Chapitre 26 : retour maison
Bonne année mes chatons! J'espère que 2018 a été une bonne année pour vous, et si ce n'est pas le cas (et même si ça l'était), j'espère que 2019 sera meilleur. J'espère que 2019 vous apportera ce dont vous avez besoin : bonheur/amour/sexe/bonnes fanfics/peu importe/un chiot/tout à la fois!
Je viens de découvrir la comédie musicale Hamilton et je sui !
Sinon j'ai écris un OS Elizabeth/Sherlock, si ça vous intéresse dites le moi et je le posterais!
En soirée, je suis mise à la porte par Pomfresh, allant suffisament bien. Neville, Harry et moi retournons dans notre dortoir, mains dans les poches.
- Neville fais moi ça encore une fois et je te roule dessus avec le magicobus.
- Désolé, Elizabeth, murmure-t-il.
- Tu as été .. tellement courageux, je souffle.
Harry n'est pas d'humeur à parler. Quand nous entrons, il va directement dans son dortoir. Tous les Gryffondors nous fixent, les yeux gros comme des soucoupes. Je sors ma baguette et la pointe sur eux.
- Si j'entends que la moindre personne emmerde Harry à propos de Sirius Black ou lui demande de raconter, je vous jure que je vous montrerai en exclusivité tous les nouveaux sorts que j'ai appris.
Sur ces sages paroles, je vais me coucher. Dormir pour oublier, c'est ma devise.
ooOOoo
Nous passons nos journées à l'infirmerie avec les autres, nous leur avons tout raconter. Pomfresh m'a félicité pour le nez de Neville et l'attelle de Ginny. J'ai souris doucement et l'ai remercié pour mon épaule.
Nous mettons nos bonbons en commun et les mangeons ensemble. Quand je vois Hermione revenir à elle, je souris comme je l'ai rarement fais.
- Hermione Jean Granger, tu finiras par me tuer.
Elle me regarde et a un petit sourire.
- Désolé.
Les nouvelles de l'école sont bonnes : Dumbledore est revenu, Flitwick a débarrassé le couloir du marécage, laissant un petit carré sous la fenêtre en disant que c'était de la belle magie. Mais peu importe, les jumeaux sont entrés dans la légende.
De l'autre côté de l'infirmerie, se trouve Ombrage que Dumbledore a arraché aux centaures. Elle fixe le plafond, les yeux immobiles. Je prends un malin plaisir à parler de "Voldemort" juste pour la voir sursauter. Si je ne vais pas lui lancer un sort, c'est uniquement par respect de Dumbledore.
- Voldemort, mon chat.., je commence en souriant, voyant Ombrage sursauter.
- Non, tu t'y prends mal, s'amuse Ron. Regarde.
Avec sa langue, il imite les bruits des sabots d'un cheval. Elle se redresse, fébrile, et regarde autour d'elle. Je ris doucement et décide de les laisser entre eux.
Je sors, ayant bien envie de me balader dans le parc.
- Tu es morte, Watson.
Je me tourne vers Drago. Son père est à Azkaban, j'ai vraiment essayé très fort mais j'ai du mal à compatir. Je lui fais la moue.
- Des années, Drago. Des années que je vous promets à tous les deux que justice sera faite. Tu penses que c'est le cas ? Ca a peine commencer.
- Et ce que tu m'as fais.., fulmine-t-il.
- Je pensais que rien ni personne ne pouvait humilier la grande brigade inquisitoriale. Tu ne vas pas me faire croire que ma pauvre petite personne a réussi ? Je demande en faisant la moue.
Je le regarde et tapote son épaule d'un air compatissant.
- Dans une autre vie, dans une Fanfiction, je t'aurais sans doute trouvé quelque chose. Mais pas ici.
Harry arrive à mes côtés. Drago le fixe, furieux, en compagnie de Crabbe et Goyle.
- Tu vas payer. C'est moi qui te ferais payer ce que tu as fais à mon père, murmure Malefoy.
- Il radote, je soupire.
- Me voilà terrifié, ironise Harry. Voldemort est sans doute un hors d'œuvre à côté de vous trois.
Le trio de Serpentard semble horrifié.
- Il a dit son nom.. C'est un gros mot ? Je demande, inquiète.
- C'est un copain de vos pères, non ? Vous n'aurez pas peur de lui, quand même ?
- Tu te prends pour un grand homme, Potter, dit Malefoy en s'avançant. Je t'aurais. Je ne te laisserais pas envoyer mon père en prison...
Harry se tourne vers moi, l'air stupide :
- N'est-ce pas ce que j'ai déjà fais ?
- Il me semble aussi, je réponds sur le même ton.
- Les détraqueurs ont quitté Azkaban, dit Malefoy à voix basse. Mon père et les autres seront vite dehors..
- Mais est-ce que la grandeur des Malefoy le sera aussi ? Je souris en coin.
Il me fusille du regard et plonge sa main dans sa cape pour trouver sa baguette mais Harry et moi l'avons déjà dégainé.
- Potter ! Watson !
- Rogue vient d'apparaître. Le visage de Harry respire la haine. Je ne sais pas ce qu'il sait sur Rogue mais ça pue.
- Qu'est-ce que vous faites, Potter ? Siffle-t-il, glacial.
- Je suis entrain de me demander quel maléfice je vais lancer à Malefoy, Monsieur, répond Harry.
Savage.
- Dix points en moins pour Gr.. Oh. Vous n'avez plus de point, remarque Rogue avec amusement. Dans ce cas nous allons simplement..
- En ajouter ? Propose une voix derrière nous.
Nous nous tournons vers Minerva McGonagall. J'écarquille les yeux.
- Professeur McGonagall ! Je m'écrie, en choeur avec Rogue.
- Vous êtes enfin sortie de Ste Mangouste, ajoute-t-il.
Elle se tient sur une canne, a un sac de voyage écossais et tient son manteau. Je m'approche pour propre son sac mais elle m'arrête avec sa canne.
Ok Dr House, pas besoin de faire la maligne.
- Voyons, Watson, vous risquez de vous faire du mal à votre épaule.
Elle donne ses affaires à Crabbe et Goyle. Elle remet ensuite cinquante points à Neville, Harry, Ron, Hermione, Ginny, Luna et moi. Elle en retire ensuite dix et invite Drago, Harry et moi à aller dehors. Je la regarde et souris de toutes mes dents. Sans prononcer un mot, j'obéis, enchantée de la revoir.
Je m'installe sous un arbre dans le parc. Je ferme les yeux et essaye de m'auto persuader que je suis en début septembre et que tout va bien.
Je vois Harry revenir de chez Hagrid, assis au bord du lac comme celui qui a envie de tuer le premier qu'il voit. Je me mets debout et vais m'asseoir près de lui. Je pense qu'il veut oublier l'absence de Sirius.
- Peu après mon arrivée chez Sherlock, je dirais .. un mois et demi. Papa est partit en soirée, il disait que c'était pour le travail mais Sherlock m'a vite expliqué que c'était pour un rencard. Bref, le fait est que ni l'un ni l'autre nous voulions voir Papa en compagnie de quelqu'un. Du coup on est sortit en ville, on les a rapidement retrouvé et je suis entrée dans le restaurant.
Je ris doucement.
- J'avais le visage ravagé par les larmes. Je suis entrée, faisant semblant d'être mortifiée à l'idée que Papa trompe Sherlock. Sherlock est arrivé à ce moment là, il a regardé Papa et la fille en silence, m'a soulevé dans ses bras et a juste dit "Je t'aurais pensé plus courageux, John".
Il m'écoute, impassible.
- Papa est revenu dix minutes plus tard, enragé et furieux. J'étais petite. Je lui ai juste demandé si il pouvait regarder "Scream" avec moi parce que j'avais peur. Ça lui a suffit pour se calmer.
- Tu en as d'autres des comme ça ? Demande-t-il après quelques minutes.
- Bien sûr. La fois où Sherlock et moi avons eu la maison pour nous tout seul. On a foutu le feu à la cuisinière et on a inondé la baraque avec la machine à laver.
Je raconte donc mes histoires. Je n'ai pas besoin qu'il réagisse, j'ai l'habitude de parler à des gens qui font peu de réaction. Je vois qu'il est plus calme quand nous rentrons au château et qu'il m'offre le début d'un sourire.
Quelques jours plus tard, au moment du dîner, Peeves fait un boucan monumental. Les autres sont sortit de l'infirmerie. Je sors en courant de la Grande Salle et vois Ombrage qui essaye de s'en aller discrètement.
Je souris et fouille dans mon sac, George m'avait offert un petit échantillon de leurs feux d'artifices, sans doute moins impressionnant mais au moins aussi sympa.
- Au revoir, Professeur ! Nous ne tâcherons pas d'oublier ce que vous nous avez appris : ne jamais contrarier un centaure !
J'allume donc les feux d'artifice et les regarde surgir dans le parc en souriant, fière de mon œuvre, ignorant ma douleur à l'épaule. J'ai toujours un énorme bandage sur l'épaule, le verre utilisé pour les prophétie est assez spécial et il y avait pas mal de débris qui restaient. Je dois le garder jusque mi juillet.
Quand je reviens, certains élèves si les jumeaux m'avaient demandé de faire ça. Je roule des yeux en souriant et tape dans la main de Lee qui a l'air au bord des larmes.
Et ensuite, le départ.
Je suis assez stressée, rencontrer ma petite sœur, présenter George (je ne sais pas quand), tout plein de grandes étapes. Je suis dans un compartiment remplis de membre de l'AD, on discute tous ensemble et cette douce sensation d'appartenir à un groupe...
Elle pourrait faire soulever des montagnes.
Et c'est exactement ce qu'elle fait. Malefoy, Crabbe et Goyle tendent une embuscade à Harry quand il sort des toilettes. D'un même mouvement, on se lève et une pluie de sortilèges les assomment. Nous nous rasseyons une fois que ces abrutis ressemblent à trois gigantesques limaces boudinées. Neville, Ernie et Justin les mettent dans le filet à bagage.
Je retourne dans mon compartiment avec Neville et Luna. Neville caresse sa plante cheloue qui chante dés qu'on la touche. Personnellement, j'ai décidé de lire Guerre et Paix et prévois des lectures sur l'armée. Je pense que ça ne peut pas faire de mal, et peut être que Papa m'aidera.
Le train s'arrête finalement. Je rejoins Harry et le regarde en souriant.
- Potter. Tu me tiens au courant, je passerais te voir avec Sherlock, d'accord ?
Il hausse les épaules. Je salue tous les autres qui sortent un à un, et prends Neville dans mes bras, restant longuement contre lui.
J'entends encore son hurlement de douleur dans mes cauchemars.
Je lui tends une lettre.
- J'ai fais ça pour ta grand-mère. Si elle te sous estime encore, dis que tu as reçu ça de ma part. J'encaisserais toutes les conséquences de mes actes.
- Elizabeth qu'est-ce que..
- Elle parle de toutes les fois où tu m'as sauvé la vie.
Il rougit et se masse la nuque avant de me dire, à voix basse.
- J'étais inquiet pour toi aussi, Elizabeth.
- C'est-ce qui fait de toi le meilleur ami que j'aurais pu avoir dans ce château de dingues.
Petit à petit, le train se vide. Quand je me sens prête à sortir, je parviens à tirer ma malle. Je sors, mon chat à mes côtés et vois un petit groupe de membres de l'Ordre faire un numéro d'intimidation auprès de l'oncle et la tante de Harry. Je suis ravie.
Je tourne la tête et vois un grand brun et un petit blond qui s'approchent de moi, les lèvres pincées. Je souris doucement et m'approche mais avant d'avoir eu le temps de faire un pas, un éclair vert flash passe devant moi et me prends dans ses bras.
Je rougis et lève la tête vers George qui regarde mon épaule, les mâchoires contractées.
- Putain tu m'as tellement manqué, je souffle à mi voix.
En silence, il passe ses bras autour de moi, embrassant le haut de mon crâne. Je ferme les yeux et glisse mes bras sous son blouson neuf.
- En quel cuir ?
- De dragons, répond-il, avec une pointe de vanité dans la voix.
- Frimeur.
Il ne répond pas et embrasse ma joue, me serrant un peu plus. Je me recule légèrement et il glisse ses mains sur ma taille.
- Doucement mon épaule.
Je vois les Weasley qui s'en vont et je souris.
- Tu dois y aller.
- Non.
Je fronce les sourcils.
- Non ?
Remus s'approche de nous en effet, il a l'air plus fatigué que jamais. Je le regarde et inspire doucement.
- Remus si jamais vous voulez boire une bière moldue, vous êtes le bienvenue à la maison.
- Ca ira, Elizabeth, me dit-il doucement. George, Molly me demande si tu passes la soirée avec Elizabeth ?
Je pense à Papa qui doit nous observer. George me regarde, attendant ma réponse, je glisse ma main dans la sienne et souris à Remus.
- En effet. Il va être officiellement présenter.
- Ravi de l'entendre, nous salue-t-il avant de repartir.
Il a l'air triste, il doit être triste. Remus mérite mieux que les pertes des gens qu'ils aiment.
George se baisse pour prendre ma malle et je me tourne pour rejoindre Papa et Sherlock. Sherlock est impassible, insondable, prêt à commettre un meurtre en réalité. Papa est surtout surpris. Je les rejoins d'un pas léger.
- Papa. Je te présente George Weasley. George, je te présente Dr John Watson. Et Sherlock, mais tu l'as déjà vu.
George serre la main de Papa qui ne dit rien du tout.
- Enchanté, Monsieur Watson.
- Qu'il est bien élevé, je souris en coin.
Je prends Papa dans mes bras qui prends mon visage dans ses mains, me regardant comme si il ne m'avait jamais vu.
- Elizabeth.. Tu..
- Je te raconterais tout à la maison, j'ai pleins de choses à te raconter. Mais George peut passer la soirée avec nous ?
- Oui.. Oui.. On va la passer entre nous, ainsi tu verras Rose plus "intimement".
- J'en meurs d'envie, je souris.
Sherlock me regarde et attrape mon poignet, exactement comme Mycroft l'avait fait précédemment. Il me toise froidement.
- Tu nous expliqueras cela aussi.
- Promis.
