Chapitre 13 Retour à la maison
Le premier match de la saison arrive, il oppose Gryffondor contre Serpentard. Je rejoins George dans la grande salle et embrasse sa joue.
- Tu vas les assommer, tous, un par un.
- Bien entendu, me répond-il en avalant une grosse bouchée de toast.
Je pose ma main sur sa cuisse et me colle à lui avant de manger. Il me regarde avec intérêt et sourit avant de reprendre son repas.
Nous allons au match, je vois Ronald sur le point de rendre son petit déjeuner. Je fronce les sourcils et frotte son épaule.
- Hey Weasley.. Si j'étais pas avec George, ton charme de gardien m'aurait déjà rendue encore plus amoureuse que je l'étais de Dubois.
Il me répond par un sourire maladroit. Dans les gradins, les Serpentards se mettent à chanter :
Weasley est un grand maladroit, il rate son coup à chaque fois. Voilà pourquoi, les Serpentards chantent avec joie : Weasley est notre roi ! Weasley est né dans un trou à rat. Il laisse le souaffle entrer tout droit. Voilà pourquoi, grâce à lui, c'est sûr on gagnera, Weasley est notre roi !
Je me crispe totalement et me promet intérieurement de tirer les cheveux de Parkinson à chaque fois que je la croise. Ron a les oreilles écarlates et, à mesure que les poursuiveurs de Serpentard s'approchent, les supporters chantent plus fort. Avec les autres Gryffondors, on crie en essayant de couvrir les voix : en vain malheureusement.
Ron encaisse plusieurs fois. Heureusement, Harry attrape le vif d'or et Gryffondor en sort victorieux. Je rejoins les garçons, enjambant la barrière pour féliciter George e vérifier l'état de Ron. Je vois Harry et les jumeaux fixer Malefoy en fronçant les sourcils. Je m'approche.
- On a également eu du mal à caser "pauvre type" dans les paroles. Pour parler du père.
Malefoy me regarde et sourit.
- Heureusement qu'on ne chantait pas sur George, hein, Watson ? On aurait du faire deux couplets sur sa prostitué de petite amie.
J'arque un sourcil et sors ma baguette. George lève le poing mais Harry le tire en arrière. Angelina tient Fred par le bras.
- Mais Potter et toi vous aimez bien aller chez les Weasley.. Comment faites-vous pour supporter l'odeur ?
Drago rit ouvertement.
Je serre les dents et m'avance mais Katie Belle me retient.
- Elizabeth, arrête.
- Ou peut être.., propose Malefoy. Que c'est ta maison que la porcherie des Weasley te rappellent.
Je vois Harry lâcher George et ils se lancent tous les deux sur lui : le rouant de coup pendant que Malefoy hurle de douleur. J'essaye de me dégager de l'étreinte de Katie Bell mais elle m'en empêche.
Finalement, Bibinne les sépare par un sortilège. Elle les envoie chez Minerva, George passe devant moi les dents serrées et les lèvres pincées.
Harry et George ne reviennent qu'en soirée. Je me lève de mon canapé et George me rejoint, l'air abattu.
- Interdit à vie de quidditch. Fred aussi.
- Elle est folle.. Je ne.. Je ne laisserais pas ça arriver...
Il me regarde et passe ses bras autour de moi, sans un mot, le menton sur le haut de mon crâne. Je rougis mais comprends et frotte simplement son dos, embrassant doucement sa joue.
- Dors avec moi, me demande-t-il, au creux de l'oreille.
- George je ne..
- Ils ne diront rien.. Dors avec moi.
- Oui. Bien sûr. Bien entendu. Je reviens.
J'embrasse sa joue et me recule doucement, allant dans le dortoir. Je me déshabille en vitesse.
- Tout va bien ?
- Virer de l'équipe de quidditch pour toujours, je réponds entre mes dents. Je vais dormir avec George.
- Quoi mais.. C'est interdit !
- Je l'ai dis à Hermione mon amie, pas Hermione la préfète. Mon amie comprendra que je veux juste consoler mon petit ami.. Non ?
- Oui..
Elle hoche doucement la tête. J'enfile mon pyjama, rajoutant un pull par-dessus : il commence à faire froid. Je remonte dans le dortoir de George. Il est dans son lit, sur le dos et regarde le plafond l'air soucieux. Je me glisse sous les draps et passe mon bras autour de lui, embrassant sa joue.
- Je lui ferais payer, George.
- Mmh...
Fred entre et arque un sourcil.
- On a de la compagnie ?
- Ca ne gêne pas qu'elle dorme ici ?
- Uniquement si elle dort avec moi.
George sourit et me serre contre lui, embrassant mon front. Je caresse doucement sa joue et lui murmure des niaiseries à l'oreille. Finalement, je ferme les yeux, ma joue sur son torse, son bras autour de moi.
- Il neige, remarque-t-il, murmurant simplement.
- Demain on ira faire une bataille de boules de neige.
- Ce crétin de Malefoy..
- Lui.. Lui je me le réserve, je siffle entre mes dents.
- Jamais.. Plus jamais il ne parlera de toi comme ça.
Je lève les yeux vers lui.
- Je sais me défendre toute seule et honnêtement.. Il m'a déjà dit plus blessant.
- Je m'en fiche. Personne ne parle de toi comme ça. Que ce soit lui, n'importe qui d'autre et même toi.
J'arque un sourcil.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? Je demande.
- Quand tu parles de toi en tant que sang de bourbe.., murmure-t-il. Ca m'énerve.
- Oh.. D'accord.. J'arrêterais.
Il sourit, m'embrasse une dernière fois puis se blottit contre moi. Je m'endors à une vitesse effrayante.
Le lendemain, je vais avec Fred, George, Lee Jordan et Neville faire une bataille de boule de neige. Hagrid est de retour, je me lève pour chaleureusement lui serrer la main : suivit de près par les autres.
OoOOoo
Décembre s'est déroulé une vitesse folle. Entre le travail demandé aux cinquièmes années, les moments à aider Neville, mes lettres envoyées à Papa et les quelques temps passés en compagnie de George, j'ai à peine eu le temps de profiter de la neige.
Je vais à la grande salle, la veille du départ des vacances de Noël et ne vois aucune trace des Weasley ou de Harry. Je fronce les sourcils, Hermione n'a pas l'air plus au courant que moi.
Je me crispe totalement et passe la journée à m'inquiéter. Finalement, en soirée, je me décide et vais frapper à la porte du bureau de McGonagall. Elle me laisse entrer et me regarde en fronçant les sourcils.
- Miss Watson ?
- Je voulais savoir où.. Où étaient les Weasley ? Et Harry ? Je suis inquiète..
Elle me regarde et sourit.
- Asseyez vous.
J'obéis et prends le biscuit qu'elle me tend.
- Je veux dire.. Je pense que George m'aurait prévenu.. Et je commence à m'inquiéter...
- Mr Londubat ne vous a rien dit ?
- Il a dit que Harry avait fait un cauchemar.
- Une vision, de Mr Weasley se faisant attaquer.
Je me crispe et la regarde.
- C'était vrai, n'est-ce pas ? Ca a un rapport avec l'organisation de l'oiseau magique ?
Elle fronce les sourcils en réfléchissant puis hoche la tête.
- Mmh.. Oui..
- Comment va-t-il ?
- Il est à Ste Mangouste, je ne peux pas vous en dire plus.
J'hoche la tête et sors du bureau en déglutissant. Devrais-je envoyer une lettre à George ? Pour lui dire quoi ? "J'espère que ton père n'est pas mort, bisous" ?
Pff.
Je vais me coucher, le moral à zéro, moins inquiète mais certainement pas rassurée à 100%.
OoOOoo
Le lendemain, je sors du train en soupirant. Je suis soulagée de revoir Papa et les autres mais.. J'aimerais m'assurer que Mr Weasley va bien. Je tire ma malle avec mauvaise humeur et regarde autour de moi en inspirant.
- Elizabeth !
Je relève la tête et souris en voyant Papa, le rejoignant, les pas lourds.
- Ça va ? Tu as l'air toute..
- Mr Weasley s'est fait attaquer par le serpent de Voldemort, je murmure en me blottissant contre lui.
Hermione a reçu plus d'infos de la part de Harry et les a partagé avec moi.
- Oh..
- Il va bien, je précise.
Je me redresse et fronce les sourcils.
- Où est Mary ?
Il pince les lèvres et détoure le regard. Je le fixe, sans comprendre et il finit par baisser la tête.
- c'est compliqué.
- Papa, je vais, de toute façon, le lire dans des journaux, maintenant, crache le morceau.
Il commence donc à me parler d'un certain Magnussen, de l'ancienne vie de Mary et puis il parle du fait que Sherlock s'est fait tirer dessus.
- Vous ne m'avez rien dit...
- Elizabeth..
Je le regarde et serre les dents.
- Je suis quoi au juste ? La colocataire ?
- Je n'allais pas te le dire par lettre !
- Evidemment.
Je sors de la gare à grands pas. Papa me suit et essaye de me prendre ma malle pour m'aider, je la lui laisse et me dirige vers la station de métro.
- Où vas-tu ?!
- Baker street, je réplique froidement.
Je descends dans le monde "underground" et vais jusque Baker Street en métro. Je grimpe ensuite les marches et frappe à la porte.
- Entrez, répond la voix machinale de Sherlock.
J'obéis et le regarde. Il a l'air d'aller bien, au top de sa forme. Il me fixe, l'air curieux.
- Oui ?
- Bon sang arrête de te mettre en première ligne pour mourir...
Je le rejoins et avant qu'il n'ait eu le temps de réagir et embrasse son front.
- Franchement... Janine ?
- Elle était très bien, grogne-t-il, se dégageant.
Je le regarde longuement puis vais nous préparer du thé. Il me fixe et fronce les sourcils.
- Elizabeth..
- Mmh ?
- J'avais dis "pas de coït".
- Et j'avais dis "je fais ce que je veux."
Je lui souris et fais un clin d'œil. Il me fixe, outré.
- Elizabeth, je vais le dire à ton père.
- Vas-y. Va le dire à Johnny.
- Dire quoi ?
Papa est entré dans la pièce et fronce les sourcils. Je pointe ma cuillère vers Sherlock.
- Si tu dis la moindre chose, je fais en sorte que Mycroft soit le seul Holmes apte à avoir une descendance.
Sherlock me regarde avec arrogance.
- Les enfants ne m'intéressent pas. Elizabeth a pratiqué le coït.
- ELLE A QUOI ?!
Plus le temps passe, plus mes retours à la maison sont animés.
Papa se tourne vers moi et me regarde de haut en bas, comme si il s'assurait que j'étais la même personne.
- Et toi tu ne m'as rien dis pour Sherlock. On est quitte. Et j'aurais besoin d'une prescription pour la pilule.. Sauf si tu veux devenir grand père.
Il me fixe, outré.
- J'aimerais rencontrer ce jeune homme.
J'imagine que sa demande est justifiée. J'apporte une tasse à Sherlock, renversant volontairement du thé sur sa cuisse.
- Bien. En juillet tu le rencontres. Promis.
- Tu l'aimes ?
- Elle est amoureuse, grogne Sherlock avec dégoût.
- Et lui ? Lui demande mon père.
Sherlock hausse les épaules.
- Je n'en sais rien.
- Demandez à Mycroft, il vous dira ce qu'il a déduit. Bon.. Fish & chips ce soir ?
Nous entendons des pas dans les escaliers et Miss Hudson entre avant de pousser un cri de joie.
- Il me semblait bien que je l'avais entendue ! Ma chérie !
Je souris et la laisse me prendre dans ses bras.
- Comment vas-tu ? Assieds toi, je vais chercher des biscuits.
- Mrs Hudson, ne vous donnez pas cette..
- J'insiste, coupe-t-elle avant de disparaître.
Je m'assois sur l'accoudoir du fauteuil de Papa. Ce dernier me regarde puis me prend dans ses bras.
- Ma petite fille..
Il n'empêche, qu'avec tout ça, ma belle mère me manque.
OS: Luna/Elizabeth
Elle est belle. Elle est douce. Elle me parle de ces créatures à moitié vraies, un peu mystérieuse et je pourrais l'écouter pendant des heures. De temps à autre, elle glisse une mèche de cheveux derrière son oreille et quitte la forêt interdite du regard pour plonger ses yeux bleus clairs dans les miens. Je suis couchée dans l'herbe, au soleil et Luna est assise à l'ombre, contre le tronc de l'arbre. Elle ne supporte pas le soleil.
Je ne sais pas trop comment c'est arrivé, je suppose que c'est le genre de choses qui n'ont pas d'explications. On passait du temps ensemble, Neville, Luna et moi. Et puis passer du temps juste Luna et moi devenait de plus en plus récurrent, de plus en plus agréable et surtout, désirable. Ca m'a rendue confuse, pendant si longtemps. Je me suis rendue compte à quel point j'étais sensible à la beauté d'autres filles, et pas juste en mode "yesss queen", mais plutôt en mode "aime moi stp".
Mais avec Luna, c'était pire. Un miracle que je puisse lui parler proprement quand on était à deux ou avec Neville. Mais dés qu'il y avait d'autres gens, je devenais froide, désagréable et presque méchante. Du coup, je fermais juste ma gueule. Et combien de fois je me suis engueulée, violemment, avec Hermione quand elle se moquait de Luna. Quitte à créer des doutes, je m'en fiche. Hermione devrait savoir mieux que quiconque de ne pas se moquer des différences des gens.
Je ne sais pas comment ça s'est passé pour Luna, ça a eu l'air d'être plus naturel. Même si on en parle pas souvent, je crois qu'elle est plus en connexion avec ses sentiments. J'en sais rien en vrai, mais ça n'a jamais eu l'air de lui poser un problème et c'est ça qui importe. C'est encore frais, c'st neuf, ça fait deux mois qu'on est "officielle". Je n'ai pas vu de grandes différences avec la façon dont on nous traite, ça ne devrait pas me surprendre mais malheureusement ça le fait.
Luna s'arrête dans sa lecture à haute voix du Chicaneur et me sourit.
- A quoi penses-tu?
- A toi, je souris. Je t'aime, Luna.
Et jamais il m'a semblé trop tôt pour lui dire. Je sais qu'elle partage mes sentiments. Elle ne manque pas de me le rappeler.
- Je t'aime aussi, Elizabeth.
Je me relève pour embrasser son sourire rêveur, sachant enfin ce que heureuse veut dire.
