Chapitre 7 : visite du daron

Désolé pour ce retard, j'ai eu quelques petits problèmes avec ma famille d'accueil et je me sentais trop déprimée pour quoique ce soit. Tout est réglé et j'ai une nouvelle famille d'accueil adorable. Pour me faire pardonner je vais poster 2 OS (celui proposé + un Mycbeth) et des réponses aux questions!

N'hésitez pas à laisser une review, c'est mon unique salaire ;)


Le lendemain, je profite de l'attention portée au procès du Survivant pour faire la grasse matinée. J'ai parfaitement confiance en Dumbledore et ne m'inquiète donc pas. J'ai voulu aller voir le procès, j'avais préparé une petite négociation. Mon cheval de bataille était le fait que je voulais faire ça plus tard. Puis j'ai pensé aux autres, Ron et Hermione, qui devaient se faire un sang d'encre pour Harry et qui n'avait pas le droit d'y aller. Ce n'est pas juste.

Quand je descends, il est 10h. Je suis toujours en pyjama. Molly a l'air toute confuse dans la cuisine. Je fronce les sourcils. Elle m'aperçoit.

- Oh Elizabeth, j'allais venir te réveiller, tu tombes à pic ! Il y a quelqu'un pour toi dehors.

Je fronce les sourcils et vais voir. Papa est dans la bonne rue mais, faute d'avoir lu le papier du gardien du secret, ne trouve pas la bonne maison. Je souris et me dirige vers la porte.

- Elizabeth, tu es en pyjama, me souffle-t-elle.

- Oh.. Tant mieux, ce sera comme à la maison, je souris.

Je sors de la maison et rejoins Papa.

- Salut, Mr Watson. Comment va votre femme ?

Il sursaute et se tourne vers moi. Ses yeux bleus s'illuminent. John-Watson-Je-Suis-Incapable-De-Bronzer a prit des couleurs. Il embrasse ma joue.

- Où est la maison ?

- Tu as besoin d'un papier écrit pour Dumbledore pour entrer, et si j'ai bien compris il y a un repousse moldu. Tu ne pourrais pas.

- Oh..

Il a l'air déçu. Je fais la moue.

- Tu n'aimerais pas.. Sauf si tu aimes la déco style "maison hanté".

- Ca se passe bien ?

- C'est super.. J'ai l'impression que je pourrais servir à quelque chose. Rester en compagnie de l'Ordre, même si je n'ai pas le droit d'assister aux réunions, je participe aux débats pendant le repas.. J'aime beaucoup.

- Tu ne veux pas rentrer, comprend-il.

On s'assoit sur un banc. J'inspire et regarde le sol.

- C'était bien l'Europe ?

- Oh.. Je t'ai ramené des choses.

Il me tend plusieurs paquets. Puis me tend une bière belge.

- Elle n'est pas pour toi.

- Ah ? Pour Mr Weasley ?

- Tu sais, Elizabeth. Tu ressembles énormément à Sherlock. Et comme Sherlock, tu me prends pour un idiot. Ce n'est pas Neville qui envoyait toutes ces lettres. Et il y a une autre raison que la fainéantise au fait que tu m'en envoyais moins. J'imagine que tu n'en as plus besoin.

Je me crispe totalement et regarde la bouteille de bière avant de me mordre la lèvre.

- Je te le présenterai.. Pas maintenant.

- Qui est au courant ?

- … Mycroft, Sherlock et hm.. Lestrade nous a surpris. Je l'ai invité à la maison, mais on a rien fait ! J'ajoute précipitamment en voyant la vitesse à laquelle il tourne la tête. Et, c'est idiot, j'ai besoin de toi.

Il a un sourire désabusé. Je fronce les sourcils.

- C'est vrai. J'avais besoin de toi à la coupe du monde de quidditch l'année dernière, j'avais besoin de toi quand j'ai appris que Sherlock était en vie, j'avais besoin de toi quand.. J'ai réalisé que Mycroft m'avait mentit. J'avais besoin de toi quand j'ai vu le détraqueur. Mais, tu n'étais pas là. Ce n'était pas ta faute ou la mienne, mais un fait.

Je me lève, prenant mes paquets.

- Et.. Je sais que tu vas avoir un enfant qui aura encore plus besoin de toi. Un enfant que tu verras grandir, dés le début. Un enfant dont tu t'occuperas. Et, Papa..

J'inspire et lui souris.

- Je ne me mettrais pas en danger inutilement. Mais je suis la fille de mon père, et je ferais n'importe quoi pour mes amis. Et Harry est toujours en danger.

Il me fixe, l'air effaré. Je me baisse pour embrasser sa joue et lui murmure :

- Si Mycroft a accepté mon petit ami, tu peux être rassuré. Je te le présenterai quand je serais certaine qu'il est assez bien pour ça. Et, si je reste au QG, ce n'est pas pour m'éloigner de toi c'est juste.. Voldemort veut tuer les moldus Papa, c'est le seul moyen de m'assurer qu'on fait tout pour te protéger, toi et les gens que j'aime. Venez me voir à la gare, ça me fera plaisir.

Je souris et rentre au Square Grimmaud en déglutissant. Je vais dans la cuisine et lâche les paquets brutalement sur la table. Je regarde la bière belge, George n'en saura rien. Je la garde. Mrs Weasley me fixe.

- Tout va bien ?

- Super. Il m'a ramené des cadeaux de sa lune de miel ou, comme Sherlock l'appelle, "Vacances du sexe".

Elle rougit. Je n'en tiens cure. J'ai reçu un livre sur les monuments de Paris, un sur les prémices de la démocratie en Grèce, un sur la mythologie grecque et italienne. Et un porte clef avec l'Atomium. Je vais tout ranger. J'ai besoin de parler, à Sherlock.

Je l'appelle mais il ne décroche pas. Je lui laisse un message.

- Ecoute, Sherlock, j'ai vu Papa, il sait pour George. Si il te pose des questions, tu dis que c'est à moi d'y répondre. Fais le.. Fais le parce que je suis importante pour toi, je soupire. Je reste ici. Je me tâche du côté sorcier, mais tu dois protéger Papa du côté moldu. Rien ne doit lui arriver, tu entends ? Il est tout ce qu'on a.. Tout les deux, peu importe ce que tu penses à propos de ma vie sociale.

Je raccroche en soupirant. Je vais un peu aider Mrs Weasley. Les jumeaux font des expériences dans leur chambre. Ginny, Ron et Hermione discutent du procès. Sirius est sombrement allé s'enfermer dans sa chambre. Je fais pareil et branche mes écouteurs à mon téléphone, écoutant ma musique très fort.

M'isolant.

Plus tard, on vient me prévenir d'une voix extatique que Harry est innocent. Je descends dans la cuisine à toute allure et le prends dans mes bras. Surpris mais flatté, il tapote mon dos.

- Tu n'avais pas confiance ? S'amuse-t-il.

- En toi ? Si. En eux ? Non. Il est évident que je méprise la justice sorcière, j'ajoute à voix basse.

Je rejoins la danse des jumeaux et Ginny, chantant à leur rythme :

- Il s'en est tiré, il s'en est tiré, il s'en est tiré, …

Nous fêtons son innocence avec un bon repas. En soirée, quand nous allons nous coucher. Fred me sourit.

- Je vais aller discuter avec Harry et Ron. La chambre est libre.

- Oh.. Merci.

Je vais dans la chambre et m'allonge dans le lit avec la chemise bleue foncé de George. Celui-ci entre un peu plus tard et me rejoint. Je pose ma joue sur son torse, mon bras autour de sa taille.

- J'ai appris que ton père était venu.

- Ah oui ? C'est vrai, je souris doucement.

- Ca s'est bien passé ?

- Oui oui..

Il se redresse et me regarde. Je garde mes yeux résolument sur le bout de nos pieds. Il fronce les sourcils et embrasse mon front.

- Tu mens, Elizabeth.

- Il.. Pense que je n'ai plus besoin de lui. Que c'est pour ça que je reste ici, que je lui envoie moins de lettres. Mais la vérité est que j'ai vraiment besoin de lui. Imaginez ce que Sherlock ou Mycroft me diraient, c'est facile. Mais Papa.. Il faudrait qu'il soit là. Mais si je lui dis ça, il va s'en vouloir.

Je soupire.

- Et ma belle mère est enceinte.

- Tu me l'a déjà dis, ça.

- Tu voulais savoir où était le problème, je grogne.

- Dans le ventre de ta belle mère ? Suppose-t-il.

J'hausse les épaules. Il attrape mon menton et le relève.

- Souris moi.

- Sinon quoi ?

- Tu es l'une des seule personne qui me reconnaît de mon frère, tu n'as pas peur d'être franche, tu es intelligente, tu sais faire preuve d'humour même si tu préfères le sarcasme. Tu fais preuve d'initiative. Tu es l'une des personne que j'aime le plus faire rire. Tu as une façon de clouer le bec aux gens qui me fascine et tu n'as pas peur de dire ce que tu penses. Et pour ne rien gâcher, tu es magnifique.

Je rougis furieusement et grogne, me frottant les yeux.

- Idiot. Et le sarcasme est une forme d'humour.

- J'ai le droit d'avoir un sourire ?

J'inspire et lève les yeux vers son regard amusé. Je souris aussitôt, il se redresse pour m'embrasser, frottant doucement mon dos. Je réponds à son baiser avant de poser ma joue sur son épaule.

- Au début j'avais l'impression d'être superficielle. Avant que tu m'invites à cette sortie à Pré au Lard, je n'avais jamais imaginé que nous puissions.. Et d'un coup je ne cessais d'y penser.

- Mais.. Tu m'aimes ?

- Tu connais la réponse.

- Alors ce n'est rien.

- Si tu le dis..

- D'ailleurs, l'année dernière, à cette visite à pré au lard.. Tu faisais un câlin à Sirius ?

Je souris en coin.

- Oupsi. Coupable.

La porte s'ouvre et je manque de m'ouvrir le crâne tellement je saute le plus loin possible. Sirius nous regarde en faisant la moue.

- A votre âge, si on me laissait seul avec ma petite amie, on ne se faisait pas juste des câlins..

- C'est post coïtal, je grogne.

- Rien que l'utilisation de ce mot m'indique que c'est post rien du tout, s'amuse Sirius.

- Pardon le Don Juan.

Il sort en souriant. Je lève les yeux. George prend ma main et m'attire contre lui. Je me laisse faire avec plaisir.

OoOOoo

La veille de la rentrée, nous recevons notre liste de livres. Mycroft m'a laissé une lettre. Il me demande de rester prudente, de ne pas faire la maligne et d'agir le plus subtilement possible. Il me dit d'attendre deux mois, minimum avant de réagir. Il me prie de faire des efforts. Il insiste vraiment. Il me dit qu'elle est prête "à tout". Je pense que je vais faire un effort, mais un petit.

Hermione a un petit cri.

- Je suis préfète !

- Alors ça pour une surprise.., je dis du ton le plus ironique que je peux.

- Allons voir les garçons !

Elle est mignonne, rien n'affecte son bonheur. Et là, surprise surprise, ce n'est pas Harry mais Ron qui est préfet.

- Bravo Ronald !

Je souris et ébouriffe ses cheveux, le gamin a l'air de ne pas y croire. Harry fronce les sourcils. Il doit se dire que Dumbledore l'a définitivement oublié. Mrs Weasley arrive, expliquant qu'il va falloir aller chercher les livres.

Les jumeaux ne tardent pas d'annoncer le titre de Ron. Mrs Weasley pousse un cri aussi perçant que celui de Hermione.

- Je n'arrive pas à le croire ! Oh, Ron ! C'est tellement merveilleux ! Tout le monde l'a été dans la famille !

- Et Fred et moi, on est qui ? S'indigne George. Des voisins de palier ?

En profitant que Mrs Weasley nous tourne le dos puor prendre Ron dans ses bras, je pince la fesse de George et lui murmure très bas.

- Ne soyez pas si jaloux.. Ca ne vous va pas du tout.

Et, avant qu'il n'ait eu le temps de répondre, je me suis remise aux côtés de Ron, lui souriant. Ron a le droit d'avoir un cadeau comme récompense. Il réclame un balais, et Mrs Weasley accepte avant de s'en aller.

- J'espère que tu ne seras pas fâché si on ne t'embrasse pas ? Demande Fred, faussement anxieux.

- Une révérence, si tu préfères.

- Ca suffit, réplique Ron.

- Sinon quoi ? Sourit Fred, méchamment. Tu vas nous mettre une retenue ?

- J'aimerais beaucoup qu'il essaye.

- Il pourrait très bien, grogne Hermione.

Les jumeaux éclatent de rire.

- On est fâché que Maman ait oublié ses précieux fils non-préfet ? Je demande.

- Il n'y a que les imbéciles qui sont préfets, répond dédaigneusement Fred.

- Ronnie sait se défendre tout seul, minaude George.

- Autant pour moi, Fred, dis-je en me trompant volontairement. Mais la méchanceté gratuite c'est pas mon délire.

George se crispe et me regarde avant de transplaner avec son frère. Je roule des yeux et vais dans mes chambres, quel abruti.

Je vais faire ma valise puis vais manger en soirée. Ils font une petite fête pour les nouveaux préfets. Je souris doucement. Je regarde Harry et lui fais un clin d'œil.

- Il était temps que Ron ait son moment de gloire, tu ne penses pas ?

Il hausse les épaules, l'air du gars qui sait pas trop.

George m'ignore volontairement. Je me crispe. Quand tout le monde est occupé avec les conversations, je vais m'asseoir près de lui et pose ma main sur sa cuisse.

- George..

- C'est Fred, répond-il sèchement.

Je souris doucement.

- Tu as un grain de beauté plus marqué près de la pomme d'Adam et ton visage est un peu plus fin. Je sais que c'est toi.

- Mmh.

Il ne semble pas s'y intéresser mais je sais qu'il est ravi de savoir comment je fais.

- Je suis désolé.. Je trouvais que vous vous acharniez sur Ron..

- C'est des bêtises de frères.

Je le regarde et hoche la tête.

- Tu as raison.. Je suis désolé, George.

Je me penche, faisant mine de lui dire quelque chose de privé embrasse sa joue par la même occasion.

- Je t'aime.

- Je t'aime aussi, répond-il.

- Je sais.

Je lui fais un clin d'œil et rejoins Sirius.

- Vous êtes mignon, me dit-il, impassible.

- Je t'enverrais des lettres, même pour Harry. Mais je ne suis pas son amie aussi proche que Ron ou Hermione. Ses visions, par exemple, je n'en savais rien..

- Il m'en parle.

- Alors tout va bien. Je te tiendrais au courant du reste. Et Sirius.. ?

Il tourne la tête vers moi.

- Crois moi, je n'ai pas finis de défendre ton innocence.

Il sourit, amusé.

Je vais ensuite manger, écoutant les histoires de Tonks avec régal. Plus loin, avec Fletcher, George me regarde. Je souris doucement, on en est vraiment là ? Echanger des regard comme un Bridget Jones adapté pour ados ?

Peut être que ça ne me dérange pas autant que je le laisse croire. Je me mords la lèvre et regarde ailleurs.

Oh non, ça ne me dérange pas autant que je le laisse croire.


OS : El et Jumeaux

J'en ai eu ma claque. Les gens qui demandent avec lequel des deux je sors, les gens qui demandent comment je fais pour reconnaître, les gens qui demandent si au fond sortir avec l'un c'est pas comme sortir avec l'autre.

NON.

Je suis amoureuse de George, je le reconnais physiquement par son grain de beauté et le fait que son menton est très légèrement plus allongé. Je le reconnais mentalement parce que... Ils sont différents ? George est plus doux, moins arrogant, légèrement plus sarcastique et même si ils sont tous les deux deux clowns, George est plus discret que son frère.

Et ils sont différent.

J'aime très fort Fred, c'est l'un de mes meilleurs amis, et je commence à l'appeler "beau frère" pour rire, j'y prends goût. Mais je ne pourrais pas sortir avec lui, je le sais bien. Parce que je suis folle amoureuse de George et que je l'aime pour qu'il est, unique en son genre.

Ça dérange George plus qu'il n'est prêt à le dire. Il me dit que non mais je sais que ça l'embête qu'on insinue que je pourrais me taper les deux en même temps.. Et du coup j'ai eu une idée.

En fin de soirée, je les ai rejoins et leur ai exposé mon plan. Fred était d'accord, comme d'habitude. George était un peu septique au début, il avait un peu peur que ça accentue les rumeurs. Je lui ai rappelé que les rumeurs, quoiqu'on fasse, il y en aurait. Le mieux qu'on pouvait faire c'est les utiliser à notre propre avantage.

Et je suis très douée à ce jeu là.

Il a finalement accepté. On a pu discuté les détails, la mise en scène et les limites qu'on avait chacun de notre côté. Une fois tout le monde d'accord...

The game is on.

Le lendemain, je vais dans la grande salle. Fred et moi main dans la main. Évidemment, personne ne remarque rien. Ils ne savent pas faire la différence entre les deux. Nous rejoignons George et quand je m'assois à ses côtés, je l'embrasse doucement.

- Keske..

George pose sa main sur ma cuisse quand nous rompons le baiser et Fred son bras autour de mon épaule.

Je ne pourrais pas vous dire qui me fait rire le plus. Mais, le visage horrifié et plein d'incompréhension de McGonagall est sans doute celui qui me fait presque perdre mon sérieux. J'étouffe mon rire en avalant un toast puis me tourne vers George.

- Ça va ?

- Faire une blague avec toi était sans doute ce qui manquait à ma vie pour être complète, me répond-il avec un sourire.

Je souris en retour et l'embrasse doucement. Fred sourit en coin.

- Ces idiots ne cessent de te demander si tu te tapes les deux et, une fois que tu le fais, ils ont une tête jusque par terre.

- Fred... George... Qu'est-ce qui se passe ? Demande Ron.

Oups. J'avais oublié. On avait prévenu Ginny, Hermione, Neville, Lee Jordan mais ni Ron et Harry. Et, en effet, les deux bougres ont une tête de mecs à qui le ciel leur est tombé sur la tête.

- Comment ça "qu'est-ce qui se passe" ? Demande Fred avec arrogance.

- Et bien... Vous ?

- Nous ? Répète George.

- Avec Elizabeth..

- On partage tout, voyons, répond Fred avec évidence.

- Elizabeth... Toi.. Tu acceptes ça? Demande Harry.

Oh gentil Harry. Doux Harry. Harry qui me connaît un minimum pour savoir que je suis pas du genre à vivre un couple polyamoureux incestueux (aucun soucis contre les polyamoureux, l'inceste par contre...).

Je souris et arque un sourcil.

- Plus on est fou plus on rit.

- Vraiment ? Insiste-t-il.

- A ton avis ?

Il me regarde, je glisse ma main sur celle de George que je serre doucement et fais un clin d'œil à Harry. Je doute qu'il ait compris, c'est pas le plus rapide que je connaisse. Mais j'irais lui parler, à lui et à Ron si besoin.


OS Mycbeth :

Je reviens des cours, fatiguée et un peu déconnectée. J'ai l'impression de tout vivre en ralentis, non seulement les cours sont fatigants mais je m'occupe beaucoup de Rosamund en ce moment. Papa est occupé avec Sherlock et ses enquêtes. Mes cours se passent bien, ils me prennent du temps et de l'énergie mais c'est une bonne chose. Je ne me plains certainement pas.

Je continue de voir Mycroft assez régulièrement. Idéalement une fois par semaine, le plus généralement une fois toute les deux semaine. On envisage de partir ensemble quelques jours.

Ce soir nous allons à Baker Street, passer du "temps en famille". Je cite Papa. Il ne cache même plus le fait que Sherlock est devenu assistant paternel. Leur relation est plus gay que jamais mais je trouve ça juste marrant.

Puis, si ça se trouve ils sont vraiment ensemble et Sherlock est sans doute la meilleure belle mère du monde.

Quand j'arrive à Baker Street, le silence est surprenant. Mrs Hudson me saute déjà dessus d'habitude. Je vais à l'étage et remarque que Lestrade et DONOVAN sont là. Sherlock est au téléphone dans la cuisine. Mon père et Mrs Hudson regardent la télé, je n'entends pas grand-chose, la voix grave de Sherlock ("Oui.. Je suis avec l'Inspecteur Lestrade. Oui, je vous tiens au courant") couvre le son. Je vois juste que les journalistes filment le parlement.

- Je peux savoir ce qu'il se passe ?

Tous se tournent vers moi. Sherlock baisse d'un ton. Lestrade et Donovan échangent un regard. Mrs Hudson se crispe. Mon père se lève et s'approche.

- Tu as passé une bonne journée ma chérie ?

- Ma mère, mon oncle et ma belle mère sont morts. Tu crois que je sais pas reconnaître quand on m'annonce une mauvaise nouvelle ? Je raille.

- Elizabeth, assieds toi, m'indique Sherlock.

Je tourne sèchement la tête vers lui, mes mécanismes de protection n'ont pas vraiment changé depuis mes 13 ans.

- Non Papa.

Je regarde Donovan en plissant les yeux, ignorant mon père qui m'attrape par l'épaule.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Prise d'otage au gouvernement, répond-elle simplement.

- Donovan ! S'exclame mon père.

Je fronce les sourcils en voyant le regard un peu dépassé de Lestrade, les lèvres pincées de Sherlock, le regard de Mrs Hudson et l'inquiétude de mon père.

- Et alors ? Je réponds sans comprendre. Sherlock enquête. C'est pas un membre du SWAT que je sache.

- Elizabeth, m'appelle Sherlock, continuant quand je croise son regard. Ils ont Mycroft.

- Oh.

C'était pour ça que je devais m'asseoir.

Fort heureusement, mon père m'empêche de m'écrouler en m'attrapant par la taille et je m'assois sur le canapé en fixant Sherlock.

- Mon Mycroft ?

- Mon frère, oui, répond-il.

- Mais...

Je fronce les sourcils.

- Mon Mycroft ?

Pourraient-ils lui faire du mal ? Probablement pas mal de stress, beaucoup de contrariété et pas mal de frustration. Pourraient-ils demander une rançon ? Oui. Il est important dans le gouvernement.

Rançon ?

Non.

Les informations qu'il détient sont plus riches que n'importe quelle somme d'argent.

Attends

Les informations qu'il détient sont plus riches que n'importe quelle somme d'argent.

Mon cœur se met à battre très vite et je relève la tête, en alerte avant de regarder Lestrade et de l'inonder de questions :

- Comment est la situation ? Depuis combien de temps ? Ils ont libéré des otages ? Qui ? Pourquoi ?

- Tu n'avais pas entendu ? Comprend mon père.

J'écoute ma musique sur le chemin du retour, je me concentre assez en cours, je ne vais pas faire un petit tour sur le site web de la BBC.

Je fronce soudainement les sourcils et me lève :

- Où est Rosie ?

- Avec Molly. Tu as besoin de moi, répond mon père.

- J'ai besoin de Mycroft.

Je tourne la tête vers Sherlock qui est silencieux et fixe le sol.

- Et Sherlock aussi.

- Il ne lui arrivera rien, répond Donovan.

- Rationnellement parlant, le torturer pour chopper quelques infos semblent être le plan le plus probable, je réplique avec un cynisme amer.

- Elizabeth, claque froidement Sherlock.

- Je me trompe ?

J'arque un sourcil, le défiant du regard. Je sais que Sherlock et moi on gère nos émotions comme des pieds, mais comme des pieds radicalement différents. Or, il a besoin que mon père le rassure. J'ai besoin d'imaginer le pire.

J'inspire et attrape ma veste.

- Je vais aller promener le chien.

- Prends nous pour des idiots, répond mon père en me prenant la veste des mains. Tu vas aller au parlement essayer de trouver des informations.

- Tu sais qui on appelle quand on veut des informations ? Mycroft. Où est-il ? Peut être mort, probablement blessé, je réponds froidement.

- Tais-toi, gronde Sherlock dans mon dos.

- Faudrais qu'on y aille, Patron, fait Donovan.

- Je vais aller faire du thé, dit Mrs Hudson.

Je croise le regard de Greg. Il sait.

Il sait que Mycroft est primordial pour l'Angleterre. Mais sans lui, Sherlock et moi nous nous effondrons. Et si nous sommes plus là, mon père ne tiendra pas. Mycroft est la base d'une pyramide que nous avons mis du temps à construire.

- Tenez nous au courant, je supplie d'une minuscule voix.

- Je le ferais, me dit-il avant de serrer mon épaule et d'échanger un regard avec Sherlock qui hoche la tête.

Quand il sort avec Donovan, Mrs Hudson étant déjà partie faire du thé, il ne reste que nous trois. Je vais à la fenêtre et regarde Londres, me mettant à haïr cette ville du plus profond de mon cœur. Avec toute la force et l'énergie qui me restent.

Sherlock joue au violon. C'est triste, mélancolique et a une résonance de nostalgie terrible. J'entends mon père éteindre la télé, pour le mieux.

Et si Mycroft meurt ?

Oh bordel

Et si Mycroft meurt ?

Je mords violemment ma lèvre inférieure mais des larmes roulent sur mes joues de plus en plus vite. Il ne faut pas beaucoup avant qu'un sanglot étranglé interrompt la musique de Sherlock. Il s'arrête. J'entends mon père qui me rejoint mais Sherlock est plus rapide.

Il passe son bras autour de mon épaule. Je pose mon front sur son torse et Sherlock frotte doucement mon dos. Si la raison n'était pas aussi horrible, je pourrais apprécier ce moment "oncle/nièce".

- Que ferait l'Angleterre sans Mycroft Holmes ? Me demande-t-il.

- Elle coulerait.

Je me recule avec un sourire qu'il me rend avant que nous nous dirigions tout les deux vers le plateau que Mrs Hudson nous a amené. Mon père me prend dans ses bras.

Je reste comme ça : blottie contre mon père, m'empiffrant de scones en attendant des nouvelles. Parfois une crise de larmes me prend et Sherlock est pris d'un soupir, tripotant son violon.

Le temps passe, et malgré le fait que je me pensais incapable de dormir dans un moment pareil, les émotions et les pleurs m'assomment et je tombe de sommeil sur l'épaule de Papa.

Finalement, le téléphone de Sherlock vibre et je me lève d'un bond.

Il décroche :

- Allô ? Lestrade ? Très bien. D'accord. Merci.

Il raccroche.

Même pas deux minutes de discussion.

Je le fixe.

- Si tu fais la diva à garder tes infos, je te brûle vivant, je menace froidement.

- Ils s'apprêtent à les libérer.

- Quoi ?!

- Il va bien. Ils s'apprêtent à les libérer. Allons-y, répète Sherlock en attrapant son manteau.

Je réveille Papa en vitesse et je lui explique en dévalant les escaliers.

Il est pratiquement 4h du matin et les taxis sont rares. On se retrouve à prendre le métro avec tous les mecs louchent. Je m'assois bien droite entre Papa et Sherlock. Papa embrasse ma tempe et me serre contre lui.

Son soutient me fait terriblement de bien.

Nous arrivons au parlement assez vite. Sherlock et moi courrons presque. Enfin, il marche très vite. Et vu la différence de longueur de nos jambes, je dois courir. Et mon père aussi

Les journalistes sont agglutinés, à la recherche d'os d'information qu'ils pourront rongés. Depuis le faux suicide de Sherlock, je les vois comme ils sont : des charognards. Le Yard est présent mais une équipe spécialisée s'occupe de la situation en elle-même.

Nous rejoignons Lestrade qui a des cafés pour nous. Vu mon état émotionnel, je songe à lui embrasser la joue. Mais vu le malaise qui risque d'avoir entre nous pour les prochaines dizaine d'années, je doute que ça vaille la peine.

- Il devra passer par l'examen médical avant de venir, explique Lestrade.

- On parle de Mycroft, répond Sherlock. Il est sans doute déjà entrain de parler avec son assistante.

Sherlock scrute la foule, à la recherche de son grand frère.

Je l'aperçois.

Il parle avec un policier, sérieux. L'air fatigué, exténué même, un peu remué. Sa cravate est desserrée et son costume froissé. Sherlock traverse les barrière et le rejoint.

- tu n'y vas pas, chérie ? Demande mon père.

Je souris, amère et le regarde.

- Mycroft Holmes n'a pas de petite amie. Je vais pas me mettre près de lui et pleurer devant tous les paparazzis. Il serait fou de rage. Je vais le laisser tranquille.

Mon père passe son bras autour de moi et sort son téléphone en silence. Je me blottis contre lui et regarde Sherlock et Mycroft discutés, ravie pour eux, un peu jalouse mais tellement soulagée qu'il soit en vie et bien portant.

Papa et moi décidons de les laisser et retournons à Baker Street. Dés qu'on arrive, je me dirige vers ma chambre mais mon père me retient :

- Où vas-tu ?

- Dormir ?

- Tu ne veux pas attendre les explications de Sherlock ?

- ..Ca peut attendre demain ?

- Sauf si il a une enquête.

Je fronce les sourcils mais décide d'attendre avec lui et prépare du thé pour m'occuper et me garder debout.

Après une vingtaine de minutes, j'entends des pas dans l'escalier. Sherlock entre et je baille :

- Alors ? Je demande.

Sherlock me regarde, a un espèce de petit rictus et va se servir du thé. À sa suite, Mycroft entre. Je le regarde. Il baisse les yeux vers moi et son regard froid s'adoucit.

- Elizabeth.

Je me lève en tremblotant et le rejoins avant d'éclater en sanglot. Il passe ses bras autour de moi et caresse mes cheveux en silence.

- Sherlock, laissons les, propose mon père.

- Pourquoi ?

- Sherlock.

- Ils ne vont pas pratiquer le coït.

- Arrête de parler de la vie sexuelle de ma fille et va dans ta chambre.

- John, tu n'es pas ma mère.

- Sherlock va voir Mrs Hudson, claque fermement Mycroft.

Il râle, il râle, il râle mais va finalement dans sa chambre. Papa va dans la salle de bain et Mycroft se décide enfin à embrasser le haut de mon crâne avant d'essuyer mes larmes.

- J'étais si inquiète... j'ai cru que...

- Chut. Je vais bien.

- Je t'aime, je pleure dans son épaule.

Il me serre dans ses bras un peu plus fort.

- Je n'ai pas beaucoup de temps.

- Je m'en doute.

Je me recule en reniflant et essuie mes yeux.

- Thé ? Café ? Que veux-tu qu'on fasse ?

Mycroft m'observe puis s'approche et me reprends dans ses bras.

- Je t'aime aussi, me murmure-t-il;

Un câlin. Faisons un câlin.


Réponses aux questions :

GREG, JE T'AAAAAAAAAAIME ! EPOUSE MOOAAAA !
S'il te plaît.
En plus, j'ai un canapé hypeeeer confortable et une réserve de chocolats.
D'ailleurs, tant qu'on est dans le thème...
Remus, je voudrais te proposer un ménage à trois ;) toi, moi, Greg. Alors ?

EW : Remus is mine

GW : Pardon ?

EW : Fais ton deuil.

GL : Je suis marié

EW/JW/SH : Quittez l

GL : ?

EW : Vous savez qu'on a raison

Sherlock, est ce que tu comptes infiltrer Poudlard pour venir sauver le game ? J'ai toujours pensé que si Dumby avait pu embaucher un cracmol pour jouer les concierges, il pourrait bien embaucher le frère du gouvernement et le plus intelligent des détectives pour venir sauver le monde.

EW : OH UI SHERLOCK VIENS

SH : J'ai des enquêtes

EW : AH ? La deuxième Watson est déjà ta préférée ?

SH : Pardon ?

EW : Non mais ok.

JW : Elizabeth..

SH : John, de quoi parle-t-elle ?

EW : R-I-E-N

SH : John ?

JW : Elle est jalouse.

SH : Ridicule.

EW : Comme toi avec ton trench coat.

SH : Pardon ?

Cher auteur, je souhaiterai savoir comment tu vas caler la saison 4 de Sherlock avec El sorcière. Puisque, normalement, ça devrait arriver au niveau de la fin cinquième année, début sixième, à une vache près, non ?

AP : Je vais caler tout ça pendant la sixième année parce que j'ai écris le tome 5 (bouclé) en août et à l'époque ça m'avait pas frappé que chronologiquement parlant c'était un peu à cheval. Donc, en effet, j'ai pas bien géré ma chronologie mais j'ai envie qu'Elizabeth puisse participer aux aventures dans les deux univers sans que ça devienne too much