Chapitre 12: en route vers la majorité sexuelle
- Elizabeth, tu pourrais m'aider en potion ?
- Lee, tu es en septième année, et tu n'es même plus en potion.
- Oui mais c'est pour plaire à une Serdaigle.
Je plisse les yeux, au milieu du couloir me menant à la salle commune. Je le fixe.
- Tu me prends pour une idiote ?
Lee Jordan se crispe et pose sa main sur mon épaule.
- Voyons, Elizabeth, je n'oserais pas.
- Fred me prend pour une idiote ?
- Bien sûr que non !
- George alors ?
- Non.
- Alors pousse toi et laisse moi passer, je réponds en me dirigeant vers la salle commune.
J'entre soudainement et vois les jumeaux. Je vois George, la personne qui rien que la mention de son nom me donne des papillons dans le ventre, celui dont le sourire me rend toute fragile, la personne dont je suis amoureuse. Je le vois vomir dans un sceau, manger un de ses bonbons et se redresser, rayonnant. Le tout bruyamment. J'ai moi-même envie de vomir.
Je vois Hermione les regarder avec dédain. Harry semble agacé.
- Je ne comprends pas comment ça se fait qu'ils n'aient eu que 3 BUSE, ils savent faire plein de choses, commente-t-il.
- Seulement des choses superficielle sans grande utilité, remarque Hermione avec dédain.
Je me crispe totalement et tourne lentement la tête vers lui.
- Je te demande pardon, Hermione ?
Elle me regarde et sourit.
- Voyons, Elizabeth, tu ne vas pas me dire que c'est d'une grande intelligence ?
- Tu pourrais le faire, toi ?
Elle fronce les sourcils.
- Je n'ai pas envie de faire ce genre de bêtises..
- Des gens sont prêts à acheter, Fred et George travaillent sur ça depuis prêt d'un an et tu juges ça "superficiel" et "sans grande utilité" sous prétexte que tu es trop bien pour les utiliser ?
- Elizabeth..
Elle se lève. La foule qui observait Fred et George s'est tourné vers nous.
- Tu le vis comment quand les gens jugent notre travail pour la SALE, c'est utile, je suis la première à le dire. Mais certains n'en voient pas l'utilité et c'est stupide de leur part de ne pas faire l'effort d'essayer comprendre. Exactement comme tu es entrain de le faire.
- Elizabeth.. Je.. Je pensais que tu n'aimais pas qu'ils fassent ça sur les premières années.
- Ecoute moi bien, Hermione, je ne supporte pas l'idée qu'ils testent leur bonbon sur les premières années. Mais tu parles de personnes, que j'aime, et même de mon petit ami. Et tu parles de leur rêve, parce qu'ils le prennent peut être à la légère devant toi mais il ne faut pas être un génie pour savoir que c'est ça leur rêve. Et je ne tolérerai pas que toi ou n'importe qui d'autres rabaissent leur travail.
Je serre les dents. George pose sa main sur mon épaule.
- Elizabeth.. Ce n'est pas grave.. Elle a le droit de ne pas trouver ça utile.
- Elle n'a pas dit qu'elle ne trouvait pas ça utile, elle a dit que ce n'était pas utile, je réponds entre mes dents.
- Je suis désolé.. Je ne voulais pas te blesser, El.. Ou les jumeaux.
J'hoche la tête.
- Merci, Hermione.
Je me recule et me dirige vers le dortoir des filles. George m'attrape contre lui et me regarde plusieurs secondes.
- Je me fiche de ce que les gens peuvent penser.
- Pas moi, George. Je n'aime pas qu'on.. Rabaisse le travail des autres.
- Merci.
Il sourit et pose ses lèvres sur mon front. Je me dégage en grimaçant.
- Va te laver les dents. On se voit demain.
Je caresse sa joue et vais me coucher. Je m'endors avant le retour de Hermione.
OoOOoo
Quelques jours plus tard, nous avons rendez vous pour notre premier cours avec Harry. Hermione et moi n'avons plus reparlé de l'incident concernant Fred et George. Nous entrons dans une pièce dont j'ignorais l'existence.
Il y a tout ce qu'il faut pour donner des cours de DFCM. D'abord, nous votons pour s'assurer que Harry est "le chef" et ensuite ils discutent du nom que l'on va donner à la pièce. Je m'approche de la bibliothèque et observe les titres avec intérêt.
- El ! Appelle Ginny.
Je me tourne vers elle.
- Armée de Dumbledore comme nom ? Propose-t-elle.
Je souris de toutes mes dents.
- Parfait. L'armée de Dumbledore aka "je fais un monstrueux doigt d'honneur au ministère".
- C'est l'idée, en effet, sourit George.
Neville fait équipe avec Harry pendant que je me cache dans la bibliothèque. Finalement, je l'entends crier sa victoire. Il a réussi. Je souris de toutes mes dents et le rejoins, nous nous entraînons à deux pour l'experlliarmus. Sa victoire l'a enivré et il se débrouille très bien, faisant de mieux en mieux à chaque fois.
Mes propres experlliarmus sont secs, quoique trop violents étant donné que je les lance à Neville.
Malheureusement Harry nous interrompt : l'heure a tourné et nous devons retourner dans notre salle commune. Je soupire mais obéis. George prend ma main, entrelaçant nos doigts.
- Ca a été ? Me demande-t-il.
- Un peu ennuyeux mais ça allait. Et toi ?
- Même chose, sourit-il. Fred et moi lancions des sorts sur Zacharia Smith.
- Vous êtes parfait.
- Heureux de te l'entendre dire, dit Fred en se plaçant à ma droite.
Je souris un peu plus.
- Voilà mon Weasley préféré.
- Elizabeth, je ne suis pas jaloux, répond tranquillement George.
- Peut être que tu devrais, répliquons Fred et moi à l'unisson.
George arque un sourcil et pose ses lèvres sur les miennes. Je réponds automatiquement, posant ma main sur le haut de son torse. Il se recule avec un sourire satisfait.
- Voilà pourquoi je ne le suis pas.
Je grogne, étant tombée dans le piège trop facilement.
Le lendemain, quand je me lève, j'aperçois Frodon avec un immense paquet. Je fronce les sourcils avant de réaliser que nous sommes le premier novembre. J'ai officiellement seize ans, je suis majeure sexuellement et je peux donc me taper Lupin sans problème.
Je remercie mon hibou avec douceur puis ouvre le colis. Papa m'a offert les milles et une nuit, en quatre volumes. Mary m'a glissé des fringues, ayant vite cerné mon style. J'ai des biscuits de Miss Hudson, un livre sur les grands procès de la part de Lestrade. De la part de Sherlock, des petits mélanges chimiques "explosifs". Je lis mes lettres
"Ma chérie,
Je vais essayer de faire un effort pour ne pas que cette lettre ressemble aux autres lettres d'anniversaire. Malheureusement, certaines choses ne changent pas : je suis fier de toi, je t'aime et tu me manques.
Je suis ravi de voir que tu te tiens correctement. Mais sache que si tu agis de façon juste, je ne t'en voudrais pas. Et même si je t'en voudrais pas, ça ne changerait pas grande chose, n'est-ce pas ? Un autre cadeau t'attend mais tu ne l'auras qu'à ton retour à la maison. Ca t'obligera à venir.
Les parents de Sherlock nous ont invité à passer Noël chez eux, je compte sur toi pour être parmi nous. J'estime que tu vois largement assez tes amis."
Papa n'est pas crédible quand il fait preuve d'autorité.
"Je te souhaite un très joyeux anniversaire. Puisque mon instruction de "pas de petit ami" a échoué, je précise alors : pas de sexe. Tu es trop jeune et ça n'a aucun intérêt."
John Watson, ne fait l'amour que pour procréer.
"Papa."
J'attaque la suivante.
"Elizabeth,
Joyeux anniversaire blablabla. Votre courrier est surveillé, je l'ai appris par Mycroft. Pas de sexe avec ton idiot de petit ami, ton cerveau passable serait gangréné par cette distraction. Einstein était un excellent chimiste et aurait pu découvrir bien d'autres choses si il n'avait pas eu de multiples maitresses.
Aussi, certains moldus disparaissent. Très peu, pas assez pour que ce soit inquiétant. Néanmoins, je te demande d'ouvrir l'œil.
Ton père est idiot, ne fais pas justice, tu t'attirerais des problèmes en essayant de résoudre ceux des autres, c'est stupide. Continue d'enquêter et de faire fonctionner ton cerveau tant qu'il en est encore capable. Mycroft ne veut pas t'envoyer de lettres parce qu'il ne veut pas que le ministère pense que vous communiquiez (surtout que ton appartenance à une organisation rebelle d'étudiants ne lui est pas inconnue). Mais il te souhaite un bon anniversaire, te dis de ne pas être stupide (et ça veut aussi dire impulsive).
Sois plus maligne que la femme du ministère. Laisse croire qu'elle a le contrôle. Elle apprendra tôt ou tard que ce n'était qu'une illusion. Mais plus tard c'est, plus longtemps elle te laisse tranquille.
John va bien.
Sherlock H."
Je vais dans la salle commune, une fois habillée. George attend près de la porte. Il me sourit et me tends une fleur. J'arque un sourcil.
- Suis-je vraiment le genre de fille qui..
Il me tend ensuite une boite bleu foncée avec joliment écrit en lettres dorées "Weasley, magasin pour sorciers facétieux." Et, plus bas, ils ont ajouté "avec l'aimable et indispensable collaboration d'Elizabeth Watson".
J'ouvre la boite et vois un simple jeu de cartes, une fausse baguette et autres accessoires. Je vois une petite notice d'explication et la déplie
"Le but de cette boite est de faire découvrir la magie moldue
De façon ludique et agréable et sans moquerie.
Car si les sorciers jugent leur ami sans magie avec dédain,
Ils oublient trop vite qu'ils se débrouillent très bien sans magie.
Une amie ne cesse de nous rappeler que le monde moldu
est au moins aussi bien que le monde magique.
En son honneur, et pour tous les sorciers facétieux et curieux,
Voici une boite de "magie moldue."."
Je rougis furieusement et lève les yeux vers lui.
- Je trouvais ça un peu.. Arrogant comme cadeau, si tu veux on peut..
- C'est parfait.
Je prends sa main, serrant la boite contre moi.
- Je ne pourrais te dire à quel point à me touche.
- J'en suis ravi.., me dit-il doucement en caressant le haut de ma main avec son pouce.
J'observe la fleur et la glisse dans la poche de ma chemise en souriant. Il me regarde et m'embrasse avec une douceur infinie avant de me serrer contre lui et de me murmurer à l'oreille.
- Tu es la seule qui nous différencie, rien que pour ça je t'appréciais énormément. Et je ne pourrais te dire quand et pourquoi.. Je sais juste qu'en troisième année ton attention pour Dubois m'agaçait énormément, plus que je ne l'aurais reconnu.
Je rougis et pose ma joue sur son épaule, attendant quelques instants avant de répondre mais il poursuit :
- Et en quatrième année, tu t'intéressais véritablement à notre travail. Tu as du répondant. Et quand les mangemorts ont attaqué.. J'étais vraiment inquiet pour toi, pas autant que je l'étais pour Harry ou Hermione. J'ai compris.
Je rougis et souris un peu plus avant de chuchoter à voix basse.
- Niais.
- Tu adores ça, me répond-il.
- Hum hum..
Nous tournons la tête et voyons Neville, très mal à l'aise.
- Londubat !
- Joyeux anniversaire El..
- Merci, mon trésor, je souris doucement en prenant le paquet.
Je l'ouvre et vois une photo de Neville et moi en deuxième année que sa grand-mère avait fait. Nous sommes à la gare, en grande discussion. J'ai un sourire en coin et Neville éclate de rire. Je souris et le regarde.
- Merci, Gros Zizi.
- Arrête de m'appeler comme ça, rougit-il. Je vous laisse.. on se voit plus tard, El ?
- On doit manger une part de gâteau ensemble !
George se penche pour voir la photo et sourit.
- Vous êtes mignon?
- Mignon ? On est magnifique.
Il embrasse ma joue et prends ma main avant de descendre dans la grande salle. Nous nous asseyons pour déjeuner.
- En quatrième année, quand tu avais fais croire que Neville était ton petit ami, j'ai cru que j'allais l'étrangler.
- Tu vois que tu es jaloux ?
- Je suis raisonnablement jaloux. Je sais quand tu plaisantes et si demain tu me disais que tu as un correspondant étranger, je ne serais pas jaloux comme Ronnie, se vante-t-il.
J'arque un sourcil.
- Donc je pourrais correspondre avec Dubois ?
- C'est le cas ?
- Je lui envoie une lettre pour son anniversaire.
- C'est ridicule, il ne le mérite pas.
- Jaloux !
Il fronce les sourcils et hausse les épaules.
- Ce n'est pas de la jalousie, tu l'as vraiment aimé, tu pourrais le préférer à moi.
Je prend sa main.
- George, c'est toi que j'aime.
Il baisse les yeux vers ma main et la regarde, avec un sourire stupide avant de lever les yeux evrs moi.
- Je t'aime aussi, mon amour.
Je rougis et tends la joue alors qu'il se redresse pour l'embrasser.
Pas de OS aujourd'hui! Je suis rentrée en Belgique et violemment jetlagée, je retourne me coucher!
