Chapitre 16: Sherlock Trompe La Mort


Je regarde Papa. Il vient régulièrement s'asseoir sur le banc de la dernière fois en espérant que je sorte du Square Grimmaud. Je m'en veux de lui infliger ce genre de choses, je lui ai donc envoyé un message pour lui dire que j'étais en colère et déçue et que je n'avais pas envie de le voir pour le moment.

Les jumeaux montrent leur farces et attrapes à Sirius qui a l'air d'apprécier beaucoup ce qu'il voit. Il a passé pas mal de commandes pour quand "Remus vient le voir" mais je le soupçonne de faire ça pour encourager les garçons. Depuis que les jumeaux savent que Sirius, Remus, James Potter et l'ex rat de Ron sont leurs idoles, ils parlent avec Sirius et Remus comme si ils étaient des dieux à la science infuse.

Mrs Weasley me regarde bizarrement, quand elle me parle elle a d'abord une voix haut perché avant de reprendre sa voix habituelle. Elle imagine que quoi ? Je pervetis George ? Alors que dans le sens premier du terme, c'est plutôt l'inverse.

Après le repas, je vais refaire un tour près de la fenêtre pour voir si Papa est toujours là. Et non, Sherlock est assis sur le banc, l'air près à attendre. Je me crispe totalement.

- Elizabeth, tout va bien ? Me demande Bill.

- Mon.. Sherlock.. Il est là. Je.. Je reviens !

Sans attendre, je sors de la maison, portant un pull de Ginny tricoté avec amour par Mrs Weasley avec un magnifique "G" sur le devant.

- Sherlock !

Quand il me voit, il se lève. Je le rejoins, ralentissant mes pas néanmoins. Il fronce les sourcils en voyant mon pull mais s'abstient de commentaire.

- Alors ? Je souris.

- Elizabeth, Mycroft ne va pas changer d'avis parce que tu fais un caprice.

- … Un "caprice" ?

Je me crispe totalement et le regarde en fronçant les sourcils.

- Je .. je ne veux pas que tu meurs, Sherlock.

- Elizabeth, quand je suis partis, je veux que tu t'occupes de John. Mary le fera aussi. Mais je pense que tu sais mieux ce que je veux dire.

J'inspire et baisse la tête, hochant doucement celle-ci.

- Ça ira, me dit-il doucement.

J'hausse les épaules.

- C'est toi qui le dis.

- Rentre, c'est dangereux pour toi ici. Ça commence à se savoir que tu passes tes vacances auprès de l'Ordre.

- Ah, parce que tu t'y connais en ragots maintenant ? Ragots sorciers qui plus est ? Je souris avec amusement.

Nous entendons des pas s'approcher. Sherlock fronce les sourcils et je me tourne pour voir qui c'est. J'arque un sourcil et dit à haute voix :

- Professeur Rogue ?

Le gaillard s'arrête et tourne lentement la tête vers moi avec son rictus moqueur.

-Tiens.. Watson.

- J'allais rentrer. Au-revoir Sherlock.

Je pose mes mains sur ses épaules et embrasse sa joue.

- Tu viens à la gare. Avec mes affaires. Je t'en prie.

- Bien..

Sherlock semble dire oui pour me faire plaisir mais au point où on en est je saurais m'en contenter.

- N'oublie pas Voldy, d'accord ?

Il me répond par un grognement. Je rejoins le professeur Rogue qui m'observe d'un regard septique.

- Vous avez perdu votre malle ?

- Départ précipité.

Nous entrons dans le QG de l'Ordre. Il va directement dans la salle à manger. Je fronce les sourcils, aucune réunion n'est prévue, et Rogue ne vient pas pour rien. Je fonce donc dans la chambre des jumeaux.

- Hey !

Ils sont tous les deux nus. J'arque un sourcil, détournant le regard.

- Dites moi que l'une de vos expérience vous a tâché et pas que vous essayez de voir qui a la plus grosse ?

Je fouille dans leur malle, ils y cachent toute leur blague.

- Elizabeth.., me dit George. Pourrais-tu sortir ?

- Et toi verrouiller la porte ?

Je sors victorieusement une oreille à rallonge et sors, observant George de haut en bas avec un petit sourire avant de lui faire un clin d'œil. Je ferme ensuite la porte. Je redescends à la salle à manger, j'ai vu Harry y pénétrer. Je me mets en position d'écoute.

- Le directeur m'a chargé de vous dire, Potter, qu'il souhaite vous voir prendre des cours d'occlumancie dés le début du trimestre, explique Rogue.

L'occlumancie ? Diable, qu'est-ce que c'est ?

- Des cours de quoi ? Demande Harry.

Heureusement que tu es là, Potter.

- D'occlumancie, Potter. La défense magique de l'esprit contre les tentatives des pénétrations extérieures.

- Pourquoi devrais-je l'étudier ?

Parce que tu reçois des visions de la part de Voldemort, grand génie ?

- Parce que le directeur pense que c'est une bonne idée, répond doucereusement Rogue. Vous aurez des cours une fois par semaine, mais vous n'en parlerez à personne e surtout pas à Ombrage.

- Oui. Et qui me donnera ces cours ?

- Moi, réplique simplement Severus.

- Pourquoi Dumbledore ne pourrait-il pas le faire ? Demande Sirius d'un ton agressif. Pourquoi faut-il que ce soit toi ?

- Sans doute parce que c'est un privilège de directeur de délégué les tâches ingrates. Je peux t'assurer que je ne l'ai pas supplié de me confier ce travail.

- Je vous attends lundi soir à six heures, Potter, dit Rogue en se levant.

J'entends la chaise raclée le sol. Rogue donne d'autres détails techniques mais Sirius le retient.

- Si jamais j'apprends que tu te sers de ces cours pour faire passer un mauvais moment à Harry, tu auras affaire à moi.

- Comme c'est touchant, ricane Rogue. Mais tu as sûrement remarqué que Potter ressemble beaucoup à son père ?

- En effet, dit Sirius avec fierté.

- Dans ce cas tu sais déjà qu'il est si arrogant que toute critique rebondit sur lui sans l'atteindre, reprit Rogue d'une voix onctueuse.

J'entends un bruit de chaise qu'on lance presque, des capes que l'on frottent.

- Sirius ! Crie la voix de Harry.

Le reste n'est pas intéressant. Ce sont des disputes de lycéens qui sont perpétrés par deux adultes frustrés et sans doute malheureux. J'entends du bruit dans l'entrée et je m'apprête à aller voir quand j'entends Harry hurler.

Je décide d'entrer, je pénètre dans la pièce, calmement, ayant précédemment ranger mon oreille. Sirius me regarde et serre les dents.

- Elizabeth, sors de là.

Je me sers tranquillement un verre d'eau.

- C'est vrai que le batteur des Beatles était sorcier ?

Rogue me regarde avec dédain.

- Watson, siffle-t-il. Dehors.

- Professeur, si je n'ai pas obéis au propriétaire de la maison, ne pensez pas que j'obéirai à l'invité.

Soudain, tous les Weasley entrent au complet, Mr Weasley avec eux. Ils semblent tous fou de joie. Tu m'étonnes. ils nous regardent sans comprendre.

- Tout va bien ?

- Super bien, j'allais raccompagner le professeur Rogue. Ravie de vous voir tout fringuant Mr Weasley, je souris.

Illustrant mes paroles, je raccompagne Rogue à la porte et le regarde assez froidement. Il provoque Sirius constamment. Je suis déçue mais pas réellement surprise.

- A lundi, Professeur.

Il hoche la tête et s'en va. Fol Œil et Mondingus arrivent également. Je retrouve les autres dans la salle à manger. Mr weasley me fait signe d'approcher. Je vais m'asseoir près de lui.

- Alors comme ça.. George et toi ? Sourit-il.

- Et oui..

Il hoche doucement la tête, avec un léger sourire.

- Je vois. Très bien.

- C'est tout ?

- Je devrais dire autre chose ? Me demande-t-il.

- Non.

Je reste assise près de lui. Il m'explique ses "points de suture" moldus et je l'écoute comme si je n'avais pas la moindre idée de ce que c'était. Ensuite, on nous envoie au lit fissa. Le lendemain, c'est la rentrée et on doit se "reposer."

OoOOoo

Nous allons en magicobus jusqu'à la gare. Le voyage s'est fait de façon assez.. Chaotique. Arrivée à la gare, je vois Papa et Mary sur la voie 9 ¾, je passe devant eux sans le moindre mot et rejoins Sherlock qui a apporté ma malle et mon chat.

Je m'avance, anxieuse.

- Bonjour, me dit-il simplement.

-Quand est fixée la date ?

- Premier février.

Il parcoure les élèves du regard, je me mords la lèvre et m'apprête à demander si je pourrais venir.

- Je ne veux pas que tu sois là.

- Mais Sherlock..

- Elizabeth, tu dois rester à l'école.

Je déglutis et me blottis contre lui, serrant les dents. Ça ne sert à rien de pleurer, je l'ai déjà fais.

- Sherlock-Trompe-La-Mort, je murmure.

- Pas cette fois, je le crains.

Et là, il passe ses bras autour de moi, me serrant contre lui avant de doucement, précautionneusement, embrasser le haut de mon crâne.

- Sherlock, je t'aime. Beaucoup, je souffle.

- Je sais, Elizabeth.

- Je sais que toi aussi.

Il se tait et finit par se reculer.

- tu dois y aller.

Je renifle, attrape mes affaires et rentre dans le Poudlard express sans un regard en arrière. Je vais rejoindre Neville dans un wagon et me tais durant tout le trajet. Neville a, comme d'habitude, la délicatesse de s'abstenir du moindre commentaire.

OoOOoo

Le mardi matin, c'est moi qui dois consoler Neville. Il y a eu une massive évasion à Azkaban et Bellatrix Lestrange ainsi que Rabastan et Rodolphus sont en liberté. A vrai dire, il n'est pas triste, il est furieux.

Et Neville en colère, c'est effrayant.

- Neville, je t'assure que si on la croise, je te la laisse.

Il fait les cent pas dans la salle commune. L'article parle des Londubat et de la façon dont ils ont été torturé à mort.

- Si quelqu'un fait le moindre commentaire, je te jure que je les défonce.

- Elizabeth, tu ne comprends pas !

Je fronce les sourcils et le regarde.

- D'accord, je ne comprends pas. Mais explique moi alors.

- Tout.. Tout le monde sait. Ils vont me regarder différemment.

- Neville. On a Harry Potter comme pote, c'est lui qu'ils vont regarder différemment.

Il me regarde, pas véritablement rassuré. Je souris doucement et frotte son dos.

- Si un jour, on croise Bellatrix, Rabastan ou Rodolphus..

- Elizabeth, je l'aimais bien.. Barty Croupton Jr quand il nous donnait cours.

Il est là le problème.

- Ce n'était pas Barty Croupton. Il jouait un rôle. Tu n'appréciais pas le..tortionnaire de tes parents mais le professeur à la pédagogie un peu bizarre.

Il me regarde, fronçant les sourcils.

- Je te promet.

- Bien..

A suivre..