Chapitre 23: visite du ministère
Bonsoooooir!
Je vous publie la suite du chapitre et je préviens que ce tome ci est bouclé. Mais je me demandais, pour le tome 7, est-ce que ça vous plairait de modifier un peu le canon et de faire survivre quelqu'un ? (une seule personne) Si oui, qui ?
On ramasse les baguettes de Hermione et Harry. Je regarde Drago en souriant, inconscient, le nez en sang.
- Elizabeth, tu viens ?
- Deux minutes !
Je prends la plume d'Ombrage, et l'encre la plus indélébile que je trouve. J'écris majestueusement sur le front de Miss Platine "J'ai embrassé une sang de bourbe et j'ai aimé ça". J'espère que les nés moldus le liront sur l'air de "I kissed a girl" de Katy Perry.
- Sérieusement ? Me demande Ginny.
- Ose me dire que tu ne trouves pas ça génial, je souris, admirant mon œuvre.
Elle lève les yeux au ciel. Nous sortons. Ron nous appelle.
- Ils sont dans la forêt, je les ai vu par la fenêtre !
Nous nous mettons en route, et en courant. Mais entre le moment où Ron les aperçu, ils ont changé de place. Nous les cherchons, se demandant comment nous allons aller à Londres.
- De toute façon, Harry, comment avais-tu l'intention d'aller à Londres ?
Je souris en coin. Je vois le couple Harry/Hermione dans la clairière.
- On se pose la même question, je leur annonce en souriant.
Je tends aux deux garnements leur baguette. Ils nous fixent comme si nous étions des apparitions divines. Enfin, personnellement, j'en suis une.
- Comment avez-vous fait ? Demande Harry, stupéfait.
- Elizabeth a lancé le truc, dit Ron. Elle a été génial. Elle a fait semblant qu'elle était amoureuse de Malefoy, qu'elle lui déclarait son amour et au moment où elle allait l'embrasser : elle lui a fait un formidable coup de boule ! Ensuite trois sorts de stupéfixion, un sortilège de désarmement et un magnifique maléfice d'entrave lancé par Neville.
- C'était génial, je reconnais, surexcitée. On refait ça quand ?
- Qu'avez-vous fait d'Ombrage ? Remarque Ron.
Ah oui. J'avais pas remarqué.
- Emmenée par un troupeau de centaures, répond Harry.
- Et ils vous ont laissé tranquille ? Demande Ginny, étonnée.
- Non mais Graup les a poursuivit.
- "graup" ? Je répète. Qui est Graup ?
- Le petit frère de Hagrid, mais ça n'a pas d'importance pour l'instance. Harry, est-ce que Sirius est vraiment en danger ?
Rude Granger. Très rude.
- Oui, je suis sur qu'il est toujours envie.
- Nous devons employé la voie des airs, non ?demande Luna.
Son ton est le plus sérieux que j'ai jamais entendu venant de sa bouche. Harry la regarde.
- Bon, commence-t-il avec irritation. Pour commencer si tu t'inclus dans ce "nous" tu te trompes complètement parce que toi..
- Parce qu'elle quoi ? Je siffle en direction de Harry. Tu créés l'AD, tes belles promesses et tu la mets dehors ? Tu vas m'empêcher de sauver Sirius moi aussi, Potter ?
Harry me regarde, les lèvres pincées et répond avec agacement :
- Ron est le seul à avoir un balais utilisable !
- Moi j'en ai un ! Intervient Ginny.
- Mais tu ne viens pas avec nous, répond Ron avec colère.
- Excuse moi mais ce qui arrive à Sirius m'importe autant qu'à toi.
- Tu es trop..
- J'ai trois ans de plus que quand tu avais affronté Tu-Sais-Qui, Harry, répond Ginny avec fougue.
- Tu veux voir si tu vas mourir, Harry ? Si c'est la fois de trop ? Je sais que tu t'en voudras si il t'arrive quelque chose, je lui dis, froidement. Mais nous viendrons quoiqu'il arrive. Alors emmène nous avec toi, au moins tu auras la certitude que nous suivons tes instructions.
- On fait tous partie de l'AD, intervient Neville. On devait apprendre à combattre Tu-Sais-Qui, non ? Et bien voilà, on a l'occasion de faire quelque chose de concret ou alors.. C'étaient des jeux, nos séances d'entraînement ?
Je me tourne vers Londubat et sourit en coin.
- Non bien sûr, dit Harry, agacé.
- Dans ce cas on veut venir.
- Exactement, sourit Luna.
Je vois le regard de Ron et Harry. Ils sont condescendants. Je roule des yeux et ouvre mon sac de cours, leur tendant à chacun des fioles.
- Ça ne sert à rien d'avoir les meilleurs membres de l'AD si ils ne croient pas en toi, Potter. Tu aurais préféré voir Zacharia Smith ?
- Non mais.. Qu'est-ce que.., dit-il en prenant ma fiole.
- Alors ne râle pas. Nous avons tous confiance en toi. Et personnellement, je sais dans quoi je m'engage. Je vous ai tous offert un cocktail spécial Holmes. C'est du 100% moldu, lancez directement en direction du mangemort. Ça brûle ou ça explose. Je devais l'utiliser sur Ombrage mais je pense que ce sera plus utile là bas.
Harry et Luna discutent du moyen de transport. Ils finissent pas tomber d'accord sur les sombrals. Neville m'a parlé d'eux, je ne les vois pas et ça m'inquiète. Même si j'ai du sombral dans ma baguette.
- Nous ne pouvons pas y aller tous ! Ecoutez vous quatre, fait Harry. Vous n'êtes pas dans le ..
- Chaque seconde que tu perds à nous dissuader est une seconde de plus où j'argumenterai et une seconde de plus qu'on perdra, je siffle froidement.
- Elizabeth Harry a dit non ! S'écrie Ron.
- On a quinze ans ! La seule chance qu'on a de les vaincre, pour de vrai, est en étant beaucoup ! Qui sera là, Harry ? Malefoy, les Lestrange ?
Neville se raidit.
- Vous voulez vraiment affronter ça seul ?
- D'accord d'accord, dit sèchement Harry.
- Voilà, six sombrals, annonce Luna en souriant.
Neville voit mon regard très peu assuré. Il m'aide à grimper dessus, je le remercie par un hochement de tête reconnaissant. Il prend mes mains et les glisses dans la crinière, je sens des poils sans les voir. C'est effrayant mais je m'adapte.
Harry décolle et nos sombrals le suivent. Je m'accroche violemment et, à l'aveugle, caresse l'encolure de la bête. Je n'ai jamais été à l'aise pour aller en altitude mais alors sur une bestiole que je ne vois pas.
- Je suis désolé si je te fais mal, je murmure, me baissant légèrement. Et d'autant plus désolé de ne pas te voir.
La bestiole ne fait rien, volant tranquillement au dessus de Pré au Lard. C'est sans doute plus confortable qu'un balais mais le temps passe : le soleil se couche. Quand l'aurore est passée, nous atterrissons au ministère, à Londres. Je descends de ma monture, les jambes tremblantes.
- Putain Potter.., je souffle à voix très basse pour ne pas qu'il m'entende.
Je sors mon téléphone et l'allume. Je n'enverrais pas de message à Mycroft mais allumant mon téléphone, je lui permet de retrouver ma trace plus facilement. Nous allons dans la cabine téléphonique. Ron annonce notre venue et nous avons de beaux badges avec nos prénoms et accompagné d'un "mission de secours".
Nous nous enfonçons dans le sol. Je suis collée à Neville, je lui fais un clin d'œil.
- Coquin.
- Arrête, rougit-il.
Le sarcasme m'aide à tenir en toute situation. Je regarde le ministère de la magie, impressionnant. On dirait du bon Néo-Classique dont le message veut juste te dire "tu es inférieur dégage morpion". Nous suivons Harry en direction du département des mystères.
Je fronce les sourcils.
Le ministère est vide, personne. Nulle part.
- Harry, je souffle, soudainement. Ils n'ont pas Sirius.
- Je l'ai vu, Elizabeth ! Claque-t-il.
- Dumbledore est le gardien du secret. Dumbledore aurait trahis l'Ordre ?
Il se tourne vers moi.
- Ils l'ont attiré, ils lui ont sans doute dit que j'étais blessé !
J'espère qu'il a raison. J'espère de tout cœur qu'il a raison. Je sors donc ma baguette et le suis avec les autres.
Nous entrons dans une salle circulaire, noire du sol au plafond. Il y a plusieurs portes noires à intervalle régulier. Seuls des chandeliers fixés entre les portes éclairent la pièce.
- Fermez la porte, murmure Harry.
Nous obéissons.
Soudain, le sol se met à trembler et le mur tourne, les portes changeant de position. Je me crispe totalement.
- À quoi ça rime ? Demande Ron, effrayé.
- Pour ne pas qu'on sache d'où on vienne, je réponds gravement.
C'est le moment où on chante "I see fire" d'Ed Sheeran ? Parce que je suis ready. Jamais assez de drama.
- Comment on va faire pour ressortir ? Remarque Neville.
- Ça n'a pas d'importance, réplique Harry.
Je prends la main de Londubat, lui sourit doucement, et la serre. Il hoche la tête et je l'enlève aussitôt.
- Que fait-on ? Fait Ron.
- Dans.. Mes rêves, je passe une porte située au bout du couloir en sortant de l'ascenseur. J'arrive au bout d'une pièce sombre, celle-ci. Et je franchis une autre porte qui donne dans une salle où je vois des lumières. Ouvrons les portes.. Je reconnaîtrai le bon chemin.
Et cet idiot se moque de Trelawney.
Les autres ouvrent des portes. Ginny fronce les sourcils.
- Qu'est-ce que..
Au centre de sa pièce, un aquarium avec un liquide vert dans lequel flottent paresseusement des objets d'un blancnacré.
- Des larves d'Aquavirius ! S'exclame Luna.
Ils sont mignons. Je m'avance et souris.
- Des cerveaux, humains.
Je regarde les organes dans le liquide vert.
Sherlock serait aux anges ici.
Nous sortons de la pièce, convaincu que ce n'est pas la bonne. Hermione décide de marquer d'un X enflammé les portes que nous avons déjà visité. Je suis fière que ce soit ma copine, décidément.
Nous ouvrons une autre poche. La pièce est rectangulaire, faiblement éclairée et vachement grande. Il y a une fosse en pierre assez profonde. Se trouvent aussi des gradins comme un amphithéâtre ou un tribunal. Au milieu, une arcade en pierre qui a l'air antique, et au centre de cet arcade un léger voile qui ondule malgré l'absence de vent.
Je regarde l'arcade, fascinée.
Je suis certaine que je peux trouver ce que c'est dans les textes antiques.
- Qui est là ? Demande Harry. Sirius ?
Il commence à descendre les gradins, Hermione le prie d'être prudent.
- Sirius ? Appelle Harry, moins fort à mesure qu'il approche l'arcade.
- Allons nous en, invite Hermione. Il y a quelque chose de bizarre, ici. Viens, Harry, partons.
- Je suis d'accord. J'ai la désagréable sensation de sentir une présence près de moi.
- Harry, partons.
- Ok, dit-il, sans bouger.
Ils essayent de convaincre Harry mais il semble hypnotisé par le voile. Je le rejoins et le gifle, pas trop fort.
- Potter. Sirius a besoin de toi.
Il reprend ses esprits, sa main sur sa joue.
- Désolé, je marmonne.
- tu as bien fais.
- Je sais.
Nous remontons dans la pièce circulaire. Ces petites épreuves ressemblent un rite de passage et n'inspirent rien de bon. Harry va ouvrir une autre pote et n'y parvient pas, fronçant les sourcils. Je le regarde.
- Ça va ?
- Elle est fermée à clef !
Hermione essaye de l'ouvrir, mais rien ne se passe. Quand harry essaye avec la méthode moldue : couteau en main, la lame fond. Je fronce les sourcils. Ce département est étrange.
Harry pousse une nouvelle porte.
- C'est celle-ci !
La pierre est claire : éclairée par des lumières magnifique. Une fois nos yeux habitués, je peux remarquer toutes les horloges : de grand-mère, de réveil, de voyage.. Partout. Un cliquetis incessant envahit mes oreilles.
Harry-Le-Messie nous montre la voie. Je ne suis pas à l'aise du tout. Ginny s'arrête devant un œuf : la coquille craque, un colibri que le vent emmène près d'une cloche au plafond puis il retombe, vieillit et redevient un œuf.
Le monde sorcier est chelou.
Harry franchit une porte, déterminé. Cette pièce est remplie d'étag!re sur lequel se trouvent des globes de verre poussiéreux. Il fait glacial dans la pièce ;
- Tu as dis que c'était la rangée 97, murmure Hermione..
- Oui.
Nous nous mettons en route, je tiens ma baguette dans une main et un mélange de Sherlock dans l'autre. Je ne sais pas si je suis prête, mais cette sensation d'adrénaline, je comprends que Sherlock et Papa vivent pour la rencontrer.
Elle est étrangement agréable.
Au bout d'un moment, Harry s'arrête et regarde deux allées.
- Je.. Je ne pense pas que Sirius soit ici...
Il se met soudainement à courir. Je regarde les autres.
- Soyez prêt. Des mangemorts arriveront d'n moment à l'autre, et si qui que ce soit fait un reproche à Potter, je lui casse la gueule
Nous le suivons, au pas puis Ron s'arrête en fronçant les sourcils.
- Harry.. Il y a ton nom ici.
Et oui. Autour d'un globe, se trouve une étiquette jaunie sur laquelle il est écrit "S. P. T à A. P. W. B. D. Seigneur des Ténèbres et (?) Harry Potter."
Harry s'apprête à la toucher, j'attrape son poignet.
- Mauvaise idée.
- Et pourquoi pas ? Ça me concerne, non ?
- Ne fais pas ça, Harry, dit gravement Neville.
- Il y a mon nom dessus, répond Harry avec imprudence avant de l'attraper à pleine main.
nous le fixons. Rien ne se passe. Je fronce les sourcils.
- Très bien Potter, dit une voix traînante. Maintenant retourne toi lentement, gentiment, et donne moi ça.
