Chapitre 4 : chez le Black

Coucou

je reviens d'un voyage à San Diego et au Mexique où j'ai construis une maison, si ça vous intéresse, j'ai écris un article sur mon tumblr (one year in Red Deer) et j'ai mis pleins de photos!

je suis fort fatiguée et me dirige vers mon lit, je ferais les réponses aux questions la semaine prochaine mais pour vous occupez, un petit OS Mycbeth!


Quand j'ouvre les yeux, je suis dans les bras de George qui me regarde avec un sourire. Je fronce les sourcils et fais la moue.

- Déjà debout ?

- Il est 11h..

Je fronce les sourcils et remarque qu'il a mon téléphone.

- Tu as pris des photos..

- Tu vas les adorer, me promet-il. Maintenant passons aux choses sérieuses.

Je le regarde, sans comprendre, à moitié endormie.

- Choses sérieuses ?

- Bonjour, Elizabeth..

Il glisse sa main sur ma joue et m'embrasse lentement, légèrement au dessus de moi. Je souris contre ses lèvres et me tourne lentement, inversant les rôles. Il rompt le baiser pour arquer un sourcil, posant ses mains sur mes hanches.

- Mmh.. J'aime beaucoup..

Je souris en coin et ondule du bassin contre lui. Il se raidit et me regarde, le regard brillant. Je me lève lentement.

- Je vais prendre une douche.

- Quoi ? Pardon ?

Je fais semblant de ne pas l'entendre et vais dans la salle de bain, la fermant à clef avant de me déshabiller. J'entre dans la douche quand j'entends un "CRAC" bruyant et sursaute. Je fais un tour sur moi-même et aperçois George qui me sourit. Je rougis furieusement et plaque ma main sur ma forêt interdite et mon bras autour de mes.. Boursouflets.

Et vu la taille qu'ils ont, je suis généreuse.

- Comment ?!

- Tu ne sais pas ? S'amuse-t-il. Fred et moi avons réussis notre examen de transplanage.

Argh.. Bordel.

Il me regarde, avec un sourire, avant de s'avancer, me murmurant tout de même :

- Si tu veux que je sors, dis le moi..

- Je ne veux pas que tu sors.. Mais je ne veux pas faire l'amour.., je murmure en levant les yeux vers lui.

- Entendu.

Il pose ses mains sur ma taille, me regarde de haut en bas puis me sourit.

- Tu es magnifique.

Je ne réponds pas et il n'en tient pas compte : se mettant à embrasser mon cou. Je ferme les yeux et me mords la lèvre. Mais des pensées parasites foutent le bordel :

Qu'est-ce que Papa dirait ?

On s'en fiche !

Est-ce qu'il l'a déjà fait quand j'étais là ?

Beurk !

Est-ce qu'il l'a déjà fait avec Mary dans la douche ?

Bon sang ai-je envie de penser à la vie sexuelle de mon père quand je suis avec mon petit ami ? Non ! D'ailleurs, qu'est-il entrain de..

La main de George s'est glissé sur ma cuisse pour m'attirer contre lui. Je me mets, moi aussi, à embrasser son cou. Quand il me caresse l'entre cuisse, je mords son cou et entends un gémissement rauque. Il se recule précipitamment.

- Je t'ai fais mal ?

- Non.. Non pas du tout..

Je remarque la bosse de son caleçon et souris.

- Oh..

- Je vais te laisser te laver, me sourit-il.

Il sort de la pièce. Je prends une bonne douche puis m'habille. Quand il va faire de même, je prépare le petit déjeuner. Il me rejoint et s'approche lentement, collant son torse à mon dos et se baissant pour me souffler.

- C'est sympa.. Non ?

- George Weasley, je vais vous brûler avec ces œufs avant que vous n'ayez le temps de dire "mandragore".

- Personne n'a le temps de dire mandragore.

- Prends le lait dans le frigo.

Il fronce les sourcils.

- Le quoi ?

Je le fixe.

- Merlin, comment font les sorciers ?

Je sers les œufs puis sors certains condiments du frigo. On mange. Il me raconte les dernières inventions qu'ils ont fait pour leur magasin. Avant que nous partions pour le musée d'histoire naturelle, j'allume mon ordinateur quelques épisodes de "Bill Nye The Science Guy" [NDA : le "C'est pas sorcier anglophone]. Je souris au regard interrogateur pour George.

- Pour ton père. Ca lui plaira.

- Il n'a plus beaucoup le temps, El..

J'enfile ma veste puis sors. Nous nous dirigeons vers la station de métro.

- Il m'adore, je lui ferais les yeux doux et ça suffira.

Il me regarde et sourit en coin, avançant son visage.

- Je suis jaloux.

Je l'embrasse sur les lèvres.

- Mieux ?

- Mmh.

Je souris et m'arrête, je passe mes bras autour de son cou et l'embrasse langoureusement. George caresse ma taille et remonte sa main le long de mes côtes.

- Mmh mmh..

Nous nous interrompons. Je vois un Gregory Lestrade très mal à l'aise. Je rougis.

- Gregory !

- Elizabeth..

- George Weasley, s'introduit George. Le petit ami.

Il serre chaleureusement la main de Lestrade qui le fixe, surpris. Evidemment qu'il allait se présenter en tant que petit ami.

- Inspecteur Gregory Lestrade.

- Un ami, je souris à George.

- Vous n'étiez pas au mariage, remarque Greg.

- En effet, c'est encore secret. Si vous dites quoique ce soit à Papa je fugue et je dis que vous m'avez brisé le cœur, je menace.

Lestrade se crispe totalement.

- Pourquoi ne pas le dire à John ?

- Oui, El, pourquoi ?

- Il flipperait. Et ça ne regarde que moi.

- Mmh.., intervient George.

Je le fusille du regard. Il se tait.

- S'il vous plaît.

- Bien.. Je garderais le secret..

- Super. Parfait. Merci. Excellent.

Je souris.

- je peux vous aider ?

- Je venais voir comment tu allais mais je vois que ça va..

George a un sourire arrogant. Je lève les yeux au ciel puis regarde Lestrade.

- En effet. Je vous laisse. George habite la campagne et il n'a jamais vu le musée d'histoire naturel.

- Ennuyeux.., soupire George.

Je roule des yeux et le tire par la main. Nous entrons dans le métro. George me fixe en attente d'explication.

- Un espèce d'auror. Ami de mon père et Sherlock. Sherlock a pas mal de ses enquêtes "officielles" grâce à lui. Il s'en voulait beaucoup suite à la mort de Sherlock. Il a cruu pas mal d'idiots qui disaient que Sherlock était un imposteur.

- Je vois.. Il sait ?

- Pour.. Non. Je lui en parlerais certainement un jour.

Il hoche la tête. Nous atterrissons au musée quinze minutes plus tard. J'ai prévu d'en faire plusieurs avec lui mais j'abandonne vite l'idée. George est sans doute moins fasciné par les moldus que son père mais tout l'enchante, la partie sur le corps humain l'impressionne (DE LA BIOLOGIE ET ANATOMIE BASIQUE BON DIEU), les squelettes le rendent fou et il s'arrête dix minutes ou presque à chaque endroit.

Je vais lui acheter une baleine en peluche à la boutique souvenir. Il rit et l'accepte avec plaisir.

- je te revaudrai ça.

- Ca m'a fait plaisir, George.

- Allons manger, propose-t-il.

On trouve un restaurant assez rapidement.

- Ensuite, tu rentres et moi je vais attendre Mycroft.

Il soupire et fait la moue. J'arque un sourcil.

- George Weasley.

- Mmh.. D'accord.

- Pourquoi Fred et George ?

Il lève la tête vers moi, sans comprendre, je précise :

- Tous .. Vous avez un surnom et le prénom. J'imagine que Fred pour Frédéric, à la rigueur. Mais, William, Charles, Perceval, Ronald et Ginevra puis.. Vous.

- Les frères de ma mère, explique-t-il. Gideon et Fabian. Ils sont morts pendant la première guerre. Je crois qu'elle voulait leur rendre hommage, elle n'aime pas vraiment en parler.

J'hoche lentement la tête et mange en silence. Silence qu'il interrompt en me demandant :

- Où est enterré ta mère ?

Je sursaute et relève brusquement la tête

- Pardon ?

- Tu ne me présentes pas à ton père, mais ta mère ?

- Elle est morte, George.

- Je sais. Mais je veux me présenter;

- On fera ça une autre fois..

- A Noël, m'indique-t-il.

Etonnement, je ne pense pas avoir le choix. J'hoche la tête. Une heure plus tard, nous sortons du restaurant. Je me tourne vers lui.

- A ce soir.

Il me sourit et prend mon visage dans ses mains, m'observant quelques instants avant d'embrasser ma joue avec une douceur infinie. Je lui souris et vais dans la station de métro. Je sens son regard dans mon dos mais quand je me retourne, il a disparu.

Je rentre à la maison et vais préparer mon sac, vérifiant l'avancée du téléchargement. Je regarde ensuite les photos que George a prise et décide, sentimentalement, d'en mettre une en fond écran.

Je crois que c'est ma préférée, hier dans le parc. Je suis prise d'un fou rire devant ses idioties (comme d'habitude) et il me couve du regard.

A l'heure pile, on frappe à la porte. Je sors, j'ai envoyé Frodon auprès de Harry, il me rejoindra sur place (Comment ? pas la moindre idée). J'ai donc mon sac et mon chat. Je mets le sac dans le coffre et mon chat sur mes genoux. Mycroft le fixe avec dégoût. Je lui souris.

- Alors ?

- Lis ça.

Il me tend un papier avec écrit d'une écriture fine et toute en rondeur : "Le quartier général de l'Ordre du Phénix se trouve au 12, Square Grimmaud, Londres".

- Retiens le, m'ordonne-t-il avant de le ranger dans sa poche. Nous devons parler.

- vous êtes membre de l'Ordre ?

- Non, malgré mon poids dans le domaine, je suis fortement désavantagé dans mes affaires si je suis politisé, susurre-t-il. Et s'afficher avec Dumbledore est désormais une forme de politisation.

Je fronce les sourcils et hoche la tête.

- Si je parviens à en faire partie.. Je vous tiens au courant ?

- Je reste protegé par l'Ordre et si la situation.. S'envenimait, j'en ferais partis. Secrètement, bien entendu, précise-t-il. Je suis sympathisant.

Je souris en coin et le regarde.

- C'est un oui.

- Tu n'y parviendras pas.

- C'est un défi ?

Il roule des yeux et se penche.

- Elizabeth. Fudge est terrifié à l'idée de perdre sa place. Il va mettre comme professeur des Dffense contre les Forces du Mal une incompétente adoratrice de sa personne. Son seul but sera de vous empêcher de vous défendre. Il pense que Dumbledore veut le monter contre lui.

- Je le fais toute seule, je grogne.

- Tu ne dois pas être.. Idiote avec elle. Tu dois être subtile, tu m'entends ?

je me crispe et lève les yeux vers lui.

- Pourquoi ?

- Elle est folle.. Elle ferait n'importe quoi pour obéir aux ordres, pour le pouvoir.

- Oh.. Ok..

Je déglutis. Nous arrivons dans la rue.

- Je viendrais te voir une dernière fois avant la rentrée, n'oublie pas ce que j'ai dis.

- Non..

- Pense à ce que tu viens de lire en sortant.

Je sors, prends mes affaires et lance un dernier regard à Mycroft. Il ne me regarde pas. J'inspire, me place entre le 11 et le 13 et pense à ce que j'ai lu.

Et là, sans que je comprenne, le 12 apparaît. Je m'avance, pousse la porte qui est ouverte et pénètre dans une maison sombre.

- Hey ?

Je vois deux têtes rousses identiques s'approchées mais une voix grave les fait s'arrêter.

- La voilà : ma sorcière préférée.

Je ris doucement et regarde Sirius : propre, portant un costume sorcier aux couleurs sombres mais seyant. Il ouvre les bras.

- Je ne peux pas dire la même chose pour toi. Mais je suis ravie de te revoir.

- Toujours Remus dans ton cœur, hein ? s'amuse-t-il en me prenant dans ses bras.

Je souris à George et réponds.

- Mmh.. non.. Mais un farceur, sois certain.


OS : Réunion de famille

Nous sommes en route vers les Holmes, pour un Noël "en famille". Je crois que je suis encore plus nerveuse que la première fois. Cette fois ci, ils savent à propos de Mycroft et moi. Ça veut dire qu'ils sont impatients et qu'ils ont des attentes, je ne sais pas lesquelles mais ils en ont.

Et ça me stresse.

Et si leurs attentes soient que je sois câline ? Ou au contraire pas trop ?

Et si leurs attentes soient que je sois une petite amie soumise et..

Ouais, non, on parle de Mrs Holmes quand même.

Papa a mis des musiques de la comédie musicale "The Greatest Showman", il aime pas du tout (j'ai adoré), mais Rosamund adore les musiques et en général elle fait que se plaindre en voiture donc on a décidé de soigner le mal par le mal.

Parfois, quand Sherlock est là, il arrive à la calmer. Me demandez pas comment, il refuse de donner son secret, mais le fait est qu'il y arrive. Sauf qu'il est déjà chez les parents. Les watson arrivent un peu plus tard parce que j'avais des examens à terminer.

Et une fin d'examens à fêter.

On vit sa vie estudiantine comme on peut, hein.

John se gare finalement dans l'allée et je me ronge les ongles comme une affamée. Il me lance un regard un peu dégouté.

- Elizabeth ? Qu'est-ce qui te rend nerveuse ?

- Toooooout.

- Sois plus précise.

- Toutes les choses de cet univers.

Papa me coule un regard blasé et je pousse un grognement avant de hausser les épaules et de marmonner :

- j'en sais rien. J'ai peur qu'ils ne m'aiment pas.

- Ils t'adoraient avant. Ils t'ont adoré quand ils sont su, et ils t'adorent encore maintenant. C'est Mycroft qui devrait se ronger les ongles quand il me voit.

- Johnny Boy est effrayant ? Je me moque en souriant en coin, aallant chercher Rosamund.

- Si tu pouvais prétendre que tu me prends au sérieux, ça me ferait plaisir Elizabeth.

- Te prendre au sérieux me ferait plaisir aussi.

Je lui offre un sourire rayonnant et il me pince doucement le bras pour me taquiner. J'éclate de rire et sonne à la porte.

Papa nous couvre toutes les deux du regard. Je rejette des cheveux en arrière et susurre :

- je sais que nous sommes belles, mais tout de même.. Hein, Rose ?

- Vi !

Je souris et serre ma petite sœur contre moi, mon petit amour et ma personne préférée sur terre.

La porte s'ouvre et Mrs Holmes nous accueille aussi chaleureusement qu'elle est capable. Rosamund et moi on a quand même la chance d'avoir un pinçage de joue pour montrer à quel point on est mignonne et adorable et autre humiliant adjectifs.

Mr Holmes, qui m'avait serré la main la première fois, me prend dans ses bras comme si on était de fiers amis (ce que, j'imagine, nous sommes devenus).

Sherlock est installé dans le salon et je vais vite le saluer, profitant du mince instant avant que Rose lui fonce dessus.

C'est qu'elle est folle, de son parrain.

Et ça ne manque pas, elle crie et se jette dans ses bras. Mr et Mrs Holmes sont tout attendris et je vois bien que Papa est ravi lui aussi.

Je vais dans la cuisine où je trouve mon Holmes à moi, concentré sur son pc. Je m'avance en souriant. Il lève la tête vers moi et s'addoucit légèrement.

- Bonjour, Elizabeth.

- Bonjour, Mycroft.

Il regarde quelque chose derrière moi. Je tourne la tête et aperçois Mr et Mrs Holmes entrain de nous observer avec un air très interressé. Mycroft pousse un grognement. Je souris doucement et m'assois près de lui.

Je ne suis pas assez à l'aise pour l'embrasser devant ses parents, il devra faire le premier pas lui-même.

- tu vas bien ?

- Comment se sont passés tes examens ? Me coupe-t-il en reposant les yeux sur son écran.

- Tu pourrais me dire les résultats en passant un coup de fil, je susurre en me penchant en avant.

Il se crispe sensiblement et se penche légèrement en arrière.

Oké je vois.

- Je crains que tu vas devoir attendre comme tout le monde.

- Je vois, je souris en attrapant un verre d'eau et en sortant de la pièce en soupirant.

Certaines choses ne changent pas, j'imagine.

J'entends Mr et Mrs Holmes engueuler Mycroft pour être un petit ami bof. Je ne sais pas exactement si je fais la gueule mais je sais que ça m'embête qu'il soit si crispé.

Tout

Le

Monde

Sait

qu'on

Est

Ensemble

Dans

Cette

Baraque

Pète un coup, ça ira mieux.

Je pousse un soupir las pour la deuxième fois, j'adore être dramatique, et me dirige vers Papa qui regarde Sherlock et Rose avec un sourire. Je pose ma têtes sur son épaule en me blottissant et le pauvre mieux manque de faire un arrêt.

Ça n'arrive

Jamais ?

Même Sherlock fronce les sourcils l'air de rien mais s'abstient de commentaires.

Papa passe son bras autour de mes épaules, un peu hésitant, et me serre contre lui.

- Elizabeth, tout va bien ?

- Mrf.

- c'est Mycroft ? Me murmure-t-il sur le ton de la confidence.

- Moui.

Il fait la moue et embrasse doucement le haut de mon crâne.

Je n'aime pas râler sur Mycroft d'habitude mais c'est Noël et j'ai une vague de nostalgie. Et puis j'ai le droit de vouloir de l'attention, parfois. Mycroft boude quand je peux pas le voir certains jeudis à cause de mon travail scolaire.

Doucement mais sûrement, Mr et Mrs Holmes nous amènent des petits apéritifs, des petites choses à grignoter et je mange avec plaisir.

Mycroft nous fait l'honneur de sa présence et s'assoit dans le fauteuil un peu plus loin.

- Bon, nous voulions attendre les filles avant de le faire, sourit Mrs Holmes. Et si on commençait le sapin ?

Rosamund hurle de joie et je souris doucement en me levant, acceptant. Sherlock se lève et sort de la pièce pendant que Papa nous rejoint.

Rapidement, Mr et Mrs Holmes reviennent avec les décorations et nous nous mettons au travail. Je porte une guirlande comme un boa et roule des épaules pour faire rire Rosamund.

Quand Sherlock revient, il tient son violon et après un rapide accord, il se met à jouer des musiques de Noël.

- Enfin Mycroft, ronchonne Mrs Holmes. Participe !

- Et Sherlock alors ? Grogne-t-il.

- Sherlock a joué du violon! Toi, qu'est-ce que tu as fais?

- Fais plaisir à ta mère, insiste Mr Holmes.

Mycroft pousse un soupir des plus dramatiques, ce que je salue de ma propre expérience. Je le surveille du coin du regard puis m'approche avec ma guirlande en souriant.

- Ne fais pas cette tête, on va bien s'amuser.

Je passe ma guirlande autour de lui et je vois Sherlock avoir un petit sourire en coin. Pas son sourire moqueur. Juste un sourire amusé.

Mycroft se crispe totalement.

- Elizabeth, nous n'avons pas besoin de tes bêtises, dit-il froidement en élevant sèchement la guirlande.

Je serre les dents et le regarde en hochant la tête.

- je comprends. Mais pas de "nous", tu es le seul que ma bonne humeur dérange.

Je vois que Mrs Holmes s'apprête à intervenir mais je l'arrête.

- Non. Ne vous en faites pas, j'ai l'habitude.

Je vais me mettre de l'autre côté du sapin en ignorant le regard de Mycroft et continue de m'appliquer à la tâche en faisant rire Rosamund.

Je suis certaine que ses parents vont l'engueuler, mais je crois que je m'en fous. J'en ai marre d'être blessée par ses conneries. Il m'agace.

vers la fin, Rosamund veut mettre l'étoile sur le haut du sapin. Papa appelle Sherlock à la rescousse, faute de faire 1m65. Sherlock la prend sur ses épaules et je prends une photo en souriant. Sherlock est beaucoup plus agréable en compagnie de Rosamund.

Quand je me tourne je vois que Papa a disparu. Et Mycroft aussi. N'étant pas stupide, je vais dans la cuisine et les surprends en effet. Mon père pointe Mycroft du doigt.

- J'ai deux visions à vous proposer. La première étant, si Elizabeth n'était pas en couple avec vous, Sherlock et vous serez terriblement septique quand à son choix de petit et n'exigeriez que le meilleur.

- Je peux savoir à quoi tout cela rime, Dr Watson ?

- Je n'ai pas finis, répond froidement mon père. Deuxième vision, elle est dans une école avec des milliers d'élèves, prend le métro, croise des personnes différentes tous les jours. Vous n'êtes pas le seul à voir quelle personne extraordinaire elle est. Et peut être qu'un garçon le verra aussi, si ce n'est pas déjà le cas, et lui offrira ce que vous n'êtes pas capable de lui donner.

- C'est-à-dire ? Demande froidement Mycroft.

- D'être fier de l'avoir pour petite amie.

- C'est une menace ?

- C'est un conseil, répond mon père sur le même ton. Je ne vous toucherais pas parce qu'Elizabeth m'en voudrait, mais si je vois encore ce regard triste sur son visage dans les prochaines 24h, je peux vous garantir que la seule chose qui vous fera tenir debout sera votre parapluie.

Mycroft plisse les yeux.

Je m'éloigne en frottant ma nuque.

Non, je ne suis pas intervenue. Évidemment les visions que Papa a donné à Mycroft m'agacent, mais... pour le reste ?

Il n'a pas tort.

Nous terminons à table. Je me suis assise stratégiquement entre Mrs Holmes et Rosamund. En bout de table. Mycroft est à la droite de son père, ce dernier étant à l'autre bout de table.

Je suis les discussions sans réellement participer, je baille à m'en décrocher la mâchoire. Ces examens m'ont épuisé et je suis psychologiquement en pauvre état aujourd'hui. Je mange en feintant mon appétit, surtout par politesse.

Je me suis toujours dis que Mycroft était fier de m'avoir pour petite amie, juste mon âge l'embêtait. Mais visiblement j'ai dû me tromper. Je pense qu'il a juste honte de moi.

Quand Rosamund commence à chouiner, pleurnicher et ronchonner, signe qu'elle est fatiguée, je la prends aussitôt dans mes bras et explique que je vais la coucher.

Elle est sensée dormir avec Papa dans la chambre d'ami et moi avec Mycroft. Je la change, lui fais une toilette de chat et la glisse dans le grand lit.

Papa est sensé se mettre côté extérieur pour être sûre qu'elle ne tombe pas. Mais il est juste 22h.

Je me dis que je vais me coucher avec elle le temps qu'elle s'endorme et une fois bien endormie, je mettrais un oreiller et rejoindrais les autres.

J'enlève mon soutient, cette invention du diable et mes chaussettes, les gens qui dorment avec des chaussettes ne sont pas dignes de confiance. Je me glisse sous les draps et me couche près de Rosamund qui ferme déjà les yeux.

Je baille une dernière fois et ferme les yeux à mon tour.

Quand je les ouvre, j'ai une couverture jusqu'aux épaules et il fait clair dehors. Rose n'est plus dans le lit et j'entends des rires au rez de chaussée.

Je me suis endormie.

Quel gros bébé.

Je pousse un soupir et vais me débarbouiller. J'enfile des vêtements propres et me dessine un trait d'eye liner histoire de prétendre que je suis réveillée. Je descends les escaliers le plus silencieusement possible et entre dans le salon où je vois que tout le monde ouvre ses cadeaux.

- Ma chérie, me sourit mon père dés que je mets le pied dans le salon.

Il se relève et vient me prendre dans ses bras. Je grimace.

- Désolé. Tu étais sensé dormir dans le lit, tu as du dormir dans le canapé..

- Tu étais épuisé, excuse-t-il.

Il ajoute dans mon oreille doucement :

- Bien fait pour Mycroft.

Je ris doucement et lui souhaite un joyeux Noël. Je balaye la pièce du regard et souhaite un joyeux Noël à tout le monde, sans regarder Mycroft dans les yeux puis vais rejoindre Rosamund pour qu'elle me montre ses jouets.

Alors qu'elle me montrait comment sa poupée était flexible, je vois la pile de cadeaux avec mon nom. Je souris avec gourmandise et les ouvre.

Mr Holmes m'a offert des cactus, je le remercie très chaleureusement et ouvre celui de Mrs Holmes : un livre sur la physique en médecine, jje lui avais expliqué que je le galerais un peu. Sherlock m'offre un petit carnet en cuire noir plein d'écritures. Je fronce les sourcils et me tourne vers lui pour des explications.

- Des prises de notes de quand j'ai passé mon diplôme de chimiste, ça t'aidera peut être, dit-il nonchalamment.

Je souris, me lève et embrasse bruyamment sa joue. Il fait une petite grimace mais m'offre un sourire ensuite.

Le cadeau de Papa est le coffret des saisons du "Prince de Bel Air". Je souris en coin et lève les yeux vers lui.

- Je vais regarder ça en boucle.

- Tu le fais déjà, s'amuse-t-il.

J'attrape le dernier, celui de Mycroft. J'ouvre l'enveloppe et vois trois tickets pour le parc Harry Potter en Floride. J'écarquille les yeux et lève la tête vers lui

- T-trois ?

- Ton père, ta sœur et toi.

- Merci Mycroft, je souris doucement.

Mon père le remercie aussi.

- Elizabeth ? M'appelle Mycroft.

Je relève la tête et vois qu'il m'indique silencieusement de m'asseoir près de lui. Je plisse les yeux mais obéis et m'assois à ses côtés. Il porte son costume trois pièces verdâtre avec une cravate dans les rouges. Il enlevé la veste et desserrée la cravate.

- je voulais.. Te présenter mes excuses pour hier.

Je l'observe et hoche doucement la tête.

- Ce n'est rien.

Je vois qu'il tient le cadeau que je lui ai offert. Deux tickets pour l'orchestre symphonique de Londres. J'inspire.

- Tu n'es pas obligé d'y aller avec moi.

Il baisse les yeux vers moi et embrasse doucement ma joue.

- J'aimerais que tu m'accompagnes.

Je veux répondre mais un flash aveuglant m'interrompt. On tourne vivement la tête vers Mrs Holmes qui tient un énorme appareil photo.

- Mickey, passe ton bras autour de ses épaules!

- Maman...

j'éclate de rire, et j'entends papa mourir de rire de son côté aussi.

Joyeux Noël.