Chapitres 18: les déboires de Sybille

Merci pour vos adorables messages d'encouragement. Je me demandais... Comment vous portez-vous ? La rentrée ? Moi j'ai commencé mes études de droit et ça me fait tout drôle de regarder mes premiers posts sur quand j'étais en troisième secondaire (équivalent français: troisième) et maintenant j'en suis là haha


Quelques jours plus tard, je vois le résultat de l'interview de Harry. Premièrement, je suis abonnée au Chicaneur donc bon.. Je le lis. Personnellement, ça ne m'intéresse que moyennement vu que je connais déjà l'histoire. Deuxièmement, je suis assise à proximité de Harry au petit déjeuner et il a reçu une tonne de lettres. Alors que celui-ci lit son courrier de fans, je vois Ombrage avancer vers lui.

- Pourquoi avez-vous reçu toutes ces lettres Mr Potter ? Demande-t-elle avec une curiosité faussement aimable.

Harry lui explique son interview. Elle lui donne une semaine de retenue et arrache cinquante points à notre maison. Je la suis du regard avec un sourire amusé. Doucement mais sûrement, je vais la faire descendre de son piédestal.

Les professeurs font passer leur approbation au Survivant de façons diverses et variées. Chourave nous rend justement vingt points. Flitwick lui a offert une boite de confiseries (et, plus que jamais j'ai hâte de clouer le bec d'Ombrage pour bénéficier de ce traitement de faveur), et Sybille bénit Harry. Elle lui a annoncé qu'au lieu d'une mort précoce comme elle l'avait initialement prévue, il vivrait vieux, deviendrait ministre de la magie et aurait douze enfants. J'ai particulièrement aimé la dernière partie : Potter aura une équipe de Quidditch à lui tout seul.

Mieux encore, Ombrage a sortit un décret interdisant la lecture de l'interview. Et de la pub c'est de la pub. Je suis certaine que tous les élèves de Poudlard l'ont lu. Même les Serpentards tel que Crabbe, Goyle ou Malefoy. Harry cite le nom de leur père comme mangemort. Mais ceux-ci doivent prétendre qu'ils ne savent rien : sinon ce serait avouer qu'ils ont lu l'article.

En fin d'après midi, George me rejoint dans la bibliothèque et me prend par la main.

- George, je bosse, je soupire, avec un petite sourire amusé.

- El', il faut que tu vois ça !

Je fais la moue et lève la tête vers lui.

- S'il te plaît. Laisse moi une heure ou deux.

- Elizabeeeeth, insiste-t-il, tirant sur ma main.

Bon, aux grands maux les grands moyens. Je me lève, pose ma main sur sa joue et lui murmure, mon autre main se glissant dans ses cheveux roux.

- Mon cœur, je dois travailler.

Evidemment, il ne rougit pas. Il a un petit sourire gêné et détourne le regard quelques secondes avant de hocher la tête et de s'éloigner. Il ne prononce pas le moindre mot. J'adore le voir dans cet état. Ça n'arrive pas assez souvent à mon goût mais ce n'est rien.

Quand je vais dans la salle commune, plus tard, je vois la première page du Chicaneur agrandie magiquement avec la tête de Harry crachant des insultes sur Ombrage sur le mur. Je la regarde et éclate de rire. Deux mains se posent sur mes hanches et me plaquent sur un torse.. Agréablement musclé.

Je lève les yeux vers George qui admire son œuvre avec fierté.

- Ça te plaît ? Me demande-t-il.

- Vous êtes incroyable, je souris.

- Tu aurais dû venir le voir plus tôt au lieu de travailler.., se plaint-il.

- George, je veux avoir un maximum de BUSE. Un O en option et idéalement un E en botanique.

Il roule des yeux comme si c'était dérisoire. Je me blottis contre lui, reposant mon regard sur la tête de Harry géante.

Il fronce soudainement les sourcils et me regarde.

- Que veux-tu faire, finalement, plus tard ?

Prenant ma main, il va s'asseoir sur un fauteuil à l'écart : un petit troupeau s'étant fait autour de Harry où ils l'écoutent raconter son interview comme le Messie. Je regarde George.

- Tu fais ça exprès pour que je m'assois sur mes genoux.

- Tu es tellement intelligente, se moque-t-il. Tu as découvert ma ruse, ohlala ! Qu'allons-nous faire ?

Je lève les yeux au ciel en souriant et m'assois sur mes genoux. J'ai toujours l'impression d'être minuscule, une pauvre petite chose fragile. Puis en général il passe ses bras autour de moi et ma condition de pauvre petite chose fragile est plus facile à encaisser.

C'est ce qu'il fait, un bras autour de ma taille, il me fait pivoter sur le côté, passant son deuxième bras autour de moi. Je pose mon front contre lui, lui expliquant.

- J'aimerais bien.. D'une façon ou d'une autre, m'assurer que chaque sorcier, coupable ou innocent, dispose d'un procès en bonne et due forme. Et j'aimerais virer les détraqueurs. Azkaban ressemble trop à Alcatraz.

Au regard interrogateur de George, je réponds :

- Une prison américaine moldue. Pas le meilleur exemple en droit de l'homme.

- Donc tu penses que Bellatrix Lestrange méritait un procès ? Me demande-t-il lentement.

J'inspire et hoche la tête.

- j'aimerais la juger. M'occuper de la partie civil, donc des victimes, m'assurer qu'elle termine ses jours en prison. Mais par exemple.. Barty Croupton Jr. Ce gamin aurait pu tourner autrement, j'en suis persuadée. Regulus Black aussi.

- Les erreurs judiciaires sont rares, me sourit-il.

- Rares c'est déjà de trop.

- Et tu aurais le choix de qui tu défends ?

- Je pense que je serais la première à proposer le service, je souris. Si les sorciers accrochent, il y aura beaucoup de demande, ça me permettra d'avoir le choix.

- Mais il faudra que tu sois douée alors, fait-il.

- Douterais-tu de moi, George ? Je demande dangereusement.

Il fronce les sourcils et baisse la tête, approchant son oreille.

- Comment tu m'as appelé ?

- George.. Ton prénom..

- Je préférais le surnom de la dernière fois.

- Idiot ? Crétin ? Abruti ?

Il me regarde, avec un sourire d'abruti affiché sur le visage. Je grogne, roule des yeux et détourne le regard en marmonnant :

- Mon coeur..

Il rit et embrasse ma joue. Je me laisse faire avec lassitude. Arquant un sourcil, il se met à picorer mon cou. Je rougis, souris et tourne la tête pour lui donner le terrain libre. Il sourit contre ma peau et remonte vers mes lèvres qu'il embrasse avec douceur. Il regarde ensuite les autres et me murmure à l'oreille.

- Ils vont rester longtemps ici avec Harry... Tu veux qu'on aille dans mon dortoir ?

Je me crispe et me mords la lèvre.

- Je ne sais pas..

- On fermera à clef, on ne peut pas transplaner dans l'enceinte de Poudlard.

J'arque un sourcil, souriant en coin.

- Ah, tu sais ça, toi ? Je souris.

- Juste ce qui m'intéresse.

Je me lève et hoche la tête. Nous allons dans son dortoir. Il ferme la porte à clef, je me déshabille lentement. Je ne garde que ma culotte et me tourne lentement vers lui en fronçant les sourcils.

- Tu ne viens pas ?

Pour la St-Valentin, je lui ai offert une boite de capote. Bien que septique sur son utilité, il me fait l'honneur d'en mettre à chaque fois.

George me regarde, de haut en bas et de bas en haut, le regard brillant. Il passe sa langue sur ses lèvres et me rejoint à grands pas, m'embrassant fougueusement.

OoOOoo

Le lundi soir suivant, je suis dans le parc entrain de travailler quand j'entends un hurlement de femme. Je fronce les sourcils, ferme mon grimoire et sors ma baguette en me dirigeant vers l'origine du cri.

Dans le hall d'entrée, au milieu de la foule d'élève se trouve le professeur Trewaley. Elle tient sa baguette en main, une bouteille de xérès vide. Elle semble folle, encore plus que d'ahbitude. Elle a deux malles à ses pieds, mais la position indique qu'on les a clairement balancé depuis les escaliers.

- Non ! NON ! Hurle-t-elle. Ce n'est pas possible.. Ca ne se peut pas.. Je ne peux pas l'accepter !

- Vous n'avez donc pas réalisé que cela vous pendait au nez ? Dit Ombrage avec un amusement cruel.

Je serre les poings et m'apprête à m'avancer.

- Épargnez le dos de votre main, Watson, me dit froidement Rogue à ma droite.

Je lève les yeux vers lui.

- Il finira par être abîmer. Quand j'aurais démolis sa mâchoire avec.

Il baisse le regard vers moi, impassible puis va rejoindre les autres professeurs dans un bruissement de cape.

Si je n'aimais pas sincèrement George, je serais déjà amoureuse.

- vous ne pouvez pas me faire ! Pleure Sybille. Poudlard.. Poudlard est ma maison depuis seize ans !

- C'était votre maison, rectifie-t-elle avec amusement.

Bon, j'attends quoi au juste ? Il est temps de porter tes couilles, Elizabeth. Et au moment où je m'avance pour faire ma petite entrée, McGonagall marche droit vers Sybille et la prend dans ses bras, lui confiant un mouchoir. Elle lui promet qu'elle ne devra pas quitter Poudlard.

- Ah vraiment, Professeur McGonagall ? Dit Ombrage d'un ton assassin. Et qui vous donne le droit de dire cela ?

Si elle s'attaque à Minerva, je lui lance un experlliarmus, je déconne pas. Mais au lieu de ça, une voix grave lui répond :

- Moi, dit Dumbledore.

Les élèves s'écartent aussitôt pour laisser passer le vieil homme. Je l'ai déjà vu chaleureux, je l'ai aussi vu redoutable. Mais je l'ai rarement vu aussi impressionnant qu'aujourd'hui. Être directeur de Poudlard est une forme de puissance et Albus me l'a violemment rappelé.

- Vous, professeur Dumbledore ? Se moque le crapaud. J'ai bien peu que conformément au décret du ministère numéro 23, j'ai tout à fait le droit de renvoyer tout enseignant que je juge incapable de répondre aux critères exigées.

J'espère que tu mourras écraser par un camion poubelle.

- Vous avez tout à fait raison, répond doucement Dumbledore avec un sourire.

Il s'apprête à démolir Ombrage où je ne m'appelle pas Elizabeth.

- Vous avez le droit de mettre fin aux fonctions de mes enseignants. En revanche, vous n'avez aucune autorité pour les expulser du château. Je crains bien, dit-il, s'inclinant avec courtoisie. Que ce pouvoir là incombe encore au directeur d'établissement. Or je souhaite que le professeur Trelawney continue d'habiter à Poudlard.

Sybille se met à hoqueter.

- Non.. Non.. Je v-vais partir, Dumbledore ! Je quitterai P-Poudlard pour aller faire fortune ailleurs..

- Non, réplique Dumbledore. Je souhaite que vous restiez, Sybille.

Merlin, quel homme parfait.

- Puis-je vous demander de raccompagner Sybille chez elle, professeur ? Dit-il doucement àà Minerva.

Elle accepte, bien évidemment. Chourave vient porter secours. Ombrage menace froidement : lui faisant remarquer que si le nouveau professeur de divination exigera ses appartements on sera dans la mouise. Et c'est là que Dumbledore réalise un tour de force. Il annonce qu'il a déjà un nouveau prof.

- Vous avez trouvé ? s'exclame Ombrage. Puis-je vous rappeler, Dumbledore, qu'en vertu du décret d'éducation..

- Le ministère est chargé de choisir lui même le professeur qualifié dans le cas, et uniquement dans ce cas, où le directeur ne serait pas en mesure de le trouver lui-même. Or, je suis heureux de vous annoncer qu'en la circonstance j'ai réussi. Puis-je vous présenter ?

Et là, un homme pénètre. Les cheveux blonds presque blanc, les yeux d'un bleu extraordinaire et le torse musclé. Enfin, quand je dis homme, c'est à moitié. En dessous de la ceinture, se trouve le corps d'un cheval à la robe cuivré.

- Je vous présente Firenze. Je suis sûr que vous le trouverez qualifier pour ce poste.

Ombrage, frappée par la foudre, les observe sans rien dire.

Je ris discrètement et suis les autres élèves qui remontent dans leur dortoir. Sur le chemin, je croise Neville. Le pauvre bougre a l'air bouleversé.

- Ça va ?

- Qui sera le prochain ? S'inquiète-t-il.

- Probablement Hagrid, je réponds sombrement. Et je suis certaine que d'ici là, elle aura trouvé un moyen d'empêcher Dumbledore d'y faire quoique ce soit.

Il se crispe mais hoche la tête. Je lui souris.

- Ne t'en fais pas. L'année prochaine elle est partie.

- Comment peux-tu en être sûre ?

- On a jamais eu un prof de DFCM deux fois, je fais remarquer.

- Et si elle était la première ?

- Je m'assurerais qu'elle ne reste qu'un an, je réponds gravement

Neville me regarde avec inquiétude, ne sachant pas quelles sont mes limites. Je décide dans le rester dans le mystère et lui fais un clin d'œil.

- Elle aura du mal à renvoyer quelqu'un d'autre. Les directeurs de maison sont tous les quatre des professeurs compétents, ils sont là depuis longtemps et je crois que le ministère n'oserait pas s'attaquer à eux. Binns est un fantôme, il est totalement incompétent mais il ne la dérange pas. Les profs d'étude de runes et arithmancie sont assez compétents.

- Elle aurait renvoyé Quirrel tu crois ?

- Non, elle l'aurait bien aimé, je grimace. Elle se serait sentie supérieure, elle adore ça.

- Lockhart ?

Je plisse les yeux.

- Mmh. Je n'arrive pas à dire si c'était une midinette de notre Gilderoy national.

On échange un regard, imaginant Ombrage en fangirl, et éclatons de rire. Nous passons en revue les anciens professeurs et ensuite les connaissances communes pour voir si elle les aurait viré ou pas.

Nous terminons notre jeu au moment où nous entrons dans la salle commune. Lavande Brown et Parvati Patil pleurent sur le sort injuste de Trewalney. Je vois Fred et George discuter à voix basse, l'air sérieux, comme l'année passée avec Verpey.

Je fronce les sourcils et les regarde mais décide de les laisser tranquille.