Chapitre 11

Hello hello!

Deux semaines restantes au Canada, vendredi je m'envole pour passer quelques jours à Toronto! J'ai reçu une review de NashiDiabolique qui avait deux bonnes questions, j'y répondrai ici : l'idée de voir la vie de Sherlock & co dans le monde moldu, je ferais ça en OS et ensuite, j'annonce (à la déception de certains) que George/El EST le pairing de fin...

Et Mane-jei, Elizabeth va jouer avec Ombrage encore un peu ;)


Quelques semaines plus tard, arrive la première sortie à Pré au Lard. Hermione m'a donné rendez vous à la Tête du Sanglier pour des raisons sombres. Parce que franchement, j'ai déjà foutu un pied là bas pour faire peur à Neville et on aurait dit une auberge de pirates.

10/10 en ambiance lugubre.

Je suis toujours sage en DFCM. J'ai tenu un mois ce qui est, à mes yeux, un exploit. Je suis certaine que McGo est surprise de ne pas avoir encore entendu parler de moi. J'attends simplement le bon moment.

Je rentre dans le bâtiment avec Neville en le rassurant.

- Neville, tout ira bien.

- Ce bâtiment est louche.

- Les gens louches ne font rien sans raison.

- ..Et si ils ont une raison ? S'inquiète-t-il.

- J'ai un excellent crochet droit.

Pas rassuré pour une mornille, nous pénétrons dans le bar et commandons une bièraubeurre pour lui, un café pour moi (je suis une adulte). Nous sommes suivis par Dean, Lavande (convaincue par la santé mentale de Harry pour mon bonheur), les Patil, Cho Chang et une dinde gloussante pour copine, Luna et pas mal d'autres. Les jumeaux et Lee ferment la marche, chargés de sac de chez Zonko.

George a un bonnet ridicule, le même que son frère. Il vient s'asseoir près de moi. Je souris et lève les yeux vers lui.

- Magnifique bonnet.

- tu n'en mets pas ?

- Mes cheveux ne rentrent pas.

Triste mais vrai.

Il retire le sien et se bat avec ma chevelure avant de finalement réussir à m'enfoncer "la chose" sur la tête. Il m'observe avec satisfaction puis nous nous tournons vers le trio. Fred, pendant ce temps, commande 25 bièraubeurres. Neville attrape la deuxième avec un sourire très enchanté.

Je paye pour Neville et moi, avant qu'il n'ait eu le temps de réagir.

Hermione prend la parole, elle explique qu'elle veut qu'on ait de vrais cours de DFCM et pas la blague qu'on nous sert 4h/semaine. Ca me fait plaisir parce que je suis vraiment nulle en DFCM, et au rythme où ça va je vais rater mes BUSE.

Et elle précise que c'est pour le retour de Voldemort. Et alors, Zacharia Smith-Je-Suis-Un-Connard-Et-En-Plus-Je-Suis-Grossier décide de mettre son grain de sel.

- J'estime que nous avons le droit de savoir ce qui te fait dire que Voldemort est de retour.

- Il le dit depuis près de quatre mois mais personne n'est prêt à l'entendre, fais pas le malin Saint-Thomas, je siffle, acide.

- Saint thomas ? Répète George à voix basse sans comprendre

- "je ne crois que ce que je vois".

Cette jolie référence de personne cultivée est toujours agréable à utiliser. Ils font ensuite un inventaire des prouesses de Potter, je soupire.

Je veux vraiment m'inscrire à leur cours "illégal" mais j'en ai plus que marre que Harry ait à se justifier tous les jours.

Je pose ma joue sur l'épaule de George qui passe son bras autour de moi. Comme à chaque fois qu'il nous voit, Ron rougit et regarde ailleurs.

Harry joue la carte de la modestie, rappelant que pas mal des exploits qu'il avait fait étaient sur un coup de chance.

- Ce que je voudrais vous faire comprendre.., commence-t-il.

- Tu essayes de te défiler pour pas nous montrer ce que tu sais faire ? Intervient Zacharia Smith.

- Et si tu la fermais , propose Ron.

Je me lève lentement.

- Tu veux que, moi, je te montre ce que je sais faire, Smith ?

Zacharia rougit et regarde Ron et moi.

- Enfin.. Quoi.. On vient tous ici pour qu'il nous apprenne des choses, et là-dessus il raconte qu'il ne sait rien faire du tout.

Les jumeaux se lèvent à mes côtés.

- Ce n'est pas ce qu'il a dit, grogne Fred.

- Tu veux qu'on se charge de te laver les oreilles ? Propose George en sortant de son sac un objet à l'aspect meurtrier.

- Ou n'importe quel endroit, on est pas difficile, ajoute Fred.

Je souris en coin et regarde Smith.

- Tu écoutes les Weasley : tu te nettoies les oreilles, tu la fermes, et tu écoutes.

- Asseyez vous, reprend précipitamment Hermione. Bon.. Sommes nous d'accord pour suivre des cours que nous donnerait Harry ?

- Comme avec Lupin, je risque encore de tomber amoureuse de mon prof de DFCM, je réponds en faisant la moue. Mais ça ira.

Harry a un sourire poli mais trop absorbé par Cho pour rougir, dommage. George arque un sourcil et baisse les yeux vers moi. Je souris et prends sa main.

On discute ensuite du moment et de l'endroit où nous le ferons. Mais nous trouvons uniquement un soir/semaine. Et l'endroit nous semble difficile. Il faut ensuite s'inscrire sur un morceau de parchemin. Je me lève et vais signer, faisant un clin d'œil à Potter qui me regarde en arquant un sourcil.

- Tu n'avais pas de bonnet quand tu es rentrée..

Je souris et regarde George plus loin. Il comprend et hoche la tête.

- Mmh. Evidemment.

Je vais le rejoindre ensuite. Il suit Ginny du regard en fronçant les sourcils. Elle est en compagnie de Michael Corner, son petit ami depuis quelques mois. Elle m'a fait promettre de ne rien dire. J'obéis avec plaisir.

- C'est son petit ami ?

- Si je le savais, je ne répondrais pas. Et tu penses que Ginny est le genre de petite sœur qui a besoin de frères protecteurs ?

- C'est sûr, s'amuse-t-il.

Je lui rends son bonnet. Il le récupère et embrasse ma joue.

- Je dois aller poursuivre mes achats.

- Amuse toi bien, je souris.

- Toujours !

George me regarde, avec son éternel sourire amusé, pose ses mains sur mes joues et m'embrasse doucement avant de rejoindre son frère et Lee.

- J'aurais une surprise pour toi cet après midi.

J'arque un sourcil et vais auprès de Neville au plus loin de Pré au Lard. Nous marchons en silence avant qu'il ne le brise :

- Tu as peur ?

- Du retour de Voldemort ? Je demande.

Il hoche la tête. Je fronce les sourcils, réfléchissant avant de répondre :

- Oui. J'ai peur de l'ampleur que ça prendra. J'ai peur parce que les autorités ne réagissent pas. J'ai peur pour ma famille.

- Et pour toi ?

- .. Je tiens principalement à Ginny, Ron, Hermione, Harry, Fred, George et toi. Je sais que vous vous mettre tous en danger pour vaincre Voldemort. Volontairement. Je ne pourrais rien y faire pour l'empêcher. Et je me mettrais en danger aussi. Je suis raisonnablement inquiète.

Il hoche la tête et nous poursuivons notre balade, Neville a une liste de plantes qu'il aimerait avoir dans sa collection personnelle. Beaucoup poussent dans des pays étrangers. Et certains sont des pays que j'aimerais visiter telle que l'Inde, l'Indonésie, l'Afrique du Sud, la Mongolie, et le Brésil. Les autres, il les fera sans moi.

Nous rentrons au château et travaillons un peu sur nos devoirs, je l'aide en potion et histoire de la magie, il m'aide en botanique et nous nous aidons mutuellement en métamorphose.

De l'après midi, George entre dans la salle commune. Il me prend par la main et m'emmène dans son dortoir. Je fronce les sourcils.

- Que fait-on ?

- Tu verras.

Leur dortoir ressemble à celui de Neville, Harry et les autres (que j'ai déjà vu). Sauf qu'il ne le partage qu'avec Fred, Lee et un autre garçon. Leur farce et attrape sont donc les principaux éléments de décorations. Les uniformes de quidditch des jumeaux sont fièrement accrochés au lit. Je me laisse tomber sur le lit où est posé l'uniforme avec le numéro de George. Ce dernier me rejoint, passant ses bras autour de moi, le nez dans mon cou.

Je souris doucement et embrasse son front.

- Ron m'a dit que Ginny sortait avec Michael Corner.

- Mmh.

- Elle n'était pas amoureuse de Harry ?

- Ca finit par passer, je m'amuse. Suis-je encore amoureuse de Dubois ?

- C'est une question piège ?

Je lève les yeux au ciel et l'embrasse doucement, il pose sa main sur ma joue et se relève un peu pour être sur moi. J'ouvre la bouche lentement et il glisse son autre main sous mon t-shirt. Je romps le baiser et le regarde.

- Tu nous as "réservé" le dortoir pour ça ?

- Non.. Pour avoir un moment tranquille mais pas ça forcément.

Pour une fois il est sérieux. C'est agréable de voir qu'il y a certains sujets sur lesquels il est sérieux. J'hésite longuement puis inspire. Je me suis toujours dis que j'attendrais un an avant de "le" faire. Ca ne fait "que" dix mois. Mais je sais qu'il m'aime, sincèrement. Et je l'aime aussi. Et j'en ai envie, vraiment envie. Je pense que le plus important c'est d'être prêtre.

- Tu as un.. Une..

- Quoi ?

- Préservatif ?

- Un quoi ?

Bon. Première chose à faire quand je contrôle le monde : imposer les capotes dans le monde sorcier.

- Je reviens.

Je vais dans mon dortoir et attrape deux préservatifs (on sait jamais). J'avais acheté la boite quand Papa était partit en voyage de noces. Je me suis dis que j'en aurais peut être besoin à Poudlard.

Je retrouve George, ferme la porte et m'avance dans le lit. Je pose les deux sachets sur le lit. Il fronce les sourcils.

- C'est pour éviter les maladies.. Sexuellement transmissibles, ou tomber enceinte. Tu dois le mettre sur ta baguette magique, j'explique.

Il hoche la tête puis me regarde.

- Tu es sûre ?

Je l'embrasse pour lui répondre.

Le reste n'appartient qu'à nous.

OoOOoo

Le lundi matin, je vais poster une lettre à Papa. Quand je reviens, je vois une déclaration de "La grande Inquisitrice" interdisant les grands rassemblements.

J'ai expliqué à Hermione ce que j'avais fais avec George, deux fois. Elle était.. Curieuse, un peu surprise mais ne m'a pas jugé (l'inverse m'aurait étonné). C'était.. Waow. Je veux dire, je ferais pas ça tous les jours parce que j'ai mieux à faire mais ça m'a bien plu. Je ne sais pas si George est particulièrement un bon coup, j'ai eu mal la première fois mais la deuxième était beaucoup mieux.

Je ne l'ai pas raconté à Neville, ça le rendrait mal à l'aise plus qu'autre chose.

Je retrouve les autres, Hermione explique qu'elle a enchanté le parchemin que nous avions signé : si nous parlons, nous aurons des boutons. Hermione Granger, ennemie n°1 de la délation.

De l'après midi, nous allons en potion. Je discute avec Neville sur l'usage d'une plante pour une potion : c'est la seule façon que j'ai trouvé pour qu'il s'intéresse un minimum au cours.

- Oui Ombrage a tout de suite donné à l'équipe de Serpentard l'autorisation de continuer à jouer. Ce serait intéressant de savoir si Gryffondor l'a également eu..

Je roule des yeux, ignorant Malefoy mais il hausse le ton :

- Je veux dire par là, c'est une question d'influence auprès du ministère.. Et ça fait quelques années qu'ils cherchent un motif pour renvoyer Arthur Weasley. Quant à Potter..Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne termine à Ste-Mangouste... Il paraît qu'ils ont un service spécial pour les gens qui ont le cerveau ramolli par un excès de magie.

Le regard de Neville se durcit. Je pose mes mains sur ses épaules.

- Neville..

- Recule, me dit-il froidement.

Je comprends aussitôt que je ne pourrais rien faire pour l'en empêcher. Je pose donc mon sac, me recule et fonce sur Malefoy avec Neville. Ron et Harry retiennent Londubat qui marmonne contre cet abruti. Je m'approche de Malefoy et l'attrape par le col, sifflant entre mes dents.

- Encore un mot sur Ste-Mangouste et je t'empêche d'avoir des héritiers..

Je baisse les yeux vers son entrecuisse.

- Suis-je claire ?

Il me fixe sans répondre. Je relève mon genoux mais il hoche la tête. Je le lâche au moment où Rogue pénètre dans la pièce. Il nous enlève dix points. Neville se dégage de Harry avec un regard furieux et me rejoint, murmurant :

- Merci.

Je lui souris, et nous allons nous asseoir. Aujourd'hui, Ombrage inspecte mon Sevychou. Elle reste sage, grattant sur son bloc note la première demi heure.

- Depuis combien de temps enseignez-vous à Poudlard ? Dit-elle, ensuite, se levant.

- Quatorze ans, répond-il, impassible.

- Vous avez d'abord demandé à être professeur de Défense Contre les Forces du Mal ?

- Oui.

- Sans succès ?

Rogue pince les lèvres.

- Visiblement.

Je souris et baisse les yeux, me concentrant sur ma potion.

- Avez-vous une idée de la raison pour laquelle Dumbledore vous refuse le poste ?

- Je vous suggère de lui demander vous-même.

- Je n'y manquerais pas, susurre-t-elle.

Un peu décevant. Ombrage s'en va avec les premiers élèves. Je reste et Rogue me fixe, attendant que je parle.

- Loin de moi l'idée de vous lécher les bottes, mais les professeurs de DFCM s'en vont au bout d'un an. Je vous préfère en sécurité en potion, Professeur.

- Vous léchez les bottes, réplique-t-il dédaigneusement.

Je souris en coin.

- Vous adorez ça.

Je sors en souriant.


Sherbeth OS

J'ai été maligne, ça m'arrive pas souvent mais quand ça arrive je déconne pas. J'ai lu des pages et des pages d'enquêtes. Des enquêtes du Moyen Âge tout comme celles de la semaine dernière. Des enquêtes qui se déroulaient au Moyen Orient aussi bien qu'au Brésil. J'ai bouffé un savoir astronomique en criminologie. Je me suis basée sur ce que Mary avait fait, sur ce que Moriarty avait inventé, j'ai crée une histoire basée de faits réelles que Sherlock ne pourrait pas deviner, Myroft s'en rendra sans doute compte. Peut être que Sherlock aussi, au fond, j'espère juste qu'il m'aimera assez pour faire semblant qu'il ne sait pas de quoi je parle.

J'ai envoyé un mail au blog de Sherlock et de mon père, via un cybercafé, je savais même pas que ce genre de chose existaient encore. La vie est une surprise apparemment. Je sais que Sherlock n'aime pas trop bouger de Londres, je sais aussi qu'un client hyper exigeant du style « je ne bougerais pas », l'agacerait simplement. J'ai du joué sur titiller sa curiosité assez pour qu'il me donne rendez vous, ensuite je l'appellerais une ou deux fois puis « disparaitrait ». L'enquête devrait mener Sherlock dans un petit hotel près d'Edimbourg. Le challenge c'est de trouver un mooyen de me débarrasser de mon père, mais je suis certaine que je pourrais me charger de ça.

Sherlock et moi sommes ensemble depuis dix huit mois maintenant, et je veux pas dire que c'est devenu routinier, mais ça fait un petit temps qu'on n'a plus découvert une nouvelle facette de notre couple. L'idée de voyager ne lui fait pas plus envie que ça.

En général après les cours, je ne rentre pas tout de suite à Baker Street. Vivre avec son copain c'est sympa. Quand son père fait partie de la colocation ça devient un peu glauque, je compte mes moments en tête à tête avec Sherlock ce mois-ci sur le doigt d'une main. C'est déprimant. Du coup l'idée de rentrer à la maison devient de moins en moins agréable et je me balade un peu plus dans Londres sans véritable but.

J'ai pris la mauvaise habitude de terminer mes balades dans des cafés et je dépense mon argent dans des boissons dont je n'ai pas besoin. En général, quand je rentre il est l'heure du thé. Aujourd'hui, je suis un peu nerveuse, j'ai peur que mon mail foire et qu'ils me grillent direct. Je prolonge ma balade, et rentre à l'heure du dîner.

Je pénètre dans le 221B, dépose mon sac, enlève ma veste et grimpe les escaliers. J'entends Sherlock joué avec les cordes de son violon, il réfléchit. A-t-il prit l'enquête ?

Arrivant dans le salon, je souris et lâche un paresseux :

- Je vous ai manqué ?

Sherlock tourne la tête.

- Oh.. Tu n'étais pas là ?

- Je vais te quitter pour Greg, je marmonne en refermant la porte.

Sherlock arque un sourcil et se relève.

- Il est vieux.

- Toi aussi.

- Lestrade est plus vieux, rétorque-t-il.

Je tourne la tête et cherche Papa du regard.

- Il est partis mettre Rose au lit.

J'hoche la tête et pose mes mains sur les joues de Sherlock.

- Tu vas pouvoir me dire bonjour correctement.

Ses yeux bleus s'adoucissent, son bras se glisse autour de ma taille et il m'embrasse délicatement. J'entends Papa se racler la gorge "poliment" et je me recule des bras de Sherlock avec un soupir las. Sherlock ne fait pas de même et garde son bras autour de ma taille.

- Elizabeth, où étais-tu?

- Je me baladais dans Londres.

- Tu avais remarque qu'elle était absente? Demande Sherlock, curieux.

Papa lève les yeux au ciel d'un air excédé et va dans la cuisine servir les assiettes. En fille bien élevée, je vais mettre la table et raconte ma journée, Papa en blogueuse qui se respecte adore que je lui raconte les derniers ragots. Le reste du temps, une description de mes cours les satisfait tous les deux.

On s'assoit a table, Sherlock reste dans le salon, regardant par la fenêtre d'un air concentré. Se pourrait-il qu'il réfléchisse a l'enquête que je lui ai envoyé?

- Tu ne manges pas Sherlock.

- Joliment déduit, rétorque-t-il avec un espèce de rictus.

- Je ferais pas le malin si j'étais toi, je peux laisser mon chat faire ses griffes sur ton violon.

- Pardon?

- Tu m'as entendu.

Il me jette un regard en biais, m'accorde un digne grognement et retourne dans sa contemplation de la fenêtre. Je me tourne vers mon père et demande:

- Une nouvelle enquête?

- Peut être. On a reçu une nouvelle demande d'enquête, assez étrange. L'affaire mentionne des kidnappings dans la région du Yorkshire.

- Sherlock prend des enquêtes à distance maintenant?

Papa hausse les épaules et je fronce les sourcils, commençant mon repas. Papa me raconte sa journée et j'ai l'amabilité de l'écouter et de feindre de l'intérêt. En vérité ces moments normaux me font toujours du bien et arrivent presque a me convaincre que notre famille est normal et c'est toujours agréable.

ooOOOoo

Quelques jours plus tard, je suis de nouveau au cybercafé et je constate que Sherlock m'a spaaaaaaaaaaaaaaaaaaamme de mails, il accepte l'enquête. Je décidé de rester connecter un peu plus longtemps, et je lui donne quelques infos avant de me déconnecter soudainement. Je souris en coin, Sherlock devrait vouloir aller a Edimbourg d'ici deux jours. Je vais sans doute exploser mon budget en réservant l'hôtel mais ca vaut le coup. Reste plus qu'a trouver un moyen pour empêcher Papa de nous suivre. Je trouverais.

En rentrant, Papa me confirme en effet que leur départ pour Edimbourg est imminent. Je lui rappelle donc que j'ai des TP tard le soir semaine prochaine, que Molly est occupée et Mrs Hudson vit une idylle avec son copain.

Beurk.

Bon, l'excuse des TP, c'est quitte ou double. Soit il gobe et je devrais utiliser l'excuse du « halalala j'étais fatiguée je suis restée chez Louis », soit je me fais avoir et bon… ne pensez pas que je vais abandonner aussi vite. J'ai pas fais tout ce travail pour rien.

Sur la route vers la maison, je confirme la réservation de l'hôtel et réserve également un ticket d'avion, un jour avant Sherlock. Le connaissant, même si on est à Edimbourgh ensemble, y'a des trucs qu'il ne voudra pas faire. Genre aller à Elephant House. C'est pour ça que j'ai décidé d'y aller avec un jour d'avance.

Je décide de peaufiner un petit peu mon mensonge. Quand je rentre à la maison, Sherlock est déjà occupé à faire ses bagages, je profite du fait qu'il soit dans sa chambre pour parler avec Papa en tranquillité.

- Alors, bonne journée, chérie ?

Je soupire et hausse les épaules. Papa fronce les sourcils, Rosamund dans ses bras et s'approche.

- Un problème ?

- J'ai reçu pleins de travaux pratiques la semaine prochaine.

- Et c'est un problème ?

- Ils sont tous en soirée, je soupire en le regardant.

- Oh…

- Et je n'aime pas prendre le métro toute seule le soir..

- Non, pas de métro le soir, me coupe-t-il.

- Donc… Je peux aller dormir chez Louis pendant quelques jours ?

Papa me regarde et je prends doucement Rosamund de ses bras, embrassant le haut de son crâne. Je regarde Johnny du coin de l'œil, qui après quelques minutes hoche la tête.

- Tiens moi au courant.

- Au courant de quoi ?

- De comment tu vas.

Je lève des yeux mais accepte. Je n'aurais pas mieux que ça et loin de moi l'idée de me plaindre. Sherlock revient et me sourit.

- J'ai une enquête !

- Ah bon ?

Je souris et embrasse doucement sa joue. Il se met à m'expliquer, parlant à toute allure. J'adore ces moments, quand Sherlock montre sa part plus enfantine, innocente. Quand son impatience pour une enquête lui fait perdre toute retenue. Je remarque que Papa nous observe du coin de l'œil. Ça a été diffcile pour lui, Sherlock et moi. J'ai eu peur qu'ils perdent leur amitié. C'est un bizarre parfois mais en général tout va bien, John est heureux pour nous et c'est tout ce qui importe. Et je sais que c'est capital pour Sherlock.

Parfois, le soir, Papa prétend ne pas m'entendre rejoindre Sherlock dans sa chambre. Il est cool.

Serrant Rosamund dans mes bras, je vais lui donner à manger. Bientôt : Edimbourg.

OOooOO

Lorsque je suis arrivée dans Edimbourg, j'étais sous le charme, incapable de savoir par où et quoi commencer. J'ai été déposé mes valises assez vites et ai commencé ma balade, faisant autant de sites et musées que je pouvais, je sais bien qu'il va falloir traîner Sherlock pour qu'il y aille. Autant s'éviter des heures de discussion.

Sherlock, d'ailleurs, devrait arriver d'une minute à l'autre. Je suis dans la réception de l'hôtel, jambes croisées, attendant patiemment sa venue. Au bout de quinze minutes, je commence à m'impatienter. Après une demie heure, je m'inquiète. Mais, finalement, après quarante minutes, une main se pose sur mon épaule et une voix grave susurre à mon oreille :

- Tu me prends pour un idiot ?

Je me crispe et souris en coin.

- Peut être ?

Je me lève aussitôt et fais face à Sherlock, qui, malgré tout, a un sourire. Je souris un peu plus, dévoilant mes dents.

- Tu me manquais.

- Je vis avec toi.

Je m'approche et passe mes bras autour de sa taille, levant le nez en sa direction.

- Sherlock sans John me manquait.

- Me voilà, me répond-il avant de m'embrasser. Tu pensais vraiment me leurrer ?

Je grogne et regarde ailleurs.

- Peut être.

Il sourit.

- Où est notre chambre ?

Je prends sa main et l'emmène dans notre chambre. Aussitôt la porte traversée, Sherlock passe ses bras autour de moi et me serre contre lui. Je me blottis avec tendresse et me tourne vers lui.

- Je t'ai manqué aussi, je remarque.

- Peut être que tu n'es pas si mauvaise en déduction.

- Peut être je souris.

En réponse, il m'emrbasse et m'attire dans le lit