques escaliers qui menait à l'entrée.

« - On va t'accompagner à ta chambre, ne sois pas en retard demain matin. Les préparatifs commenceront à dix heures précises. »

Et sur ses mots il partit rejoindre sa chambre en souriant ne laissant même pas à Stiles l'occasion de parler. Sa majesté Argent était fier, il avait fait une bonne affaire, une étincelle contre quelques misérables hommes dont il n'aurait plus la charge, c'était pour ainsi dire parfait. Stiles ne semblait pas vouloir de ce mariage arrangé mais il n'avait rien fait pour se rebeller et c'était une bonne chose, il ne comptait pas tuer son gendre tout de suite, il devait d'abord lui servir à tuer ces satanés loups. Avec une étincelle dans ses rangs l'extermination de la race serait bien plus rapide.

Emmené par un serviteur qui traînait là, il fut emmener dans sa chambre qui n'avait rien à envier à la précédente, celle-ci était bien plus grande mais il n'y resterait pas, foi de Stiles. D'ailleurs, il ne déballa pas ses affaires, il ne sortit qu'un vêtement de nuit pour dormir au propre sans sentir le cheval, bien qu'il aimait Roscoe il devait avouer que sentir l'équidé couplé à de la poussière ce n'était pas la meilleure chose qui soit.

Le lit était grand, confortable, propre mais ce n'était pas ça qui allait le faire rester. Il s'installa avec la ferme intention de changer le cours des choses. Comment ? Il ne savait pas encore cependant...