Chapitre 15: surprise, c'est moi!

En fin de chapitres, un nouvel OS! Je pars dans quelques heures pour la Toscane héhéhé


En fin d'après midi, nous sommes rentrés à Londres. Mycroft nous a donné rendez vous à Baker Street et Papa nous y conduit. Le silence malaisant est visiblement le mot d'ordre parce que la route du retour me semble interminable.

Mais nous arrivons à bon port sans problème et je vais directement au salon de Baker Street. Sherlock est assis sur son fauteuil et regarde le sol. Dans la cuisine, Mycroft est appuyé sur son parapluie et nous regarde entrer.

- Alors ? Je demande, trahissant mon impatience.

- Mon cher frère a tué quelqu'un, articule froidement Mycroft.

- Il a tué un criminel qui manipulait beaucoup trop de gens, je rectifie.

- C'était un homme tout de même, me susurre Mycroft. Je l'envoie donc en mission, dans les pays de l'Est.

Je souris et regarde Papa qui n'a pas l'air aussi soulagé que moi.

-Tu vois ? Je t'avais dis que ça irait.

-Je crains que ce ne soit pas si simple, m'interrompt Mycroft.

- Pardon ? Ca m'a l'air.. Non ?

Je me tourne vers les autres mais ils regardent tous Mycroft sans me répondre. Je fronce les sourcils et le regarde à nouveau.

Sherlock fixe son frère.

- Je ne vais pas revenir vivant, n'est-ce pas ?

- Deux semaines, tout au plus, répond l'aîné d'un air indifférent.

Je les regarde tous les deux puis éclate de rire.

- Elizabeth.., m'appelle Papa. Il.. Il ne plaisante pas.

Je m'arrête aussitôt et regarde Mycroft en fronçant les sourcils.

- Quoi ? Bien sûr qu'il plaisante.

Mycroft n'a pas quitté son jeune frère du regard. Il articule avec froideur :

- Elizabeth, suis-je du genre à plaisanter ?

- Mycroft vous n'allez pas tuer votre petit frère, je réponds en souriant.

- Je ne le tue pas, répond-il, dédaigneusement. Je fais justice.

- Il ne s'agit pas de justice mais de rayer les choses que vous n'aimez pas voir de votre vie, je siffle froidement.

- Elizabeth, m'appelle Papa. Arrête.

- Quoi.. Mais.. Papa.. dis quelque chose..

Mais Papa ne dit rien. Il regarde longuement Mycroft puis m'attire contre lui.

- Elizabeth..

je me dégage sèchement et le regarde.

- Dis quelque chose !

- Il a tué quelqu'un, réplique Mycroft.

- La mort par la mort ça ne résout rien ! Il s'agit de votre frère ! Je vous ignorais aussi fan des méthodes de Barty Croupton !

Je me tourne vers Papa pour obtenir un peu de soutient, les larmes aux yeux.

- Papa ! Ne le laisse pas faire..

- Elizabeth.. Je.. Je ne peux rien faire..

Je me tourne vers Sherlock qui fixe le sol.

- Sherlock ! Je t'en prie..

- Fais toi une raison, me répond-il froidement.

Je les regarde, l'impuissance me gagnant. Désespérée, je regarde Mycroft.

- Vous n'avez pas le droit. Ce n'est pas.. Juste !

- Elizabeth je suis venu vous informer, pas vous demander votre avis, chassant ma remarque avec dédain.

Je serre les poings. Papa inspire et me frotte l'épaule.

- Ma chérie.. On va rentrer et en discuter..

- Sherlock.., je supplie du bout des lèvres.

- Tu as entendu Mycroft.

- Papa.. Fais quelque chose.

- Je ne peux rien faire.., dit mon père derrière moi.

- Tu.. Tu n'essayes même pas. Pourquoi.. Tu n'essayes pas ? C'est ton meilleur ami ! Tu étais effondré quand il s'est fait passer pour mort ! Et là il va véritablement mourir et on dirait que tu t'en fous ! Il.. Il s'agit de ma famille ! Sherlock est de ma famille !

- Rentrons, dit simplement mon père.

Il avance sa main vers moi, je me recule en serrant les dents. Je les fixe, inspire profondément et ferme mon manteau.

- Je rejoins les Weasley. Sherlock, je veux que ce soit toi qui viennes me voir à la gare avec mes affaires. Papa, retrouve moi quand tu auras décidé de te battre pour ton meilleur ami qui a tué un homme pour toi. Mycroft..

Je le regarde.

- J'espère que vous serez tenu pour responsable de mon futur comportement avec Ombrage.

- Elizabeth..

J'essuie rageusement mes larmes et dévale les marches à toute allure. Je fonce dans le métro, retenant difficilement mes larmes. J'ai un pauvre sac sur le dos avec des livres, mon ordinateur, le cadeau pour George et de quoi écrire des lettres. J'arrive au Square Grimmaud, pense très fort aux écritures que j'ai lu quelques mois plus tôt et la maison apparaît. Je pénètre dans la maison.

- On attendait encore quelqu'un ? Demande la voix de Mrs Weasley.

- Pas que je sache, répond Sirius.

Il entre dans le couloir et me vois, fronçant les sourcils.

- Elizabeth.. tout va bien ?

- Non..

Et là, misérablement, je laisse tomber mon sac et cache mon visage dans mes mains en fondant en larmes.

Sherlock est envoyé à la mort par son frère et je suis la seule qui semble y attacher de l'importance.

- Hé.. Hé là..

Il me prend dans ses bras et m'emmène dans la salle à manger. Il y a les Weasley, sauf Arthur, Potter, Granger, Lupin, Thonks.

George se lève d'un bond.

- Ma chérie qu'est-ce que.., commence Madame Weasley.

Mais George m'a déjà arraché des bras de Sirius, me prenant contre lui en embrassant le haut de mon crâne. Il me caresse les cheveux pendant que je pleure mon soul. Je me laisse aller contre lui, m'accrochant à son dos sans prononcer le moindre mot.

- Qu'est-ce que..

- Viens Maman, propose Ginny. Je vais t'aider à apporter le dessert et t'expliquer quelque chose.

George me serre dans ses bras et mes sanglots redoublent. Sherlock va mourir et je ne peux rien faire d'autres que le regarder aller vers une mort certaines.

- Que se passe-t-il ? Me dit-il doucement.

Je finis tant bien que mal à me calmer, essuyant mes yeux et inspirant profondément. Entre temps, Mrs Weasley est revenue et me regarde avec douceur.

- Je.. Un homme faisait pression sur ma belle mère, le but était de faire réagir mon père, puis Sherlock et obtenir des informations de la part de Mycroft. Je ne.. Ne sais pas exactement comment ça s'est passé mais.. Le fait est que Sherlock a tué cet homme. Et que, pour le punir, Mycrfot l'envoie dans les pays de l'Est où il se fera tuer.

George me regarde et embrasse doucement ma tempe, me serrant contre lui;

- Oh ma chérie.., souffle Mrs Weasley.

- Et.. Ils s'en fichent. Mycroft n'en a rien à faire, Papa dit qu'il est incapable de faire quoique ce soit alors qu'il n'a même pas essayé et.. J'en.. Je suis la seule qui semble.. Touchée..

- Ce Mycroft est un véritable abruti, marmonne George.

- George ! S'exclame Mrs Weasley.

- C'est vrai, répondons George et moi à l'unisson.

- Allez, assieds toi, m'invite Sirius. Tu termineras ton jour de Noël ici. Et les vacances si tu veux.

- Je n'ai.. Aucune de mes affaires...

- On t'en prêtera, me sourit Hermione.

- Merci.., je murmure du bout des lèvres.

- Tu seras beaucoup mieux ici, me sourit Lupin.

Comme pour illustrer les propos de Remus, George frotte mon dos et m'embrasse la joue. Je n'aurais jamais cru être le genre de personne à qui le contact pouvait faire du bien, mais c'est devenu le cas et sa main posée entre mes omoplates m'aide déjà à me sentir mieux.

Je m'assois lentement à table, Ginny va me chercher des couverts.

- Elizabeth.. Tu savais pour Neville ?

Je me crispe totalement et me tourne vers Hermione, vu qu'elle m'a posé la question.

- Quoi ? Comment ça ?

- On a vu ses parents aujourd'hui, m'explique Harry. Et Lockhart.

- Oh... Oui. Je le savais, je réponds à Hermione.

- Avant toute chose, m'interrompt Mrs Weasley avant de pointer son doigt vers George et moi. Depuis combien de temps ?

Un an aujourd'hui. Si je réponds ça j'aurais l'air d'une petite midinette qui tient un calendrier.

Mais je suis petite. Je suis une midinette.

- Un an.. Aujourd'hui, je souris.

Elle nous regarde et hoche lentement la tête.

- Et vous n'avez rien dit ?

- On attendait le bon moment ? Propose George.

Molly nous regarde longuement puis hoche lentement la tête.

- Bien. Est-ce que c'est.. Sérieux ?

C'est gênant comme question. Je déglutis et laisse George y répondre, ce qu'il fait avec brio.

- Assez pour que je te présente Elizabeth en tant que petite amie.

Je rougis et lève la tête vers George en souriant. Il répond à mon sourire. En face de moi, Fred hausse les épaules.

- Ne t'en fais pas, Maman, je surveille qu'elle ne fasse pas de bêtises avec Georgie.

- Ça devrait me rassurer ?

- Et moi je surveille que Georgie ne fasse aucune bêtise, sourit Ginny.

- Bon.. Et bien.. Qui est au courant ?

- Les gens de l'école, je réponds.

- Et Remus et moi, sourit Sirius. Nous avions surpris les tourtereaux.

- Quoi ? Que faisaient-ils ? S'inquiète Mrs Weasley.

- Rien de mal, Molly, ils étaient juste main dans la main, sourit Remus.

- Moi aussi, Maman, s'amuse Bill. Quand nous étions partit voir Harry l'année dernière, Elizabeth et George sont entrés main dans la main.

- Et je n'avais rien vu ? Dit-elle, outrée.

- Et non.., répond-il en souriant.

- Oh.. Je vois.. Et bien.. D'accord. Félicitations, j'imagine. Mais je préviendrai Papa dés demain.

- Papa va être ravi, répond Fred. Il essayait de caser Ron avec Elizabeth sous prétexte qu'elle lui apprend pleins de choses sur le monde moldu.

- Elle est déjà sa belle fille préférée, sourit Bill.

Je roule des yeux et prends l'assiette que Ginny me tend. Je mange le morceau de tarte. Remus et Sirius discutent avec Molly et Bill Weasley. Tonks fait rire les filles, Ron, Harry et Fred parlent quidditch.

Le nouvel attrapeur de Gryffondor est Ginny. Je n'ai pas retenu le nom des nouveaux batteurs car ça ne m'intéresse pas, ils ne seront jamais aussi bon que Fred et George.

Ce dernier me regarde et essuie doucement ma joue.

- Je ne supporte pas te voir dans cet état, me murmure-t-il.

- Je ne supporte pas être dans cet état, je réponds avec mauvaise humeur.

- Tu penses que ton père va essayer de venir?

- Oui, je grogne. Et je pense que Mycroft aussi. Et ça, ce serait problématique parce que lui pourrait entrer dans la maison.

- Si il vient et que tu ne veux pas le voir, on fera en sorte que tu n'aies pas à le voir.

- Peu importe. Parle moi de ton père. Mais avant, les commandes avancent bien ?

- On en a eu une vingtaine pour Noël, me sourit-il. Et papa va bien. Il teste des méthodes de soin moldu. Il a demandé à Harry et Hermione d'en parler avec ton père mais je pense que ça ne se fera pas.

Je souris doucement.

Plus tard dans la soirée, je suis dans le salon, ayant ouvert un bouquin. Je vois une dizaine d'appel manqués et pas mal de messages mais je ne les lis pas. Des mains se placent sur mes paupières. Je roule des yeux.

- Oui, George ?

Il me tend un petit paquet. Je souris, fouille dans mon sac et lui tends le mien.

Je l'ouvre et vois un appareil photo sorcier.

- J'ai vu pas mal de photos dans ta chambre, m'explique George. Mais ça me rendait triste parce qu'elles étaient toutes immobiles, celles-ci seront plus amusantes.

Il me regarde.

- J'ai pensé à t'offrir un bijou mais je préférais t'offrir quelque chose que tu utiliserais.

- J'aurais porté un bijou que tu m'aurais offert.

- C'est bon à savoir, sourit-il.

À son tour, il ouvre son paquet. C'est un livre que j'ai trouvé sur les plus grands farceurs de l'histoire de Poudlard.

- J'ai hâte que la prochaine édition mentionne les jumeaux Weasley, je souris. Joyeux Noël, George.

- Joyeux un an, mon amour, me murmure-t-il en me prenant dans ses bras, embrassant mon front.

Je ferme les yeux, enchantée.

Nous entendons des pas qui s'amènent vers nous et nous nous séparons brusquement. Sirius entre avec un sourire amusé.

- Au lit, les amoureux. Ne faites pas trop de bêtise.

J'hoche la tête, mort de fatigue et ayant besoin d'être seule.

- Bonne nuit, George.

Je l'embrasse, posant mes mains sur ses joues.

- Je t'aime, je murmure

- Moi aussi, sourit-il.


OS Mycbeth

Je rentre du travail en m'étirant. Et, oui, je bosse maintenant. Je vais pas vous mentir en vous disant que je paye les factures, le palace de Mycroft est beaucoup trop cher pour moi. Cependant je paye les courses et en général je suis celle payant le restaurant.

Ça fait deux ans que je suis officiellement devenue chirurgienne générale. Sherlock me gratte pour des échantillons humains quelconque et bien que je réponde systématiquement « NON », il retrouve généralement un petit échantillon le soir même à Baker Street.

C'est que je l'aime mon Sherly.

Je me laisse tomber dans le canapé avec un soupir de soulagement, déjà prête à tomber endormie. J'entends la porte s'ouvrir et je souris doucement sans même ouvrir les yeux.

- Bonsoir, Mycroft.

- Elizabeth, lève toi. On s'en va.

- On va nulle part, tu me laisses crever sur le canapé comme le bon petit ami que tu es.

Mycroft entre dans le salon et se baisse pour embrasser mon front.

- Elizabeth, tu me fais confiance ?

- On sait tous les deux que je serais une idiote de te faire confiance complétement.

Il me tire par la main et me met debout. Je pousse un grognement pour montrer mon mécontentement. Il m'offre un sourire presque complice. WHAT THE FUCK MYCROFT HOLMES ?

- Va dans la berline.

- Ton petit côté dominant ne me chauffe plus autant, Mycroft. Je veux dormir, je soupire avec impatience.

Il me prend par la taille et me regarde quelques secondes, le visage animé par une expression pleine de tendresse que je ne lui vois pas souvent.

- Va dans la berline.

Je connais Mycroft. Si ce n'était pas important, il n'insisterait pas. J'obéis donc et vais dans la voiture, boudant un petit peu quand même.

Mycroft me rejoint au bout d'une dizaine de minutes, à ce stade, je me suis pratiquement endormie sur la banquette arrière et je trouve la force de me blottir contre Mycroft en baillant.

- On va où ?

- A l'aéroport.

Je fronce les sourcils et relève la tete.

- Hein ?

- A l'aéroport.

- Je travaille demain ?

- Non, me répond-il avec m'assurance.

- Mycroft qu'as-tu fais ? je soupire.

- Tu mérites des congés.

- C'est toi qui dis ça, je raille d'un ton sarcastique.

Il est de trop bonne humeur pour me répondre. Il me fait presque peur. Est-ce que les Royaume-Unis ont enfin réalisé son rêve et il va bientôt devenir la reine ? Je n'en sais rien. J'ai peur.

- Et je suppose qu'il serait inutile de ma part de te demander où on va ?

- En effet, sourit-il.

Je soupire mais le regarde avec curiosité. Que manigance-t-il ?

Nous arrivons à l'aéroport de Londres où le chauffeur nous gare directement à côté du jet privé de Mycroft. Je vais à l'intérieur et vais directement m'asseoir dans un siège, prête à tomber endormie à tout instant.

Je sens Mycroft caresser doucement mes cheveux avant de s'asseoir en face de moi. L'avion décolle et je m'endors

ooOOoo

- Elizabeth ?

Je grogne et me frotte les yeux.

- Où sommes-nous ?

- Tu verras.

Il me prend par la main. NOUS NOUS TENONS LA MAIN ?

EN PUBLIC ?

Nous sortons de l'avion et je vois quelques palmiers, un grand soleil et rien d'autre. Parce que Mycroft me pousse à l'intérieur d'une berline aux vitres teintées.

- Sérieusement ?

Il me sourit. Je vois des cernes, légères. Je suppose qu'il n'a pas beaucoup dormis. Mais surtout je n'entends aucune sonnerie de téléphone, je ne vois aucun échange d'SMS. Juste lui et moi. La voiture roule pendant une bonne heure, heure que je passe à essayer de faire Mycroft cracher le morceau. En vain.

La voiture roule sur une route en terre, pas très plate et ralentit sur plusieurs mètres avant de finalement s'arrêter.

Je sors et aperçois

La savane.

Une étendue à perte de vue d'arbres, de hautes herbes sèches et une espèce de maisonnette se situe au beau milieu de ce paysage paradisiaque.

- Keske…

- Demain nous irons à Johannesburg, me sourit Mycroft.

L'afrique du sud.

Pour de vrai.

Je me tourne.

- Mais… Pourquoi ?

- Tu n'en rêvais pas ?

- Oui mais..

Mycroft passe doucement son bras autour de moi et me prend contre lui.

- Elizabeth.. Nous sommes ensemble depuis huit ans maintenant. Tu arrives à supporter mon horaire, mon caractère et mon inaptitude à comprendre les relations humaines. Tu me rends heureux et tu me comprends plus que j'aurais pu espérer de la part de la personne avec qui je partage ma vie. Je sais qu'à ce stade ça ne veut plus vraiment dire quelque chose, mais je veux pouvoir te reconnaître et reconnaître notre couple en public.

Il me sourit.

- Elizabeth… Je t'aime. Et j'aimerais savoir si tu voulais m'épouser.

Et, en terminant sa phrase, il sort un écrin de velours vert de sa poche qu'il ouvre avant de me regarder. Je baisse les yeux vers la bague en or blanc délicate, avec un diamant de forme ronde ornant le tout de la façon la plus sobre un diamant peut orner quoique ce soit.

Je lève les yeux vers lui.

- Je savais que je finirais par voler ton nom un jour ou l'autre.

J'essuie une larme traîtresse et Mycroft m'embrasse doucement.

- Ravie que tu aies déduis que c'était oui, je murmure contre ses lèvres.