Un chapitre un peu spécial de nouveau. Drôle – je l'espère en tout cas-, mais pas que…

Sinon, j'ai failli tomber de ma chaise en découvrant que le document word qui contient cette fiction vient de dépasser les 60 pages ! Comme quoi les conneries, ça prend de la place =D

Je vous laisse découvrir tout ça =)


Acte 17 : Le jour J


[ 18 : 21, New York city Hall - Mairie ]

Tony : Les gars matez-moi ça, il y a du beau monde ! 232 supers héros, c'est un record, non ? Et il y a des filles plutôt pas mal dans le lot…

Thor : Je ne suis pas sûr de bien saisir les mœurs de Midgard, mais il me semble qu'il est impoli d'utiliser un appareil mobile lors d'une cérémonie comme celle-là, je me trompe ?

Tony : Allez mon pote, déride-toi. C'est pas parce que tu es venu accompagné qu'on doit compatir, laisses nous profiter !

Steve: Thor à raison, Tony, pose ce telephone!

Tony : Tu te fous de moi?! T'es le témoin, t'es devant, tout le monde te voit ! Moi je suis perdu dans la masse, c'est moins grave…

Loki : Les humains ne savent décidément pas se tenir…

Tony : Pfff, fouttez moi la paix ! Dis-moi que tu partages mon point de vue, Clint.

Clint : Mouaif…

Bruce : il a encore le cœur brisé par la dernière tentative de Natasha de le remettre dans la friendzone d'où il essayait gentiment de s'échapper…

Natasha : Hm, je fais partie du canal de discussion groupé, vous savez… Et depuis quand l'ancien connais des mots comme friendzone ?

Wade : Silence les gars, je me marie là !

Tony, stupéfait, lâcha une seconde son écran des yeux pour les poser sur le marié quelques mètres devant lui.

Deadpool, l'air de rien, se tenait bien droit aux côtés de Shiklah. Il avait revêtu un costume noir complet, au-dessus de sa traditionnelle combinaison rouge dont la seule réminiscence était le masque qui couvrait son visage.

- Il est fort, ce con, chuchota Stark à son voisin de gauche, avant de se rendre compte qu'il ne s'agissait pas de Steve comme d'habitude, mais bien de … Spiderman

- Arrêtes l'alcool, Stark, le railla l'homme araignée.

L'ingénieur s'apprêtait à protester vivement, mais autour de lui, tous se levèrent et un tonnerre d'applaudissement inonda la salle.

Les convives crièrent, s'envolèrent, chacun faisant montre de ses talents particuliers en honneur aux jeunes mariés.

Le couple s'enfuit sous l'avalanche d'objets volants, d'eau, de glace et autres signes d'encouragements.

Tony parcourut la salle des yeux, à la recherche d'un potentiel allié à aller embêter.

Il trouva Steve, non loin, dans son magnifique costume noir.

Les épaules de Stark s'affaissèrent. Son plan diabolique visant à ridiculiser le soldat avait lamentablement échoué.

La foule l'éloigna cependant de son ami, et bientôt il le perdit complètement des yeux. Tout en se dirigeant vers la sortie, il se saisit de son Starkphone.

Tony : Ben alors ma poule, t'as changé d'avis pour la tenue ?

Steve : Ahah, très drôle Tony, quand je pense que j'ai eu confiance en toi et Clint… Heureusement que Phil était là pour me remettre sur le droit chemin !

Tony : Rho, on plaisante, hein. T'es beau comme ça.

Il soupira en quittant les lieux. Une certaine mélancolie l'avait envahi lors de la cérémonie, mais il la chassa d'un mouvement de tête. La suite des réjouissances s'annonçait mémorable, et il était temps de rejoindre les autres.


[22 :30 – Manoir de Winfield Hall- Hall principal ]

Natasha souriait, mais, intérieurement, elle mourrait à petit feu.

Autour d'elle, Frère Vaudou, Chuck Moss le Shaman et Robbie Baldwin l'adolescent rebelle la retenaient captive d'une conversation qui l'ennuyait au plus haut point.

Elle cherchait discrètement du regard n'importe lequel de ses compagnons susceptible de la sortir de cette mauvaise passe.

Elle aperçut Clint qui fendait la foule en direction du somptueux buffet, et lui lança un regard de détresse entendu.

De loin, il lui sourit et se retourna, l'ignorant complètement pour aller aborder Elektra, elle-même occupée à remplir son assiette de petits fours.

« Enfoiré… » le maudit-elle, vidant sa flute de Champagne à grands traits.

A ses côtés, Chuck lui posa une question qu'elle n'entendit pas, et elle se contenta d'acquiescer vaguement.

« Pitié, que quelqu'un me sauve de cette galère… »

Comme pour répondre à ses prières, son Starkphone vibra dans sa pochette noire. Elle s'excusa hâtivement et s'enfuit sous le regard médusé des trois hommes.

« Qui est donc mon sauveur ? »

? : Agent Romanoff ?

Natasha : Ca dépend qui le demande…

?: Dieu merci, Natasha, tu vas pouvoir m'aider.

Natasha : à qui ai-je l'honneur ?

? : Shiklah, épouse de Deadpool. Enfin, normalement.

Natasha : Félicitations. En quoi puis-je me rendre utile ?

Shiklah : Tu connais Wade aussi bien que moi, il m'a raconté que c'est toi qui lui a recousu la tête lorsqu'il s'est fait décapité… C'est bien aimable, vraiment.

Natasha : Tout le plaisir était pour moi.

Shiklah : Bref. Wade a disparu, je n'arrive pas à mettre la main dessus ! Ce manoir est gigantesque, et je me fais arrêter par des invités curieux toutes les cinq minutes… Je me suis dit qu'un super espion pourrait peut-être s'intéresser au sort de mon mari ?

Natasha : Tu es inquiète ?

Shiklah : Plus ou moins…

Natasha : Il est immortel, pas de panique.

Shiklah : Certes, mais j'ai surtout peur qu'il ait paniqué et choisit de quitter le pays avec une petite jeune !

Natasha : Ah ça c'est un risque, en effet… Je vais voir ce que je peux faire !

L'agent Romanoff rangea son téléphone, un sourire sur les lèvres. C'était bien Deadpool ça, disparaître juste après la cérémonie… Ravie de cette occasion de fuir les mondanités, elle décida de se lancer à sa recherche.


[ 01 :50, quelque part dans les couloirs. ]

Tony avançait comme dans un rêve. Il fuyait les lumières et la fumée qui envahissaient la piste de danse sur laquelle il se trémoussait depuis deux bonnes heures.

Malgré ses promesses de ne plus boire d'alcool dans un lieu ou Loki déambulait, il sentait sa tête tourner et le sol tanguer légèrement sous ses pieds.

Il quittait sans regret l'atmosphère surchargée et nébuleuse pour un peu de sérénité.

Il avait croisé Steve et Bucky, qui jouaient au billard quelque part… I avait oublié ou. Banner était rentré, Natasha introuvable et Clint n'avait pas lâché Elektra de la soirée. C'est donc dans l'idée de trouver les frère Odinson qu'il se lança à la conquête des immenses couloirs de marbre italien.

Après quelques minutes d'errance, l'ingénieur déboucha finalement dans un petit salon à l'atmosphère plus calme. Les basses résonnaient encore dans son crâne, peuplant la nuit de chimères dansantes.

Il reconnut Thor, affalé dans un canapé en cuir vert bouteille.

Alors qu'il entreprenait de rejoindre son collègue, Tony frotta furieusement son visage pour chasser les traces de sa légère ébriété.

Contrairement à son habitude, Thor n'était pas en train de rire ou de parler fort, de briser une chope de bière ou de se battre. Enfoncé dans son canapé, il écoutait d'une oreille la conversation tenue par le groupe d'adolescent qui l'entourait.

- Bah alors mon pote, t'es fatigué ?

Le guerrier mit trois longues secondes à lever les yeux vers le nouvel arrivant.

- Un peu…

Les adolescents partirent d'un grand éclat de rire. Tony laissa un sourire naître sur ses lèvres.

- Qu'est-ce que vous lui avez fait, les gars ?

- Nous ? rien ! se défendit l'un d'eux, un petit brun que Tony Stark ne reconnut pas.

Le jeune homme s'approcha alors de Thor, sous les encouragements de ses amis, et lui glissa une cigarette entre les lèvres.

L'ingénieur éclata de rire en constatant qu'il ne s'agissait pas de tabac.

- Mon dieu, Thor qui découvre la Marie-jeanne après des siècles d'existence… Bouges pas mon pote, Ça, c'est pour twitter ! ajouta-t-il en prenant minutieusement l'évènement en photo.

Il admira son œuvre avec un sadisme évident, avant de se retourner vers le groupe de jeunes.

- Bon les gars, vous n'auriez pas vu un pote à moi dans le coin par hasard ?

- Je ne sais pas si « pote» est vraiment le mot adapté, mais il y a Loki qui est monté sur le toit il y a une dizaine de minutes.

L'air entendu et graveleux de l'adolescent laissait supposer qu'il avait aperçu la photo compromettante de Clint, Loki et lui-même.

Tony allait s'insurger mais se retint. A quoi bon ? De toutes façons, personne ne le croyait…

[02 :30- Toit de l'aile Est ]

- Alors le gothique, tu t'exiles sur le toit pour accomplir un rituel sataniste ?

L'absence de réponse ne sembla pas contrarier l'ingénieur, qui s'avança vers Loki.

L'Asgardien était assis en tailleurs tout au bord du toit, son célèbre casque posé à côté de lui.

Tony s'installa à sa droite, laissant ses jambes pendre dans le vide.

- Si tu veux, j'ai amené des poussins et une centrifugeuse, pour compléter le rituel, souffla-t-il d'un air conspirateur.

De nouveau, il se heurta à une absence totale de réaction. Le géant avait les traits tirés et un pli soucieux barrait son front. Tony tiqua, surpris par l'inhabituel sérieux de son ancienne Némésis.

Il hésita un instant quant à la conduite à adopter. Une grande partie de son être aurait voulu poursuivre à faire des blagues débiles, par soucis de facilité. Il prit sur lui pour rester muet.

Sous leurs pieds, loin en contrebas, la ville s'agitait malgré l'heure tardive. Une fine pellicule de brouillard enlaçait les buildings d'acier bleuté.

Les minutes passèrent dans un silence mélancolique, seulement émaillé par le brouhaha lointain de la ville. Ce mélange de sons vagues et propres aux grandes étendues humaines glissait dans le vent et venait leur chuchoter à l'oreille.

N'y tenant plus, Tony demanda :

- Alors quoi, tu m'en veux à cause de cette vidéo ?

- Ne soit pas stupide.

L'humain haussa les épaules.

- Tu pourrais, parce que j'ai bien ruiné ton image.

Loki soupira, le regard toujours fixé vers la ligne d'horizon.

- Les gens oublient. Tes compatriotes auront ôté tout ça de leurs mémoire le jour où j'obligerai quiconque évoque cette vidéo à avaler ses propres membres un par un.

- Ravi de voir que tu n'as pas perdu ton sadisme coutumier. Si ce n'est pas ça, alors quoi d'autre ?

L'Asgardien eut un nouveau soupir, plus long que le précédent. Bien conscient qu'il ne se débarrasserait pas du curieux si facilement, il prit le parti de répondre.

- Les jours comme aujourd'hui me dépriment.

- Voir tant de gens heureux, ça te rappelle que tu as échoué à détruire toute trace de vie et de bonheur dans l'ensemble des mondes ?

Loki le gratifia d'un coup de poing dans l'épaule qui arracha une grimace à l'ingénieur. Le demi-dieu poursuivit, alors que Tony massait discrètement son bras endolori.

- Ne dit pas n'importe quoi, stupide créature, je serais un seigneur juste et miséricordieux. C'est juste que je vois les autres évoluer, construire, avancer dans leurs projets. Mon frère sera roi, il va se marier avec cette humaine. Banner prend sa vie en main, il avance, il quitte les Vengeurs pour se consacrer à sa propre destinée. Steve recrute, développe votre groupe, se bat pour ce en quoi il croit. Même un incapable comme Wade Wilson décide de faire quelque chose de constructif, ajouta-t-il, dépité.

Tony ne put qu'approuver cette dernière phrase d'un hochement de tête.

- J'en suis à observer de simples mortels évoluer à une vitesse fulgurante, alors que je reste moi-même prisonnier des mêmes dédales depuis des siècles.

Le Vengeur ne répondit rien. Qu'y avait –il à répondre à cela ? Lui aussi en était là : Pepper partie, l'alcool comme seule compagne, des millions de dollars mais sans personne pour qui les dépenser…

- T'es déprimant, dit-il remarquer après un instant de calme.

Loki eut son premier sourire de la soirée.

- Tu as raison. C'est indigne du dieu moqueur. Ça ira mieux demain.

Tony lui jeta un regard en coin. Il en doutait fortement. Prit d'un soudain élan de compassion, il ouvrit les bras.

- Allez, viens par là.

- Qu'est-ce que tu crois faire, exactement ? s'enquit Loki, haussant un sourcil vaguement inquiet.

- Un truc d'humains, ça s'appelle « consoler ». Si pour une fois tu pouvais essayer d'y mettre du tien et de ne pas te comporter comme un parfait abruti…

Voyant que l'autre ne bougeait pas d'un pouce, Tony souffla d'impatience et s'approcha lui-même du Dieu pour lui offrir une accolade de réconfort. Ce dernier n'en menait pas large, l'air plus paniqué qu'autre chose.

- Détend-toi bordel, c'est pas une purge non plus, je suis pas en train de t'enfoncer un piano dans le…

- C'est bon, j'ai saisi le concept l'interrompit hâtivement Loki, peu désireux de découvrir la suite de cette phrase imagée.

Tony le libéra de son supplice dans un sourire, et s'appuya sur son épaule pour se remettre debout. Il s'étira en grimaçant et lui tendit la main pour l'inciter à se relever à son tour.

- Allez mon pote, c'est l'heure où les filles commencent à avoir trop bu. On ne va pas louper ça quand même ?

Loki leva les yeux au ciel, mais accepta tout de même la main tendue.

Ensemble, ils s'engouffrèrent de nouveau à l'intérieur du manoir.


[ 05 :40 – Donjon ]

-Wade !

Le mercenaire sursauta brusquement, tiré de sa concentration.

- Nat ! Qu'est-ce qu'il y a ?

L'espionne entra dans la pièce comme une furie et failli glisser, en talons sur le pavé humide.

Elle y avait passé du temps, mais finalement il était là, ce fichu mercenaire. Assis dans un coin sombre des catacombes dissimulées sous le manoir. Les tunnels creusés dans la pierre étaient froids et suintants, et les rats grouillaient.

- Comment ça qu'est-ce qu'il y a ? Tu disparais une heure à peine après ton mariage et je te retrouve dans les catacom… Je rêve ou c'est une gameboy ?

Wade regarda attentivement la console qu'il tenait dans les mains, comme s'il la découvrait pour la première fois. L'appareil émettait une musique douce et régulière, totalement incongrue en cet endroit. L'espionne le fusilla du regard et dit un pas dans sa direction.

- Ah bah oui, c'est ma gameboy. Ne me tues pas !

Natasha continuait à s'approcher de lui, de plus en plus menaçante.

- Mais je voulais juste finir pokemon Y, murmura-t-il d'une petite voix.

Il aurait volontiers reculé si un mur dans son dos ne lui avait pas barré la route.

- Et puis me taper tous ces crétins que j'ai pas envie de voir, ça m'as mis mal à l'aise. Pitié, tues-moi mais m'obliges pas à y retourner !

L'agent Roumanoff le toisa de toute sa hauteur. Dix secondes s'étirèrent, incertaines, avant que la jeune femme ne relève sa robe de soirée pour venir s'asseoir en tailleurs aux côtés du mercenaire.

- Alors, t'as combien de badges… ?


Voilà pour vous ! J'espère que ce format vous plaît toujours, et que le changement de ton ne vous auras pas trop dérangé ! J'essaie de me renouveler un peu, sans perdre mon point de départ )

Dites-moi tout ! =)

La bise,

Laukaz – The Lab.