Chapitre 2 : mariage, suite et fin

Heyyy!

Merci à tous pour toutes vos reviews, ça m'a fait super plaisir! Du coup, n'hésitez pas à poser des questions aux personnages,ils vous répondront! Donc franchement n'hésitez pas !

Ensuite, pour ce chapitre-ci, vous aurez juste un OS spécial que j'ai adoooooré écrire ;). Si vous avez envie de me donner des idées de OS, je pourrais peut être en choisir un ;)


Nous rentrons ensuite, je me sépare de Papa et reste assise avec Neville et Lestrade. Londubat s'est servit timidement du vin blanc. Je laisse Sherlock faire son boulot de témoin, ce qu'il fait avec une application très mignonne. De notre côté, nous discutons crimes. J'aimerais beaucoup expliquer à Lestrade la vérité sur le monde magique, et je pense que je vais finir par le faire l'un de ces quatre.

Au bout d'une petite heure, les invités s'assoient et attendent que Sherlock commence son discours. J'ai négocié pour être assise avec Mrs Hudson, Neville, Lestrade, Molly et Tom. Je me racle la gorge et me lève. Sherlock me tend le micro. Papa et Mary me froncent les sourcils.

- Hello hello. Ce petit discours n'est pas totalement imprévu et j'ai l'accord du témoin. Je me présente brièvement : Elizabeth Duncan Watson. Elevée par sa mère jusqu'à que celle-ci meurt quand j'avais neuf ans, j'ai rencontré mon père : John Watson et son meilleur ami, Sherlock Holmes. Certains vous diront que je suis l'enfant cachée de Sherlock et Papa.. Ils ont raison.

Je fais la moue.

- Je ne suis pas là pour vous faire un historique de leurs enquêtes. Mon père en fait déjà un blog, comme la fangirl qu'il peut être. Néanmoins, aux fils des années, et ce malgré que j'étudie neuf mois par an dans une école privée en Ecosse, mes relations ont considérablement évoluée. John Watson est passé du Docteur un peu sympa mais embarrassant à mon père, et, quand j'ai quelque chose à lui demander, mon papounet.

Papa rougit. Certains rient poliment.

- Sherlock est passé du mec chelou et désagréable à ma meilleure amie qui connait tous mes secrets, que je le veuille .. ou non. Et Mary.. Et bien, je ne la connais pas autant que je le souhaite. Mais elle rend mon père heureux, elle s'occupe de lui, elle l'a aidé à aller mieux quand je n'étais pas là pour le faire. Et, en dehors de ça, elle est la belle mère faite pour moi. Celle qui regarde des séries avec plaisir, m'écoute parler sans m'arrêter, débat avec moi et se fait un plaisir de se moquer gentiment de Papa avec moi.

Mary me fait un sourire. Je lui réponds par un clin d'œil.

- Je ne vous connais pas beaucoup, mon groupe de copain est assis à cette table, je souris en montrant la table de Lestrade. Il y a différentes raisons. Premièrement, les chats ne font pas les chiens : je n'aime pas les gens. Certains diront que j'ai passé trop de temps avec Sherlock, ils ont raison. Deuxièmement, Papa n'est pas un mec qui fait des soirées tous les vendredis soirs.. Heureusement. Troisièmement, je suis rarement là. Et j'aimerais me vanter d'avoir un agenda surbooké mais la vérité est que je suis à l'école. Et Papa a parfois l'impression que je lui envoie trop peu de lettres, que je fais trop de bêtises et que je me mêle de trop de choses qui ne me regardent pas. Mais je ne suis que le fruit de mon éducation, le tout avec un caractère de Gry.. D'impulsive.

Je souris un peu plus, enivrée par l'écoute et l'attention qu'on me porte. J'ai l'impression d'être en deuxième année quand je faisais mes petits discours à Lockhart.

- Vous vous dites parfois peut être que Sherlock est un fou à lier, que mon père est trop gentil ou naïf et que Mary est étrange de l'avoir choisit lui. Mais, tous les deux.. Et Mary aussi. Ils sont les meilleures personnes que j'ai rencontré. Et si parfois je suis trop franche avec mes professeurs, et si parfois je me prends pour un petit détective à l'école et enfin.. Si parfois je prends la défense de mes amis avec une hargne parfois exagérée.. C'est parce que c'Est-ce que j'ai appris à la maison. Papa, Mary, je suis ravie que vous vous êtes trouvés. Mais Mary, tu te maries avec un homme déjà marié. A Sherlock, je le crains.

Le rire de Lestrade envahit la pièce, je souris en coin et me tourne vers Sherlock.

- Sherlock, je ne vais pas te dire que je t'aime, car tu prendrais la confiance et commencerais à raconter mes petits secrets. Enfin, Papa.. Merci de me pardonner mes conneries, merci de t'inquiéter quand je ne t'envoie pas assez de lettres : mais ne t'en fais pas, si je meurs, Mycroft te préviendra. Merci d'être toujours là quand mon train arri.. Ah non, oupsi. Papa m'a oublié une petite fois. Mais on lui pardonne.

Papa rit, malaisé. Je souris un peu plus et conclut :

- Bref. Je t'aime. Merci d'être sans doute, le meilleur père que j'aurais pu avoir.

Papa se lève et me prend dans ses bras. Très fort. Il me frotte le dos.

- Je t'aime aussi.. Depuis quand es-tu si.. Expressive ?

Papa si il y a un groupe de résistant contre Voldemort, j'en ferais partie. Je l'ai toujours dis en lisant des livres sur la seconde guerre mondiale. Il est temps d'agir. Or, il est probable que je meurs. Mais je ne peux pas mourir sans m'avoir assuré que tu saches que je t'aime.

Evidemment, je ne dis pas ça. Je souris et hausse les épaules.

- La magie, je suppose.

Je retourne m'asseoir et Neville me regarde style "Moohn-C'est-Une-Fifille-A-Son-Papa-Adorable". Arrête ça Neville.

Sherlock se racle la gorge et commence son discours.

Qui est..

A son image.

Il lit d'abord les petites cartes, puis commence à parler de ses enquêtes et enfin fait un discours larmoyant. Pas mal de gens ont les yeux rouges. Enfin, on arrive à la partie réellement fun : Sherlock essaye de résoudre une enquête sur place. Neville se penche et me murmure :

- Je comprends pourquoi t'es comme ça..

- Quoi ? Parfaite tu veux dire ?

J'ai des étoiles dans les yeux, ignorant malgré tout le pincement au cœur d'être mise à l'écart. J'ai l'habitude. J'ai mes enquêtes, ils ont les leur. Je vais faire un tour, Neville m'accompagne. Je me mets à chanter "Joséphine" de Chris Rea :

- There's rain on my window
But I'm thinking of you
Tears on my pillow
But I will come through
Josephine, I'll send you all my love
And every single step I take
I take for you
Josephine

Neville me regarde en arquant un sourcil. Je lui fais un clin d'œil.

- Tu vas repercuter quelqu'un et tomber amoureuse, comme avec Dubois, sourit-il.

- Oh.. Oui. Si j'avais terminée avec Dubois, on aurait eu notre chanson. C'est niais.

- Tu es entrain de réfléchir à ta chanson avec George, remarque-t-il.

- L'amour brille sous les étoiles, je pense. Le début est chanté par Timon et Pumba. C'est parfait.

- Je ne comprends pas la référence mais je te fais confiance.

J'éclate de rire. Un peu plus tard, nous rentrons. Ils sont partit arrêté le photographe qui apparemment est un tueur en série (mais wtf). Ravie mais contrariée de ne pas en avoir fait partie, je reste silencieuse.

Gregory a un peu trop bu et a un sourire un peu niais. Je souris doucement et le regarde.

- Tout va bien, Lestrade ?

- Impec'. Très beau discours, El, dit-il en passant son bras autour de mes épaules.

On regarde Papa et Mary danser sur la petite partition que leur a écrit Sherlock. Je souris avec douceur. Ensuite, des musiques plus modernes commencent et je vois Sherlock se diriger vers la sortie. Je le laisse y aller. Papa me rejoint rapidement, souriant de toutes ses dents.

- Elizabeth ! Mary est enceinte, me chuchote-t-il.

Je prends un sourire crispé le plus vite que je peux et m'exclame :

- C'est super, bravo !

"Bravo", genre ils ont fait une performance. N'importe quoi.

Il s'en suffit, aveuglé par son bonheur et rejoint sa nouvelle femme. Je déglutis et rougis en voyant Lestrade attrapé ma main pour danser. Neville me lance un regard perdu auquel je réponds par le même regard. Mais bien vite, Lestrade l'attrape aussi et nous dansons à trois en riant.

Neville et moi partons en même temps que lui, nous nous assurons qu'il rentre en taxi et une fois cela fait, nous allons à Baker Street. Sur le chemin, je fais un arrêt et une fois arrivée, je rentre dans l'appartement. Sherlock est assit dans son fauteuil, Neville me suit.

- Mary est enceinte.

- Je sais, j'ai déduis, grogne-t-il.

Je lui tends le paquet de fish & chips que j'ai acheté sur la route.

- Tiens, cadeau.

Il le prend et fronce les sourcils.

- En quel honneur ?

- Le bon vieux temps. Prem's salle de bain, Londubat.

Je vais dans la salle de bain, après avoir présenté la chambre à Neville qui y attend gentiment et vais me changer. Je me démaquille, prends une douche rapide et sors, en pyjama. Enfin, c'est t-shirt pour homme XL et un short. Mais c'est ça qu'on aime.

Neville va se changer. Sherlock me regarde, grignotant ses frites et plisse les yeux.

- Tu es déçue.

- Ils vont avoir un enfant tous les jours de l'année. Et je n'ai pas la force de lui envoyer une lettre tous les jours pour m'assurer qu'il continue de m'aimer. Enfin.. Il m'aimera, quoiqu'il arrive. Mais il se lassera.

- Mes parents n'ont pas oublié Mycroft quand il était au pensionnat.

J'hausse les épaules et le regarde.

- Il y a une organisation de résistants fondée par Dumbledore. Je vais essayer d'en faire partie.

- Tu veux devenir soldat ? Demande-t-il en arquant un sourcil.

- Je veux faire ce qui est juste. Je n'ai pas de grandes perspectives d'avenir, je n'ai pas peur de la mort, Sherlock.

- C'est pour ça le discours, comprend-il.

J'hoche la tête et me masse la nuque.

- Si ils ont un enfant, c'est peut être mieux. Pour lui du moins. Et c'Est-ce qu'on veut tout les deux, non ? Que Papa soit heureux ?

Il hoche lentement la tête. Je lui souris.

- Promet moi de bien prendre soin de lui.

- Elizabeth, Mycroft ne te laissera pas mourir.

- Mycroft n'a pas le choix, Sherlock. Si je décide de me sacrifier, je le ferais. Au nom du courage ou de la naïeveté, et sans doute de la stupidité.

Il veut me répondre mais quelqu'un se racle la gorge derrière moi. Neville en pyjama, très mal à l'aise.

- Si tu veux, je peux dormir dans le canapé..

- Non , répond froidement Sherlock. Je vais faire des expériences.

- Le locataire a parlé, je souris. Allez viens, je vais pas te bouffer.

Nous allons dans la chambre. Il s'installe dans le matelas gracieusement installé pour sa venue. Il s'installe sur le dos, je suis sur le côté, les yeux baissés vers lui. Voldy ronronne au bout de mon lit.

- Tu le pensais, ce que tu disais ?

- Mourir, tu veux dire ?

Il hoche la tête. J'inspire.

- J'ai toujours dis que je résisterais à .. la dictature et la discrimination. La seule famille que j'ai est protégée par le gouvernement. Je n'ai pas de maris, ni enfants, et mes amis feront sans doute la même chose que moi. J'ai l'opportunité de respecter mes valeurs, dans un contexte qui m'empêchera de trop souffrir.

Neville déglutit et regarde le plafond.

-Tu as lu la Gazette du Sorcier ?

- j'ai résillé mon abonnement.

- Je vais faire la même chose. Ils disent que Harry mente, que Dumbledore fait ça pour faire peur...

Je soupire.

- Moi je crois Harry, ajoute-t-il.

- Tu es intelligent.

- Je ne le suis pas tant que ça, rougit Neville. Je ne suis pas très courageux.. Mais je me battrais contre.. Tu..Tu-Sais-Qui.

- Tu peux dire son nom, Neville.

- Je ne suis pas encore prêt.

Je souris et hoche la tête, faisant preuve de compréhension.

- Moi je sais que tu es capable de faire face. Tu as affronté Harry, Ron et Hermione en première année. C'était stupide mais très Gryffondor.

- Et ensuite ? Soupire-t-il.

- Ensuite j'ai trop attiré l'attention sur moi pour te laisser la chance de montrer ce que tu vaux.

- Ma grand mère n'est pas..

- Je m'en fiche, Neville. Je la respecte, je m'entends bien avec elle mais je me fiche de ce qu'elle peut penser de toi parce qu'elle a tout faux. Je peux me vanter de bien te connaître et, tu es génial, tel que tu es.

Il rougit et sourit.

- Merci. Dis.. A propos de ce que tu as dis sur ton père.

Je me crispe et me mords la lèvre

- Je ne le connais pas très bien et je ne suis que fils unique. Mais je ne pense pas que ça marche comme ça.

- Je ne sais pas si je dis des bêtises ou si mes inquiètudes sont justifiées. Mais.. Peut être que ce serait mieux. Je pense qu'il est fier de moi. Mais je pense qu'un jour ou l'autre.. Il se lassera. De s'inquiéter pour moi. D'attendre que je fasse des efforts. Ou d'attendre que je revienne de Poudlard.

Je soupire et lui tourne le dos.

- Ce n'est pas grave. J'ai eu ma mère pour moi toute seule, c'est plus que logique que j'aie à partager à mon père.

- Je n'aurais jamais cru que tu sonnerais comme une petite fille gâtée.

Je me crispe.

- Pardon ?!

- Ton père te donnera toujours l'attention dont tu as besoin. J'en suis sûr.

- On verra..

J'inspire et me tourne vers lui.

-Allez, bonne nuit, Londubat.

- Bonne nuit, Watson.

Je me tourne et me retourne jusqu'à une position plus ou moins agréable. Est-ce qu'il a raison ? Sans doute. Mais il vit de plus en plus de choses sans moi. Des enquêtes, ce n'est pas grave, je n'en faisais pas partie. Mais doucement, mais sûrement, il fait une famille pendant mon absence et ça m'inquiète. Que je n'en fasse pas vraiment partie. Et ce malgré tous ses efforts pour que ce soit le cas.

Peut être que je ressemble plus à Sherlock que ce que je le croyais. Et que, moi aussi, je suis une constipée de l'affection.. Que je ne sais pas la gérer ou quoi faire avec. Ne serait-ce qu'avec George, je ne sais jamais vraiment comment réagir.

Je pousse un soupire et ferme les yeux.


OS Sherl/El... Après guerre (OUI ENCORE MAIS CA M INSPIRE)

Je regroupe Sherlock et Papa dans le salon de Baker Street, ma baguette en main. Ils me regardent en arquant un sourcil. Papa a l'air piqué par l'intérêt, Sherlock me regarde avec une espèce d'inquiétude pas avouée.

- La guerre va commencer. Mycroft m'a dit que il y avait pas mal de chances que Scrimgeour se fasse tuer d'un jour à l'autre. Une fois mort... la guerre sera lancée, j'annonce gravement.

- Et pourquoi tu nous dis tout ça ? Me demande Sherlock.

- Parce que nous savons tous les trois que je vais me battre, que je n'hésiterais pas à me mettre en première ligne. Et que vous pouvez essayer de m'en empêcher autant que vous voulez, on sait tous les trois que ça rime à rien.

Sherlock me regarde du coin de l'œil, son regard est perçant. Papa fait mine de se lever, je l'arrête d'un signe de main.

- Assieds toi, tu ne vas pas aimer cette partie. Je.. Le problème est que vous savoir en danger m'empêchera d'avancer. L'idée qu'on vous arrache ne serait-ce qu'un cheveux à cause de moi me rend malade. Physiquement. J'ai la nausée, j'explique calmement. J'ai décidé de.. D'effacer les souvenirs que vous avez de moi.

- Quoi ?!

- Elizabeth!

- Non!

- Écoutez moi! Je m'écrie.

- Non, répond froidement Sherlock en s'approchant à grands pas.

Il pose sa main sur ma joue, je pose ma main sur la sienne mais lui souris de dépit.

- Sherlock, tu t'es fais passer pour mort pendant deux ans, tu es le dernier autorisé à faire un commentaire.

- Je n'ai pas supprimé de souvenirs, m'indique-t-il froidement.

- Keske...

Je souris et regarde Papa qui nous observe.

- Surprise ! Les journaux se trompaient de Watson depuis le début!

Il passe de Sherlock à moi puis de moi à Sherlock, essayant de savoir à qui casser la gueule en premier. On a pas le temps pour ces conneries, je me recule de Sherlock d'un pas.

- Oh et Papa...

Je souris et murmure la formule du patronum. Mon hérisson argenté se balade dans le salon de Baker Street et je le regarde.

- C'est un patronus. Un gardien. Qui me protège des détraqueurs.

Papa me regarde, les yeux humides et les poings serrés. Sherlock me fixe en silence aussi.

- On a pas le choix alors ?

- Je reviendrais. En vie. Et je vous promet que vous pourrez m'en vouloir autant que vous voulez.

- Et si tu meurs ? Nous demande Sherlock.

- Neville est chargé de lever le sort.

J'inspire profondément et prends doucement sa main en levant la tête vers lui, espérant un baiser. Il me regarde, détourne la tête et recule d'un pas.

- Je suis désolé...

J'essuye mes larmes en reniflant.

- Elizabeth ! Rugit Papa.

- Tu n'as pas idée à quel point ça me brise le cœur.

Je me tourne vers Sherlock qui fixe le sol, les mâchoires crispées.

- Sherlock ?

- John, elle le fera quoiqu'il arrive, dit-il gravement.

- Je t'interdis de me dire comment élever ma fille!

- Tu as réussis son éducation, elle est devenue un soldat aussi courageuse que toi, dit-il amèrement.

- Je t'aime, Sherlock.

Il relève les yeux vers moi, rougis. Je soutiens son regard en inspirant profondément puis regarde Papa.

- Tu seras fier de moi. Je t'aime.

Je lance le sort avant qu'il n'ait le temps de répondre. Je m'en vais avoir de voir leur regard se vider et disparaît de Baker Street.

Je regarde la rue en inspirant. J'ai hésité une dizaine d'heures avant de venir, j'ai enfilé des vêtements propres. J'ai un plâtre et me suis ouverte le crâne. Mais je vais bien, et suis en vie. Et j'ai jamais cru que je me sentirais aussi stressée en étant en vie.

Non, je rigole, je fais de l'anxiété c'est mon quotidien.

Je frappe à la porte en inspirant profondément. Je suis allée voir Mycroft d'abord, j'aurais jamais cru que le bougre serait aussi ravi de me voir. Mais il ne s'est pas crispé quand je me suis blottie contre lui et en langage Mycroft c'est un combo câlin + larmes.

Miss Hudson m'ouvre et me regarde en arquant un sourcil.

- Oui Mademoiselle ?

- C'est pour une enquête.

- Monsieur Holmes et Monsieur Watson ne sont pas disponibles pour le moment.

Rien que la voir me donne des palpitations. Je déglutis et la fixe sans parvenir à y croire. Je n'y crois pas. Je n'y crois pas. Être ici. En vie.

- J'ai une enquête importante, Mycroft Holmes m'envoie. Je vais attendre dans le salon, je réponds en faisant mon chemin vers les escaliers.

Outrée et insultée, elle renifle avec dédain et va dans son appartement. J'ai un petit sourire que je perds bien vite en entendant les marches craquées sous mes pieds et en sentant une profonde nostalgie m'envahir.

j'entre dans le salon.

Je vois quelques jouets pour enfants, un nouveau pc, un archet neuf et c'est à peu près tout. Le reste est comme avant. Je souris et passe mes doigts sur le fauteuil de Sherlock. Je relève la tête et vais lentement dans sa chambre, j'ouvre la garde robe et enfouis mon nez dans l'une de ses robes de chambre.

Je la repose aussi bien que possible puis vais attendre dans le salon. Ça ne tarde pas vraiment avant que j'entende des pas dans les escaliers et la boule dans ma gorge est sur le point de m'étouffer. Papa, Sherlock et Rose entrent. Rosamund a un cornet de glace dans la main et rit aux éclats dans les bras de Sherlock. Je me lève, tremblotant un peu.

- Beth ! S'écrie Rosamund en tendant les bras vers moi.

Je déglutis et ravale mes larmes avec difficulté. Mon père fronce les sourcils.

- On se connaît ?

- Je suis envoyée par Mycroft Holmes, cliente.

Je me tourne vers Sherlock qui me regarde comme si il voyait un fantôme. Il repose lentement Rosamund et s'approche de moi, il me regarde de haut, le visage fermé.

- Sherlock tout va bien ? Demande mon père.

- Je.. Vous connais, articule Sherlock comme si ça lui coûtait.

- Oui.

J'inspire profondément.

- Si j'étais vous, Docteur Watson, je ne laisserais pas la petite dans le salon.

Il hoche la tête, frnçant tout de même les sourcils. Sherlock me fixe froidement.

- Qui êtes vous ? Articule-t-il froidement. Qu'est-ce que.. Sorcière ?

- La guerre est finie, Mr Holmes. Nous avons gagné.

- En quoi ça me regarde ?

J'hausse les épaules. Papa revient et je les regarde tout les deux, sentant mes yeux me picoter. J'inspire et m'assois.

- Je vais vous raconter ce qui m'est arrivé.

- Je n'aime pas les histoires, me coupe Sherlock.

- Je m'en fiche, je réponds froidement. Vous me connaissez, si vous voulez des explications sur les circonstances vous allez devoir m'écouter.

- C'est vous qui demandez nos services, répond mon père.

- Non, c'est moi qui vais répondre à vos questions.

Je leur raconte, décris les tortures des Carrows, les doloris, les retenues des premières années, la remise en place de l'AD, la résistance. Je parle de l'espoir qu'on a jamais perdu. Je parle de la bataille. Je décris les sortilèges, les morts, et je vois mon père sursauter parfois.

- Pourquoi toutes ses explications ? Me demande Papa.

- Parce que j'ai besoin que vous compreniez pourquoi j'ai fais ça.

- Quoi ? Demande Sherlock

- Finite.

Leur regard se brouillent quelques minutes et je les fixe, anxieusement. Finalement, Papa cligne des yeux et fonce me prendre dans ses bras. Je déglutis et me blottis, avec force. Il me serre tellement fort qu'il manque de me soulever. Je gémis faiblement de douleur. Il se recule aussi vite et glisse sa main sur ma joue.

- Oh ma petite fille..

Je ferme les yeux, laissant les larmes couler en souriant légèrement.

- j'ai plus dix ans, Papa...

- je te conseille de profiter, je serais en colère plus tard.

J'hoche la tête et me tourne vers Sherlock. Il nous regarde, passe près de nous et remet son manteau, attrapant son écharpe, il nous dit simplement :

- Je vais vous laisser du temps en famille.

- Sherlock..

Sans un regard, il sort.

Je déglutis mais trop enivrée par la joie de retrouver mon père, je me blottis contre lui à nouveau. Il frotte doucement mon dos.

- Elizabeth, je suis fou de rage.

- Je sais, Papa.

- Tu aurais pu mourir.

- j'ai survécu.

- Tu n'aurais pas du vivre ces choses toute seule.

- J'avais Neville, Ginny, Luna et si tu penses que j'ai pas un mini Johnlock dans mon cerveau pour faire des commentaires non-stop, tu te trompes.

Il m'observe comme si il me découvrait.

- Il faudra qu'on parle de... Cette chose avecSherlock.

- Deux ans. Enfin, si on compte cette année.. En cinquième année. Après l'incident du ministère.

Il me fixe.

- … Sherlock?

- Papa, je développerais plus tard.

Je lui souris.

- Je veux juste que tu appelles Rosamund et qu'on passe du temps en famille.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Rose est ravie de me revoir. On passe la journée ensemble, Papa ne cesse de me couvrir du regard, parcourant chaque éraflure aux rayons X. à chaque fois que je ris, il sourit aussi vite. J'amuse Rose avec des étincelles de ma baguette, et fais mon patronus juste pour le sourire fier de mon père.

Plus tard, quand la fatigue me prend, le problème des chambres se pose. Ma chambre est celle de Rose, et je refuse que Papa dorme sur le canapé. Je propos de retourner à Poudlard pour la nuit mais il refuse catégoriquement

Prévisible.

Sherlock entre alors que je propose pour la enième fois de dormir sur le canapé.

- Elle dormira dans mon lit, j'ai des expériences à faire, dit-il en se dirigeant vers son violon.

- On doit parler, je crois, je réponds en arquant un sourcil.

- Visiblement tu n'avais pas besoin de discuter pour prendre cette décision, tu apprendras à te passer de discussion désormais.

Je serre les dents et baisse la tête, folle de rage.

- Tu t'es fais passé pour mort..

- Elizabeth, vous parlerez plus tard, me dit mon père en m'emmenant dans la chambre de Sherlock.

Il me prête un t-shirt qu'il ne porte plus comme pyjama. Je vais prendre une rapide douche, grimaçant quand je savonne mes écorchures. Je suis prudente avec mon plâtre. Finalement, je vais dans le lit, je me blottis dans l'oreiller et l'odeur de Sherlock envahis mes narines.

Aussitôt que mes yeux ferment, des flashs de lumières remplacent l'obscurité, le silence s'efface et des cris de terreur et de douleur envahissent mes oreilles. Les corps sans vie de Tonks et Remus font place, George sanglotant sur le torse immobile de son frère, la gorge lacérée de Rogue, le corps détruit de Lavande, les yeux morts de Parvati.

Les images tournent et tournent en boucle. J'étouffe mes pleurs dans l'oreiller, me faisant aussi silencieuse que possible alors que mes épaules sont secouées de violent sanglots

La porte s'ouvre et je tourne immédiatement le dos au rayon de lumière. J'essuie très vite mes yeux et articule vaillamment :

- Papa j'aimerais dormir.

La personne se couche dans le lit et l'immense bras autour de ma taille est celui de Sherlock. Je ferme les yeux et inspire, je me tourne lentement et le regarde. Ses yeux bleus observent mon visage et il essuie doucement mes larmes.

- Tu m'as traité comme si j'étais incapable de me protéger, me reproche-t-il comme un enfant à qui on aurait pas suffisamment confiance.

- Je t'ai traité comme la personne la plus importante que j'ai, précieusement et prudemment, je voulais faire au mieux. Et même si je n'avais pas touché tes souvenirs, il n'y aurait eu aucun, Sherlock, aucun moyen pour moi pour te dire que j'allais bien.

- Tu n'allais pas bien.

J'inspire doucement et hoche la tête.

- Je n'allais pas bien.

Il me serre contre lui en silence et embrasse ma joue avec une douceur infinie. Avec une petite voix se brisant sur la fin, je lui murmure :

- Je t'aime.

Il me serre un peu plus fort et je ferme les yeux.

Je ne prétends pas avoir eu un sommeil paisible mais il est certain que ça aurait pu être pire. Je me réjouis donc du pauvre repos que j'ai eu. Quand je fais mine de sortir du lit vers 6h du matin, Sherlock ouvre les yeux et me regarde. Je lui souris et caresse sa joue.

- je vais juste m'habiller.

- Je viens avec toi.

Je fronce les sourcils et le regarde.

- Sherlock, la salle de bain est juste à côté.

- Je ne suis pas idiot, répond-il en se levant. Je veux voir .. tous les dégâts.

Je le regarde quelques instants, hésitant, puis hoche la tête et vais dans la salle de bain. Il s'appuye contre l'évier et me regarde retirer mon pyjama.

- Faudra que j'aille faire du shopping, ma garde robe est déprimante.

Il s'approche lentement et me regarde de haut en bas et observe mon corps. Je suis un peu mal à l'aise et m'habille rapidement.

- c'est un peu vexant que mon corps ne te fait aucun effet.

- Bien sûr que ton corps me fait de l'effet, Elizabeth.

- Tu ne m'as pas encore embrassé.

- Tu ne m'as pas embrassé non plus.

- Tu fais 1m87, si tu ne baisses pas la tête, je peux pas t'embrasser.

Il a un petit sourire. J'enfile mon t-shirt et quand je sors ma tête du tissus, je le vois juste devant moi. Je le regarde et passe mes bras autour de son cou. Il glisse ses mains sur ma taille.

Rencontrer ses lèvres à nouveau me fait frissonner, chaque recoin de ma peau. J'ai imaginé ce moment tant de fois. Y être finalement semble irréel.

Alors que nos langues se reconnaissent, je sens sa prise se raffermir et il me colle à lui.

Je l'embrasserais la journée entière mais mon estomac gronde et il se recule de lui-même, ouvrant la porte en allant dans la cuisine.

- Les gens qui t'on fait ça, sont-ils morts ?

- Pas tous. Heureusement.

il se crispe et se tourne vivement vers moi, répétant sans comprendre :

- "heureusement" ?

- Je pourrais être sûre qu'ils aillent en prison.

Je mets du pain dans le grille pain et mets l'eau à chauffer. Je lui tourne le dos mais fais lentement volte face.

- Je vais aller à Poudlard. Je vais aller les aider. Je passerais peut être la nuit là bas. Tu devras prévenir Papa. Je vais reprendre mes affaires et regarder l'organisation. Quand je reviendrais, je leverais le sort sur Molly, Miss Hudson et Lestrade.

- Elizabeth, non, répond froidement Sherlock.

- Sherlock, si je ne me sens pas utile je vais devenir folle. Moi j'ai survécu, pas d'autres. Si je ne me rends pas utile, je n'aurais pas de "bonnes" raisons d'être en vie. J'ai besoin de savoir que je ne suis pas en vie pour rien.

- Évidemment que tu n'es pas en vie pour rien, répond-il en arquant un sourcil.

- Ce n'est pas ce que je veux dire, je souris doucement.

Je serre le thé pour nous deux et m'assois à table avec mes toasts, commeçant à déjeuner. Il s'assoit lentement près de moi et pose sa main sur ma cuisse, les yeux fixés sur moi.

- Elizabeth, me souffle-t-il. Reste avec moi.

- Sherlock. Juste quelques heures.. Ensuite je resterais à Londres. Et quand j'irais au ministère tu pourras venir avec moi..

Il retire sa main et a un reniflement hautain.

- Tu sonnes tellement comme Mycroft.

- Et pourtant c'est moi, Elizabeth.

Il hausse les épaules. J'embrasse sa joue et lui demande :

- Tu me fais confiance ?

- J ene sais pas, grogne-t-il.

- Menteur.

Il hausse les épaules, sans vraiment me regarder. Quant à moi, je continue de le regarder.

- Je reviendrais.

- Tu ne me laisses jamais le choix.

- Tu m'empêcherais d'y aller ? Je lui demande, avec un soupçon d'inquiétude.

- ...Non.

Je souris et avale mes toast en quelques bouchées avant d'aller chercher ma veste. Il fronce les sourcils et regarde mon bras.

- Sois prudente avec ce plâtre.

- Ne t'en fais pas.

Il attrape son écharpe, la glisse autour de mon cou puis sous mon plâtre, faisant un petit soutient pour mon bras. Je le regarde faire, tout concentré, avec un sourire niaisement attendis que je ne parviens pas à dissimuler.

- Dis à Papa que tu as despérement tenté de me retenir et que je suis partie en transplanant, te laissant dans tes larmes et ta douleur.

- Je sais me défendre.

- Pas de papa, je rétoque en l'embrassant très brièvement.

Je le regarde. Je suis un peu embêtée que ses yeux soient si soucieux quand ils se posent sur moi mais j'aime croire que c'est temporaire.

Je m'en vais ensuite, silencieusement.

Revenir à Poudlard m'a fait sérieusement regretter le repousse moldu parce que la présence de Sherlock m'aurait fait beaucoup de bien. Mais bon, on fait comme on peut. La plupart des gens sont partis, il ne reste que les membres de l'Ordre. J'ai aidé, brièvement nettoyé, longuement discuté avec Minerva et Kinglsey. Je me suis proposée pour l'enterrement de Rogue. J'ai pu discuter avec Harry correctement. Je pense qu'il mérite un enterrement décent, et je n'étais pas sûre de son camp pendant cette septième année mais j'étais certaine qu'il ne voulait ni la mort de Dumbledore ni un traitement des élèves de la sorte. Je le sais paarce qu'il me l'avait dit.

À sa façon.

J'ai regardé le trio et Neville, l'air las et fatigué ils n'ont nulle part où aller. Le Terrier ne va pas être joyeux pour le moment.

- Ça vous dirait de passer à Baker Street ?

Ils lèvent la tête vers moi. Hermione s'apprête à refuser mais j'ajoute.

- Je dois régler quelques trucs personnels mais dans deux heures c'est finis. Je refuse de vous laisser seul dans cet état et mon père risque de véritablement m'arracher la tête si je m'en vais pour plus de 48h. Venez, on mangera quelque chose, on dormira dans le salon et on regardera des films. Une soirée normale où on pourra prétendre que rien n'est arrivé.

Neville hoche la tête. Harry et Hermione regardent Ron qui a son regard plongé dans le mien. Je le soutiens du regard et ajoute :

- Le temps d'une nuit. Juste pour faire semblant.

Il hoche la tête.

- Vous connaissez l'adresse, Hermione et Neville vous montreront.

Je m'apprête à sortir puis fronce les sourcils et me tourne vers eux.

- Oh, Harry, Ron, je suis en couple avec Sherlock, ne soyez pas surpris.

- Ton oncle ? Demande Harry, l'air dégoûté.

- Non, ça c'est Mycroft. Sherlock c'est "le meilleur ami de mon père". Et si j'entends encore un ton pareil en parlant de mon couple je te coupe en deux.

Je retourne à Baker Street, transplanant directement.

- AH!

Je souris doucement et me tourne vers Papa.

- Devine qui va accueillir une pyjama party ?

- Pardon ? Dit Sherlock dans mon dos.

- Elizabeth si tu pouvais arrêter de t'en aller sans nous laisser le choix, soupire mon père en sepinçant l'arrête du nez.

- C'est finis, j'ai fais ce que je devais faire. En parlant de faire ce qui devait être fait, j'ai invité le trio d'or, Ginny et Neville à passer la nuit ici. Juste une seule, je précise en voyant le regard de mon père. Ils font des cauchemars..

- .. Elizabeth..

- Une seule ! Et avant qu'ils arrivent je vais m'occuper de Lestrade, Mrs Hudson et Molly.

- Une seule, grogne-t-il.

Sherlock est assis sur son fauteuil, accordant son violon. Pendant que mon père va dans la cuisine nourrir Rosamund (qui m'a sauté dans les bras quand je suis arrivée), j'embrasse doucement ses lèvres. Il répond à peine à mon baiser. Je fais la moue.

- Quel est le problème ? Pourquoi tu boudes ?

- Je ne boude pas.

Je m'assois sur l'accoudoir de son fauteuil et glisse ma main dans ses boucles.

- tu m'as manqué, tu sais, je te raconterais tout ça en détail, je lui murmure.

Je sens le regard de mon père. Je sais qu'il est encore septique vis-à-vis de notre relation mais je pense franchement qu'il va s'y faire.

- Pas ce soir, tes amis viennent, répond-il dédaigneusement.

Oké, Sherly râle parce qu'il aura pas assez d'attention. Est-ce que ça m'étonne ? Non. Est)ce que c'est adorable ? Oui.

- Et tu penses que je vais m'empêcher d'être niaise ? Ca fait des mois que j'attends d'être avec toi, je m'en fiche d'avoir l'air débilement amoureuse. Je suis débilement amoureuse.

- Peut être que moi ça me dérange, dit-il froidement.

- Si ça te dérange je ne ferais rien.

- Ça ne me dérange pas, dit-il, très bas, regardant ailleurs

Je souris doucement et caresse sa nuque. Je lève la tête vers mon père et arque un sourcil.

- Tout va bien, Papa ?

- Mrf... oui. Ne soyez pas bruyant, pour la petite.

- On lancera un assurditio. Seuls ceux dans la pièce pourront entendre de quoi on parle et Sherly sera là pour nous surveiller.

- Ne m'appelle pas Sherly, grogne Sherlock.

- Je n'ai toujours pas accédé à ce privilège, j'explique à Papa. Tu peux envoyer un texto à Mrs Hudson, Lestrade et Molly ?

Papa s'en charge. Les trois gaillards arrivent sans comprendre. Je me présente rapidement, évitant de donner mon nom de famille. Dans mon dos, j'agite ma baguette puis prononce le sort. Leur visage s'éclairent puis ils froncent les sourcils, commençant à m'assomer de questions. J'attends que tout se calme en silence puis entreprends de tout leur raconter, de la naissance de Harry, de mon arrivée à Poudlard jusqu'à la guerre.

Pendant que Papa va préparer des verres de whisky histoire de les secouer (surtout Miss Hudson), j'illustre mon récit avec de simples sorts et montrant ma baguette. Ensuite je me rassois et commence à répondre à leur (centaine) de questions.

Sherlock finit par prétexter un ennui profond et s'en va faire un tour, je lui rends son écharpe mais il chasse ma proposition d'un geste de la main.

Au bout d'un moment, Lestrade est appelé et Molly doit rentrer chez elle aussi. Seule Mrs Hudson reste, râlant à quel point je ressemble à Sherlock et que je lui tiens trop de secret. Je souris doucement et la laisse me prendre dans mes bras autant qu'elle veut.

Finalement on frappe à la porte, au même moment où Rose me demande de la mettre au lit. Je la mets en pyjama et lui raconte le conte de "Babitty Lapina et la souche qui gloussait", m'amusant à faire de mini feux d'artifices à l'aide de ma baguette.

- Elizabeth ? Souffle la voix de Papa.

- Mmh ?

- Tes invités sont là.

J'embrasse le front de Rosamund et sors. Papa embrasse doucement ma joue.

- Encore merci de me laisser faire ça, Papa.

- Ça vous fera du bien.

Je vais dans le salon où Ginny fonce me prendre dans ses bras. Je me crispe et caresse doucement ses cheveux.

- J'ai envie de présenter mes excuses mais... je sais que tu n'en veux pas, et que ce n'est pas ce que tu veux entendre aujourd'hui.

Elle hoche la tête avec un sourire mais des larmes perlent aux coins de ses yeux. Je commande des pizzas et Ron observe l'appartement avec curiosité, alors que Hermione s'est presque jetée sur les livres.

- je vous conseillerais de ne pas trop chipoter, Sherlock est très pointilleux avec ses affaires.

- Où est-il, d'ailleurs ? Me demande Neville.

- Partit faire un tour, il rentrera plus tard. Que voulez-vous boire ? Thé, café, sodas, eau plate ?

- Thé, répondent-ils tous à l'unisson à part Harry qui réclame un coca.

Je m'exécute avec l'aide de Neville.

- Alors comme ça tu es... avec Sherlock ? Demande Ginny.

- Ouep. Il était pas mal en colère que j'efface sa mémoire mais je le referais sans hésitation. Ils vont tous bien, sont tous en bonne santé. Je ne pense pas que c'est grâce à moi mais au moins je ne les ai pas mis en danger.

- Et ton père, comment il le vit ? Demande Harry.

- Pour être franche, j'en sais rien. Il est encore dans l'euphorie de mon retour et j'ai peur du moment où il va revenir sur terre. Après je sais bien qu'il est dans le délire du papa protecteur et que personne n'est assez bien pour gnagnagna mais bon.. Son meilleur ami et témoin, c'est délicat.

Ron grimace pour confirmer.

- Et ton âge le dérange ?

Cet interrogatoire me dérange un peu, heureusement je sais qu'aucun d'entre eux n'est entrain de me juger et que c'est juste de la curiosité.

- Je pense que le fait d'avoir des sentiments pour qui que ce soit le dérangeait plus que le fait que je sois plus jeune que lui.

Neville a un sourire fier, il savait avant tout le monde. Je le regarde du coin de l'oeil. Moi aussi je suis fière de lui. De ce qu'il est devenu. ça m'emmerde profondément qu'il soit devenu aussi mature à cause de circonstances horribles.

Mais je suis fière.

La porte s'ouvre et Sherlock entre, il regarde tout le monde un à un, déduisant ce qu'i déduire.

- Mon cœur, j'ai commandé une pizza pour toi, margherita ?

Il tourne la tête vers moi, les pupilles dilatées et je vois qu'il avale sa salive. Le petit surnom l'a surpris.

- Oui.

Il va dans la cuisine et regarde Neville en fronçant les sourcils. Je m'essuie les mains et le regarde, m'approchant.

- tu vas aller dormir ou rester avec nous ?

- C'est mon appartement, répond-il froidement. Je ne veux pas que vous fassiez n'importe quoi dedas.

- Sherlock c'est toi qui as tiré dans le mur.

- Accident, grogne-t-il.

- Menteur.

Il hausse les épaules. J'éclate de rire et il a un petit sourire de fier. Une fois les thés servit, Sherlock s'assoit dans son fauteuil. Certains sont dans le canapé, d'autres les chaises, Neville s'est élégament assis sur le fauteuil de mon père. Je m'assois sur l'accoudoir de Sherlock qui glisse son bras autour de moi et me faire délicatement tomber sur ses genoux.

Je lève les yeux vers lui mais il prétend ne pas me voir. C'est pourquoi je me blottis contre lui et il se met à frotter mon dos du bout des doigts.

La conversation commence, petit à petit nous discutons de ce qu'il va se passer maintenant. Harry et moi parions sans hésiter que Kinsgley va devenir ministère de la magie.

Et, franchement, il mérite.

Quand les pizzas arrivent, elles sont rapidement englouties sauf Sherlock qui grignote une seule part et quelques bouchées des miennes (uniquement parce que je le force). On continue de discuter, beaucoup. On parle de cette année, de ce qu'on a vécu, jusque tard dans la nuit.

Je ne sais pas trop quand je me suis endormie, je ne sais pas trop si j'étais la première. Ce que je sais c'est que Sherlock n'avait pas bougé et caressait doucement mes cheveux. Quand j'ai levé la tête vers lui, encore à moitié endormie, il m'a juste souris comme il le fait rarement et m'a murmuré :

- Tu m'as manqué, Elizabeth.

Avant de me serrer très fort.


Alors ?