Chapitre 17
Désolé pour cette absence, j'ai beaucoup de mal à retrouver la motivation à écrire et/ou poster.
En début février, Ombrage a fait passer un nouveau décret qui m'a fait hurler de rire. Désormais, les professeur ne pourront plus discuter avec les élèves de choses qui n'ont pas un rapport direct avec le cours. Néanmoins, l'humain et le membre de l'ordre le pourront, c'est l'une des faille de son décret. Mais sinon, il est très amusant. Dés qu'un professeur me fait un commentaire sur mon bavardage ou mon comportement, je réplique que ça n'a pas un rapport direct avec leur cours.
Je dois avouer qu'ils ne trouvent pas ça super drôle.
Le jour de l'exécution de Sherlock, je suis restée enfermée dans ma chambre et me suis laissée fait passer pour malade. Quand je suis revenue à table, Hermione m'a prise dans ses bras. C'était gentil de sa part mais inutile.
Quand je croiserai Mycroft, je le tue. J'ai reçu une lettre de la part de Papa mais ne l'ai pas ouverte, rien ne sert à me démoraliser un peu plus. On est le 14 février et nous avons la première sortie à Pré au Lard.
George ne m'a rien demandé et tant mieux, on passera peut être un peu de temps ensemble mais pas parce que c'est la St Valentin, juste parce que nous en avons envie. Je vais donc avec Neville dans le village. Nous faisons un arrêt achat puis nous allons aux Trois Balais. Neville croise les affiches des évadés d'Azkaban. Il inspire.
- Harry est encore effrayé de l'évasion de Black ?
Je me crispe. Il ne sait pas.
- Neville, mon vieux, viens, faut qu'on discute.
Je commande deux bièraubeurre puis je me penche à l'oreille. Je lui raconte tout. Je lui explique que je ne lui avais rien dis auparavant par sécurité et qu'ensuite ça m'était sortit de la tête parce que c'était évident pour moi que Sirius soit innocent.
Il fronce les sourcils. Il réfléchit, il n'a pas l'air vexé (il devrait l'être). Il me regarde puis me sourit.
- Tu es vraiment quelqu'un de bien, El'.
- Bon sang, deviens pas hypersensible c'est dégoûtant.
Il sourit un peu plus.
Dans un bruit agaçant, j'entends quelqu'un entrer et vois George dans la pièce, cherchant quelqu'un du regard. Il m'aperçoit et sourit. Il nous rejoint et s'assoit près de moi.
- Si je n'avais pas des arguments convaincants, je serais jaloux, nous sourit-il.
- Tu peux être jaloux, tes arguments ne sont pas si convaincant.
- Je venais m'assurer que ça ne pose pas de problème si on ne passait pas la sortie à Pré au Lard ensemble.
- George, je suis le genre de personne à qui ça va poser problème ?
Neville va aux toilettes, marmonnant des excuses. Je sais bien qu'il est un peu gêné, ça m'énerve qu'il ait l'impression de tenir la chandelle mais je préfère qu'il gère ça à sa manière.
- C'est bien ce qu'il me semblait. Je vais aller assister à l'entraînement avec Fred et Lee.
- Tu me raconteras ?
- Non, se moque-t-il.
Hahaha très drôle.
Il pose sa main sur ma joue et glisse ses lèvres sur les miennes. Lentement mais sûrement, sa langue se glisse entre mes lèvres. Nous entendons quelqu'un se racler la gorge. Nous nous tournons vers la personne. Sherlock nous fixe avec dégoût.
- Vous allez pratiquer le coït ?
- Bon.. Quoi.. Tu... Comment ?!
Je me lève d'un bond et porte la main à mon coeur.
- Tu n'as pas ouvert la lettre de ton père, comprend-il.
- J'aurais dû ?
Il s'assoit en face de nous, renifle la bièraubeurre de Neville d'un air critique puis me regarde.
- Moriarty est de retour. Il n'a pas donné signes de vie mais peu importe. Je suis de nouveau le bienvenue.
Je fronce les sourcils.
- Et .. toujours ?
Il hausse les épaules.
- J'imagine.
- Le village n'a pas un repousse moldu ? Demande George.
- Poudlard en a un, répond dédaigneusement Sherlock. Plus je m'en approche plus j'ai le besoin de partir, mais le palace mental me permet de rester ici assez facilement.
Je toussote, laissant s'entendre un "frimeur". George le regarde et hoche la tête.
- Je vais te laisser, El.
J'hoche la tête et laisse George m'embrasser la joue, saluer Sherlock et sortir. Le Holmes me sonde du regard. J'arque un sourcil.
- Oui ?
- Tu es toujours en colère contre Mycroft ? Demande-t-il.
- Bien entendu ! Je m'exclame, comme si c'était l'évidence même.
Je rectifie : c'est l'évidence même.
- Pourquoi ?
- Parce qu'il fait justice comme Barty Croupton. Si il n'est pas capable d'impartialité envers les membres de sa famille, il ne les juge pas.
Il hoche la tête, impassible. Pour lui, je commande un thé. Il me regarde et inspire.
- Tu dois pardonner à John.
- D'être une pauvre loque ?
- Elizabeth, me prévient-il froidement.
- Ne joue pas au "Sherlock-Pas-Content", je dis, le pointant du doigt. Vous m'avez tout les deux votre première enquête. Il a tué un homme pour toi et tu l'aurais défendu becs et ongles pour qu'il ne soit pas jugé.
Échec et math, il se tait. Neville nous rejoint et fronce les sourcils. Il se rattrape bien vite et salue respectueusement Sherlock qui arque un sourcil.
Impoli.
- Elizabeth, c'est moi que ça concernait, je te demande de lui pardonner, insiste Sherlock.
- Depuis quand tu joues les Gandalf ?
- Qui ?
- Je t'avais montré le film. Avec les oiseaux géants et l'acteur qui ressemble à Papa.
Il grimace et marmonne une insulte. Je regarde Sherlock boire tranquillement sa tasse de thé.
- Je te manque, n'est-ce pas ? Et quand je serais rentrée au château tu vas faire quelques achats ?
- Mmh.
Je sors les quelques gallions que j'ai.
- Tiens, ils ne prennent pas les livres sterllings.
Il prend mon argent machinalement. Plus loin, je vois Potter, Hermione, Luna et Rita Skeeter. Je plisse les yeux.
- Mmh..
- Une interview, me dit Sherlock.
- Je m'en doute. Pour le Chicaneur si Luna est là. De quoi parlent-ils ?
- À mon avis du retour de V-Vo.. Tu-Sais-Qui, me dit Neville. La Gazette n'aurait jamais voulu.
J'arque un sourcil, impressionnée et hoche la tête. Je précise néanmoins :
- Neville, si tu préfères tu dis "Voldy", c'est le nom de mon chat.
- J'ai vu des photos dans les journaux de Dolores Ombrage, m'explique Sherlock. Complexe d'infériorité, vient d'une petite famille, pas vraiment douée avec sa baguette. Elle est assez seule et en veut au monde entier. Elle a peur de Dumbledore parce qu'en plus d'être un sorcier puissant, il est plus difficile à plaire que Fudge ou même Voldemort.
J'hoche la tête, intégrant toutes ces informations, ravie. Sherlock baisse les yeux vers moi.
- J'ai vu des marques sur le dos de la main de certains élèves. C'est elle ?
- yep, en retenue.
Il me regarde quelques secondes puis articule froidement :
- Elle vit dans un quartier moldu. Si elle t'inflige la moindre chose..
- Je me vengerais toute seule, je susurre.
Il ne répond pas et je comprends aussitôt que la Mission a échoué et que Sherlock jouera au superjusticier. Je me rends aussi compte que je réagis de la même façon et que c'est certainement de sa faute si je deviens le garde du corps de tous ceux que j'aime.
- Le bébé est une fille.
- Ah oui ? je souris. Super, une petite guerrière.
Mais je crois que ma tentative pour avoir l'air enjouée a été lamentable parce que même Neville me regarde avec un petit sourire dépité.
- Tant que je reste ta préféré..
Je me crispe. Bien sûr que non. A tout les coups il va être le parrain. Et sans doute qu'elle s'entendra d'une façon ou d'une autre avec Mycroft. Tout le monde va l'adorer.
- On doit y aller. J'ai rendez vous avec George.
- Mais il a dit.., commence Neville.
- Viens, Londubat.
- Elizabeth, me dit Sherlock.
Neville règle pour lui et moi, bien galamment.
- Il pleut dehors, fait remarquer Neville.
- Tant mieux, ça nous rafraîchira les idées.
- Elizabeth, ne sois pas jalouse, dit Sherlock.
- Je ne suis pas jalouse, je soupire, excédée. Je dois y aller.
Sans attendre Neville, je sors à grands pas. Je sais que c'est nul d'être jalouse d'un truc vivant pas plus gros qu'un ananas. Mais j'ai doucement et sûrement bâtis un univers avec Papa, Sherlock et les autres. Et ce bébé va modifier ma place dans cet univers, ça me fait peur.
Et c'est sans doute de la jalousie, peu importe ce que j'en dis mais je ne l'avouerai pas. Pas comme ça. Nous retournons dans le château, je présente mes excuses à mi voix à Neville pour avoir écourté sa visite de Pré au Lard. Londubat les chasse avec sa compréhension habituelle.
Qu'ai-je fais pour mériter un ami pareil c'est la question ?
A table, je laisse Neville s'asseoir près des autres. De mon côté, je reste avec des deuxièmes années et me plonge dans mes pensées. J'imagine que repousser mon père n'aide pas le fait qu'il risque de me mettre de côté à la naissance du bébé. Mais je préfère le voir distant maintenant que dés la naissance. Je déteste ce mode de fonctionnement ridicule. Mais je n'y peux rien. J'ai presque envie de rester à Poudlard des vacances, vivant ainsi dans la douce illusion que mon univers ne change pas.
Neville parle avec Harry. Les jumeaux les rejoignent et ils parlent avec Londubat. Je roule des yeux, cette fouine va cafter.
Je termine mon repas et vais faire un tour à la bibliothèque. Je loue les livres sur la magie noire, ou tous ceux qui s'en approchent. Les livres les plus sympas sur le sujet sont dans la réserve. J'aurais pu essayer de flatter Lockhart à l'époque pour m'en procurer mais je doute qu'Ombrage accepte. Et Rogue en serait bien capable mais il préviendrait Dumbledore.
Ce dernier est fort absent en ce moment d'ailleurs. J'ai failli le voir au début des décrets d'Ombrage mais je me suis dis qu'il n'était pas le bureau des plaintes et que ça renforcerait l'idée qu'il nous aide à nous monter contre le ministère.
Je vais dans la salle commune ensuite, j'entre et George se lève. Je roule des yeux. Il essaye de me prendre dans ses bras mais je me dégage.
- George, je vais bien.
- Neville m'a raconté..
- Neville devrait se mêler de ses oignons, je claque sèchement.
Il me regarde et hoche lentement la tête.
- Tu peux rester avec nous, alors ? Je veux dire.. Si ça va ?
Serpentard comme ruse, mais j'accepte. Je m'assois près de lui. Ils sont entrain de discuter du match de quidditch du lendemain. L'entraînement avait été catastrophique si on les écoutait et ils se disent que l'on va rater.
Honnêtement, je suis triste pour Ron. Mais sans Dubois ou George, le Quidditch me semble d'un ennui mortel. Au mieux sympa quand on est avec les supporters. J'écoute avec un intérêt feint, ce que George remarque : il lève les yeux au ciel, avec un sourire en coin.
Finalement, je prétexte une fatigue extrême, embrasse sa joue et vais me coucher.
OoOOoo
Je ne vais pas au match du lendemain, je reste dans le couloir, observant les décrets collés sur le mur. Ombrage me rejoint, toute sourire, mielleuse à souhait
- Qu'en pensez-vous, Miss Watson ?
Je me lève, répondant à son sourire.
- Désolé, Professeur, mon opinion n'a rien à voir avec les Défense contre les forces du mal. Et, comme vous l'aviez dit à Hermione en début d'année, l'opinion sur les défense contre les forces du mal est interdite. Je crains donc que nous devrons réserver cette discussion pour la fin d'année.
Elle me regarde, son sourire se crispant. Je décide d'en rester là, réservant un spectacle en beauté pour plus tard, et m'éloigne. Je vais près du lac. De là, j'entends les gens chanter "Weasley est notre roi". Je suis outrée et affligée que les professeurs, autre qu'Ombrage, laissent les élèves chanter cette chanson. Si elle ne concernait pas qu'un joueur mais toute l'équipe : pourquoi pas. Mais là la volonté d'humilier est claire. Je serre les dents et fais demi tour.
Je termine mon après midi dans la salle commune, jouant avec Voldy et une vieille pelote de laine appartenant à Hermione. Je reste un minimum productive puisque j'étudie sortilège d'un œil.
Les Gryffondors arrivent, abattus. Les jumeaux font une tête jusque par terre. Je fais la moue et ouvre les bras. George me rejoint et j'embrasse sa joue. Il soupire contre moi :
- Quatorze buts.. Je n'ai même pas le cœur à me moquer.
- Comment lui faire oublier le regard des autres ? Je soupire.
- Et cette chanson..
J'hoche la tête et frotte son dos. Il lève la tête vers moi.
- Ça n'allait pas vraiment, n'est-ce pas ?
- Je n'ai pas envie d'en parler.
Il hoche la tête et m'embrasse doucement. Je le laisse faire en silence. Ron entre finalement, l'air plus déprimé que jamais. Je n'arrive même pas à trouver quelque chose pouvant le faire sourire. Je me tais donc et soupire. George pose sa tête sur mon épaule.
- Que fais-tu ?
- J'étudie ?
- Quels cours vas-tu garder l'année prochaine ?
- Je n'y ai pas encore réfléchis.. Botanique, et potion. Mes deux certitudes.
- Je ne comprends pas ce que tu trouves au Professeur Rogue.., marmonne-t-il.
J'hausse les épaules et fais la moue.
- Parfois, je ne comprends pas non plus. Mais c'est un bon prof. Sans pédagogie mais bon quand même.
- C'est toi qui le dis.
- J'ai toujours raison, je lui murmure.
Il plisse les yeux.
- Tu dis pas mal d'idioties.
Je lui passe la langue en levant les yeux au ciel.
